GAZ DE L'ÉCLAIRAGE
lislillation de laihouille; 2° l'épuration physique du gaz; ration chimique, la distillation, la houille est chargée dans des cornues en
Fie. 394. — Cornues * gaz.
ïfractaire F (fig. 393 et 39i) que l'on dispose par batteries
Fie. 3!)5. — EpiirateurA gai; Ji'U il'ori^uc.
s fours adossés deux à deux. Elles peuvent être fermées par irateur que l'on ûte à l'aide d'étriers (fig. 394) et commimipar un tube vertical avec un cylindre 1 1 appelée barillet.
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(;;i.î nnusTiiiEs du logement et de i/ameurleme?
Ces corniios sont portées au rouge vif au moment où l'ouvrier emplit : les premières portions de charbon qu'on y jelle dislS immédiatement et les remplissent de gaz; aussi lorsque l'mn [lose rnlitnrateiir, l'air est chaiïti et il n'j a plus à craindre Hcrnirli
détonant. A Is sortie des cornue^, tous les produits de la dUti se rendent par les luLes verticaux dans le barillet qui court 1 des fours et qui est à moitié rempli d'enu. Chaque tube plong l'eau, de sorte que chaque cormie est séparée par cette eau di de l'appareil; et, si l'une d'elles venait fi se briser, le gnz « au delà du barillet ne pourrait s'enflammer, ni se mélanger i Le barillet a, de plus, l'avantage de condenser déjà une ci quantité d'eau, de goudron, etc.
Depuis quelques années, la Compagnie parisienne a introdui quelques-unes de scà usines l'usagi" des fours Siemens.
Pour éviter que, par suite de causes diverses, legu n'» dans les cornues une pression qui pourrait s'élever jusqu'à 30 mètres et occasionnerait des fuites considérables par les panûs
GAZ DE L'ËCLAIHAGS.
nues, le gaz y eal aspiré par des macbines, parmi Ipâqiielles lums fims Vaspiralcur Pamvels. Ces aspirateurs le lancent dniis la sùtïq
Miuitîon (le pression empêche que la l'ormation du graphite soita ssi ubondantc dans les cornues.
Le pazest ensuite conduit parle tuyau F {fig. 396) dans des rt- '
Fie, 3y8, — Coupe de la caiSK à ôpiiriilion.
1 plupart des matières liquéfiables se coiidcrisiMl ! refroidissement. Ces appareils, désignés sous le nom de Jeu trgiu, se composent d'une série de tubes rrr eu U renversés et qui [)t fixés sur le couvercle de caisses en fonte. Le gaz est forcé de sser d'une lîénc dans l'autre et y abandonne de l'eau ammonîaciiK' des goudrons. On voit en 0 0 des bAcUes pleines d'eau qui, pentit l'éte^, servent à refroidir les derniers tuyaux. L'épurutiuii physique se complète à travers une colonne remplie » [fig. 3yfl). sur lequel coule un filet d'eau ammoniacale, pro-
im iBDUsnuES du ijjgemest et m: l'ameiibi,ement.
venant d'une opération précédente : cette eau condense l'ammoDUi (lu gaz et commence l'épuration chimique, qui a pour but de le barrasscr de l'acide sulthydrique, du carbonate d'ammoniaque t< sulthydratc d'ammoniaque. Cette épuration se fait dans des caisses représentent les figures 897 et 398 dans lesquelles on met soit i
(■Ium\, s^'it un inclance de sosquioxyde de fer el de sulfate de ch. A U ^i>rtio des ("aiiïsesdVpunilion. lésai arrive par le tubeAj \%, S'WdsnsmiçaioraMi*. ouapfiareil formé par une cloche en r»'i>\ors(V T?«r TiMud'un rvs<nv>ir. Le tube est articulé en A, I 01 (Viiuot 3k !a oîivho de >e M'*Mli'»er à me:Fiire que le gaz arrive (^«i»V? »lo la o'-,v:;o. o;i wsjhî sur lui. le force à s'échapper pa tiiV s<nnt'Ul\(>. qui ctvnimuniquo a^Oi' 1rs tuyau\ en fi.inte du en ounitv chirïtL'^ do So <Iis:ri.-uer dans les difTérenls quartiers i
l-rs ALLrilETTIIS CBIHIOrE
l^ uî r,v«:.\-« .î->i jL :î:ïie*;os ri:înii,f.ies se rattache dirwtement ^:ï*î»;s:rw>ôu ,^JnifAi¥ « (VTfc^i^rAOf. [V toute autiquité et jusq .■.•.•.•.•■.■.v:-.v:vif;-;.w .ys^'à-V-V s<«,-.". nwyea en usace ï*>ur se prot lù; îiS; .v«!*^j:; X •.,;:,"!*fr ^■ïs.<î:rv«ije*r«A::tes par le cboc de T; sur ïr s-x-x '.xvtr (r.f^r.-rj^r ôf!^ Rï;««a::i de cùuixtv carbomsé.
FABRiaTION DES ALLUMETTES CHIMIQUES. 039
d, on substitua à cette matière inflammable une espèce de chamnon, l'amadou, qu'on trempait dans une dissolution de nitrate de asse pour le rendre plus inflammable. Cet amadou servait lui-même nflammer les tiges de bois sec imprégnées de.soufre. A une époque s rapprochée de nous, on employa des briquets à hydrogène, en îsant la propriété quece gazade s'enflammer au contactde la mousse platine. Ces appareils avaient l'inconvénient de n'être pas facileît transportables, et on les remplaça par les briquets phospholes, dont l'usage était fondé sur la propriété que possède le phosre de s'enflammer à l'air sous l'influence du frottement. Les (iiets phosphoriques se composaient d'un petit tube de verre, dans lel on coulait du phosphore mélangé à des matières inertes, comme fiagnésie, qui avaient pour but de le diviser. A l'aide d'une tige de 5 soufré, on prélevait une parcelle du mélange et, en la frottant tre un corps rugueux, on enflammait le phosphore dont la comtion se communiquait au bois. Aces appareils, d'un emploi assez >mniode, succéda l'usage des briquets chimiques^ qui étaient des ;s de bois soufrées et imprégnées d'un mélange dont le chlorate de asse fonnait la base. On trempait ces tiges dans un flacon rempli miante imbibée d'acide sulfurique : au contactde l'acide le chlorate potasse se décomposait et donnait naissance à des produits chlorés i enflammaient le bois. Ces briquets avaient l'inconvénient de nflammer avec explosion; ils furent remplacés vers 1832 par les amettes phosphoriques, dont l'invention est attribuée, en Souabe, m nommé Kammerer, en Angleterre à J. Walker, pharmacien Stockton. A partir de cette époque, la fabrication des allumettes ît un rapide essor, surtout à Darmstadt, sous l'impulsion du docteur MoUenhauer.
Il y a quelques années, cette industrie fabriquait en France plus de ^ milliards d'allumettes et consommait plus de 400 000 kilogrammes \ phosphore. Ses centres principaux sont Paris et Marseille. La fabrication des allumettes chimiques en bois comprend plusieurs )érations distinctes : le débitage du bois, la mise en presse des alluettes, le soufrage des tiges, la préparation de la pâte phosphorée, le empage du bout soufré dans cette pâte, le séchage et la mise en iquets ou en boîtes.
Aujourd'hui le débitage des bois se fait mécaniquement. MM. Riailho, fabricants à Paris, avaient exposé en 1867 d'ingénieuses ichines dont nous donnerons seulement le principe. La machine servant au débitage des allumettes carrées consiste sentiellement en un cadre horizontal, dans lequel peut se mouvoir
fill) IMirSTIIlES m LOGKMUM KT liK L'AMEI tlLEMr.NT.
horizon talenifint une pièce portant deux outils : l'un se compose il'uBt série (le pclits conleatix vcrticnuv, l'autre d'un double fer de rnbd Au-dessus de ce cadre se trouve une bulte carrée la siuis funrl.diu laquelle on introduit un morceau do bois prismatique nlllnl''Ul:t^ ment les mômes dimensions qu'elle ; ce morceau de bois petil Hm * poussé, d'un mouvement ïutermiltenl et de haut en bas, jarmi pi^ce m^tnltique qui sert de rerouloir et qui, à chaque mniiveuieni,
lur le Boufra^^ de» «
fait sortir de la boîte une épaisseur dobois égale à répaiftscurqm'*!' avoir l'allumette. Gela posé, supposons qu'à un moment doniH-îNit de In boite une tranche de bois de 2 millinif-tres, et qu'il y ail il-iri? premier oulil quinze couteaux distants de 2 millimètres. Au inimifiil où ils passent sous k holtc, t'U allant d'avant eu arrière, il» Iraci-n'n' dans le morceau de bois quinze sillons dit^lants de 2 millimèlre* revenant d'arrière en avant, ils repasseront dans ces sillime, l-I le (ianhli: rabot arrivant à leur suite détacliern l'épaisseur de bois qui est scaù" de la boite et par conséquent quinze allumettes auront étf débilfpsi la fois. A chaque mouvement de l'outil, le bois sortira do )a UiM ifnne quantité s-uffisante et quinze allumelles eu seront détactit
Dans le* machines rlestinces a dcbitiT les ulhimettes cylindriqm^, le rabot comprend une série de Irons rond?, légèrement 6va*** et A bords tranchants; ces fers juMaposés dél>ilent le bois en tiges rjlindriques.
S'il Tallait prendre A la main chacune des alliimetlescl Iftstrempn dans le soufre et lapAte phospUorée, la maïn-d'oMivrc élùveraît bf"l'oup trop le pri.v de revient. Aussi u-t-uii imaginé de Ivsdisposec^^
FARR1C\TI0N DES ALLUUETTES CHIMIQUES. Cil
<les cadres-presses ii trois côtos, AB, BC, CD, que représente la figure 400. Les côU^s AR CD, du ciidre sont intûrieureinent munis cl*uiie rigole dans laquelle on pent fuïre glisser des règles rrr, et entre cliaque règle on place un lit d'allumettes, de manière que leur extrétnilé sorte du plan dti cadre ; quand elles sont toutes [liiicées, on les
serre en ajustant le quatrième crit(5 e/. On emprisonne ainsi un grand nombre d'allumettes, que l'on pourra tremper à la fois, parleur ex- Irémitc, dans le soufre fondu et dans la pilte pliospliorée. On comprend l'intérêt qu'il y avait en outre à ne pas être obligri de placer à la maui les nllumettos dans les cadres-presses : aussi cette opération se faitelle mécaniquement, à l'aide d'un appareil dont la figure âOl repré-
6i2 INDUSTRIES DU LOGEHEST ET ME L'AHEOBUMEn.
tienle l'ensemble, et dont la figure i03 noua permettra de détain In détails.
Le cad re-presse est placé s'or le devant de la machine et peut denaiài verticalement par le nunivement d'une pédale qui &tit anad motnait les autres oi^anes. Les allumettes sont disposées dans une boBeim fond Gquî est située au-dessus d'uneplaqneà rigole PH (la figatsMl représente cette boite un peu en arrière de P P pour mieux isi^la
l''iF. lOJ. — Uislrîbulîon méciniqoc ries allumeltes dans le* eblttii.
orpaiies). Celte boîte est animée d'un léger mouvement de \a-et-vient latéral qui fait tomber sur la plaque un lot d'allumettes ; la brosse B B, par son mouvement latéral, les lorce k se placer dans les rigoles de la plaque. A ce moment, un lc\îer M pousse en avant des refuuloirs //, qui gli^^ent dans le^ rigoles et forcent les allumcttesaa à tomber duis le cailro: elles sont guidées dans leur chute par des plaques verticalffi RR. A chaque mouvement do la machine, l'ouvrier pose une règle r sur le loi d'allumettes qui vient de tomber dans le cadre. Quand le cadre est plein, ou le ferme, on l'eulève et l'on en place un autre. Cette machine permet de mettre sous presse 5000 allumettes en qnatn'-vinj:t-dix secondes.
Il ne reste phis alors qu'à garnir de soufre l'une des extrémités àe l'allumette, puis de pAle phosphorée inflammable. On place d'abord les cadres-prcs^os sur une plaque de fonte chauffée : lorsque les allamettes sont assez chaudes pour que le soufre fondu ne se solidifie pas trup vite à leur extrémité, ce qui aurait l'inconvénient de former un
FABRia^TlON DES ALLUMETTES CHLMIOUES. 6i3
bourrelet, on pose les cadres au-dessus d'un bain de soufre fondu, lians lequel les allumettes plongent de quelques milliraètres. On les retire et, quand la couche est solidifiée, on trempe alors, de la même manière, toutes les allumettes d'un même cadre dans une pâte |)hospliorée semi-fluide, qui est étalée sur une plaque de marbre légèrement cbauffée.
Les fabricants tiennent secrète la composition de cette pâte, mais quelques-unes cependant sont tombées dans le domaine public*
Voici plusieurs compositions usuelles que nous empruntons au Traité de chimie de Payen :