EXTRACTION DE LA PIERRE A BATIR
le bloc, on Tétaye pour protéger l'ouvrier qui continue le travail ; on pratique deux entailles verticales, l'une à droite, l'autre jche, qui vont rejoindre le souchèvement. Le bloc se trouve mis à nu sur cinq de ses faces; sa face postérieure seule reste -ente; on creuse alors sur sa face supérieure une petite entaille m engage soit des coins, soit des leviers, qui détachent la masse; Hxi aussi se servir de coups de mine alignés, que Ton enflamme me traînée de poudre. Quand on aura abattu des blocs sur toute igueur de l'entaille primitive, à droite et à gauche, on l'aura formée en une excavation sur les bords de laquelle on pourra îr comme précédemment, de manière à Télargir; puis on creusera lilieu de l'excavation une nouvelle entaille en profondeur, alin de oir extraire sur ses bords de nouveaux blocs situés plus profonmt. On comprend que le travail continuant de la sorte, en indeur et en largeur, la carrière se trouvera disposée en gradins mt, en général, 2 mètres de hauteur, l'entaille suivant laquelle enfonce ayant ordinairement cette profondeur. Il faut avoir soin dénager des rampes pour le transport des matériaux, et, si kiitation est trop profonde, on se sert de treuils pour monter à la loeles hlocÉ extraits^. La figure 18 représente ce mode d'exploin par gradins.
exploitation souterraine est pratiquée chaque fois que les bancs recouverts* par une éjjaisseur trop considérable de matériaux non sables.' EUé donne lieu à deux méthodes tout à fait différentes. I première se pratique chaque fois que la masse à exploiter est ogène, et que les bancs de pierre ne sont pas séparés par des hes de matériaux qu'on ne peut utiliser, ri commence par faire une galerie qui mène au milieu du gîte, on s'avance dans tous les sens à partir de l'extrémité de la rie, de manière à creuser des chambres plus ou moins grandes, éservant des piliers de â à 5 mètres de côté et séparés Tun de re par des distances, qui varient de 4 à 10 mètres, suivant la iité des couches supérieures, appelées toit. La méthode d'abaest la même qu'à ciel ouvert. On fait d'abord à la lance ou au les fonderies ou entailles verticales, puis des entailles horizon- , qui permettent d'isoler et de détacher les blocs. Cette méthode ippelée méthode par piliers tournés j parce que l'exploitation se en tournant autour des masses que Ton veut réserver comme rs.
)rsque au contraire les bancs à exploiter sont séparés l'un de re par des couches de matériaux que l'on ne peut utiliser, on
INDUSTRIES EXTRACnVES.
opère autrement. On creuse d'abord une galerie d'entrée et, quand on est arrivé en plein gîte, on exjdoite en s'étendant à droite, à gauche et en avant.
A mesure que l'on avance, on remblaye derrière soi avec les maté« riaux inutiles : pour cela» avec les plus gros morceaux de ces débris on fait des piliers a 6 c(f, a!b' c'd (fig. 19) que Ton élève gradud* lement et qui sont appelés piliers à bancs. L'intervalle des piliers est rempli par les morceaux de plus petites dimensions. Il est bien entendu qu'on doit toujours ménager dans ces remblais le proloa«>
PiG. 19. — Exploitation par bagues et bourrages.
gement des galeries qui donnent entrée dans la carrière et qui lui servent d'issue pour le transport des produits extraits. Cette méthode est désignée sous le nom de méthode par remblais ou par Aayties et bourrages.
Dans l'exploitation souterraine des carrières* il peut arriver qv'oa ait intérêt, lorsqu'on est assez loin du point de départ, à ne pas faire sortir les matériaux par les issues primitives ; on creuse alors à travers les couches, et de haut en bas, des puits d'extraction par lesquels on remonte la pierre à l'aide de treuils installés sur le bord du puits. Aux environs de Paris, on emploie des treuils sur lesquels on agit, à Taide de grandes roues à chevilles (fig. 20). Pour manœuvrer cette machine, plusieurs ouvriers montent sm* les chevilles comme sur une échelle ; le poids de leur corps force la roue à tourner, la pierre monte, et lorsqu'elle est arrivée au-dessus de l'orifice do puits, on recouvre cet orifice de forts madriers sur lesquels on la laisse redescendre.