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FABRICATION DU COKE ET DES AGGLOMÉRÉS

Nous citerons comme industries se rattachant à Tcxploitation des houillères la fabrication du coke et celle des agglomérés.

On appelle coke le résidu charbonneux que l'on obtient par la calcination de la houille en vase clos. Lorsqu'on chauffe la houille, il s'en dégage des produits très-nombreux, et parmi eux le gaz que nous employons à l'éclairage des villes. Le coke obtenu par les fabricants de gaz est un combustible de bonne qualité pour l'économie domestique; mais sa faible densité, son défaut d'agglomération, le rendent peu propre au chauffage des locomotives et aux opérations métallurgiques. Pour ce double usage, on fabrique le coke d'une manière spéciale à laide de fours dans lesquels on charge la houille par des ouvertures pratiquées à leur partie supérieure. Dans certaines usines, on laisse perdre les gaz et les produits volatils auxquels donne lieu la distillation de la houille; dans d'autres, et ce système est préférable, on les emploie à chauffer les fours eux-mêmes en les faisant revenir sur la sole du four où ils s'enflamment. On emploie, pour cette fabrication, de la houille réduite en très-petits morceaux, ce qui permet d utiliser un produit d'une valeur bien moindre que celle des gros morceaux. Pendant l'opération, ces menus fragments se ramollissent, se tassent, se soudent ensemble et fournissent un coke de densité

ronvenable. On rencontre auprès d'un grand nombre de houillères des usines qui fabriquent le coke dont nous parlons.

Il en est de même de la fabrication des agglomérés ou briquettes qui servent au chauffage des locoraotive^^ Ces agglomérés sont composés d'un mélange de poussier de charbon et de brai sec qui sert de ciment. (On appelle brai le résidu de la distillation du goudron.) Lo mélange est malaxé dans une trémie où un chauffage à la vapeur détermine la fusion du brai ; puis il est livré à des machines qui font les briquettes. Ces machines sont de diverses sortes : nous citerons celle qui a été inventée par M. Re voilier et qui fonctionne à Anzin et à Blanzy.

Ell(î se compose d'un chariot ou plateau horizontal qui est animé d'un mouvement circulaire de rotation. Ce chariot présente des cavi- U^s ou moules, dont le fond est mobile et qui ont la forme que Ton veut donner aux briquettes. Le mouvement de rotation est divisé en quatn^ temps, qui correspondent aux opérations suivantes : 1' les moules sont amenés à l'orifice du tube, qui apporte la matière venant d'un mélangeur, et s'emplissent ; 2° ils viennent s'arrêter devant un ouvrier qui complète et régularise leur remplissage ; 3* une fois pleins, ils sont amenés sous un fort sommier de fonte qui leur sert, en quelque sorte, de couvercle supérieur; en même temps des pistons poussés par une presse hydraulique s'engagent, de bas en haut, dans les moules et compriment le mélange entre le sommier et le fond mobile dont nous avons parlé ; par la compression, la matière s'agglomère et se transforme en briquettes; i* les moules se dégagent ensuite du sommier et sont amenés avec leurs briquettes sous une deuxième presse. Celle-ci chasse dans leur intérieur des pistons qui, par le refoulement du fond mobile, font sortir la briquette et opèrent le démoulage.

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