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TEINTURE

ans ces conditions; leurs fils renferment des substances dont les mes existent naturellement dans la fibre textile, tandis que les autres >nt été introduites à la filature ou au tissage : tels sont les corps gras 5t le paré, qui empêcheraient les matières colorantes de se combiner drétoffe, puisqu'ils recouvrent chacun des fils comme d'une gaîne protectrice. Il faut donc soumettre les tissus à un traitement dont l'effet sera d'éliminer toutes ces substances étrangères et nuisibles; on le désigne sous le nom de premiers apprêts et il varie avec la nature du tissu.

La première opération que subissent les étoffes de laine non feutrées est le fixage, qui consiste à les faire passer dans un bain d'eau bouillante. Cette eau dissout le parement et par sa chaleur fixe les fils du tissu dans la position relative que leur a donnée le tisserand ; sans le fixage, les étoffes pourraient se godeler, comme disent les trinturiers, c'est-à-dire qu'une traction exercée sur elles déplacerait Us fils et les plisserait. Quand le tissu n'a pas beaucoup de parement, 00 le fixe par un traitement plus énergique : c'est le passage à la tfÀtmneOM vaporisage. Cette opération s'exécute à l'aide de colonnes de cuivre cr'euses et percées de trous. On etiroulc les étoffes sur ces tobeSy que l'on monte ensuite sur des ajutages placés au fond d'une grande cuve et correspondant avec une chaudière. On ferme la cuve avec un couvercle boulonné et l'on fait arriver la vapeur qui, passant à travers les trous des colonnes, traverse les étoffes, les fixe et dissout le parement.

Après le fixage, les tissus sont dégraissés par l'action de bains de carbonate de soude, îavés et séchés, soit dans des appartements chauds que l'on appelle étentes, soit à Tessoreuse. Enfin, pour les débarrasser du duvet qui existe toujours à leur surface, on les envoie au grillage^ opération dans laquelle on passe l'étoffe sur un cylindre métallique chauffé au rouge. La figure 279 représente l'appareil employé dans les ateliers : la pièce, enroulée sur un axe horizontal, est fixée de l'autre côté sur un autre axe que l'ouvrier met en mouvement à l'aide d'une manivelle, de manière à dérouler l'étoffe venant du premier axe et à l'enrouler sur le second. Des cadres à IjasculeTCC, TLL' permettent de soulever ou d'abattre la pièce sur le cylindre. Cette opération demande une grande habitude de la part de l'ouvrier, dont la moindre négligence pourrait compromettre la solidité du tissu et même le brûler complètement. Le nombre de passages sur le cylindre chauffé dépend de la nature de l'étoffe.

Le grillage se fait maintenant dans beaucoup d'ateliers à l'aide

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(l'appareiU il gaz dont les flammes viennent ](:cher le lîssu; le p

connu est celai de M- Tiilpin (de Rouen).

Pour les étoH'es laine et suie les apprêts corameuceul par le griUi^ puis elles sont soumises au fixage et au dégraissage dans des bai

bouillants de ^avon et de soude mélangés; elles sortent du liqiiil pour passer entre des cylindres lamineur» ijui leur font subir in forte pression et les laissent retomber dans le bain pour les en eitnil de nouveau, et ainsi de suite.

Les tissus de laine qui doivent rester blancs, ou recevoir des wt leursexcessivementclairesettendres, sont blanchis dans des î(*/«Mn ce sont des chambres en maçonnerie, d'une hauteur de ft à 7 p

TKINTUIŒ. i65

ît voûtées, pour que la vapeur qui pourrait se coudenscr coule le ong des voûtes et ne retombe pus sur les étoffes que Tou suspend à ies barres liorizontales qui traversent la chambre. On allume le soufre aux quatre coins du soufroir et 1 on ferme toutes les issues. Le lendemain on ouvre une trappe située à la prtie supérieure de la dumbre, on donne un peu d'air par la porte, le gaz sulfureux s'édiappeet l'on peut entrer dans le soufroir pour dépendre les étoffes, qdaont envoyées c^ la teinture, ou au bain d'azuragc si elles doivent nster blanches.

Les tissus de lin et de coton reçoivent, avant teinture, conmie les étoiles de laine, des apprêts destinés h leur enlever les matières qui empteheraient les produits tinctoriaux de se fixer sur eux d'une minière uniforme.

Les tissus de coton, présentant toujours à leur surface un duvet dû ila nature de la fibre textile, sont dVibord soumis au f/rillafje ou fimbage, qui se fait sur des appareils soinI)lab]es à ceux que nous MiDB décrits pour les étoffes de laine. Pour certains articles, le.) Tdonrs de coton par exemple, cette opération, qui prend le nom de 9bi^ej est quelquefois répétée dix ou douze fois alternativement aiec les opérations de la teinture; après chaque grillage, les étoffes sont brossées à l'aide de brosses mécaniques, qui relèvent les fibres que la plaque chauffée au rouge n'a pas atteintes.

Au grillage succède Taction de bains, dont l'effet est dedi'^harrasser le tissu des substances qui nuiraient aux opérations de la teinture : ces substances sont des résines solubles dans Teau bouillante et les solotions alcalines ou acides, une matière incrustante colorée et insoluble, mais qui deviendra soluble dès qu'elle aura été oxydée par le chlore, enfin le parement, les matières grasses, les saletés, les poussières que le tissu a reçues pendant sa fabrication. La première )péralion consiste à enlever le parement, ce qui se fait, soit en aissant séjourner les pièces dans l'eau chaude, soit en les i)assant lans un appareil appelé clapota que représente la figure 280, et qui se ompose essentiellement de deux cylindres de bois A et 13, dont le upérieur exerce sur l'autre une assez forte pression ; ils simt installés jrun courant d'eau ou sur un réservoir où le liquide peut être faciicnt renouvelé. Le tissu engagé entre eux descend dans l'eau, passe ir un rouleau R, remonte, est dirigé par des chevilles placées sur la averse CD, repasse entre les cylindres, et ainsi de suite. Le parement une fois enlevé, on dissout les matières grasses |)ar un lin de carbonate de soude, puis on lave. ÎSi le tissu ne doit recevoir

INDUSTRIES DU VETEHIUNT ET Iffi U TOILETTE.

que des couleurs Toncées, il n'est pas nécessaire de pousser plus loin ce traitement préparatoire. Mais s'il doit rester blanc ou être icintda couleurs claires, il faut procéder au blanchiment, qui se fait par !'«► tioR alternée de bains alcalins et de chlorure de chaux : pour )a pliipart des tissus de coton, l'alcali employé est la choux, et le tissu fct soumis à son action dans une cuire que repn-scnle la figure 281. Après y avoir circulé, dans un lait de chaux, sur des rouleaui autour desquels il tourne , il passe entre des cylindres compresseurs c, qui , , expriraent l'excès de li-

quide. Les tissus imprégnés de lait de cbaui doivent ôlre soiimisi â une longue ébuliitïon pour que la décompMÎliiiu des muliëres ^rasBOi et leur transfonn»tion en savons calculres puIsMul s'effectuer. Oh les rang* à cet elTet dans de vsilfii chaudières, de nuuiëre que l'entiissemeDt suit uniforme et que )e litiaiiui. qui'le puisse passer partout. On remplit [I'i<au la chaudière el on la ferme ; puis on fait arrher la vapfur h liante [iression pour porter le liquide à une température élevée : une pomp* prend continuellement la lessive en dessous pour la verser au-dRssu^ des tissus. Après huit heures de ce Iraîlement, on refroidit, on Ine iiu clapot, on passe en acide chlorbydrique pour dissoudre les savonâ calcaires et on lave une seconde fois au clapot.

On emploie souvent aussi pour cette opération l'appareil de Barinn, consistant en deux chaudières de lôle A et B (%. 282i, capables ilî résister à une pression de quelques atmosphères; elles sont munie de robinets N et 0, qui peuvent les mettre en communication atvc un tuyau de vapeur D et avec des tubes E el L faisant communiquMl» partie inférieure de chacune d'elles avec la partie supérieure ^ l'autre. Les pièces imprégnées de lait de chaux y sont cnlasâéeï, eti après avoir chitssé l'air, on ouvre successivement les robinets N et 0 pour liiire passer la lessive de l'une dans l'autre. Ce Ta-cl-vienlilBrt Luit heures. A la sortie, les étulTes subissent les m£mcs lavages que précédemment.

TEINTUIlE.

?|raîlement viennent des bains de chlorure de chaux, qui t l'étoffe, puis des lavages à l'acide chlorhydrique étendu jni la débarrassent du chlorure et de l'acide. ,que les tissus légers, comme les mousselines, ne peuvent B clapot ; on remplace celui-ci par des rotien à laver {tlashtambours, divisées en quatre compartiments dont les ipercées de trous (fig. 283). On y place les tissus et, en

lier les roues dans l'eau, ceux-ci se trouvent laves si jidité soit altérée, comme elle le serait par un passage

Ire des étoffes comprend une inGnité de détails qui varient I nuance à obtenir et dans la description desquels nous ne Hïr ici. C'est, comme nous l'avons déjà dit, une industrie MDt chimique et qui ne progresse qu'en s'appuyant sur Ue la science ; elle n'a été pendant longtemps qu'un en- VDcédés empiriques acceptés par les uns, rejeti's par les Dfiés par tous, suivant les cas, au gré du caprice et de tdu moment. Chaptal a dit : » L'art de la teinture c^t un les et des plus merveilleux que l'on connaisse, et s'il en '^' "6 inspirer à l'homme un noble orgueil, c'est celuî-lii. » ait en si haute estime l'industrie delà teinture, c'est

qu'il vivait à une époque de régénératîo i sclcnliriqiip, oùlnchii encore t'mne des imraorlela travaux di Lavoisirr, de Dort de Fourcroy el de Vauquelin, entrevoyait chaïuo jniir des zons noiiveiiix ; il avait vu les liens étroits qui unissaient la ta B tiire à la chimie; il

J^^^^^^^'^^^^^^^^^ |.iê\u que les aldien Ifinture ne seraient que de vastes latioi 1)11 le pralifien îioiicieiix de ses întérfitsi iiKindei-aît h la scicnwde' l'i^cr sa main duDS seii^j râlions si variétés, rï d^l cales, dont le but est i!t fixer sur lesC'IurfesIeisrifiif' couleurs que nous oITii! 1»

nature. On peut dire qu'un bon chimiste ne senqu'at mauvais teinturier s'ilifinoi»

cette itiGnité de détail» ifratoires dont les moindres ont leur importance, et qu'un prstiffl" expérimenté ne sera aussi qu'un mauvais teinturier s'il n'a pas éW'ii' les lois générales de la chimie.

Ou emploie à la mloration des étofî<'s les substances les plus Tari*».

App.iTGil Je il^low.

FiG. 1S3. — Appareil pour laver les

comme la cochenille, les mcincs de garance, les bois de CampêdfC^ du Brésil, le bois jaune, la gaude, l'indi.^o, etc. Depuis qudiuW années ces produits sont souvent remplacC-s par des matières ml'»* railles artificielles extraites du goudron de houille et de sesdériré*- L'application de CCS couleurs nouvelles est, en gi'néral,ptus facile, I** éclat est beaucoup plus vif, mais leur solidité laisse encore à désinf-

TEi.vTintK. m

[ïiPédiSs de teînlure varienl à l'îiifini avec la nature de l'ôlrifle "a couleur que l'on veut lui donner.

Ou peut corabinpr direclcmcnl la matière colorante au tissu en le lant ^dnns une solution portée à une lcm[iérature suffisante.

Tels sont, par exemple, les proctïdés de teiclure sur laine et sur soie avec l'acide pîcrique qui colore en jaune, avec la fuchsine pour les nn^, etc., etc.

Dnns la plupart des cas, In matière colorante n'a pas assez de tcn- Juice naturelle h s'unir à l'étoffe pour qu'on puisse opérer comme irécédemmenl; il faut alors procéder par mordançage, c'esi-h-d'iru luire servir il la coloration du tissu non-seulement une substance 1 plusieurs corps, appelés mordants, qui

:, mai6 aussi un o

devront être choisis de manière à avoir de Taffinité pour Tétoffeet pour la matière colorante, entre lesquelles ils serviront d'intermédiaire pour fixer la seconde sur la première. Il faut aus$i que le résultat de cette triple combinaison de rétoSé, du mordant et de la matière colorante soit insoluble dans Teau. Dans la teinture des laines et des soies, les mordants le plus souvent employés sont le tartre, l'alun el les sels d'étain. Dans la teinture des cotons, le mordant par exoeUence est le tannin, que Ton emprunte soit à la noix de galle, soit aox feuilles d'un arbuste appelé sumac.

La manière d'appliquer les mordants varie suivant les cas. Tantôt on les fait dissoudre dans l'eau du bain avec la matière colorante et Ton teint en un seul bain. Veut-on, par exemple, faire un rouge poHceau à la cochenille sur mérinos : Pour une pièce de cette étoffe on mettra dans une cuve chauffée à la vapeur, comme celle que représente b figure 28A, la quantité d'eau nécessaire et 200 grammes de composition d'étain; on fera chauffer jusqu'à ce que le liquide écume; on enlèvera l'écume et l'on garnira le bain avec 1*'",6 de cristaux de tartre, 2 litres de composition d'étain et 200 grammes de cochenille en poudre. On fera bouillir, et lorsque le tartre sera dissous, on entrera la pièce, dont l'un des bouts sera passé sur le tourniquet situé au-dessus de la chaudière, puis attaché à l'autre bout. Le tourniquet cil tournant manœuvrera la pièce dans le bain, d'où elle sortira pour y rentrer ensuite. Après trente minutes on relèvera la pièce sur le tourniquet, on ajoutera 800 grammes de cochenille, et, après avoir (îiit bouillir pendant trois ou quatre minutes, on rentrera Fétoffe, que l'on manœuvrera pendant trois quarts d'heure au bouillon. Au bout de ce temps, si la couleur est bien montée, on relève la pièce sur le tourniquet, on laisse égoutter, puis on l'envoie au lavage. Dans le procédé que nous venons de décrire la matière colorante était la cochenille; le tartre et la composition d'étain ont servi de morJant,à la fois pour fixer la couleur et pour lui donner la nuance cherchée.

Tantôt le mordant et la matière colorante seront successivement employés : pour faire un noir sur laine, par exemple, on manœuvre les étoffes i)endant une heure et demie au bouillon dans un bain contenant en dissolution du sulfate de cuivre, du sulfate de fer et du tartre. On les lève pour les laisser reposer pendant vingt-quatre heures, afin de donner aux mordants le temps de bien se combiner avecle tissu, et le lendemain on les teint dans un bain bouillant contenant du sulfate de cuivre, du sulfate de fer, du tartre, du campêche et du bois jaune. On aurait pu passer d'abord l'étoffe dans un bain de campêche, puis dans le bain de mordant.

IMPRESSION DES TISSUS. 471

Les mordants ne fonctionnent pas seulement comme fixateurs, ils agissent souvent pour modifier la nuance et Tiatensité des couleurs.

Quand la teinture doit s'appliquer non pas au tissu, mais à la fibre textile, laine, soie ou coton, qui doit servir à le faire, la manœuvre dans les bains ne se fait pas de la même manière : dans certains cas, on met les fibres dans des filets que Ton plonge dans le bain ; dans d'autres on suspend les écheveaux à des bâtons qui reposent sur le bord des cuves et que Ton déplace à chaque instant en faisant tourner les écheveaux sur eux.

IMPRESSION DES TISSUS

Avant de décrire les procédés d'impression, nous indiquerons quelques-uns des principes sur lesquels ils reposent.

l' On imprime des mordants convenables sur des points déterminés

de la surface des étoffes ; on plonge ensuite ces étoffes dans des bains

de malière colorante. Celle-ci se fixe aux parties mordancées et donne

des couleurs qui varient avec la nature du mordant, de sorte que si

Ton a imprimé plusieurs mordants à la surface d'un tissu, on aura

{dnsieurs couleurs avec le même bain colorant. Quant aux parties qui

n'ont pas été mordancées, elles ne retiennent la matière colorante

qoe très-faiblement, et un simple lavage suffit i)our les en débarrasser.

Ce procédé ne s'applique qu'aux étoffes de lin et de coton : quand il

s'a^t de tissus de laine et de soie qui, par suite de leur plus grande

affinité pour les matières colorantes, se combineraient avec elles,

même dans les parties non mordancées, on imprime à la fois le

mordant et la couleur mélangés ; puis on les fixe par Taction de la

Vapeur d'eau.

2*0n peut aussi teindre l'étoffe comme à l'ordinaire, après avoir îu soin d'imprimer aux endroits que l'on veut cortservcr blancs des natières qui les préservent de l'action du bain colorant. C'est le )rocédé dit par réserve.

S* Souvent, après avoir mordancé ou teint l'étoffe d'une manière miforme, on imprime en certains points des substances appelées songeants. Dans le cas ou l'étoffe a été seulement mordancée, les longeants détruisent le mordant ; par suite le bain colorant dans lequel m passera le tissu respectera les parties rongées. Dans le casoîi l'étoffe i été teinte avant impression, le rongeant détruira la couleur proluite sur les parties où il sera imprimé.

A* Enfin, on peut imprimer à la surface du tissu une matière colorante épaissie avec de l'albumine ou de l'amidon, puis le sou-

INDUSTRIES DU \tTBMbHT ET UB LA TÛILETTK. i

mctlre à l'action d'un courant de vîipeiir d'eau, qui fixe lao surface.

Quant à l'impression, elle s'eiûcule de deux manières : titan ou à {a nuicMne.

L'impression à la maia se fait au moyen de planches qui pr^jeuUntii

en reliffies dessins que l'on doit reproduire sur l'étoffe. Les lis^ sont tendus il la surface de tables quelquefois très-longties (fig. 28i) et recouvertes de draps qui forment inalelas. Un enfant, qui serl d'iiide à l'imiirimeur, enduit de couleur un tampon de drap renrcrnu dans un châssis montô sur une tîble à roulettes; l'imprintetir vient prendre la couleur sur ce drnp en y appuyant plus OD moins II planclie, qu'il applique ensuite sur l'étoffe à l'endroit où l'impressioii i doit être faite: puis à l'aide d'un raaricau, il frappe, sur le dos de la plnnclip, un coup sec qui détermine l'adhàrence et assure une impression n-gulière. Pour imprimer les dessins à leur place eiftcte, riniprimeur se repère' au moyeu do picots que poi lo la pi qu'il applique auv endroits convenables.

Les planches employées dans l'impression des tissus sont

ïMHit:ssiu.N u;-;-. risaL:

mi^lliodes diOcrentes. On peut les obleiiir par gravure, c'est-àqii'aprt'â avoir reproduit le dessin Ji la surface d'iiD morceau de icr ou de hui?, uu graveur armé d'un burin évide ce morceau de

, de miinit;re à ne laisser saillantes que les parties devant s'imiiep de couleurs. Le relief doit être très-fort. jund on a à reproduire des dessins fins et compliqués devant ir trës-souveut, on a recours au clidiage. Ce procédé, très-expé- , permet de tirer plusieurs épreuves du môme sujet. Après avoir rli^ le dessin sur un morceau de tilleul en bois de bout, on place i-ci sims un burin qui est chauffé a» gaz et qui, par l'intermiîrc d'une pédale, est animé d'un mouveiuont de va-et-\ient ver-

tical (fig. 286) . Pendant ce monvementon déplace le morceau de boilL. en présentant au burin les difTérents points des lignes du desâi;!'. l'outil entre dans le bois en le brûlant et y creuse des trous dontk succession reproduit ces lignes. On coule ensuite dans cette espèoeée moule un alliage métallique facilement fusible et Ton recouvre b moule d'une plaque ou semelle de fonte qui s'étame au contact li métal fondu. Après refroidissement et solidification, on soulève kll plaque de fonte qui emporte avec elle le métal solidifié reprodiÛ£ant||| tous les détails du moule. On le détache de la semelle de fonte, onk -cloue sur une planche et on le ponce pouij^ égaliser sa surface.

Enfin on emploie aussi un troisième procédé, qui est réservé aœ dessins à lignes fines et nettes. On enfonce verticalement dans le bois, suivant les contours du dessin, de petites lamelles de laiton dont b succession produit h la surface de la planche un relief à arêtes unies et très-nettes.

L'impression mécanique se fait soit au rouleau, soit avec unenuchine appelée peirotim\ Nous ne décrirons pas en ce moment hmichine à rouleaux, qui fut importée d'Angleterre au commencauent de ce siècle et que nous retrouverons plus loin dans l'industrie des papiers peints; nous en donnerons seulement le principe. Supposons qu'on grave en creux les détails du dessin a la surface d*un rouleau en bronze, et qu'après l'avoir recouverte de couleur on rade cette surface avec un couteau de manière à ne laisser de matière colwMte que dans les parties creuses. 11 est évident que si l'on fuit ensuite rouler ce rouleau sur une étoffe étendue, il y imprimera le dessin gravé en creux à sa surface.

L'impression est faite à Taide d'une machine très-délicate et trèsprécise dans laquelle les rouleaux tournent sur eux-mêmes, se chargent de couleur, se nettoient et impriment sur l'étoiTe, qui suit leur mouvement de rotation.

La machine présente ordinairement différents rouleaux fonctionnant en môme temps et pouvant imprimer jusqu'à seize couleiii^à la fois. Supposons que l'on veuille imprimer des Oeurs dont une partie serait jaune et l'autre rouge : un rouleau imprimera le jaune et J'îiutre le rouge. Dans les machines qui ont un grand nomhre de roih leaux, pour que les uns n'écrasent pas les couleurs imprimées [Wf les autres, certains rouleaux sont gravés en creux, les autres en relief.

Une autre machine, plus spéciale aux tissus de laine et remplaçant plus fidèlement l'impression à la main, est la ;>erro/i;ie, ainsi appelée •du nom de Perrot, son inventeur.

IMPRESSION DES TISSUS

La figure 287 fait vuir l'ensemble de cette machine assez complice, et 1.1 figure 288 nous permettra de décrire ses organes essentiels l'en faire comprendre le jeu.

.i° lîs^u c' renie dans le sens indiqué par les flèches sur des cylin- 'on voit sur la âgure 288 et vicn t présenter la face h impri-

tk l'action (l'une plauchc gravée PP qui est animée d'un monvent de va-et-vienl vertical ; lorsqu'elle est arrivée à la parlie supédc sa course, elle appuie sur l'étoffe et imprime la couleur elle a reçue du tampon T. Voici comment se fait la dislrihulion couleur : le tampon es! anïmfsd'nn mouvement alternatif d'arrière avant el d'avant en arrière ; dans le premier mouvement, il frotte

sur un cylindre qui tourne dans un ciicrîor fise E ati miliM couleur liquide; ce conlact suffit à l'iinprépner de matière coic La planche P s'abaisse ensuite et le tampon en reculant déposîï couleur à sa surface ; pendant que la planclie remonte pour lenif im* 1 primer sur rétolTe, le tampon revient en avant, se charge de noutim, I rt ainsi de suite. On voit en 0, E, les différents organes qui tnie-l mettent le mouvement à la planche et au tampon.

On comprend qu'on pourra imprimer autant de couleurs qu'il ; I aurii de planches et de tampons.

L'industrie de l'impression sur étoffe est très-Importante; llnuen 1 et Sainl-Denis sont les villes où elle est le plus développée. Elle «i I

- Oi'ganci

la pnroliiie.

parvenue à une grande perfection el reproduit des dessins d'unetttrôme délicatesse à la surface des toiles de colnn, dites perses, destinées h l'ameublement, des moujseiines pour robes, des foulards, ete- On fait aussi par impression des cliâles imitant les cachemires lisséi. Nous avons vil à Mulhouse chez M. Kœchlîn-Sciiwarlz, à Saint-Denii chez MM. Guillaume frères, de véritables chefs-d'œuvre d'imp»*sion.

DERMEIIS APPBftTS nE3 TISSUS.

Après teinlupe, blanchiment ou impression, les tissus ont encore k subir les derniers apprêts. Ces opération?, qui varient avec la nolute des étoffes, n'ont le plus souvent pour but que de les soumettre à aat

DEBSIBItS AI'l'llÈTS DES TISSUS. 477

IX àe repassage et de lustrer leursurface; c'est ce qui arrive pour toiles de lin et de coton, pour les coutils, etc. On fait passer ces is dans des bains d'amidon el de fécule, qui produisent un vérile amidon nage; h leur sortie on les fait circuler avec tension sur cylindres chauffés à la vapeur, tournant d'un mouvement continu lont l'action peut être assimilée à celle d'un fer ù repasser. •es tissus légers et délicats, comme les étoffes Manches de Saint-

KiG. Î8!f — Apprât cics vloircï icjlîndreur).

atin, ne pourraient subir la tension dont nous venons de parler. M l'amidonnage, on les tend avec précaution sur de vastes cadres ibies d'apprêt, sou-i lesquelles circulent des tuyaux cliautTés à la

» étoffes de laine reçoivent aussi les derniers apprêts en sortant ■inture : ils consistent en un tondage exécuté par une machine nous décrirons bientôt à propos de la fabrication des draps; ce âge, qui ne se fait pas sur tous les tisstiiî de luine, a pour eUet de pléter l'action du grillage. Cerlaines étoffes sont soumises à une jion considérable entre des plateaux creux chauffés à lu vapeur, n, après avoir été humectés avec de l'eau, les tissus sont passés les cyliadres G G (fig. 2S9), en cuivre rouge, chauffés par la va-

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