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LAINES PEIGNÉES

me important de dégraisser les filaments. Tantôt ce dégraissage est mmencé par le marchand de laines qui, avant de tondre le mouton, lave dans un courant d'eau froide : c'est le lavage à dos ; tantôt aussi I lavage de la toison a lieu à froid après la tonte : c'est le lavaye à roid. Souvent il se fait à Teau chaude entre 60 et 70 degrés : c'est le woage marchand. Enfin la laine, arrivée dans les usines, est lavée à 'eau pure, puis dans plusieurs bains de soude ou de potasse et de avon qui la dégraissent parfaitement : c'est le lavage à fond. Cette lerniërc opération s'exécute à la main ou mécaniquement. Dans le vemier cas, les ouvriers armés de fourches de bois remuent la laine Si la font avancer dans le liquide, avec beaucoup de précaution pour ne pas la froisser; dans le second cas, ce mouvement est produit par les fourches de fer installées au-dessus des bains. Après le lavage, la Une encore mouillée passe entre deux cylindres lamineurs, où elle iibitune pression qui exprime la plus grande quantité d'eau. Enfin fesi»chage est achevé dans un appartement où elle est traversée par DD courant d'air lancé par un ventilateur.

La laine, après avoir reçu une certaine quantité d'huile d'olive, qui tpour but delà lubrifier et de faciliter son glissement dans les madiines, subit un cardage destiné à l'épurer des matières étrangères et des filaments courts. La carde à laine peignée n'est point munie de chapeaux comme les cardes à coton : le grand tambour (fig. 255) est entouré sur toute sa surface de paires de cylindres plus petits tournant CD sens contraire et appelés l'un travailleur et l'autre nettoyeur. Le tambour prend les filaments aux cylindres alimentaires et les amène à la rencontre d'un travailleur qui commence aies peigner; mais dans cette rencontre une certaine quantité de brins sont restés entre les dents du travailleur : ces brins sont repris par le nettoyeur, qui les rend lui-même au tambour. De proche en proche la laine arrive vis-àvis d'un cylindre de cardes, nommé volant. La garniture de ce cylindre est armée de dents plus souples qui, pénétrant dans la denture du tambour, ramènent à la surrace les filaments entrés plus ou moins profondément dans les intervalles des dents, et un dernier travailleur reprend au tambour la laine qu'elle lui présente. Un peigne battant (Og. 254) détache les filaments sous forme d'une nappe qui se trans- Ibnne en ruban comme dans les cardes à coton. Ce ruban ainsi formé se compose de filaments ayant subi un commencement de parallélisation, mais renfermant encore des nœuds, des boutons et des filaroenls courts qu'il faut en extraire : c'est l'opération du peigiwge qui atteindra ce but. Pour diminuer le déchet qu'occasionne le peiplage, il importe de préparer mieux encore le ruban.

i2« IMJLSTiilES Dl VÉTEJIEM ET UE LA TOILETTE,

Cette proparation se fait ï l'aide de machines dans Icsqiielktfl laine subit h la fois des doublages et des étirages. La prernîmn chine est le défeulreur. Elle est analogue aux machines d'étirage a ployées pour le coton, mais elle a subi des modîGcalions néces^ïM

Fie. âÔO. — UffeulrcnMlireur.

par la nature des filaments. En raison de leur longueur sup«^ricuT* celle des brins de coton et de leur tendance àse contonrn('r,onadû posé entre les deux paires de cylindres lamineurs et Mineurs des pei gnes cylindriques dont les dents, entrant dans les ruban», isolent I0 fibres, les empftclient de se recourber et les présentent aursî dwte que possible h l'action des cylindres itircurs. Les figures ÎW ?57 monlrent l'ensemble cl les dc-tails d'un défêiitreur-iivtar.

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