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ÉTOFFES UNIES

.tive et la duile se trouvera prise entre les fîls pairs et les fils imîrs, mais sa direction sera plus ou moins régulière. Pour la bien .er perpendiculairement & la chaîne, l'ouvrier amène & lui le peigne ittant, dont les dents rencontrent la duite et la dispose perpendicubement aux fils de la chaîne. Gela fait, il appuie avec le pied droit ir la marche N qui lève à son tour les fils pairs et abaisse les impairs ; us le nouvel angle formé, le tisserand passe une nouvelle diiite et m de suite, de manière à produire un entrelacement de fils de chaîne ; de trame tel qu'un même fil de chaîne passe successivement au-dessus

au-dessous des duites successives. On voit cet entrelacement sur la ^re 26A, où les fils de amesont représentés par 3 petites baguettes horilolales.

Le plus souvent l'ouiçT ne manœuvre pas la ivetle à la main : elle se ouve dans une botte plae sur le côté du peigne ittant, et en tirant une rde convenablement dîsfiée, il met en mouveent dans la botte un ]uet qui, frappant sur

navette, la lance de oite à gauche; elle arrive ns une boite symétrique uée h gauche, et U l'en t sortir, à la duite suinte, par le même moyen.

On s'explique très-bien e les différents mouVe- ^nts que nous venons de

Tire puissent se faire mécaniquemement; c'est I& l'objet du tissage canique, dont les applications se développent chaque jour. La figure théorique 266 va nous permettre d'en exposer le prine. Supposons qu'il s'agisse de faire mouvoir mécaniquement la itne, de la lever et de l'abaisser sucessivement : on dispose sur le é du métier un disque R, composé de segments circulaires présent des saillies H convexes ; un levier L est relié & la lame par Tinterdiairedes leviers A et B; il peut osciller autour de son extrémité et

Fie. 26i. — Théorie du niétiet- k lisser.

INDUSTRIES Dr VÊTEMENT ET DE LA lOlLETTE, porte un galet g capable de rouler entre les saillies des scgmCDli, ■ sont d'ftîlleiirs mobiles comme les pièces d'un jeu de patience, (itfij l'on peut juxtnposer de différeotea manières. Hur la figure, la jiulifgi silion est faite pour produire l 'armure-toile. En efTet, quand lediiqwl tournera autour de son centre, le galet y parcourra les ruiicavilHi

et les convexités H : il est facile de voir que, lorsque le galet moit sur une convexiié H, la chaîne s'abaissera, et quand il dcicei dans une eoncavit'- C, elle s'élèvera. Deux disques reliés eliaci une lame et mus mécaniquement détermineront donc le soulèven des fils pairs et impairs. Si en même temps une navette est la entre les napper de Gis soulevés et abaissés, à chaque mou\emenl lames, uneduite pourra être insérée: tm peigne battant, mû I

ÉTOFFES U.N'IES. ill

.niquement, viendra faire loflice du peigne employé dans le ce à la main.

HIT des étoffes à ornements plus compliqués, on aura recours à ombre de disques égal à celui des lames, et le mouvement de ces «sera produit, comme l'exigera l'armure, par une disposition des lents spéciale & chaque cas.

jrsque le métier est monté et mis en train, l'Ltoffe se fabrique par il même du mouvement des différentes pièces de la machine; 'lier n'a qu'à la surveiller, à en régler la marche et à rattacher ils cassés.

«principales étoffes faitesavecl'armure-toilesont désignées sous les %&G taffetas, ijrosde Naples,poult de soie, marceline, foulard, aU- . gure 2(56 indique le mode d'entrelacement qui est le môme pour

ces tissus; mais d'une i à l'autre on fait varier fcÏGil

BCt en employant des fils l'Sril

arae ou de chaîne de gro- [ir «r'

i différentes.

) style de tissage, les fils fjc. tw. — Aniiinv-i.iik' avec <» mUiMm

par la lame reçoivent la '^"'■'

mination de fils pris;

qui sont abaissés sont appelés fils laissi-s. Erj sorte que si l'on une les fils de la toile le loug d'une mémo duite, en allant d'une e à l'autre, on trouvera comme succession un fil [iri?, puis un fil h, un fil pris, un fil laissé, et ainsi de suite. Aussi dit-on riue lure-loile a pour rhythme un pris, un laissé. us avons dit plus haut comment l'ouvrier devoit monter son métier faire de la toile, que les fils impuirsde la chaîne étaient passés par uns les mailles de la lame n" 1, et les pairs dans ceux de la lame

Le montage du rallier lui est indiqué par une figure appelée encarte et qui lui est donnée par celui qui commande l'étoffe.

figure est un damier dans lequel les bandes verticales (fig. 2001 jsentent les fils de chaîne, et les bandes horizontales les fils de e ou les duites. A la première duite tous les fils impairs devront levés, c'est-à-dire p-w; on indique cela eu peignant en noir ou en e les carrés impairs formés par l'intersection des bandes vorti-

avec la première bande horizontale, et en laissant en blanc les !S pairs. A la seconde duite, tous les fils pairs devront être levés s fils impairs laissés ; on l'indique en peignant tous les carrés I de la seconde baade horizontale et en laissant en blanc tous arrés impairs.

La seconde armure fondamentale est le batavia. La Taire 18 . montre le mode d'entrelacement et la mise en carte. Cette . imuiea employée dans un grand nombre de tissus; nous citerons lescrondi de soie, les châles cachemires, les mérinos, les escols, les costes, etc. Tous ces tissus s'exécutent sur des métiers à quatre lui el à quatre pédales. L'armure batavia a pour rhythme deui fk deux laissés, c'est-iA qu'à la première daïKll ûlsl,2, 5, a, 9, 10, seront pris, etlcsfilsS,!

7, 8, H, 12, etc., SI laissés, et ainsi de s Le sergé mi caract par le rhythme un pli trois laissés, La figure représente la mise en c et le mode d'enlrd»

ment. Les principaux faits avec cette armure soi le sergé trois (Us, artidi de Lyon (chaîne et Iram»

de soie) ; le satin grtt (chaîne soie, trame laint); Véolienne ( chaîne scie, trame laine) ; la Inanlint, article de Lyon (cbaiae d trame soie) .

Il y a au?si uii sei^ dont le rhytbiue est ira pris, deux laissés, et qui sert h fabriquer le cachemire iVÊcossi (trame et chaîne laine), Valépine (chaîne soie, trame laine), clc.

Ces tissus se font sur des métiers à trois lames et à quatre pédslo pour le sergé à trois fils, sur des métiers à quatre lames et à qu»W pédales pour le sergé à quatre fils.

L'armure satin est caractérisée par un pris, quatre laissés. U figure 2(i9 représente la mise en carte et le mode d'entrelacement Cette armure donne lieu aux tissus désignés sous les noms de «''" de Chine, btirpoor, satin laine, lastings, etc. Ces tissus s'eïécuient généralement avec des métiers £i cinq lames et à cinq pédales.

- Arniuro sergé.

ËTOFraS A ARMURE DESSIN ET ETOFFES ARTISTIQUES. U3

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