‹ La France industrielleChapitre 71 sur 170 · TABAC A MACHER · texte numérisé non relu

TABAC A MACHER

La consommation du tabac à mâcher croît chaque jour : en 1861 , Aie était de 533 918 kilogr.; en 1868, elle s'est éle\ée jusqu'à 718519 kilogr. Ce sont surtout les matelots qui consomment cette îspèce peu appétissante de tabac ; on a prétendu que Tusage qu'ils en Usaient les préservait du scorbut. Ce serait là la seule excuse à un ;oût aussi dépravé.

On distingue trois espèces de tabac à mâcher : les carottes^ les lro$ réleSj les menus filés. Les carottes sont des cylindres faits avec les feuilles fortement pressées et qu'on entoure d'une ficelle. On les ibandonne à une fermentation lente à lasse température. Les gros aies sont formés par des feuilles disi)osées longitudinalement et torhies sur elles-mêmes à l'aide d'un rouet semblable à celui qui sert à aire les cordes. Les feuilles employées à cette fabrication doivent avoir ité préalablement mouillées et écôtées, c'est-à-dire {)rivées de leurs *tes. Los menus filés sont faits de la même manière avec des dcmiéuîUes enroulées sur elles-mêmes.

Les uns et les autres sont ensuite plongés dans du j(!s de tabac concentré qu'on appelle sauce. Cette opération, qui est assez répu- ?nanle, a pour but d'augmenter la saveur du tabac et de le préserver Tune dessiccation trop rapide. Les produits de la fabrication que nous .enons de décrire sont enfin i)elotonnés par paquets qu'on soumet il'action d'une presse hydraulique pour n'y laisser que la quantité de as qu'ils doivent conserver et leur donner une forme régulière.

2H0 INDUSTHIES PRÉPARATOIRES.

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