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BOULONS

et porte une tête T; l'autre extrémité est munie d'un pas de vis sur lequel on peut visser une espèce d'anneau E fileté à son intérieur et appelé écTGu.

Pour boulonner deux pièces de bois, on perce dans chacune un trou capable de laisser passer la tige du boulon, mais d'un diamètre inférieur à celui de la tête; on les superpose en faisant coïncider les trous dans lesquels on engage le boulon, puis on visse et on serre récron;les deux pièces de bois se trouvent alors prises et serrées entre la tête du boulon et Técrou (fig. 109) .

La boulonnerie a atteint en France une très-grande importance :

Fig. 108. — Boulon.

Fie. 109. — Assemblage par boulon.

ans le département des Ardenncs seul elle occupe plus de 2000 ouriers. L'Est de la France, le bassin de la Loire et la ville de Paris encourent également pour une part très-large à cette industrie. On fabrique les boulons avec des barres de fer rond que Ton écoupe à la cisaille en morceaux de longueur convenable; on les lit rousir au feu, et l'ouvrier, prenant un de ces morceaux, le forge, étire et le place ensuite dans un trou carré percé dans une enclume. e trou a des dimensions telles qu'il laisse passer librement l'extrélité étirée du boulon, mais arrête l'extrémité supérieure qui est îstée plus grosse et qui est destinée à faire la tête et la partie carrée, 'ouvrier, à l'aide d'un marteau, refoule le fer dans le trou carré ; façonne la tête sur l'enclume; puis, d'un coup de marteau frappé ir l'extrémité inférieure qui passe au-dessous de l'enclume, il fait luter le boulon et recommence l'opération. Quand la partie carrée )it être très-longue, on prend du fer carré et Ton façonne la portion iindrique à l'aide d'une plaque d'acier dans laquelle se trouve eusée une rigole hémicylindrique; on y place le fer chauffé au •uge et on l'y martèle en le tournant de manière à le rendre cylin-

jfiO I.MHSTIUES ['itËPAUATOlItES.

driquc. A l'aide d'une petite étampe, on donne ensuite k la tête la

forme carrée ou hexagonale.

Tel est lo moyen de fabriquer les boulons bruis; cette fabrîcatioD, comme colle des écrous brut^;, est exécutée dans les villages des

Kjg. 1 10. — FiliËre sîaiplc

Y\rdi!tiiii>*, et le filotaj.'e dans des usines otï l'ouvrier porte le produit de sim Inuiiii.

Oiiuiil fi l'écroti brut, il se fabrique de deux manières. On peut dminpi'r tlc^ barres do for en l'nigmenfs carrés et les percer d'un

trou à i'iiide d'un pi>iiii,'iiii. Lo plu; souvent on prend une barre de

fer [iliile que l'on fiiil cluiniriT, que l'on enroule autour d'un fer rond

de nu^nuMlianiMrt' que lo boulon auquel l'écniu est destiné, et dont on

f^ soude les e\tréniités de

miniière à en former une

k£h a n batruerondequireçoiten-

^■^■r rM.^CTXjc"' A ;3 suïle, à chaud, la forme

■^^I^^Rb l|||^^"^^P ' hexagonale à l'aide d'une

^^^H V ^^f^^n ■ étanipe et du marteau.

^^^B i^s-H^^^—^^ r; j^L -^ Le flletage du boulon,

^^^^ ou fabrication du pas de

Ki.;-ii± - M,vi,i,if i iiniv. ,i^^ se fait avec une ^/i<-

iT, et celui de l'écrou avec

lui taniuii. La filiiTf ti ftlelcr ((îg, 1 10) est une plaque d'acier percée

(il' irtHi^ laraiidcs, c"o>l-à-diro munis intérieurement d'arêtes en

spirales vives et coupantes. On iî\e verticalement le boulon entre les

niilclioires d'un "tan et \\w en,i;;t!:e s<^n extrémité cUiiidriquc dans

l'un do tnni> do la filièio. que Ion fail tourner en la forçant à des-

oi^ndro lo lune do la tii;o du Iiouinn. Dans ce mouvement les arêtes

siillanlos enlaillont io mota] et Iracout à la surface un pas de vis en

roliof.

Sonvoni aussi on m' >orl diino tiliéve double (ûg. 111) composée de

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