‹ La France industrielleChapitre 108 sur 170 · COTOS · texte numérisé non relu

COTOS

ent. Le roban F, en les quittant, passe h travers une première paire i cylindres lamineurs, qui par leur mouvement l'attirent et le font irouler de la bobine. En sortant des cylindres lamineurs, il passe en A lire des cylindres étireurs, puis entre deux paires de cylindres iamîturs et étireurs qui le livrent à l'appareil detor=ion. Celui-ci se com-

FiG. 350. — Hule-jenn; ou métier à filer.

se d'une série de broches inclinées, portées sur un chai iot mobile i a la largeur du r&telier et peut s'en éloigner ou s'en rapprocher al- 'nativemcnt en glissant sur des rails. Les broches reçoivent d'un tamur T un mouvement de rotation très-rapide ; sur ces broches on fixe frottement les bobines B sur lesquelles doit s'enrouler le fil tordu, l'on attache à chacune des broches le bout du fil F sortant d'une ire de cylindres. Par le mécanisme de la machine, le chariot iloigne à mesure qne les cylindres fournissent, et, pendant ce recul, ) broches tournent rapidemment et tordent le fil comme le faisait ilette du métier continu. Quand le chariot est arrivé à l'extrémité de course, il s'arrête : la longueur du fil F qui a été livrée par les lindres s'appelle aiguillée. Pendant cet arrêt du chariot, les cyidœs cessent de livrer. Il faut maintenant renvider sur la bobine iguillée de fil ; pour cela l'ouvrier repousse le chariot vers le bftti et itsur une roue V qui fait tourner les broches plus lentement que

il 8 INDL STRIES Df VÈIEMENT ET DE LA TOILETTE.

tout à Theurc et produit le rcnvidase : pour que ce reiuidage se fa5«e sur toute la Iinutenr de la bobine, il abat sur tous les fils une de fer D qui les abaisse procressi veinent; en même temps une É tringle £, placée au-dessous des fils, les soutient et maintient I< Aeloppemenl. Lorsque le chariot est revenu au point de dèpait^' <:uillée est reiividce et le mouvement recommence. Lliabilelii Touvrier consiste surtout dans le maniement de la baguette termine le roiividaiio.

On fait niiiintenant dos métiers renvideurs mécaniques app ncthifj^ dans lesquels tout se fait automatiquement : l'ouvrier n*i répler srm métier et à s occuper du rattachement des fils fi,i:ure 251 re|)résente un self-acting.

Les fils destinés à faire la chaîtie des tissus qui doivent être blés, s(mt ensuite transformés en écheveaux par un dévidage.

La grosse ur des fils de coton est indiquée par un numérotages repose sur la convention suivante : 1000 mètres de fil simple doivent peser ôOO grammes; 2000 mètres du n' 2 doivent 500 grammes, el ain^i de suite.

La laine est une matière textile qui nous est fournie parla du mouton ; elle a été eniplojée de tout temps à la confectkm vêtements de Thonmie. Le brin de laine n'est pas une fibre li comme la soie, le lin et le coton (fig. 252). Lorsqu'il a été débarras^ des corps gras qui le recouvrent et que Ton appelle suinî^ il panll au mi(-ro^co[)e (fig. 253), formé d'une série de calottes coniq[uesfi s'emboîtent Tune dans l'autre et présentent l'aspect qu'ofifriraii dés à coudre emboîtés. Le brhi de laine n'est pas en général ligne, il est plus ou moins contourné ou vrillé; c'est encore là ses caractères distinctifs, quoique toutes les laines ne le possèdeot au même degré. Celles qui sont à peine ondulées sur leur longoW sont désignées sous le nom de laines lisses. La longueur du bm4^ laine est très-variable d'une espèce à l'autre : elle varie de2 à SOcfll' timètres. Certaines laines d'Australie donnent des brins de 2 ceeli* mètres, tandis qu'on rencontre dans les laines de la Gallicie des fariM de 30 centimètres.

La finesse, la résistance ou nerf, la souplesse et la douceur de h liiine sont encore des qualités de la plus haute importance quant àse^ applications.

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