CHAPITRE V
TEINTURE, BUNCHIMENT, IMPRESSION ET APPRÊTS DES TKSl'S
Lorsque les étoffes quittent le métier du tisserand, elles ne sont en état de servir à la confection de nos vêtements : la plupart encore la couleur naturelle des fils employés à leur fabrication; excepterons cependant quelques étoffes qui sont fabriquées avec fils teints avant le tissage : tols sont les draps, dont la laine estteii avant l'opération de la filature, excepté pour les noirs et lesrougtt} les étoffes désignées sous le nom de mélangés^ où rentrecroise de fils de diverses couleurs produit des effets plus ou moins variés, te soieries de Lyon, la bonneterie, etc. Pour colorer les élolîes (l'un« manière durable, il y a deux méthodes principales, qui font l'obj^ de deux industries distinctes : celle du teinturier et celle de l'imprimeur sur étoffes. Le teinturier colore les tissus non-seulement sol les deux faces, mais dans toute leur masse : une étoffe bien teiD^ doit être colorée jusqu'au centre de tous ses fils ; Timprinieur, ^ contraire, ne colore que Tune des faces du tissu et y dispose te matières colo antes de manière à y former des dessins. Cesontdtf industries essentiellement chimiques, dont nous n'exposerons quête principes.
La teinture consistant, comme nous le verrons plus loin, dans b combinaison des étoffes avec les matières colorantes qui doiventfor mer avec elles des composés insolubles et colorés^ il est nécessaire i prédisposer le tissu à cette combinaison, de le débarrasser de toute les substances qui pourraient diminuer son affinité pour les produit tinctoriaux, de le rendre parfaitement homogène, de sorte que toute: ses parties aient la même affinité pour eux et les fixent en égale pi^ portion. Or, les tissus en sortant de Fatelier de tissage sont loiu dW