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PATE A LA GOMME

ALLUilETTES SANS SGl'FRE IMPRÉGNÉES D'ACIDE STÉARIQUE.

Phosphore

2,5 (gomme)

Colle forte

Eaa

Sable lin..

Ocre rouge

Vermillon ou bleu de Prusse.. .

Chlorate de potasse

Celte pâle se prépare en faisant dissoudre la gomme au bainmarie, puis en y incorporant le phosphore qui fond et se divise à ïnesure qu'on agite la dissolution dégomme; on ajoute ensuite les autres substances qui entrent dans la composition.

Lorsque les allumettes ont élé imprégnées de pâte, on les porte dans une étuve, où on les laisse sécher pendant une heure; on les sort des cadres-presses et on les met en boîtes. La mise en boîtes est feite à la main par des ouvrières, qui ont une telle habitude de cette opération, qu'elles prennent les allumettes par poignées correspondant toutes à la contenance d'une boîte. Dans l'une des usines que nous avons visitées, nous avons vu travailler une ouvrière qui, vérification faite, ne se trompait jamais de plus de deux allumettes par boîte.

Les allumettes bougies se fabriquent par des procédés analogues. Elles se composent d'une mèche de coton enduite d'un mélange de stéarine et de cire. Voici comment on les recouvre de ce mélange. Plusieurs écheveaux de mèche sont enroulés sur un cylindre situé derrière un bain-marie qui maintient fondue la stéarine et la cire. Chacun des écheveaux se déroule du cylindre, passe dans le bain liquide où il se recouvre d'une certaine épaisseur de corps gras, puis

isrtrsrniEs m* logement et de !.AMErBi.EME\T.

' 1er sur uii autre cylindre. En Btirtaiit du hniii, les ratcliM

traveràenl des filières h trous qui régularisent le diamètre. PlnsiRiin l passapes successifs donnent à la coudie de stéarine et de cire l'ép*- I seur voutup.

Les cylindres couverts d'éclieveaux sont ensuUo placés à l'arrièn' L d'une machine qui est chargée de découper les bougies, ci qui o !>, quelque analogie avec un métier à tisser. En se déroulaut des c}' ('lindres, leii mèches viennent passer entre le* dents d'un peigne, an I «urlir duquel elles arrivent aii-dessus d'un cadre-presse; un coiiu^u. \ qui se meut dans le sens transversal, les coupe i^ longueur: on place I sur elles une ■ " - " " ' irriver une nouvelle longueur 'Je I mbclie, qui coi< ur d'une allumette h»onjrip- I-f

I découpage et la ni donc en même temps. A pnrtir

F de ce moment la môme que celle des allumetus

I en bois.

La facilili^ ave ittes s'enflamment, les propriÉ:i>i

toiiques du plu. nferment, constituent un doiihle

langer, qui peut être ^ iploi des allumettes au pha'^phore

rouge 0(1 phosphore amorpi

L'allumette est garnie d'une pflle composée de 6 parties de chl^raU' de potasse, 3 parties de sulfure d'antimoine et I partie de coilofuru* Pour ôtrr. cnnammcc, l'allumette doit i^tre frottée sur un carloii ncouvert de la composition suiïanto:

Phosphore nmorphe en jMiiiIre 10

Sulfure d'nntimai ne 8

CoUe 3

L'allumette ne peut s'enflammer d'elle-même, puisqu'elle ne contient pas de phosphore. Lorsqu'on la frotte sur le carton, elle ûii détache des purlicules de phosphore qui suflisent k rcnflammer.

L'emploi du phosphore rouge conjure le danger d'empoisonm-men'.

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