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FFE5 A ARMURE UE8SIN ET ÉTOFFES ARTISTIQUES

étoffes à. armure dessin, dans lesquelles on trouve des effets ^ sous le nom de guillochés, diagonales, pavés de Paris, lo- , petits écossais, grain de poudre, exigent un grand nombre de es. Quand il n'en faut pas plus de vingt, on peut se servir du à lames. Au delà de ce nombre, l'usage de ce métier devienès-difScile. Rendons-nous compte de la difficulté à résoudre cas de la fabrication des ïs dessin et des tissus [ues. Dans le tissage de ;, qui est l'armure la nnple, il n'y a que deux s de fils de chaîne, les i et les pairs, et, comme it soulever en roéme

tous les impairs et T tous les pairs ou rélement, il suffit de deux

mais dans les étoffes à . artistiques, le nombre jpes entre lesquels la se divise, et par suite is lames, devient très- Irable. Pouréviter l'inient résultant de cetle icité des lames, on ait autrefois des ouspéciaux, qui étaient } de soulever chacun mpes de la chaîne en ur des cordes convenat disposées : ils étaient

tireurs de /ais. I^eur travail était fort pénible, leur santé it bientôt par suite de la nécessité de rester souvent courbés, idre dans l'intérieur du métier des positions excessivement les. Jacquard, fils d'un maître ouvrier en soie de Lyon, in venta line dite Jacquard, par laquelle l'emploi de tireurs de lats se

supprimé. Cette admirable machine a accompli dans l'in-

des tissus une véritable révolution. Sa description détaillée

FiG. tn. — Organes cssentielaUu initier JBCquarJ.

iU INDUSTRIES DU VÊTEMENT ET DE L\ TOU-ETTE.

serait trop complexe; nous en donnerons seulement le principe.

La machine Jacquard permet, avec une seule pédale, de fairele^eri successivement un grand nombre de groupes de fils de chaîne. La figure théorique 270 nous servira à expliquer ses organes foiularaentaux. Chaque fil horizontal ce de la chaîne est lié à un fil vertical//, dit lissettej qui est suspendu à une tige métallique verticale //,tc> minée à sa partie supérieure par un crochetC ou bec de corbin. Pour lever le fil de chaîne, il suffira que le crochet de la tige soit pris par la griffey au moment où, appuyant sur la pédale unique P, l'ourâ soulèvera cette griffe par l'intermédiaire du levier LL'. Mais si, à ce moment, le crochet était dévié de la verticale, il est évident que Toiivrier pourrait impunément soulever la griffe et le fil de chaîne ne. soulèverait pas. Tout revient donc à trouver un moyen de d volonté la tige i\ crochet. Pour cela cette tige traverse un anneaupdp tiqué dans une aiguille horizontale AA' ; à Textrémité A' de cettCliguille est un ressort ;• qui, poussant Taiguille, maintient le crodiel dans la verticale; supposons d'ailleurs que Ton puisse repousser l'ttguille de gauche h droite, le ressort va se comprimer et le crodiel déviera. 11 n'y a donc jjIus enfin qu'à trouver le moyen de prodoiit co mouvement. A cet elfet une [iièce do bois B est percée d'un trou dins lequel viendra se loger rextréuiité A doTaiguille, quand le fil devraêtre levé; si Ion houclmit à ce moment le tiou, l'aiguille serait ropouîSrt et dévierait le crochet de la verlicaie. Il suffit donc de pouvoir à volonté bouclier ou déboucher le trou en question; c'est ce que font des morceaux de carton (|ui forment chapelut et qui sont les unspleios» les autre> percés d'un trou correspontlant à celui du morceau de bois* Il y a autant de cartons qu'il \ a de duites à passer pour Texéculion du dessin. Le chapelet de cartons se déroule parle jeu mêniedumétier. Il est évident (jue lorsqu'un carton plein se présente en faceda l'aiguille, le trou sera bouché et le fil correspondant ne se lèvera lorsque ce sera, au contraire, un carton troué, l'aiguille entrera dam le trou et le fil sera levé.

Supposons sur le morceau de bois autant de trous que d'aiguiikSi et, par suite, que de fils déchaîne; le jeu des cartons troués ou j^ésâi divisera à un moment donné les fils de chaîne en fils baissés et enfill- 1 rt'h»vés. . '

Huant au perçage des cartons, il doit être fait en rapport avwh ; nature du dessin; c'est là une opération assez compliquée, qui constitue l'objet de l'industrie du liseur et du metteur en cartes (l). I

'Il M. Éflouanl Ctand. professeur fie tissage à la Société industrielle d'AinionH. p;ifUui

ÉTOFFES A HLS RELEVÉS 447

La figure 271 représente un métier Jacquard. On voit en L, L les Bsettes & l'extrémité desquelles sont suspendus des plorabs qui les aintiennent tendues et les abaissent lorsqu'elles sont abandonnées u-la griffe: en bb le système de cordes qui produisent le mouvement »la narette, en G, G, G le jeu de cartons, en M le manche qui sou- «e la grïOe.

ÉTOFFES A Fll.a RELEVÉS.

Cette catégorie, très-importante, comprend des étoffes quel'on peut 'Xsidérer comme constituées par un tissu servant de plancher, ou

rtc. Î72. — Texture du velours d'Ulreclil.

ubassement, dans lequel pénètrent les Qls de chaîne d'un tissu suïiieur, en faisant au-dessus de lui des boucles ou des pompons. Ces ïux tissus se fabriquent en môme temps sur le métier, et les boucles •ut obtenues en plaçant, sous les fiis de chaîne levés qui doivent les rmer et suivant la largeur, des verges que ces fils enveloppent en abaissant. Il est évident que, si l'on retire ensuite la verge, il y aura liant de boucles qu'il y avait de iîls de chaîne passant sur la verge, h figure 272 représente très-grossie la texture du velours d'Utrecht. n y voit les boucles B B formées par les fils de chaîne, en C G la laine des tissus de soubassement, en TT la trame. TJous trouvons dans les étoffes à Gis relevés : 1° les étoOes dites bou-

Une rtUlion malhémaliiiue qui existe entre les armures salin et les armures sergé, a '»«iil* un appareil appelé transpadleur, avec lequel il peut, en transposant lies bandes tnllèles et quadrillées et en suivant dans cette transposilidn la loi on question, arriver ■tonljnénienl i la mise en caries d'une infinité d'armures, où l'industriel peut choisir die qui convient le plus i son genre de fabrication.

Il 1 ensuite iransformé cet appareil de manière A lui faire exécuter aulonialiquement i, ■i* é'un battant cvmpoHleur: i* la mise en cartes par impression; 2' le lissa lui-m^me ■" nu ijrilème Jacquard nouveau ; 3" le carton Jacquard lui-même. Celle ingénieuse manine «t deuinée i rendre de grands services i l'industrie des tissus.

cices; 2° les velours de soie faits à Lyon; les velours d'L'lredit,!» tapis moqueltes, les peluches, les pannes, les pallas, qui soU» tanl d'articles de la fabrication amiénoise, et qui rappellent

ou moins les propriélés h velours. L'aspect du veloutsà soie, du velours d'I'lredil des articles similaires s'obtieil par la coupe des boucle;. PoQi cela l'ouvrier fait glisser couteau (fig. 273) sur la l«a des boucles ; il est ^idè Ki;. i::î. - i™|iciiiiï<>ioiirs.n"im'hi. ce mouvement par un -Dliii que présente ia verge. On co»

prend qu'après la coupe, les Obrcs qui formaient chaque bouiiett qui (^liiienl contournée:- se redressent et forment à la surfacf 4 IV'lûfi'e autant dt* pom|iOns qui, se trouvant juxtaposés, donrienl ai tis<u l'aspect velimté.

Les étoffes désignées sous le nom à'aslrnkan, sont obtenues [larilw

Te\ 0 |>c u pIo r* le c

boncte.< frisées ou par l'alternance de Iwucles coupées et non iw ; pées.

Ajoutons que le velours de coton est aussi coupé, mais, chez lui. « sont les fils de trame qui fonnent arcade et qui sont coupés apivs ''^ sat'C. La fifrnre 274 i eprésenle la textnre do l'une des eï]K,'re; ili' *^ lours de cotiin.

L'op'Tation de la coupe s'&xécute de la manière suivant^ : Oii vi«l les arcades formées par la trame (2, 6, 3, 5) an-dessus du tissu if soubassement, qui est constitué par renclievélrcment des fils 1 rt* avec lis fils de chaîne représentés par de jletits cercles; en r. f *'"' les points oîi se fera la coupe, en ;», y ceux oùla trame se lie a\« 1*

A FILS «SUSIIX KT TISSUS A MAILLES. UQ

às&a de ^ulias^ement ; au-dessous est Ggurè l'elTet produit par ht toupe;cfic'on voit les pompons que produit après la coupe le redressement des fils de trame. Le coupeur tend le velours sur un cadre en Ibrme de table, et se plaçant sur le càtà de celte table, il i ntroduit ms chacune des petites arcadeà formées par la succession des boudes un fleurel armé à son extrémité d'un couteau (fig. 275). On voit qu'ici le couteau coupe la concaviliS de la boucle, taudis que dans les

Velours de soie et d'Utrecht, c'est la convexité. Il faut que l'ouvrier Cuupeur ail une très^gi'ande sûreté de main pour ne point faire passer Ufleuret à travers l'i-tolfe et la déchirer.

ftlOVKES A FILS Sim'EUX ET TISSUS A MAILM':S.

Lee étolTes à fils sinueux, parmi lesquelles nous tmuvons les gazes, le bar^ge, les liasiis k rideaux, lesbalzorines, les gazes pour bliilerics, M deux fils de chaîne : l'un est rectîligne, l'autre fait des sinuosités k gauche et à droite du premier; ces replis et ces sinuosités sont vnduH Sxes par la trame qui vient s'entrelacer dnns les fils de chaîne. V(iU5 citerons les articles de bonneterie ou tricot, le tuUe, les articlesà

i50 INDUSTRIES DU VÊTEMENT ET DE LA TOILETTE.

La fabrication des tissus à mailles exige des métiers spéciauii assez compliqués.

NOMENCUTURE DES PRINCIPAUX TISSUS. — LIEUX DE FABRICATiOX

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