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LA FRANGE JUIVE

DEVANT L’OPINION

POURQUOI UNE BROCHURE ET COMMENT CETTE BROCHURE EST-ELLE DEVENUE UN VOLUME?

Deposuit de sede potentes et exaltavit humiles.

(Saint Luc.)

Le premier exemplaire de la France juive. — Le mouvemerrt de l’opinion. — La joie des opprimés. — Les brochures et les conférences. — Jacques de Biez. — Un écrivain qui fait sa malle. — Les amis inconnus. — La Retraite des Dix mille.

Je me vois encore, par une maussade après-midi d’avril, en face du premier exemplaire de la France juive. La joie de la création, l’enfantin plaisir de l’écrivain qui se corrige sur les épreuves et se sourit complaisamment aux bons endroits, n’étaient plus là pour me soutenir. J’éprouvais seulement cette impression de froid dans les os qui saisit l’homme loin de cnez lui, en pleine rue, par une pluie glaciale....

Quelle apparence que ce livre pût réussir? Il heur-

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tait tout le monde; il s’attaquait, sans s appuyer sur personne, à cette formidable puissance de l’argent, devant laquelle les rois eux-mêmes capitulent; il traitait en outre de sujets peu faits pour intéresser les lecteurs de Nana. Et puis... deux volumes..., 1200 pages! Cet excellent Marpon avait une façon funèbre de prononcer : « Deux volumes ! ». Il demandait ce qui allait nous arriver et il insistait d un ailinquiet : (( Vous répondez des procès, n’est-ce pas? » Je répondais de tout et je regardais ces pauvres bibelots qui, dans la vie d’un artiste, ont une importance exceptionnelle, ces plats curieux, ces vieux meubles achetés aux vacances, en courant la campagne

avec ma femme, au temps où nous étions jeunes tous les deux et où elle était tout heureuse d’avoir découj vert chez un paysan quelque chose qui flattât, ma manie. C’était tout cela qui devait payer les amendes et j’apercevais déjà un huissier pénétrant dans cette demeure si longtemps tranquille et y saisissant, selor l’expression de ces messieurs, jusqu’à la cendre di foyer....

Et après? Mes chétives économies de journaiistl étaient promises à l’imprimeur. Je me revoyais plu indigent qu’au temps de ma jeunesse, trouvant tou les journaux fermés et remontant tristement quelqu escalier de rédaction pour y demander à un cam; rade, moins timide que les autres, de prendre u peu de copie anonyme.

Je savais ce qu’on peut attendre du parti conseï vateur. Un moine partagera son morceau de pa: avec vous, mais ce morceau de pain n’est pas gro

Un grand seigneur ne sacrifierait pas une soirée d’opéra pour sauver vingt mille de ses frères.

La veille, justement, on m’avait conté, comme pour m’encourager, l’histoire d’un malheureux fonctionnaire, père de famille estimé, ayant promesse d’avancement, sûr d’avoir sa retraite au bout de quelques années encore. Au moment des décrets on s’était engagé, formellement engagé, à lui assurer une situation équivalente à la sienne, s’il donnait sa démission. Au bout de trois ans de démarches près de gens qui étaient toujours occupés à installer des buffets et des orchestres de fête ou à répéter des figures de cotillon quand il se présentait chez eux, il avait eu faim, il avait vu sa femme et ses enfants avoir faim autour de lui ; et la tête basse, il était venu mendier un secours à l’administration dont il r était sorti la tête si haute (1).

C’est par ces pensées que je m’égayais dans cetle [après-midi sans entrain. J’avais une consolation:

E j’étais seul. Celle qui avait été la compagne de ma jeunesse dormait depuis un an de l’éternel repos, et j’éprouvais comme une joie à ne pas la savoir là, à

WWU9 *jP .

(1) J’ai reçu depuis des lettres navrantes dans cet ordre. Un commissaire de police avait vingt-six ans de service ; il s’est refusé 1 à l’exécution des décrets et maintenant il meurt de faim avec sa femme et scs enfants. Il touchait 4000 francs d’appointements; il demande seulement une place de 2000 francs comme régisseur, comptable, garçon de recettes, n’importe quoi. On ne lui répond môme pas. Avouez que toutes les grandes dames qui communient si souvent feraient bien mieux de donner un bal de moins pour amuser les Juifs qui se moquent d’elles et de consacrer cet argent à secourir un homme envers lequel le parti conservateur a contracté une dette en lui garantissant que les siens ne souffriraient pas de sa démission,

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songer qu’elle n’aurait pas la part des insultes qu’on ine prodiguerait, qu’elle ne verrait pas l’huissier fonctionner.

Comme j’étais en humeur de philosopher, je me disais : « N’est-on pas souvent trop sévère dans ses jugements? On reproche à beaucoup de ne pas faire tout ce qu’ils pourraient faire, de subir docilement toutes les infamies, de manquer de courage civique .... Combien de ces défaillances s’expliquent par des considérations très naturelles, très humaines. Si tu n’étais pas seul comme il est probable que tu serais lâche ! Tu n’oserais renoncer à la petite collaboration des journaux, tu ajournerais la publication de ton livre en te prouvant à toi-même, par d’excellentes raisons, que l’instant n’est pas opportun, qu’il faut attendre.... »

Je me mis à genoux sur le plancher, dans mon cabinet de travail, et, quand j’eus prié, je murmurai VA Dieu vat! que nos marins lancent gravement et gaiement à la fois au moment de détacher le bateau. A Dieu vat! et je me mis à faire des dédicaces pour me rendre favorables, par cette marque de civilité, ceux de mes confrères que je jugeais assez indépendants pour oser au moins annoncer mon livre.

J’avais demandé au Christ la résignation si l’ouvrage ne devait me procurer que des douleurs et l’humilité si le succès couronnait mes efforts. C’est l’humilité seulement qui m’est nécessaire aujourd’hui.

La France juive a brillamment réussi. Ces deux lourds volumes ont été enlevés comme une plume

dans un élan d’enthousiasme, de joie et de gaieté; ils ont, à travers la France entière, remué, réveillé, consolé les âmes. On a aimé et acclamé cette voix libre qui, s’élevant au-dessus des conventions et des mensonges de parti, proclamait enfin la Vérité et disait ce qu’était devenue la Patrie depuis qu’elle était aux mains des Juifs.

J’ai eu l’inexprimable satisfaction de sentir des âmes répondre à la mienne. Des milliers d’inconnus m’ont écrit, m’ont remercié, m’ont dit : « Ah ! monsieur, quel plaisir vous nous avez fait ! Depuis votre livre il semble que nous avons un poids de moins sur le cœur. »

— Dans le commerce, m’ont dit des négociants qui ont été des républicains passionnés, nous sentions bien que nous étions pris dans quelque chose, mais nous ne pouvions discerner ce qui nous paralysait, ce qui nous rendait la lutte impossible en nous enveloppant ainsi dans une sorte de filet invisible. Vous nous avez expliqué cela, merci!

— A la prochaine Commune, comptez sur nous, m’ont dit des officiers traînés dans la boue par les journaux juifs pour avoir été à la messe. Nous ne toucherons plus à nos ouvriers, et, quand ils auront les mains noires de poudre, nous ne nous en apercevrons pas. Nous savons maintenant sur qui frapper et quels sont les vrais fauteurs des guerres civiles.

— Quel dommage que vous soyez calotin, m’ont écrit des ouvriers dont je pourrais montrer les lettres. Voilà ce qu’il fallait dire et ce que nos journaux ne

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disent pas comme vous. Grâce à vous, « nous savons maintenant où est le gibier ».

J’avais été le porte-parole de toutes les souffrances sans voix, de toutes les douleurs muettes, de toutes les victimes passives, de tous les résignés, de tous les exploités et de tous les dupés, qui ne sont pas nés pour la lutte et qui n’osent même pas crier : Au voleur !

Mon livre est le dernier qu’auront lu beaucoup <le vieilles gens qui, ruinés par quelque manœuvre juive, échoués dans quelque petit appartement de banlieue, ruminaient tristement leurs malheurs et se disaient : « En ce temps où l’on écrit tant, on n’écrira donc jamais rien là-dessus? »

— C’est écrit maintenant! est venu leur annoncer un jour un parent, un ami, un voisin.

— Pas possible ! Où donc ?

— Dans la France juive.

Les cris de joie de tous ces opprimés dont la conscience était soulagée, le bonheur expansif de tous ces Français qui se sentaient un peu vengés s’élevaient dans Paris comme une bonne rumeur honnête et franche.

C’est ainsi qu’au théâtre de Bacchus, à Athènes, le coryphée qui, dans la parabase, s’adressait directement aux spectateurs pour leur demander leur témoignage sur des événements qui s’étaient passés la veille, trouvait dans l’assentiment du peuple la meilleure attestation de la véracité de ses paroles.

— Est-il vrai, citoyens, que vous ayez été indignement volés par ceux qui vous gouvernent?

—■ Oh oui! répondait le peuple d’Athènes.

— Est-il vrai que des hommes que vous avez connus sans bottes, il y a dix ans, aient acquis tout i coup des hôtels, des chevaux, des rentes depuis jue, nommés députés, pour défendre les intérêts de a démocratie, ils se sont mis à la solde des Juifs?

— Oh oui! répondait le peuple de Paris.

Et le chœur parisien appuyait la parabase de la France juive comme le chœur antique la parabase les Chevaliers : « Écoutez celui qui parle ! il est ligne de cette faveur, il partage nos haines, il ose lire la vérité: il affronte hardiment les trombes et :es ouragans. »

Parmi tant d’encouragements qui me sont arrivés le tous les coins de la France et de tous les coins de Paris, du Nord et du Midi, de la rue d’Aboukir et de a rue d’Enghien, de la rue des Gravilliers et du faubourg Saint-Antoine, ce qui m’a été le plus sensible, c’est l’allégresse de nos curés de campagne.

Ah les braves gens ! Quelles nobles lettres! Chez 3ux il y avait du contentement patriotique du plébéien, du gars vaillant que l’habit qu’il porte empêche de répondre, que la charité chrétienne décide facilement à pardonner mais qui trouve déshonorante pour son pays cette incessante, cette perpétuelle, cette avilissante attaque contre des êtres ifaibles. Ils ont constaté, non sans plaisir, qu’il existait encore, sur la terre de France, un homme qui javait un pied à peu près valide et qui savait s’en servir vis-à-vis des Juifs et des Francs-Maçons.

C’est en causant avec des curés de campagne, en lisant leurs lettres, que j’ai compris combien mon livre était utile et à quel degré de violence sourde avait atteint la persécution actuelle.

On ne vit jamais, à aucune époque, ignominie pareille à cette chasse faite au pauvre par une presse qui s agenouille devant tous les larrons juifs gorgés de nos dépouilles, qui raconte leurs chasses et décrit leurs réceptions en termes dithyrambiques. Jamais on ne travailla plus cyniquement à corrompre un pays.

Dans chaque village, la France avait un homme qui représentait l’idéal près de ces populations déjà entraînées vers la vie tout instinctive, déjà en chemin pour Retourner à la sauvagerie et à la bestialité. C était là une force morale d’une valeur incalculable. Les traîtres qui nous gouvernent ont tout fait pour détruire cela, ils se sont constitués les recruteurs du cabaret aux dépens de l’église.

Le prêtre, grâce à eux, est devenu un hors la loi, un outlaw , et pour beaucoup la douleur a été poignante. Il faut avoir pénétré dans les presbytères pour savoir ce qu’ont eu à supporter certains êtres nés sociables, enfants du pays, organisés pour vivre de l’existence de tous et se trouvant tout à coup aux prises avec des animosités imbéciles fomentées par un Franc-Maçon désireux de se faire une popularité à bon compte.

Le peuple n’a qu’une part de responsabilité très restreinte dans ces infamies. Il faut le dire bien haut, pour que personne ne soit étonné du châtiment

effroyable prêt à tomber sur cette bourgeoisie républicaine et maçonnique qui, d’ici à quelques années, va être égorgée, étripée, brûlée vive par ceux qu’elle a déchaînés, par ceux qui étaient des hommes avant et dont elle s’est efforcée de faire des brutes.

On organise cela à prix d’argent, le plus simplement du monde, avec quelques meneurs, quelques habitués de cabarets qui racolent les habitants, distribuent les journaux juifs. Au bout de quelque temps le village est perdu. Le prêtre entend partout les couacs ou les vobiscum ironiques. Que voulezvous qu’il fasse? S’avise-t-il, quand le sang populaire parle trop haut en lui, d’administrer une taloche à quelque ivrogne qui lui met le poing sous le nez? voilà la Lanterne qui s’empare de l’incident. L’évêque sans doute soutient son clergé, mais lui recommande d 'éviter les affaires. Couverts par le Franc-Maçon qui leur ouvre un crédit chez tous les débitants d’alcool, les insulteurs sont toujours sûrs de l’impunité.

Qu’espérer contre un homme comme Gravier, pour citer un personnage que j’ai vu à l’œuvre, pendant les vacances, dans le Calvados? Il a 300 000 livres de rente; en bon démocrate qui s’indigne contre les Fermiers généraux de l’ancienne monarchie, il s’est i fait octroyer une place de receveur général dans l’Aisne qui lui rapporte 80 000 francs; il a épousé la fille du sous-gouverneur du Crédit foncier et ses moindres désirs sont des ordres dans tous les ministères; il dépense 100 000 francs pour une élection sans en être appauvri. Que peut faire un pauvre desservant à 900 francs contre ce tyran maçonnique?

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Quand les fainéants et les ivrognes d’un village sentent cette puissance derrière eux, ils s’en donnent à cœur joie de huer le prêtre sur toutes les routes.

Le prêtre rentre alors dans son presbytère et, quelque vive que soit sa foi, il a peine à s arracher au découragement. En quoi peut-il exciter la haine? Il vit avec 900 francs ; avec le casuel cela peut monter à 1200 et, dans ces conditions, il faut avoir une domestique, suffire à mille frais, venir en aide aux pauvres. Tout le village le voit vivre ainsi. Quelque temps qu’il fasse, l’hiver, à travers la neige, en pleine nuit souvent, il répond au premier appel d’un malade. Pourquoi cette guerre sans trêve? Quel intérêt le gouvernement a-t-il à s’acharner sur lui? Il demeure ainsi attristé, hésitant, en proie au douloureux sentiment qu’on éprouve devant des faits qu’on ne comprend pas....

Ces faits, le prêtre aujourd’hui les comprend mieux. Derrière le Franc-Maçon il aperçoit le Juif; il a la claire notion de cette persécution particulière, sans analogue dans l’histoire, et qui est dirigée par les manieurs d’or contre les pauvres, par les fils de Judas contre les serviteurs de Jésus-Christ.

C’est d’avoir bien mis ce point en lumière que nos prêtres m’ont su gré.

Rien n’est touchant, en effet, comme de voir la reconnaissance de ces cœurs si désintéressés, si droits et si bons pour ceux qui essayent de les défendre, pour ceux qui combattent, en dehors et un peu en tirailleurs, à côté de notre admirable presse religieuse.

Tous m’ont interrogé sur Cassagnac, sur Cornely, sur Rogat, ils m’ont demandé des détails sur eux, et je pensais qu’à coup sûr bien des soldats de la cause catholique, qui parfois sont peut-être tentés de douter de l’utilité de leurs efforts, seraient émus et réjouis s’ils savaient comme on parle d’eux au fond d’un jardin de curé.

Ces prêtres, fds de la terre, n’ont pas les timidités de beaucoup de conservateurs honteux, ils aiment la force et pardonnent volontiers l’excès même dans certaines indignations généreuses. Ces mains loyales qu’on est heureux de presser sont des mains robustes, elles ne fondent pas sous votre étreinte comme des mains de Juifs accoutumées à caresser l’or. On devine sans peine que les pères de ceux qui dans l’ombre du sanctuaire élèvent le calice aujourd’hui et nous distribuent le Pain des Anges ont taillé la vigne jadis ou manié le manche de la charrue, sous le clair soleil de Dieu, pour nous donner le pain matériel et le vin qui tient chaud au cœur.

Le résultat de mon livre, encore une fois, a été de mettre le Juif bien en évidence, de le faire sortir de son vague humanitarisme pour le montrer tel qu’il est : attisant le feu de la persécution de toute la vigueur de ses poumons, de tous les soufflets de ses journaux, la rallumant quand elle est prête à s’éteindre. Mon mérite a été d’interpeller directement ceux qui dirigent les événements actuels en faisant parfois semblant d’en gémir.

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Les Juifs devaient souffrir dans leur amour de l’égalité d’être seuls à l’abri de toute attaque. Maintenant, ils peuvent s’apercevoir que sous le régime qu’ils ont commandité, appuyé par leurs finances, soutenu par leur presse, il y a des insultes pour to u le monde.

Le temps de la luxueuse irresponsabilité est passé pour Israël. On demande, selon l’expression de Jacques de Biez, « une révision de la Révolution ». On cherche à savoir à qui a profité cet immense mouvement; quels sont ceux qui, venus pauvres, il y a moins de cent ans, dans un pays riche, sont les seuls riches aujourd’hui dans un pays pauvre. On parle beaucoup de M. de Rothschild et, comme l’imprimait Cornely, avec sa bonhomie un peu narquoise, il n’est jamais bon, dans certaines situations, de faire si souvent parler de soi....

Sous ce rapport, rien n’est plus significatif que le mouvement qui s’est produit dans la presse. On a pu apprécier d’une saisissante façon combien est factice cette puissance de l’argent. Avec des millions, je l’ai dit déjà dans le Courrier français , on peut avoir des ducs dans son salon, et même dans son antichambre ; on ne peut arriver à empêcher une idée de passer. L’idée de la France juive a passé, non point parce qu’elle était revêtue d’une forme plus ou moins élégante, mais parce qu’elle était dans l’air, qu’elle hantait les intelligences et les cerveaux, que tout ce qui pense, à part les représentants de la république juive, pensait comme moi.

A ce point de vue, à l’exception de quelques hom*

mes qui se sont faits contre un Français les complaisants souteneurs du Prussien Wolfif, je n’ai eu qu’à me louer de mes confrères de toutes les opinions. Magnard, Fouquier, Scholl, Mermeix, Geffroy, Anatole France, ont écrit à ce sujet des pages toujours intéressantes, même quand elles n’abordaient pas directement la question; ils ont arrêté la foule au passage et l’ont obligée à regarder. En province, où l’on est moins empoisonné par le Juif qu’à Paris, il semblait que l’élan dût être moins vif; c’est le contraire qui s’est produit, et la presse de province presque tout entière a été magnifique de clairvoyance et de courage.

Cette France juive, combien parmi mes confrères l’avaient commencée avant moi et s’étaient arrêtés au premier feuillet, parce que la femme, en devisant le soir, à la clarté de la lampe, leur avait dit que le petit grandissait, qu’il usait beaucoup de chaussures ou que le mois prochain était le mois du terme ! Combien, parmi les esclaves mêmes d’Israël, ont causé avec moi de ce que j’ai écrit, dans ces heures d’épanchement où, rapprochés par la fraternité intellectuelle, on juge si sévèrement et si tristement ces événements et ces hommes que la ligne imposée au journal oblige de juger différemment en public !

Combien se sont intéressés à mon œuvre, dans les rangs mêmes des adversaires de mes idées, parmi ceux qui éprouvent le sentiment d’une vie incomplète et le regret amer pour l’écrivain de n’avoir pas versé dans l’âme des autres ce qu’on avait dans le cœur ou dans la tête ! Combien

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ont regardé partir le livre avec le regard qu’ont | les matelots qui n’embarquent plus en voyant s’éloigner les vaisseaux qui vont aux belles aventures! Combien se sont dit anxieux : « Il est sûr de son I affaire, il ne sortira pas du port, ou plutôt du sous- \ sol de l’éditeur, le capitaine du port, c’est-à-dire la J presse, ne délivrera pas la patente de navigation; 1 s’il s’obstine, il sera jeté à la côte, brisé par les j| rochers! »

Combien ont poussé un soupir de soulagement en constatant que le capitaine du port avait eu ce jour-là une distraction volontaire, que le vieux Neptune était du complot et que, flammes aux drisses, toutes voiles j au vent, le navire avait gagné le large et, sur le , ceruleum de la mer et sous l’azur du ciel, voguait heureux et triomphant en portant à son grand mât les chères couleurs de la Patrie !

Sans doute, à Paris du moins, il y a eu pas mal I de réserves faites dans les articles consacrés à la France juive. Gela me rappelait un peu la fameuse | séance où Dupin menaça Berryer de lui retirer la J parole. Qui ne connaît cette histoire? Berryer était | à la tribune et fulminait contre la République. Dupin prit sa voix la plus menaçante : a Si l’orateur conti- ; nue, dit-il, je me verrai forcé de lui appliquer les sévérités du règlement. » Puis, se penchant vers Berryer, qui était au-dessous de lui, et se servant de sa main comme d’un cornet, il ajouta : « Tape dessus, mon vieux, tu es en verve. »

c( Tape dessus, tu es en verve », c’est ce que m’ont dit mes camarades de tous les partis. « Nous sommes

;comme toi et nous n’avons pas envie de voir la Révolution française aboutir à la domination d’une poignée d’Hébreux échappés de tous les ghettos. »

Un vieux renard sémitique, qui ne manque ni de bon sens ni d’esprit à l’occasion, et qui dirige ces Archives israélites dans lesquelles j’ai puisé tant de précieux renseignements, ne s’est pas trompé sur la sympathie que rencontrait Israël dans les journaux mêmes dont les bailleurs de fonds sont juifs. Ravi d’abord de voir tant de gens accourir au secours de la Synagogue, il s’aperçut bientôt avec chagrin que, par une malechance incroyable, tous les coups dirigés contre moi tombaient comme grêle sur la postérité d’Abraham; à la façon dont on défendait les Rothschild, il se demanda comment on s’y prendrait ipour les attaquer....

A défaut du journal, le livre et la brochure auraient parlé. S’il fallait une preuve nouvelle de la pérennité de l’idée, qui sommeille un moment pour se réveiller plus vivace après, quelle démonstration plus frappante de ce fait que ce qui s’est passé à propos de la France juive ! Des Chrétiens et des libres penseurs, partant d’un point de vue différent et en arrivant à la même conclusion sociale, avaient écrit des livres pleins de pensées originales et de prophéties trop vite réalisées : ces livres, retirés peu à peu de la circulation, comme tout ce qui gêne les Juifs, n’étaient plus que des raretés bibliographiques. Voici qu’on réimprime ces volumes introuvables; que Toussenel , le phalanstérien , et Gougenot des

Mousseaux, le ferme Chrétien, reprennent leur discours interrompu par la mort et répètent aux hommes de 1886 ce qu’ils n’ont pu faire comprendre aux hommes de 1845 et de 1869.

Vers mon lit de blessé des amis accourent. Ils ont entendu, émerveillés, un jeune homme à la voix sonore et hardie, proclamer en plein boulevard des Capucines, à la salle des Conférences, que la France juive était une œuvre généreuse, que Patrie signifiait Terre des pères, que la France constituée par nos pères ne serait jamais une patrie pour les Juifs, qu’ils se trompaient en croyant avoir trouvé un pays de vaine pâture disponible et ouvert à tous, et qu’il était temps pour eux de plier encore une fois leur tente de nomades et d’aller chercher ailleurs une autre Terre promise....

Celui qui s’exprimait ainsi était-il un membre de nos Cercles catholiques, un clérical soutenant un autre clérical, un ami appuyant l’œuvre d’un ami? Non, c’était un républicain éprouvé, un républicain de conviction, et c’était pour défendre l’œuvre d’un confrère qu’il n’avait jamais vu, qu’il bravait les colères des Juifs, plus navrés d’ailleurs qu’étonnés de cette voix juvénile, qui leur disait au nom de la France républicaine : « Nous en avons assez de vous ! Il faut partir ! »

La conférence est devenue un livre : la Question juive, où de grandioses images font valoir des maximes vigoureusement frappées. Dans ce livre, Jacques de Biez se peint tout entier tel qu’il est : un vrai représentant de la race française, Celte mêlé de

Normand, très doux avec des veux d’un brun fauve, qui n’auront rien de rassurant pour l’ennemi le jour où, comme le disait Bernheim à l’auteur de la Question juive, « nous irons combattre sur la place delà Concorde pour savoir à qui restera Paris ».

Ce jour-là, de Biez sera content. Nos aïeux ont déjà vu arriver et partir beaucoup d’étrangers entrés dans cette terre de France par notre imprévoyance et notre désunion ; ils ont vu le capitaine Falstafï commander la Bastille et s’enfuir devant les premiers soldats du roi ; ils ont vu les Espagnols défiler devant Henri IV qui, du haut de la butte des Moulins, les regardait s’éloigner. De Biez compte bien voir la sinistre caravane « suivant les cigognes et marchant dans les ronces pour regagner la Palestine et l’Égypte ». Lui aussi, répétera gaiement aux Juifs ce que le Béarnais disait aux Espagnols : « Bon voyage, messieurs les Sémites , mais n’y revenez plus. »

Tandis que nous causions avec de Biez des destinées de notre pays, un humble prêtre, cœur vaillant sous une frêle enveloppe, venait m’apporter appui de son ^talent, lui aussi. Il commentait dans Lin livre d’une irréfutable logique : A propos de la France juive, les affirmations démon livre. « Quand nous irons place de la Concorde, dis-je à de Biez, fest celui-là qui nous bénira avant de partir au xrnibat. »

Dieu, qui a conduit toutes ces choses, a protégé 'e livre, quelque imparfait qu’il fût, parce qu’il a

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connu sans doute qu’il était inspiré par l’amour de la justice.

La France juive a fait son tour de France, et la voilà qui se prépare à faire son tour d’Europe, pour dire aux nations qu’il est encore ici des hommes libres qui ne plient pas le genou devant l’image idolâtrique de Mammon.

Tous les journaux du monde ont parlé de ce livre, dont personne ne devait parler. Des centaines de milliers d’êtres humains ont lu ces deux volumes, qu’on se préparait à descendre dans les caves, puisqu’on en avait vendu pendant la première semaine vingt-cinq exemplaires sous les galeries de l’Odéon.

Ce pamphlet-pilon, comme on l’a appelé ironiquement, a été dévoré par des femmes du peuple et feuilleté avidement par des mains de duchesse. Le même jour, je m’en souviens, j’ai déjeuné chez une citoyenne avec des citoyens qui avaient voulu boire à ma santé, et j’ai dîné au faubourg, vous savez, le fameux Faubourg, chez une grande dame que mon livre avait absolument enthousiasmée.

C’est très joli ces vastes hôtels, ces jardins admirablement arrosés sont d’une fraîcheur délicieuse pendant une soirée d’été , et c’est plaisir que de causer là dans le silence qui enveloppe ces rues endormies. J’étais ravi de voir combien, dans certaines natures élevées, l’âme française est restée une. La républicaine et la patricienne parlaient de la France avec le même accent d’ardent amour et avec le même mépris des Juifs, qui nous déshonorent et nous pillent. Une nuance légère séparait seulement

ces deux aryennes, en ce qui concernait le sort des jprinces d’Israël ; la républicaine paraissait souhaiter qu’on les fusillât, et la patricienne me semblait préférer qu’on les pendît....

— C’est notre livre, m’ont dit les innombrables amis que mon œuvre m’avait tout à coup donnés, et qui s’inquiétaient plus que moi du nombre des éditons et du développement de la circulation.

Ce mot explique que la présente étude paraisse dans un volume à part et non en tête de l’édition définitive de la France juive , ainsi que j’en avais ’intention.

Qu est-ce que vous faites? me dirent des visiteurs iccouius chez moi effarés, lorsque j’eus annoncé lans la France 1 intention de traiter la question de Escrime sémitique dans mon introduction.

Ce que je lais ? Vous le voyez, je fais ma malle, e m’efforce de fourrer dedans tous mes livres, et aême d’y introduire quelques chemises.... Vous leiiez bien aimable, puisque vous êtes là, de presser :n peu sur le couvercle.

— Vous n’avez pas le droit d’agir ainsi.

— Comment, je n’ai pas le droit ?

Non — Vous parlerez là dedans du président e la 10e Chambre?

- Evidemment... Je compte communiquer au

ublic quelques pensées qui me sont venues à son ndroit.

— C’est bien ce que nous redoutions.... On vous oursuivra....

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— Rassurez-vous... Je serai plein de vénération pour la vie privée de ce magistrat. Je ne l’outragerai que dans l’exercice de ses fonctions....

— Mais alors....

— Alors j’irai devant le jury où j’ai la chance de rencontrer d’honnêtes gens, ce qui ne m’arriverait certainement pas si j’avais affaire à des magistrats nouveau modèle.

— Vous avez cette chance, mais enfin, par le temps qui court, c’est une chance. N’oubliez pas que Bozérian qui s’est senti morveux s’est mouché, avec son complice Lenoel, dans un projet de loi contre la Presse qu’il a soumis au Sénat. Ce projet n’a excité qu’une risée générale, mais un autre peut le j reprendre et le faire accepter. Vous n’avez pas le droit d’exposer à des poursuites un livre qui est à nous plus qu’à vous, un livre qui fait du bien à tous, qui porte partout la bonne nouvelle, qui prépare un mouvement prochain. Dans huit jours la , France juive sera hors d’atteinte; ne la ramenez pas sous le feu. Si vous voulez combattre encore, armez une légère tartane qui, si elle est prise, n’empêchera pas le grand navire de poursuivre glorieusement son chemin.

Le conseil m’a semblé sage et, d’ailleurs, j’ai été touché plus que je ne saurais le dire de constater, le 14 juillet, que quarante personnes dont j’ignorais même le nom avant la publication de la France juive , avaient, réunies dans une même préoccupation, songé à rechercher la date de la mise en vente de l’ouvrage et m’annonçaient joyeusement

que, trois mois étant écoulés, la prescription était acquise.

Au point de vue de la diffusion de mes idées c’était un assez agréable résultat; — et une assez péremptoire réponse aussi à ceux qui prétendaient que mon livre était plein de choses mensongères. Je ressentis, je l’avoue, en ce jour de Fête nationale, un peu de la joie qu’éprouva Xénophon, à la fin de la retraite des Dix mille, lorsque le dernier des Hoplites eut franchi le défilé des Ghalybes.

« Thalassa ! Thalassa ! La mer! La mer! » s’écrièrent les soldats grecs de l’avant-garde, heur eux d’avoir mené à bien, avec l’aide des Dieux toutpuissants, un si long voyage à travers tant de périls. Reconnaissants envers Jupiter, bienfaiteur des mortels, et envers Arès, dieu des vaillants, ils élevèrent dans le lieu même où ils s’étaient sentis libres de tout danger un autel de pierre auquel ils accrochèrent an faisceau de boucliers rompus et d’armes brisées. J’imitai leur exemple à ma façon et, dans une petite 3glise de village, je fis brûler un cierge à la bonne Vierge, pour la remercier de m’avoir préservé des seuls hommes que je craigne dans le monde : les magistrats Francs-Maçons, les avocats et les huissiers....

C’est ainsi qu’après m’être proposé d’écrire une simple introduction pour l’édition définitive de la France juive, je me suis résolu à écrire une brochure à part. Peu à peu, l’air de la mer aidant, je me mis laissé entraîner à remuer des idées avec mes ecteurs, et la brochure est devenue le volume que je irends la liberté de vous présenter....

Si Deics pro nobis quis contra nos ?

(Saint Paul.)

/antisémitisme n’est pas une question religieuse. — La perpétuelle équivoque des Juifs. — Le Sourd ou l'Auberge pleine. — Le rêve de domination juive. — La Iiabbala denudata. — La conversion des Juifs et l’abbé Léman. — L’aristocratie française et la Juive- 1 rie. — Les mariages mixtes. — Le livre que je n’ai pas voulu faire. — La sœur d’un ambassadeur. — Des chiens qui mangent de la volaille. — Un Marly. — La paille et la poutre. — Les deux i macassars. — Le baron Hulot du roman et le baron Hulot de i l’histoire. — Une lettre de Glais-Bizoin ou la conscience de Barthélemy Saint-Hilaire. — Un communard qui ne l’est pas. — Ce que j’écrivais sous la Commune.

Je viens maintenant à quelques-unes des critiques jui m’ont été adressées.

Le grand reproche que m’ont fait ceux qui attaquent notre religion du matin au soir, qui en tourient les cérémonies en ridicule et en couvrent les ninistres d’injures sahs nombre, a été de m’être itlaqué par fanatisme à une religion différente delà nienne. Or, comme je l’écrivais au Juif Lisbonne, ^résident du conseil général de l’Hérault, il n’y a pas, dans les douze cents pages de la France juive , an outrage à un rabbin, une raillerie même inof-

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fensive contre des croyances dont je ne parle qu’avec: infiniment de circonspection.

Ce reproche cependant n’avait rien qui pût m’étonner. Il était la continuation de la perpétuelle* équivoque dont les Juifs se sont servis pour nous mettre nus comme des petits saint Jean.

Depuis cent ans les Juifs nous offrent une représentation permanente du Sourd ou V Auberge pleine.

Un voyageur arrive, demande une chambre.

— Nous n’en avons pas.

— Que vous êtes aimable ! J’avais réellement bien besoin de repos.

Il se dirige alors vers la meilleure chambre de l’hôtel.

— Mais je vous dis que c’est loué !

— Ne vous donnez pas la peine de me conduire ; je trouverai tout seul.

Le voilà qui se déshabille imperturbablement maH* gré les cris de l’hôtelier.

— Mais, monsieur, je vous répète que cette chambre n’est pas libre.

— Merci mille fois de votre sollicitude; je suis] fort bien et je crois que je ferai une bonne nuit

Impossible de se faire comprendre de ce faux sourd résolu à ne rien entendre et qui finit par s’installer dans le lit d’autrui.

Israël s’amuse ainsi à jouer avec nous aux propos interrompus.

— Gomment se fait-il qu’en quelques années la fortune presque entière de la France se soit centralisée entre quelques mains juives?

— Quoi ! malheureux ! vous voudriez, au nom des réju gés d’un autre âge, nous empêcher d’adorer le ieu de Jacob, de célébrer Yom-Kippour et Peçah?

— Vous vous êtes abattus comme une pluie de luterelles sur cet infortuné pays. Vous l’avez ruiné, ligné , réduit à la misère, vous avez organisé la lus effroyable exploitation financière que jamais le îonde ait contemplée.

— C’est la fête de Soucoth qui vous gêne? Soucoth, i poétique fête des feuillages.... Allons donc, soyezde otre temps, laissez à chacun la liberté de conscience.

— Les Juifs allemands que vous avez trouvé le îoyen d’introduire dans tous les emplois, dans les îinistères, dans les préfectures, au Conseil d’Etat 3nt d’impitoyables persécuteurs; ils vilipendent >ut ce que nos pères ont respecté, ils jettent nos rucifix dans des tombereaux à ordures, ils s’attaquent nos héroïques Sœurs de Charité !...

— Les principes de tolérance proclamés par 89 ! il ,’y a que ça! C’est la gloire d’Israël d’avoir défendu 3s doctrines. Cher et bon Israël ! Israël, phare des gâtions ! Israël est le champion de l’Humanité; il eut le bien de tous les peuples..., c’est pour cela u’il le leur prend.

Dans ces conditions, on le comprend, aucune iscussion sérieuse n’est, possible. Vous interrogez I. de Rothschild. Vous vouiez, en vertu de vos roits de citoyen, connaître ce qu’il a dans le ventre u ce qu’il a dans sa caisse, savoir quel travail il a roduit en échange des sommes prodigieuses qu'il

perçues. M. de Rothschild est sorti. A sa place,

DEVANT L’OPINION

c’est M. Franck qui se présente; un très honnête homme, un brave savant qui vous parle religion quand vous lui parlez économie politique et qui vous répond par des balivernes sur le Progrès quand vous le questionnez sur les exactions de ses coreligionnaires.

Un des mérites de la France juive , je ne crains pas encore de l’affirmer, a été de dissiper ce malentendu entretenu avec tant de complaisance et de montrer nettement ce qui était en cause.

4 aucune époque, on peut désormais formuler ; ceci comme un axiome, les Juifs n’ont été persécutés pour leur religion; ils ont été frappés parce qu’ils voulaient dépouiller les nations qui leur avaient accordé l’hospitalité, réduire en esclavage ceux qui les avaient accueillis. La prétendue persécution juive n’a été que l’exercice du droit de légitime défense (1). J

Si les intérêts religieux seuls eussent été en jeu,

(1) L’Espagne, livrée aux Maures par les Juifs et menacée de. perpétuels complots, s’est très légitimement défendue contre eux, et c’est grâce à l'Inquisition qu’au lieu d’être réduite comme la France à l’état de lieu vague, elle a conservé sou originalité de nation, ce caractère de fière indépendance qui lui permet, après avoir triomphé de Napoléon, de braver, à propos des Carolines, l’Allemagne devant laquelle nous tremblons.

Tous ces points ont été mis en relief avec beaucoup de bonne: foi par l’abbé Léman : « Il est faux, dit-il, absolument faux que> jamais un Juif sincère et avoué, reconnu comme Juif, ait été recherché et poursuivi pour sa religion. Le tribunal n’a jamais recherché que les Judaïsants, c’est-à-dire les Juifs déguisés en Chrétiens, redoutables comme hypocrites et conspirateurs pour la foi chrétienne et la patrie espagnole. »

Ce qui nous ôte le sens de l’histoire, ce qui nous empêche dt

c’est la Papauté qui aurait pris la direction du mouvement. Or, à toutes les époques, les Juifs l’ont jreconnu eux-mêmes, c’est la Papauté qui a intercédé pour Israël, qui a empêché sa destruction totale. Ce sont les Papes les plus zélés pour l’Église qui ont été les plus miséricordieux pour les Israélites, et les rois les moins mystiques qui ont été les plus sévères pour eux. La question antisémitique a constamment été ce qu’elle est aujourd’hui, une question économique et une question de race.

Israël, d’ailleurs, a toujours compris les choses de cette façon, et c’est là son honneur en un sens ;

' est cela qui relève ce peuple voué aux vilains trafics le l’argent, qui lui donne une figure à part et qui l’est pas sans grandeur.

Au milieu du plus profond abaissement, les Juifs l’ont cessé de proclamer entre eux qu’ils étaient le )euple souverain, le peuple choisi pour commander jiux autres. La Kabbale, la Tradition orale, affirmait

profiter des leçons qu’elle contient, ce sont deux sentiments provenant d’une source unique, l’orgueil : le mépris de nos pères et estime exagérée de nous-mêmes, qui nous fait croire que nous talons mieux qu’eux, que nous sommes meilleurs, plus éclairés u ils ne l’étaient. Les vrais Espagnols savent parfaitement que les "rands Inquisiteurs, les patriarches des Indes, les archevêques de olède et de Bm gos, qui prenaient part aux actes de l’Inquisition, taient de saints prêtres et de bons citoyens.

! Si nos prélats les plus tendres et les plus doux assistaient à la’conuête de la France par l’Allemagne, s’ils avaient la preuve que la uerre a été préparée comme une spéculation Financière, que les Juifs lacés dans toutes les fonctions importantes nous ont trahis, ils feraient, ans le coin de territoire qui nous resterait, ce qu’ont fait palriotiuement les prêtres espagnols, ils s’efforceraient de découvrir les Sélites qui conspirent contre nous et ils les livreraient au bras séculier.

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ces destinées glorieuses aux heures les plus sombres dans la fétidité des plus obscurs ghettos. Pourvoit: guider dans les ténèbres du Zohar, vous avez 11 Kabbala denudata du dix-septième siècle (1), vou y verrez clairement annoncés les événements d’au jourd’hui.

Les autres princes et les peuples étrangers serviront < vénéreront le grand Nom Tétragrammatique (2) éternelle ment uni avec l’Église d’Israël. Oui, je le répète, les prince serviront le Seigneur et l’Église d’Israël et tous les peuple: quelque nombreux qu’ils soient sur la terre, seront les servi! teurs des Israélites. Ils ne subiront d’autre influence queceli j de l’Église d’Israël qui sera leur maîtresse et leur impératrice elle leur fournira des aliments de ce qui restera apres qi tous les siens jusqu’au dernier auront mangé ; ils lécheront poussière de ses pieds. Alors toutes les principautés sero. soumises aux Israélites, et c’est par eux qu elles recevront lei nourriture. Et de même que les princes serviront spontanéme et de bon gré l’Église d’Israël dans les hautes régions par qu’elle leur donnera de quoi vivre, de même les soixante-d peuples serviront les Israélites et s’attacheront à eux; tous se( viront le Seigneur. La confiance de tous les peuples sera do: dans le Seigneur, et, comme ils chercheront par le fait de le propre volonté à resserrer leur union avec lui, ils seront p le fait de leur propre volonté, les serviteurs des Israélites....!

(1 ) Kabbala denudata, seu doctrina Hebreorum transcendenta et metaphijsica. Sulzbaci , typis Abraliaini Lichtenthaleri, 1677. j

(2) Le nom tétragrammatique, le nom à quatre consonnes, c est nom de Jéhovah, qu’il était jadis défendu d’écrire et de prononc

(3) Reliqui autem principes et populi extrinsecus adstabu ministr antes atque sevvientes Nomini magno Tetragammato , ci Ecclesia Israël ( i . e. Malchuth) in perpetuum unito; juxta Hos 2, 19. Jesch. 60, 19. Sech. 2, 5. Principes, inquam, servient Dom et Ecclesiæ Israël; et omnes populi quot cumque in tena fuer etiam servient Israelitis ; juxta Jesch. -49, 23. Nec ullum accipi*

Il est impossible d’être plus explicite et d’anayser plus clairement le mouvement qui est en train le s’accomplir, grâce à la Franc-Maçonnerie.

La Juiverie sera la Maîtresse et l’Impératrice, domina et Imperatrix. Les peuples ne penseront ;ue par elle ; ils ne subiront d’autre influence que i sienne, nec allum influxum accipient nisi per ïcclesiam Israël. Les travailleurs chrétiens ne se ourriront que des restes des banquiers juifs ; ils ne langeront que lorsque le dernier des Sémites sera avé. « Après nous s’il en reste! » C’est le mot de tern au Cercle de la rue Royale : « Dans vingt ans } ne sais pas comment diable un Chrétien fera pour ivre. »

! Les princes accepteront le joug volontairement, ins révolte, prona voluntate. Pris dans les mailles Ee l’exploitation financière, ils dépendront de ceux ui, par les emprunts, les font vivre. Ils serviront is haines religieuses de la Synagogue, quictab ilia ccipient alimenta sua.

Ce livre date de 1677. A cette époque, on lit à

fluxum nisi per Ecclesiam Israël , quæ ipsorum omnium erit nnina et Imperatrix ; et alimenta ipsis ministrabit ex illo, quod liquum erit in fine omnium ejus graduum ultimorum; juxta sch. 49. Pulverem pedum tuorum lingent. Atque tune omnes nncipatus subjecli erunt Israelitis , et per hos suam accipient itritionem. Quo pertinet Sechar. 8, 23. Et sicut Principes illi rentes et volentes seraient Ecclesiœ Israël in supernis, quia ab accepient alimenta sua : sic 70, populi lubentes seraient " aelitis hic infra, iisq; adliœrebunt, et omnes seraient Domino, xta Sephani 3, 9. Jesch. 2, 3. Ps. 1, 23, 2. Sechar. 14,9. Tune tur fides omnium, populorum erit in Dominum; et quia omni idio quœrent eidem adhœrere, prona aoluntate seraient Israeis.

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l’entrée de tous les jardins publics d’Allemagne :

« Il est interdit aux porcs et aux Juits dentier ici. » Un Juif n’a pas le droit de coucher, même une nuit, à Strasbourg. Il y a douze familles juives ; tolérées à grand’peine dans le Paris de Louis XIV. Figurez-vous un livre déparias et de piosciits écrit par d’autres dans ces conditions : vous y découvrirez peut-être une esperance confuse de voii luire un ; avenir meilleur, un souhait timide poui qu on i accorde sinon l’égalité, du moins quelques dioitsaux^ déshérités. Israël dit superbement sous la loque jaune qui le couvre encore : « Nous sommes la race supérieure, le monde nous appartient et nous

serons les maîtres du monde. »

Ce peuplée à la .tête dure », comme l’appellent les Prophètes, n’a jamais cru que sa mission fût terminée ; il a refusé de courber le front sous l’anathème, et poursuivi à travers les opprobres et les réprobations son rêve de domination temporelle. Il avait été le peuple de Dieu, il deviendra le peuple de

Satan, mais il n’abdiquera pas.

Voilà des traits qui éclairent la psychologie d’une race et que les savants officiels, toujours tremblants à la pensee de se brouiller avec la JuL verie triomphante, se gardent bien de mettre en lumière.

A ce point de vue, le livre tout récent de l’abbé Léman, F Entrée des Israélites dans la Société française , est important à étudier. Certes, 1 auteur es un Chrétien sincère et un prêtre irréprochable

malgré tout, il est resté Juif clans la notion qu’il a de sa race. On sent percer à chaque ligne la conviction que les Chrétiens sont trop lâches et trop bêtes pour se tirer d’affaire tout seuls, et qu’il faut, pour que l’Église soit sauvée, que les Juifs consentent à s’en mêler.

Je crois qu’il serait bon de s’entendre à ce sujet. Certes, la conversion d’un Juif est la plus grande joie que puisse éprouver l’Église de Jésus-Christ, et je sais dans cet ordre des faits véritablement attendrissants.

Je ne connais rien de plus émouvant que la vie et la mort d’un vieux rabbin d’Italie nommé Jarrach. Touché par la Grâce, il avait quitté, pour recevoir le baptême, une situation assurée. Abandonné de tous, honni par les siens, sans ressources, il serait mort de misère à Paris sans Mgr Perraud. L’illustre Oratojrien quêtait pour lui tout le mois et le 1er de chaque mois il portait 200 francs à son protégé.

« J’ai renoncé à tout, disait Jarrach à son lit de mort, pour qu’il- y ait une croix sur ma tombe. » Quelques minutes avant d’expirer, il commentait encore à haute voix les Psaumes de David annonçant la venue du Messie, afin que sa femme, restée juive, pût profiter de cet enseignement. « Vous la baptiserez avant qu’elle meure , » disait-il au prêtre qui l’assistait, et la vieille Juive, effectivement, se sentant prête à s’éteindre, appela l’ecclésiastique qui avait recueilli le dernier soupir de^on mari et voulut recevoir le baptême de sa main.

C’est comme cela que nous comprenons les conver-

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sions. Quant aux conversions politiques qui auraient pour but de mettre à l’abri des richesses pour lesquelles on aurait des inquiétudes, nous n’y tenons en aucune façon. L’opération manigancée entre Lévy-Crémieu et Tirard nous a coûté assez cher pour que nous sachions ce que les Juifs entendent parfois par conversion....

Le baptême efface le péché originel, mais il n’a aucune efficacité pour régulariser les fortunes suspectes et empêcher les revendications légitimes. Non remittetur peccatum nisi restitaetur ablatum, dit très justement saint Augustin.

Sages et bien avisés en ceci comme en tout, nos ancêtres avaient prévu le cas, et quand un Juif se convertissait, ses biens revenaient de droit à la Couronne, afin qu’on ne pût émettre le moindre doute sur la sincérité d’un acte qui donnait un fils de plus au Père commun des fidèles.

Si les Israélites veulent venir à l’église, comme les y engage l’abbé Léman, qu’ils s’y présentent modestement et simplement; qu’ils achètent un paroissien, s’asseyent sur une chaise et suivent les offices comme nous tous, mais qu’ils ne caressent pas l’espoir, quand ils n’auront pas réussi à nous réduire en servage parla Maçonnerie, de devenir nos maîtres en se déclarant chrétiens (1). Le peuple

(1) La conversion des Juifs aux derniers temps est une tradition dans l’Église, mais elle n’a en aucune manière le caractère d’un article de foi. Ce n’est qu’en torturant et en faussant le sens de l’Épitre de saint Paul aux Romains qu’on peut faire dire à l’Apôtre des Gentils que les Juifs convertis domineront le monde. Il n’est

juif a eu un rôle glorieux entre tous dans l’histoire des nations. La Grèce nous a donné les chefs-d’œuvre du génie humain. Rome a conquis le monde par les armes. Israël a été le gardien de la Promesse au milieu de l’universelle idolâtrie. Cette mission est la plus magnifique de toutes, mais enfin elle est finie. De ce qu’on a été déicide, il ne s’ensuit pas qu’on ait le droit d’opprimer à perpétuité des peuples qui n’ont pas crucifié le bon Dieu....

Sous ce rapport, le vieux talmudiste qui dirige les Archives et qui ne me porte pas dans son cœur, quoique je le lise assidûment, a écrit à maintes reprises des choses excellentes.

11 a parlé notamment, avec infiniment de justesse, de ces mariages mixtes qui, inféconds presque toujours, sont le plus souvent malheureux, quand ils ne se terminent pas par un drame.

A ceci quoi d’étonnant? C’est la Cupidité qui fait la demande, et la Vanité qui fait la réponse dans ces unions que l’Intérêt noue et que le Dégoût se charge de rompre. Dans beaucoup de cas l’anneau nuptial

nulle part question dans les Pères de l’Église d’une seconde vocation d’Israëî, mais d’une espérance de le voir renier ses erreurs et revenir à la foi de ses pères, comme il est dit dans Malachie : « Je leur enverrai Élie de Thesba et il convertira le cœur des enfants vers le cœur des pères. » Saint Augustin en parlant de cette question du retour des Juifs indique bien que, loin de devenir les chefs et les maîtres de leurs aînés dans le christianisme, les Juifs formeront l’arrière-garde de l’armée du Christ; ils seront, dit-il, les esclaves des Chrétiens : Christianorum servi.

Bergier, dans son Dictionnaire de théologie, a longuement discuté cette tradition en montrant combien elle était fragile.

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semble, comme l’anneau de Polycrate, être apporté par un poisson....

Quel mépris réciproque ne doivent pas s’inspirer les deux conjoints : la femme qui a renié pour un titre la religion pour laquelle ses pères ont tant souffert, l’homme qui a vendu pour un sac d’écus ce nom pour l’honneur duquel ses ancêtres ont si longtemps combattu !

Ces conversions, d’ailleurs, sont de pure forme la plupart du temps. La Novojé Vrjemia a publié à ce sujet, à la date du 5-17 juin 1886, un très instructif article dans lequel un correspondant parisien, qui signe Jakoleff, constatait l’impression produite par la France juive dans un groupe d’étudiants, de savants, d’artistes du quartier latin, hostiles aux croyances religieuses, mais habitués à agiter des idées, à penser par eux-mêmes, ce que ne font jamais les gens du monde, qui attendent l’opinion de leur journal.

Le signataire de cet article racontait un entretien qu’il avait eu avec M. Zadoc-Khan. . '

« Il arrive , disait le grand rabbin à son interlocuteur, qu’une Juive, tout en épousant un Chrétien élève ses enfants dans les préceptes du culte judaïque. Ainsi font la duchesse de Gramont, une comtesse et une marquise qui fréquentent assidûment la synagogue tout en étant mariées à des Chrétiens.

« Tenez, ajoutait le grand rabbin, voici la lettre que je viens de recevoir d’une jeune fille qui épouse un Chrétien malgré la volonté de ses parents. Voilà ce qu’elle m’écrit. » Zadoc-Khan m’a lu la lettre. La jeune fille s’excusait près du grand rabbin, dans les termes les plus affectueux et les plus

tendres, de lui annoncer une nouvelle qui le contrarierait. Elle allait épouser M. X., mais c’était un caractère faible, et elle priait le grand rabbin d’être sûr et certain qu’elle resterait fidèle à la religion de ses pères et le conjurait de conserver une place à la synagogue à elle et à sa future famille.

« Vous voyez comme cela se fait, concluait M. Zadoc-Khan; cette belle demoiselle, devenue Mme X., fréquentera toujours notre société ; je l’aimerai comme par le passé et sa vie ne changera en rien. »

Je ne pense pas qu’on m’accuse jamais d’attaquer le clergé, mais certains prêtres de Paris ont un peu leur part dans ce résultat, et il faut avouer qu’en beaucoup de circonstances, le rôle le plus digne est pour le rabbin.

Quelques ecclésiastiques ne voient dans le mariage qu’une messe en musique, des tapis jusqu’à la rue, un imposant défilé à la sacristie qui fera honneur à la paroisse; ils sont ravis d’apprendre qu’un jeune homme, qui est dans les bons principes mais qui s’est ruiné pour ne les avoir pas pratiqués, va de nouveau avoir un grand train de maison. Us donnent le baptême et l’absolution un peu comme on accomplit une formalité. Us n’abordent jamais la question de restitution, qui est la question vive quand il s’agit des Juifs; ils ne songent pas à dire, comme aurait fait le plus humble moine du Passé, comme ferait encore plus d’un modeste desservant: «Tous avez vingt millions, c’est fort bien, mais ces millions ont été arrachés par monsieur votre père à des malheureux, restituez-les et nous chanterons V Alléluia pour célébrer votre arrivée parmi nous. »

Parfois même il est arrivé qu’on a procédé au

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mariage avant la déclaration de la conversion, pour ne pas froisser une tante juive à héritage.

Quoi de plus naturel, dans ces conditions, que le sentiment qui ramène la jeune juive à la synagogue? Dans la tribune haute de la Schule, la jeune convertie par vanité retrouve tous ses souvenirs d’enfance. La dernière marchande à la toilette qui est là, et qui travaille pour la cause d’Israël tout en négociant des reconnaissances du Mont-de-Piété, lui semble plus intéressante que les femmes du monde hypocrites, qui courent au bal, entre deux lamentations, pour y montrer ce qu’un couturier d’esprit avait baptisé : « le costume Châteauvillain ». Tous ces petits Juifs futés, camelots ou boursicotiers aujourd’hui, demain conseillers municipaux ou députés, sont pour elle1 supérieurs intellectuellemeut et moralement à ces gentilhommes qui rôdent autour des riches héritières israélites pour pouvoir continuer avec leur dot une existence de fainéantise et de plaisir.

Peu à peu nos grands seigneurs seront ainsi dansi la situation de ce bon chevalier qui avait épousé lai, fille d’une sorcière, dont l’incomparable beauté l’avait fasciné : chaque soir, à minuit, en se retour-r nant dans son lit, il trouvait la place vide. Il fermai les portes de la chambre conjugale : peine inutile. Il voulut savoir à quoi s’en tenir, il interrogea, i menaça, et sa femme lui avoua qu’obéissant à ur appel irrésistible, elle enfourchait toutes les nuit) un manche à balai pour aller dans la lande assiste) au sabbat....

Les fils de l’aristocratie, après avoir pris le bras

lard du premier communiant, iront bientôt, selon oute probabilité, lire pour la Barmitzwr, leur chantre de l’Apthura. Les petits-fils seront de purs uifs. Israël, à force de patience, aura réalisé le êve qu’il caressait au Moyen Age, lorsque quelques ;uifs, comme les Kalonymes de Narbonne, étaient éjà possesseurs de fiefs de franc-alleu; ils seront entrés dans la noblesse française en conservant leur eligion. C’est au moment, comme toujours, où ils roiront toucher le but, que leur rêve s’écroulera.

En ces marchés; en effet, ce sont les Juifs qui sont îs dupes pour la première fois de leur vie. Si, malgré mt de substitutions, de mésalliances et de défailles, quelque prestige s’attache encore à certaines imilles qui ont été incessamment mêlées à notre istoire, c’est que notre tenace illusion s’obstine à oir quand même dans les représentants d’une aris- >cratie qui fut grande, l’incarnation de la race franlise héroïque d’autrefois. Le jour où, comme le dit urélien Scholl, tous les fils de croisés auront le nez émitique et où l’armorial sera peuplé de descenants de marchands de lorgnettes, les seuls reprémtants de la race seront les roturiers sans mélange 3 sang juif. Ce seront les actes de baptême d’arrièrearents des deux côtés qui serviront de quartiers de oblesse et les vrais nobles seront ceux qui pour-» )nt prouver que depuis trois cents ans la famille été chrétienne de père en fils (1).

(t) D’ici à peu de temps, quand l’univers, exaspéré de ne plus lûler un instant de repos, se soulèvera tout entier contre les

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Je cherche en vain pour quel motif il m’eût été défendu de dire ce que disent, avec beaucoup de raison, les journaux israélites eux-mêmes, et ce qu’écrivent sur tous les tons les chroniqueurs et les courriéristes, à propos de la décadence d’une certaine partie de l’aristocratie française.

Juifs, les actes de baptême remontant à quelques générations constitueront le plus sûr passeport pour voyager en Europe.

La Russie, qui se prépare aux grandes destinées qui l’attendent, a fait, avant de se mettre en mouvement, ce qu’onL fait la France en 1394, et l’Espagne en 1492, elle a pris contre les Juifs les i mesures les plus rigoureuses. 11 est d’élémentaire prudence, en effet, quand on a envie de conquérir le monde, de ne pas laisser derrière , soi des gens qui mettent le feu chez vous en votre absence ou qui se disposent à vous fusiller dans le dos. La France, qui retourne de la civilisation à la barbarie, jette hors de leur domicile des Français coupables de prier Dieu en commun; la Russie, qui sort de i la barbarie pour aller à la civilisation, prend les plus salutaires j précautions pour empêcher les Juifs étrangers de venir conspirer ,

chez elle. J

Le très haut Sénat impérial russe a complété sous ce rapport avec la plus patriotique prudence un ukase du 18/30 avril 1886 : j « Tout étranger, même en possession d’un passeport en règle, sera tout de suite expulsé si les autorités découvrent qu’il appartient à la religion israélite et qu’il n’en a pas fait la déclaration. )

« Tout étranger appartenant au culte israélite, et muni d’un passe port en règle, ne pourra séjourner dans l’empire que pendant un délai maximum de six mois. Ce délai pourra être, par dérogation et par arrêté spécial du ministre de l’intérieur, prolongé de, six mois, si l’étranger prouve qu’il a besoin de cette prolongation. » I « ... On ne saurait trop recommander à nos compatriotes, qui se rendent en Russie, dit avec raison le Figaro, de se munir d’un acte de baptême, s’ils en ont un. Un Français s’est vu, il y a quelques temps, refuser le visa au consulat général de Russie à Dantzik, | parce que, lui disait le commis de chancellerie russe il avait l'air juif. Le malheureux, qui allait à Kiew pour entrer comme précepteur dans une famille, fut obligé de passer sa journée à faire démarches sur démarches. Et ce ne fut qu’à grand’peine qu’il obtint le visa, après avoir prouvé (et Dieu sait comment !) au commis de la chancellerie russe qu’il n’était pas israélite. »

Ce « Dieu sait comment » se passe d’ailleurs de commentaires.

Je n’ignore pas quelles réserves de vertu, de dévouement, de foi, il y a encore dans ces vieilles familles provinciales dont l’existence s’écoule loin du bruit,-— et sur lesquelles, malgré tout, rejaillit le scandale donné par un monde qui croit, je ne sais pourquoi, représenter le high life, tandis qu’au contraire il représente une vie très basse.

C’est de ce dernier monde seul dont j’ai parlé et je ne l’ai jugé que d’après ce qu’il exhibe volontairement devant le public.

Certes, si j’avais eu le goût du scandale, j’aurais écrit un chapitre autrement curieux avec ce qu’on raconte parlout. Je n’ignore pas comment on peut envelopper une vérité cruelle dans une de ces allusions transparentes, que chacun devine et que seules les personnes désignées sont obligées de ne pas avoir l’air de comprendre. L’antiquité nous a appris cet art; elle nous a enseigné comment Harmodius etAristogiton cachèrent sous des roses, dans la corbeille des Panathénées, le poignard qui devait délivrer une ville; comment un ami fidèle dissimula sous ■des figues le serpent qui devait épargner à une reine l’humiliation d’être traînée derrière le char du vainqueur.

J’ai dédaigné ces faciles artifices. N’en déplaise cà M. de Pontmartin, qui m’a reproché, dans un article légèrement morose, de n’avoir pas essayé de faire des portraits à la La Bruyère, j’avoue que le temps me semble trop rude pour ces études souvent exquises, mais toujours un peu perfides, bonnes seu-

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lement à émoustiller jadis la curiosité d’une époque, qui avait du loisir pour deviner les énigmes.

A Auerstaedt, au moment où le baron Lepic, qui mourut comte à Eylau, levait son épée pour charger à la tête de son régiment de dragons, la jugulaire de son casque se détacha et le casque roula à terre. Les officiers ne voulurent pas charger la tête couverte quand leur chef chargeait tête nue, ils défirent leur casque à la hâte. Les soldats, avec cet admirable instinct de raffinement dans l’héroïsme qui est inné dans l’âme française, jetèrent précipitamment leur casque à leur tour. Et les Russes stupéfaits virent arriver sur eux, bride abattue, l’éclair aux yeux, les cheveux au vent, ce régiment qui, par une sublime coquetterie, voulait combattre tête nue comme son colonel....

C’est ainsi, à mon avis, qu’on doit aller aujourd’hui à la bataille des idées, à visage découvert, avec l’espoir que si l’on tombe on aura au moins été frappé par devant.

Ah! oui, quel livre j’aurais pu faire avant! Quel livre surtout j’aurais pu faire après! Toutes les; haines désireuses de s’assouvir se sont croisées chez' moi avec toutes les sympathies généreuses désireuses de s’affirmer, et de mon lit j’ai vu la société'!, française comme peu d’hommes ont pu la voir.., Quelles rancunes, quelles animosités, quelles riva- ; lités, quelle envie cache cette existence frivole et vaine ! Quels dessous affreux à ce monde si heureux, en apparence! Se peut-il que ce soit pour cela qu’à la veille de la catastrophe qui se prépare, tant de

gens qui, comme on dit, ont du bien de chez eux, ruinent leur corps et risquent de perdre leur âme !

Quels romans on composerait avec ces familles sémitiques, dont chaque jour quelque lettre plus circonstanciée et plus précise que les autres me racontait les origines, les aventures incroyables, l’intérieur troublé, les secrets honteux 1 Quel aplomb chez ces Turcarets qui tiennent le haut du pavé et qui auraient tant de raisons de chercher l’ombre ! Quelle inconscience aussi chez ces brillants parasites i qui détestent si cordialement ces amphitryons insolents, chez lesquels ils mangent de savoureux dîners! Ils relèvent les jugements concernant les grandspères et parfois les pères, ils vous les apportent, ils connaissent les faiblesses des femmes, ils supputent à un sou près le revenu de certaines mondaines, ils le rapprochent de ce qu’elles dépensent chez leurs couturières, ils vous indiquent à quel prix les malheureuses sont entrées dans le harem de quelque Juif en vue, et ils seraient ravis que tout cela fût publié....

Cette besogne n’est pas la mienne, et si j’en eusse été capable, je n’aurais pas eu le cortège de belles amitiés qui m’ont accompagné ; n’aurais point trouvé tant de bienveillance au fond dans les attaques chez des hommes qui sont à cent lieues de mes opinions.

Le droit de l’écrivain est entier de philosopher, même avec aigreur, sur des articles de journaux, sur des faits qui sont dans le domaine commun. Quand des Frères et Amis se disputent sub Jove , il a parfai-

tement raison d’accourir, afin de tirer une moralité sociale de leurs propos souvent immoraux. Il est excusable même de regarder dans une certaine vie privée quand les intéressés eux-mêmes s’eftorcent par tous les moyens de rendre publique cette vie privée, et invitent bruyamment la foule à entrer (1).

Ce droit s’arrête à tout ce qui aurait pour mobile un intérêt quelconque, à tout ce qui serait la satisfaction d’un sentiment bas ou d’une vengeance personnelle plus ou moins justifiable. Sous ce rapport, il n’y a pas une ligne que l’on puisse me reprocheri dans la France juive. Alors même que des vendettas privées sont venues m’offrir des armes contre des gens qui se plaignaient violemment de moi, je n’aii pas voulu de cette aide; j’ai préféré être accusé d’avoir trop facilement accueilli des récits d’un carac-

(1) Un exemple fera mieux saisir la nuance que j’indique. Si l’on m’avait raconté qu’un austère député de la gauche, impitoyable pour la corruption des cours, avait abandonné sa femme et ses enfants pour vivre avec une demoiselle légère, et que, pour se débarrasser de cette demoiselle, il n’avait trouvé rien de mieux que de s’adresser au préfet de police et de la faire expulser, je ne me serais pas servi de cette indication. J’aurais été, en effet, jusqu’à un certain point, en vulgarisant cette histoire vraie, un pamphlétaire, un chercheur de scandales, et je me serais diminué moi-même. Mais quand cinq cents journaux de Paris, de la province et de l’étranger ont glosé sur les amours de M. Vergoin et de M1Ie de Sombreuil, il est clair que ce chapitre de la vie privée d’un homme public rentre dans le ressort du peintre de mœurs. J’ai parfaitement le droit d’apprécier le rôle aquatique d’un préfet de police qui joue des arrêtés d’expulsion comme on jouait autrefois des lettres de cachet, qui suspend ou exerce une mesure de salut public selon que la paix ou la discorde régnent dans un intérieur interlope, qui déclare qu’une femme est inoffensive quand on s’est embrassé le matin et qui affirme qu’elle est dangereuse pour le repos du pays, lorsqu’elle a cessé d’être aimable et que le torchon brûle dans le ménage.

tère général et public que de paraître informé de choses que je n’avais pas à connaître. J’ai refusé de pénétrer dans les coulisses, mais je tiens à ma liberté de siffler à outrance tout ce qui se passe devant le parterre....

Rien n’est plus dur parfois à tenir que cette résolution de ne pas toucher à des choses qui ne sont pas dans la discussion courante. Au milieu de l’universel complot que la presse juive a organisé pour ne pas laisser une parcelle de vérité arriver à l’opinion, les gens se précipitent vers l’endroit où ils aperçoivent une clarté de justice comme des errants perdus en plein bois, dans la nuit, sans nul secours humain, viennent frapper à la cabane du bûcheron d’où filtre un filet de lumière. Ils vous racontent les iniquités, les abus de pouvoir sans nom dont ils ont été victimes; ils vous apportent leurs papiers.

— Qu’est-ce que vous voulez faire à cela? Les magistrats sont des pantins dont la Maçonnerie tient les fils. Si vous ne pouvez pas arriver au jury, vous êtes perdus, et, dans bien des cas, on vous empêchera illégalement d’y arriver. Voyez M. Amagat. Il signale l’exemption frauduleuse d’un conscrit devant un conseil de révision. C’est incontestablement un acte public, et l’on a réussi néanmoins aie traîner devant la police correctionnelle.

Les victimes s’obstinent malgré tout : elles voudraient lire quand même une ligne de protestation qui vengeât un peu la justice outragée.

Je me rappelle ainsi la visite d’une femme d’une

44 DEVANT L’OPINION

haute distinction et d’un esprit charmant. C’était la sœur de l’ambassadeur de Russie près d’une grande puissance. Pour s’emparer des débris d’une fortune, un Juif naturalisé, fonctionnaire important au ministère des Affaires étrangères , avait réussi à la brouiller avec son mari par les moyens les plus honteux. Il avait circonvenu le mari, homme bon, honnête, mais facile à influencer; il l’avait mis eni relations avec une Juive, ancienne chanteuse de caféconcert, parente d’un des principaux teneurs de bi élans de Paris, dont le suicide, il y a quelques; années, a fait grand bruit dans les journaux. Au moment du procès, il ne craignit pas, au mépris de toutes les bienséances, de mettre son nom, suivi de son titre au ministère des Affaires étrangères, au bas d’une lettre absolument mensongère qui fut lue à 1 audience par le substitut, sans avoir même été communiquée d avance à l’avocat de la partie adverse.

Cette dame me montrait des lettres très singulièreSjqui sont la preuve évidente de la mauvaise foi de cet individu, et je ne pouvais que lui répéter :

— Que voulez-vous faire à cela?

Rien de plus dramatique que les combats d’âme du mari. Dès qu il n’était plus sous la domination 1 du captateur et du leno, dès qu’il parvenait à rentrer en lui-même, il demandait pardon à sa femme; il écrivait à celui qui avait été le mauvais génie de cet intérieur pour lui reprocher de lui avoir donné « des conseils qu’un honnête homme ne donne jamais à un ami » ; il lui signifiait qu’il rompait toute relation avec lui.

Autrefois, la magistrature aurait défendu le foyer domestique et pris parti pour une épouse irréprochable contre laquelle on ne put articuler aucun grief et qui, Française de la veille, au moment de la . guerre, avait voulu accompagner son mari à l’armée de Faidherbe.

i ^ magistiature d aujourd’hui est de l’avis de Naquet, qui veut restreindre le mariage à une simple rencontre d’un jour ou d’une nuit. Elle fait

volontiers le métier d’appareilleuse ; comme la matrone dont parle Juvénal, elle va, à la lueur d’un lumignon fumeux, s assurer qu’on a bien placé sur la porte de la cabine qui attend Messaline la pancarte portant le nom de guerre de Lycisca. A lire les détails qu’ont donnés les journaux républicains euxmêmes sur le rôle joué par Dauphin dans l’affaire des proxénètes d Amiens, on peut prévoir le moment où l’on mettra sur le prospectus de tout mauvais ilieu : « Un procureur de la République est attaché à .'établissement. »

M. de Freycinet, l’homme de la vie familiale, eut in premier mouvement de dégoût qui l’honore, levant la conduite d’un de ses subordonnés. A là uite d’une lettre fort raide de l’ambassadeur qui irotestait au nom de l’honneur contre ces procédés, il mit le coupable en disponibilité. Tous les Juifs llemands se levèrent comme un seul homme pour éfendre ce singulier diplomate. Le naturalisé, en ffet, servait leur politique : en commettant comme ersonnage officiel des vilenies contre la sœur d’un mbassadeur de Russie, il nuisait, dans la mesure

de ses forces, à ce rapprochement entre la France» et la Russie que désirent les deux nations et que la presse juive, vendue à l’Allemagne, s’efforce d’em-i pêcher par tous les moyens. Devant les injonctions de la presse juive, M. de Freycinet, qui cède tou-i jours, céda cette fois encore et réintégra le calom-4 niateur dans son poste.

J’ai mentionné ce fait particulier pour donner une marque de sympathie à une femme digne de tous les respects, car la Russie ayant risqué la! guerre pour nous en 1875, j’estime convenable de risquer un procès pour être agréable à une Russe qui n’a rencontré aucune protection chez nous; mais cette excursion sur un tel terrain est exceptionnelle. Je trouve que, pour analyser l’état de la société actuelle, on a suffisamment d’éléments dans les journaux.

La note essentielle au point de vue psychologique est précisément la légèreté de ces prétendus conservateurs qui ne s’aperçoivent pas que ce sonl leurs journaux eux -mêmes qui les rendent ridicules et odieux. Quelle indignation chez ces gens-là, si le Cri du Peuple avait annoncé que des Chrétiennes, en un temps où le peuple souffre réellement de la faim, s’amusaient à nourrir leuis chiens avec des ailes de volaille! «Voilà bien, se seraient-ils écriés, les inventions destinées à exciter les déshérités contre nous ! » Le Gaulois raconte ce trait avec admiration, et toutes les prieuses de Sainte-Clotilde et de la Madeleine s’accordent à le trouver superfinj

Nul parmi ces hommes et ces femmes qui adorent, des lèvres du moins, un Dieu qui a tant aimé les pauvres, n’a l’idée de protester. Nul ne se demande ce que doit éprouver une mère réduite à répondre à un enfant qui lui demande à manger ; « Il n’y a rien! » et qui se dit : « Demain il n’y aura pas davantage! » Nul n’a vu ces plébéiennes obligées de tirer par la main un baby en haillons qui s’arrête devant une boulangerie, veut entrer et ne comprend pas pourquoi on l’emmène. . . . Des ailes de poulet aux chiens, des fleurs d’oranger aux levrettes, des paletots de satin aux griffons! Toute la société select est ravie, et juge que l’auteur de la France juive a bien tort de parler avec irrévérence du directeur d’un journal qui montre les classes dirigeantes sous un si noble jour (1).

(1) Ce n’est pas, qu’on m’entende bien, que je sois opposé à ce qu’on donne à l’occasion quelques friandises aux chiens. Je suis sur ce point de l’avis de la vieille tante catholique qu’Henri Heine nous montre partageant un biscuit, « avec sa main blanche, d’une blancheur d’hostie », et en offrant la moitié au futur auteur des Reisebilder et l’autre à son chien favori.

« Il faut bien vous gâter tous les deux un peu en ce monde, ajoutait-elle, puisque vous n’aurez part ni l’un ni l’autre aux joies de la vie éternelle et que vous serez exclus tous les deux du Paradis, toi comme Juif et lui comme chien. »

Je trouve seulement exorbitant qu’un journal qui prétend défendre l’Église nous initie aussi longuement aux folies que les Rothschild font pour leurs chiens.

« Tous les Rothschild, s’écrie le Gaulois avec enthousiasme, à la 1 date du 15 juillet 1886, dans un article sur les chiens-chic qui a fait , le tour de la presse, tous les Rothschild ont l’amour des chiens. Le baron et la baronne Adolphe ont fait construire des écuries diflfé renies, pour séparer leurs chiens, dont les races semblaient ennemies.

« La baronne Alphonse possède un ménage de terriers jaunes abso-

DEVANT L’OPINION

Ce monde est tellement en juive, je le répète, qu’il n’a plus même la perception nette de ce qu’il fait ou plutôt de -ce qu’on lui fait faire. C’est notre étonnement seul qui l’étonne. Il lui semble toutnaturel qu’on s’habille en bêtes pour fêter la profanation de Sainte-Geneviève et qu’on célèbre l’assassinat de Châteauvillain en allant applaudir une pièce où l’on tourne la confession en ridicule.

Cette représentation de Jocrisse vivra toujours chez Mme Greffulhe est encore un épisode caractéristique. On voulait recevoir dignement le grand-duc et la grande-duchesse Wladimir; on chercha dans la liste assez longue des chefs-d’œuvre de notre art dramatique, et, après mûres réflexions, on ne trouva rien qui fût plus propre que ce Jocrisse à inspirer à des visiteurs augustes l’admiration du génie français.

Ce fut une Juive, naturellement, Mlle Milly-Meyer, qui fut désignée pour le principal rôle, et au lever

I liment merveilleux. L’époux s’appelle Rigolo, l’épouse Beauty. Mais la naroune préfère de beaucoup Beauty; c’est elle qui, au détriment de Rigolo, l'accompagne en voyage. La différence est même si grande eu sa faveur que, en commandant le trousseau de ses toutous, Mme de Rothschild ne voulait pas donner à Rigolo la même livrée qu’à sa compagne. Les instances seules de la couturière ont pu la décider à ne point faire de jaloux, en habillant de même ses deux chiens jumeaux. — La baronne Nathaniel fait faire à tous ses chiens des paletots blancs et jaunes, aux couleurs de sa livrée. Elle possède un ménage de terriers : Piquette et Toby, frère et sœur de Beauty susnommée, sont également incomparables. Mais le favori de la baronne est Papillon, un microscopique loulou blanc et feu, de 1 espèce dite « papillons », dont la tête, aux longues oreilles garnies de poils soypux, ressemble en effet à un énorme papillon. Pa" pillon, jusqu’ici, n’a pu se reproduire, au grand désespoir de sa maîtresse. »

du rideau on l’aperçut en costume ecclésiastique écoutant la confession d’une pécheresse. Elle fait semblant de donnei 1 absolution, puis tout à coup elle s’élance vers celle qu’elle a confessée : « Je ne savais pas ma pénitente si jolie, » s’écrie-t-elle, et elle l’embrasse en lui faisant une déclaration d’amour.

<l Quelle inconvenance! » dit à haute voix la grande-duchesse. L’élégante assistance ne comprit rien à cette indignation et se pâma de plaisir, quand l’ecclésiastique reçut à la fin de la pièce un coup de pied dans le bas des reins. Pourquoi n’aurait-on pas été content? Les Rothschild étaient enchantés et riaient sous le nez de ces Catholiques qui laissaient une Juive parodier devant eux l’acte solennel de la confession....

Est-ce donc une indiscrétion que de parler d’une telle fête? Le Gaulois en a parlé avant moi. Il a même prétendu que c’était un Marly. Pourquoi un Marly?

[1 y a peut-être une faute d’impression? Je me suis aissé dire, en effet, qu’à Marly on jouait d’autres Dièces que Jocrisse et qu’on y voyait d’autre monde jue les Rothschild et les Ephrussi.

N’est-il pas permis de trouver affligeant l’état céré- )ral de gens qui s indignent contre les caricatures lui déshonorent les vitrines de Paris, et qui n’imaqnent pas de plus délicat divertissement que de ourner en moquerie une religion qu’ils prétendent matiquer?

Le peuple vaut mieux, en ce sens qu’il n’a pas ces lypocrisies et que, si les républicains choisissaient

DEVANT L’OPINION

une pièce de comédie à représenter devant des étrangers, ils s’abstiendraient de prendre précisément une pièce où l’on fit des risées de la Piépublique.

Oui, quoi qu’on en ait pu dire, la France juive est un livre véridique. Il reflète les mœurs d’une époque, il précise la portée des moindres maniiestations sociales, il montre les rouages cachés qui dirigent notre politique, il restitue à l’agent principal de la dissolution de ce pays sa figure authentique de Juif. Il est vrai, de cette vérité supérieure qui, dit très justement Alfred de Vigny, dans la préface de Cinq Mars , n’en subsiste pas moins en dépit de certains détails inexacts, de cette vérité qui, en histoire comme en art, est différente parfois du vrai du fait.

Sans doute, je me suis trompé en quelques endroits. J’ai cru que M. Blüdorn, dont le père, banquier israélite à Vienne, avait épousé une Israélite, Mlle Wertheimdein, était Juif; il est Catholique, j’en suis ravi. J’ai supposé, d’après leurs noms, que M. Melchisédec de l’Opéra et M. Samuel du théâtre de la Renaissance étaient Juifs également; ils affirment qu’ils n’appartiennent pas à la religion de Moïse; — je regrette mon erreur sur ce point ainsi que sur quelques autres.

En parlant de M. Naquet, j’ai confondu deux macassars. L’apôtre du divorce en France n’est poini le créateur du macassar Naquet que l’on vendait ai Palais-Koyal, et M. Naquet a eu raison de démenti) ce fait; mais ce qu’il ne dit pas, c’est qu’il avait in

venté lui-même un macassar. Dans une lettre, spirituelle du reste, publiée par le Figaro du 11 août ' 1882, il avait cependant reconnu qu’ému du sort pénible fait dans la société actuelle aux alopéciques et aux grisons, il s’était préoccupé de porter remède à leur fâcheuse situation.

a Je me mis à l’œuvre, ajoutait-il, et je réussis à composer un produit à base de bismuth et d’hyposulfate de soude qui colore les cheveux et la barbe sans exposer au moindre danger ceux qui voudraient en faire usage. »

M. Naquet affirmait qu’il n’avait agi que dans un but d’humanité.... Ces sentiments partent d’un bon naturel, mais avouez qu’il était permis, dans un ouvrage aussi considérable, de ne point bien distinguer le macassar industriel du Palais-Royal d’avec le macassar philanthropique du Palais du Luxembourg.

Parfois aussi, je m’en suis rapporté trop facilement à des affirmations que je devais croire exactes. Magistrat estimable, auteur d’un travail important sur la réforme de la magistrature publié dans la Nouvelle Revue , M. Martin Sarzeaud semble avoir été une des ' victimes de la verve caustique de M. Andrieux. En achetant la brasserie de la rue Royale, il croyait de très bonne foi faire un placement de père de famille et il a tout liquidé honorablement lorsqu’il s’aperçut que, sous prétexte de vendre de la bière, on l’avait ! fait tomber dans la limonade; il n’a jamais pris qu’un bock dans cet établissement et ce bock lui a coûté 125 000 francs. J’espère au moins qu’on le j lui aura donné sans faux col....

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Cette conduite est moins répréhensible que celle d’un substitut, dont le nom est au bout de ma plume, qui profitait des vacances judiciaires pour aller chanter dans les cafés-concerts de la région de l’Ouest. Avec un sans-gêne véritablement excessif, il prenait, sur les affiches, le nom de son procureur et c’est la colère de ce procureur, furieux de s’entendre féliciter partout de son talent à imiter Paulus, qui fit découvrir le pot aux roses.

Pour d’autres points c’est à Bismarck et à Disraéli, placés dans des postes à être bien informés, que mes contradicteurs auraient dû s’adresser. Disraéli est à Westminster et sans doute ne répondrait pas. Il n’en est pas moins vrai qu’à propos de l’origine juive de certains personnages un historien pouvait s’en rapporter à un Israélite qui avait été si longtemps premier ministre en Angleterre. Encore , en beaucoup de cas, à propos de Soult notamment, ai-je fait les plus expresses réserves.

Grâce au retentissement inouï de la France juive , je suis devenu l’éditeur responsable de toutes les affirmations des grands écrivains qui m’avaient précédé. On s’est même adressé à moi, en croyant sans doute s’adressera Balzac, et on a protesté contre le tort, bien involontaire, fait à la mémoire d’un honnête homme et d’un vaillant soldat par l’auteur de la Comédie humaine.

Quoique la confusion n’ait rien que de flatteur

pour moi, j’avoue que je n’en puis mais. La récla- #

mation a cependant un si généreux mobile, que

j’en veux dire quelques mots. Je ne sais rien, d’ailleurs, qui mette mieux en relief ce qu’a de fantaisiste la renommée humaine.

Trois frères s’engagent, prennent part aux guerres de l’Empire, accomplissent d’innombrables actions d’éclat. L’un d’eux, après s’être signalé à Austerlitz et à Esshng, est créé baron sur le champ de bataille 1 Bautzen. Les fils du général gardent pieusement le souvenir de cet homme intrépide et s’étonnent 511e la gloire, qui parfois éclaire tant de person* îalités douteuses, ait fui si obstinément ce nom ’ecommandé par tant de faits d’armes. Ils se trom- >ent. Le nom du baron Hulot est célèbre. Tout le nonde connaît le baron Hulot, le vieux débauché [ue Balzac a marqué d’une empreinte ineffaçable (1).

Et voilà des gens désolés, navrés, s’imaginant, au ond de leur province, que la foule confond" leur père vec le satyre sénile du romancier. Une allusion au ersonnage de Balzac se trouve dans mon livre et les ousse à m’écrire, non certes pour m’attribuer une onfusion impossible à établir, mais pour se plaindre ’entendre toujours prononcer le nom de leur père ans des termes si peu flatteurs.

(1) C est la question qui a été soulevée par le procès Duverdya. Seulement, à la place de M. Duverdy, j’aurais mieux aimé ir mon nom figurer dans Pot-Bouille que de me permettre, mme il l a fait, de tronquer le compte rendu du procès Mever ^yennant un encartement fructueux de la Gazette des tribunaux [ns le Gaulois. Dans le premier cas on aurait dit : « C’est un faux 'verdy, et le vrai peut-être ne lui ressemble pas » ; dans le second

•s on dit : « C’est le vrai Duverdy et il faut se garder de lui ressemer. *

DEVANT L’OPINION

Que les descendants du baron Hulot me permettent de leur dire qu’ils s’exagèrent et qu’ils sont victimes d’une sorte d’obsession. Tout doute cesseia, s’il en pouvait exister, quand on aura lu les Souvenirs militaires du général baron Hulot ( Jacques- Louis ) qui viennent d’ètre publiés (l). On a !à 1 impression d’une des existences militaires les plu; simplement grandes du siècle et, par une conséquence inattendue, c’est le roman qui, en peignan un vicieux imaginaire, aura contribue a taire entie dans l’histoire et à rendre inoubliable dans la me moire des hommes un héros obscur du devoir.

Ges Souvenirs nous aident à saisir sur le vif le procédés de travail de Balzac. Sans doute l’auteur d

(1) C’est ce général qui commit, alors qu’il n’était encore qu colonel, le plus amusant lapsus qu’on ait jamais perpétré. A l’occa; sion du baptême du duc de Bordeaux, le colonel qui commanda alors le 6e régiment d’artillerie et la place de la Fère, avait réui dans un banquet l’état-major et les autorités, et à leur tête le gén( ral baron de Corda. Quand le moment des toasts est arrivé, baron Hulot se lève, se recueille un instant en attendant que toi le monde soit debout et s’écrie d’une voix formidable : « Au roi il Rome, messieurs ! » Devant le silence qui répond seul à ses pui rôles, le colonel fronce les sourcils et, regardant bien en face sc corps d’officiers : « Allons, messieurs, répète-t-il, à la santé du r de Rome ! Vive le roi de Rome ! » Quand il comprit enfin, Hul s’enfuit éperdu devant l’énormité de ce qu il venait de faiie.

Les lecteurs de la France juive, qui m’ont suivi avec tant è bienveillance et de sympathie, savent que j’écris toujours non pot amuser, mais pour donner à des Français comme moi l’occasion c faire des comparaisons, des rapprochements.

Supposez un brave colonel plus habitué à manier 1 épée que parole et commettant une gaffe de ce calibre, portant dans ut réunion d’officiers un toast au Prince impérial jadis ou au comte Paris aujourd’hui, vous voyez les Farre et les Thibaudin, obéi | sant, comme des laquais bien stylés, au moindre coup de sonnet de la Lanterne, et brisant la carrière d'un de leurs subordonné

la Comédie humaine fut un voyant, un évocateur, \ mais sa méthode se rapproche beaucoup de celle d’Alphonse Daudet, qui prend des détails de vie réelle, des traits exacts d’un personnage pour fondre ces éléments multiples dans un type.

: Qui n’a présente à la mémoire cette scène drama- ; tique entre le maréchal Ilulot, comte de Forzheim, et le maréchal Gottin, prince de Wissembourg, duc d’Alfano : « Ton frère est un voleur! » crie très haut : le ministre de la guerre pour se faire entendre de

Un de nos meilleurs généraux a été mis en disponibilité pour avoir permis a ses soldats, qui manquaient de distractions dans une ville de garnison, d’assister à une petite fête organisée par un Cercle catholique ouvrier Le colonel de l’Espée, mort de chagrin de son inaction au mois de septembre dernier, a été frappé d’un retrait d emploi pour avoir essayé de protéger nos malheureux religieux sque la populace, excitée par les Francs-Maçons et les Juifs, voulait terre^ aU Havre au moment de leur embarquement pour l’Angle-

[ Que Pensez-vous que fit le gouvernement de la Restauration, à une epoque, cependant, de complots bonapartistes très sérieux, pontrel officier auquel la langue avait si malencontreusement fourche . La duchesse de Berry, qui se rendait en pèlerinage à \otre-Dame-de- Liesse, traversa la Fère et profita de l’occasion pour laire écrire a Hulot par son chevalier d’honneur, le lieutenant généal comte de Nantouillet, une lettre dans laquelle, en regrettant de le pas trouver le colonel à la tête de son régiment, elle l’invitait à îe pas s’affliger plus longtemps de ce qui n’était qu’un quiproquo . était du « bon monde », comme on dit aux champs, des Fran- [ais. sachant rire et pardonner. On ne connaissait pas ces rancunes venimeuses, cet acharnement de Peaux-Rouges que le Juif allemand r imPortés en France. Vous me direz que cela n’a guère réussi aux ourbons d être si bons. Il faut voir la fin et savoir comment les mis et les Francs-Maçons expieront ce qu’ils nous font endurer epuis dix ans. Qui ne connaît les paroles attribuées à Crérnieux murant : « Nous en avons trop fait! Nous payerons cela bien her . » Le fait est que si nous trouvons jamais un général qui, ans sa culotte de peau, ait un peu de virilité, nous dirons voloners deux mots à nos oppresseurs.

DEVANT L’OPINION

son ancien compagnon d’armes qui est un peu sourd. Le vieux soldat blêmit sous l’outrage : « Tu en as menti, Cottin, répond-il, jette ton bâton comme je jette le mien, je suis à tes ordres. »

C’est un épisode de la vie du général Hulotqui a inspiré cette scène à Balzac. Mis à la retraite injustement en 1817, il avait envoyé ses témoins au maréchal Soult, qui lui fit la réponse si souvent citée : « Vous oubliez, général, que dans ma situation je ne peux plus me battre qu’à coups de canon. »

C’est aux élats de service du général Legrand quei, Balzac a emprunté le fait d’armes célèbre de la campagne de 1809 qu’il prête à son personnage imaginaire.

Le corps d’armée conduit par Masséna se trouve arrêté en face d’un pont défendu par une triple batterie de canons étagés sur des rochers qui forment1 trois redoutes naturelles. Trois fois l’attaque est repoussée. « Qu’on aille chercher Legrand, dit Mas séna, il n’y a que lui et ses hommes qui puissenii avaler ce morceau-là! »

Legrand, qui n’était encore que colonel de grenadiers de la garde, arrive avec son régiment. Devan le pont, le général qui venait d’être forcé de se retil rer, un Trochu quelconque, arrête Legrand et comf mence un discours en trois points pour lui explique comment il faudrait s’y prendre. Legrand écoub pendant quelques minutes, puis, écartant brusque ment le harangueur qui embarrasse le chemin, il lu dit tranquillement : « Je n’ai pas besoin de conseils je n’ai besoin que de la place pour passer. » Il pren<

la tête de sa colonne, franchit le pont sous une grêle de mitraille et s’empare des trois redoutes....

On s en rend compte; il n’y a pas dans toutes ces ’ectifications de quoi, comme on dit, fouetter un 'hat, et le îabbin Muscat a été bien dur pour moi en

ne compaiant à Aman dans la Vie et la Couronne V Israël (1).

Au lieu de regarder la paille qui pouvait se trouver lans mon livre, les journaux juifs auraient mieux ait de regarder les poutres qui se trouvent dans leurs ollections, et qui forment un véritable chantier, i Sans parler des immondes calomnies que la basse îesse juive a entassées depuis quelques années

(1) La Vie et la Couronne d'Israël , par le rabbin Pérez-Paul

USCcll.

Comme le Voyage de Chapelle et de Bachaumont, les brochures irfois amusantes, de M. le rabbin Muscat sont écrites en prose et

i vers. Arthur Meyer célèbre les chiens des Rothschild, M. Muscat tante leurs bateaux : ’

Devant nos yeux s’étend un monde Dont l’horizon semble infini; Pourtant, sur cette plaine immense Que parcourt un simple bateau,

n aperçoit qu’un petit groupe d’hommes vertueux et puissants ux de la noble famille des Rothschild, fidèles adeptes des tradiens de notre pere Jacob. Amour et bienveillance pour l'humanité tiere, telle est leur devise, telle aussi la signification de I’Eros hr yacht a vapeur, consacré par deux rabbins le 27 janvier 5646’ [« Bien que je n’aie pas assisté à cette solennité, j'ai néanmoins '-ne, a part moi, mes sympathiques bénédictions et rappelé le souj.* 1.1*, u *y,,dateur de cette Maison, le bienheureux Anschel Rothnld de Francfort. Il a été le soleil de cette famille, et son souve- • vwra a jamais par ses bienfaits, par ceux de ses enfants et de postérité. rlant que la lune sera éclairée par les feux du soleil Pistera et brillera la noble famille de Rothschild».

DEVANT L’OPINION

contre nos prêtres, je ne pense pas qu’il y ait dans la France juive une erreur semblable à celle commise par les Archives israélites, dirigées cependant par un homme qui est un normalien distingué et qui fait attention à ce qu’il dit. Les Archives ont raconté que Mgr Howard, appartenant à une des plus nobles familles de l’ Angleterre, cousin du duc de Norfolk, devenu prêtre par vocation et honoré de la pourpre, après avoir été garde d’honneur de la reine et brillant officier auxHorse-guards, était le fils d’un Juif des Prague nommé Austerlitz, et qu’il avait quitté sa place de violoniste au théâtre de Prague pour se faire entretenir par de vieilles Anglaises éprises de sa

beauté. 1

Je n’en conclus rien contre la bonne foi de M. Catien.

mais il serait de la plus stricte loyauté à lui de recon naître qu’il arrive à tout le monde de se tromper et que, dans la fumée de la bataille, il advient sou-' vent qu’on tire obstinément sur un bouquet d’arbre; en croyant mitrailler un bataillon ennemi.

En réalité, mon œuvre a plus de lacunes qui d’erreurs ; elle a moins de taches que de trous.

D’autres viendront après moi qui rempliront cett trame encore incomplète, dont le dessin seul es) tracé, qui mettront des documents irréfutables où j n’ai mis que des indications justes, mais sommaire! ment recueillies par un observateur attentif de la vi contemporaine. J’en ai pour garant ce que m’ont di des politiques étonnés de la sagacité de celui qu’il prenaient pour un artiste et un contemplatif : « Vou

ivez rudement discerné certaines choses; nous n’au- 'ions pas écrit tout ce que vous avez écrit, mais nous lie faisons nulle difficulté de reconnaître que vous ivez touché juste. »

i Dans un château fort en ruines perdu dans le coin e plus pelé de la vieille Castille, à Simancas, des rudits ont retrouvé après trois cents ans toute l’hisoire du seizième siècle qui dormait sous la pousière, en des coffres à bois, dans la solitude de randes pièces depuislongtemps démeublées. Quelque énéral russe qui campera à Yarzin, quelque chet l’insurgés qui occupera Ferrières, quelque ami des ionapartes autorisé à fouiller les papiers secrets es Tuileries, se trouveront un jour face à face avec i politique vraie de ce temps, et partout ils verront ï main du Juif dans la main du Franc-Maçon.

; C’est alors qu’on comprendra la gigantesque opéation financière que cachait la guerre de 1870. 'est alors qu’on s’expliquera cette Commune, à iquelle n’ont rien vu ni les hommes de presse qui ont combattue comme moi, ni les naïfs qui l’ont ^rvie de bonne foi, ni les soldats qui font implacalement réprimée.

J ai affirmé que les Juifs avaient été les principaux leneurs de la Commune, que c’étaient eux qui lui /aient prêté un caractère ignoble par le pillage, dame par le massacre de malheureux prêtres. J’ai onné cette preuve de l’influence qu’ils exerçaient (*r le mouvement : que les demeures des Rothschild, n semblaient tout naturellement désignées aux sites populaires, n’avaient jamais été menacées une

60 DEVANT L’OPINION

minute ; que les centaines de maisons qui leur appartiennent sur le pavé de Paris avaient été préservées, par une sollicitude touchante, de l’incendie qui ravageait les habitations voisines. J’ai constaté que tandis que des milliers de prolétaires, coupables seulement d’avoir voulu continuer à toucher leur solde, étaient adossés au mur et fusillés, les Juifs, mêlés i activement aux actes les plus graves, s’étaient tirés de tout les grègues nettes.

J’aurais des preuves étonnantes à fournir de ce fait évident pour tout œil de Parisien; mais les documents de ce genre sont difficiles à publier. Les gens hésitent, et l’on hésite soi-même, je l’ai dit déjà, quand il s’agit d’épisodes qui n’ont pas été mis en lumière par les journaux, à sortir du domaine des généralités pour entrer dans celui des personnalités.

Je puis pourtant publier ici, à ce sujet, un document qui est intéressant. M. Raoul Duval, qui me l’a fourni, est un de ceux qui n’ont point peur, et le document se rapporte, d’ailleurs, à un homme quia joué le rôle principal dans deux scènes d’un caractère historique : l’assassinat des généraux Lecomte et Clément Thomas et la démolition de la colonne Vendôme.

Voici ce qu’écrivait Glais-Bizoin à la fille de Simon Mayer, pour apprendre à cet honorable Juif que M. Barthélemy Saint-Hilaire veillait paternellement, sur ses jours (1) :

(1) Copie d’une lettre adressée à la fille de Simon Mayer et saisie dans les papiers de celui-ci. Elle m’a été remise, le 21 février 1872,

Paris, 7 juillet 1871.

Mademoiselle,

Je crains que vous n’ayez pas bien exposé la situation à M. votre père. M. Thiers ne pouvant pas empêcher les arrestations faites par la justice et n’ayant que le droit de grâce, nous sommes convenus avec M. Barthélemy Saint-Hilaire qu’il favoriserait sa sortie de France, laquelle ne sera, je l’espère, que très momentanée en donnant une mission à un ami de M. Mayer. Sur son passeport il sera mis qu’il emmènera deux personnes de sa suite — qu’on ne nomera pas (sic). Je viens de trouver la carte de M. Burges qui m’a dit être très ami de M. Mayer et prêt à lui offrir ses bons offices. Si M. Mayer n’avait personne en situation de l’accompagner, il pourrait s’adresser à M. Burges et, s’il acceptait, nous nous donnerions rendez-vous à Versailles à neuf heures, à la Préfecture, mardi ou vendredi.

En attendant M. Mayer doit être prudent dans ses sorties ; je vous écris bien à la hâte et vous offre mes hommages.

Glais-Bizoin.

' Je suis à Forges-1 es -Eaux (Seine-et-Oise)(sic).

I II ne s’agit pas ici de ces vaincus de guerres civiles en faveur desquels la Pitié est excusable de faire taire la voix de la Justice. On aurait compris que M. Barthélemy Saint-Hilaire fût touché du sort d’un chimérique comme Piossel qui allait tomber en pleine jeunesse sous les balles françaises; on aurait admis qu’il cherchât à sauver des hommes comme Varlin qui avaient cru lutter pour l’affranchissement du prolé-

par mon collègue à l’Assemblée nationale, le marquis de Quinsonas, membre de la Commission des grâces, et copiée par lui sur original. E. R. D.

62 DEVANT L’OPINION

tariat. Non, l’homme auquel il s interesse ost le plus vil de tous; c’est l’homme qui a assassiné un général français avant même qu’il y ait eu combat et qu’on pût invoquer la loi des représailles; — c’est le misérable qui a renversé la Colonne sur un lit de fumier. C’est pour lui que le secrétaire de la Présidence trahit M. Thiers, l’Assemblée, le pays, c’est à lui qu’il donne rendez-vous à Versailles, à la Préfecture même, c’est pour lui qu’il prépare une mission.

Se vit-il meilleure occasion de saisir la conni- ■ vence du Franc-Maçon et du Juif, de les juger mieux à l’œuvre, travaillant tousses deux à déshonorer la France, fraternellement unis quand il s’agit 1 de détruire, au moment où les souvenirs seuls nous 1 restent, le monument de notre gloire passée? ;

Quand le faux brave homme qui fut le protecteur ij de Simon Mayer aura achevé de mourir, toutes les sociétés savantes dont il est membre viendront se lamenter sur sa fosse et vous entendrez le représentant de l’Académie des Sciences morales, un Passy probablement, louer l’honnêteté de sa vie publique et parler des scrupules de sa conscience.

Faites-moi crédit de quelques années encore, et, vous constaterez, à la clarté d’une aveuglante lumière, que depuis vingt ans le Juif peut tout se permettre avec une impunité assurée, et qu’il est absolument en dehors et au-dessus de nos lois (1).

(1) Vous venez de voir de quelle sympathie était animé, pour un Juif allemand assassin de nos généraux, un membre de ce gouver-' nement auquel la patrie en danger avait confié le soin de la défendre. Un autre membre de ce gouvernement fabuleux, Crémieux, faisait

Ce sont ces dessous de la Commune qui ont modifié un peu, je n en disconviens pas, le jugement que j avais porté jadis sur ce mouvement.

Il est véritablement insensé en effet de m’accuser, comme 1 ont fait certains journaux, d’être communard parce que je ne m’agenouille pas devant les Rothschild. J’ai combattu la Commune, non point à Versailles comme tant d’autres, mais à Paris ; je l’ai attaquée violemment dans les articles que je publiais quand elle était maîtresse de Paris. Voici ce que j écrivais dans le Bien public , au mois d’avril 1871, dans un article intitulé la Terreur et la Peur , voici ce que je signais de mon nom à une date où il y avait quelque péril à le faire :

« Ornes chers concitoyens! serions-nous donc avilis à ce point de nous prosterner devant de telles divinités ? Non, la liberté, descendue du ciel, ce n’est pas une nymphe de l’Opéra, ce n est point un bonnet rouge, une chemise sale ou des haillons. La liberté, c’est le bonheur, c’est la raison, c’est légalité, cest la justice, c’est la déclaration des droits ... »

encore mieux à Tours. Sur une lettre, parfois sur un mot écrit simplement au bas d’une carte de visi par un Juif d’Allemagne, il remettait en liberté sans échange les rares ofticiers prussiens qui étaient tombes entre nos mains dans cette guerre néfaste. Ce détail incroyable m’a été certifié par un homme d’État qui a occupé de Hautes fonctions près du gouvernement de Tours et qui affirmerait

1 exactitude de ce que j’écris si on le contestait. Le sens de la patrie manque tellement aux Juifs, que Crémieux fut tout étonné quand la personne dont je parle lui fit quelques observations à ce sujet. L homme qui ne craignit pas de déchaîner une effroyable révolte ]* 1î.U.r émanciper les Israélites d’Algérie ne voyait uniquement que l interet de ses coreligionnaires et l’idée de faire plaisir à un Juif

de Berlin passait avant tout

64 DEVANT L’OPINION

Ainsi s’exprime Camille Desmoulins s’indignant contre les scélérats qui noyaient dans le sang la République qu’il avait

rêvée pure, bienfaisante et juste.

« Nous n’avons jamais été si esclaves que depuis que nous 5 sommes républicains, si rampants que depuis que nous avons le chapeau sur la tête, » dit ailleurs le Vieux Cordelier.

Et ainsi, à chaque ligne, à chaque feuillet sortent de 1 œuvre ï, du grand journaliste de la Révolution, de navrants aveux ou de nobles protestations qui semblent écrites d hier, tant elles î, forment avec ce qui se passe sous nos yeux un douloureux 1

rapprochement.

Réfugié derrière Tacite, Camille présente aux prescripteurs, comme un miroir où ils peuvent se voir, le tableau des hontes ij césariennes. Dans une traduction qui est la plus sanglante des , satires, il raconte la loi de lèse-majesté devenue la loi des suspects , les caravanes de Serenus le délateur, et Silanus accusé de contre-révolution pour être allé à la garde-robe sans , avoir vidé ses poches et en conservant dans son gilet un jeton à la face royale, ce qui était un manque de respect à la figure sacrée du tyran....

Quatre-vingts ans se sont écoulés depuis que l’auteur du Vieux Cordelier , coupable d’avoir chatouillé les maîtres d’alors du stylet emprunté à Tacite, est monté à 1 échafaud par( un beau jour d’avril, comme aujourd’hui, un matin de Germinal, comme on disait alors ; quatre-vingts ans se sont écoulés remplis d’incroyables vicissitudes, de trônes tombés, de constitutions faites, défaites et refaites..., et il n’est pas un mot de ce qu’écrivait Camille qui ne pût s’appliquer à notre situation présente aussi exactement que ce qu’écrivait Tacite s ap-| pliquait à la situation où vivait Camille. Le monde marche, disent les philosophes ; mais il faut avouer qu’il n’avance

guère.... . ...

De progrès en progrès, de discours en discours, de revendication en revendication, nous revenons au temps de Tibère où « les propos étaient devenus des crimes d’État, où on en arrivait à changer en crimes les simples regards, la tiistesse, L compassion, les soupirs, le silence même » ; au temps de Ro

bespierre où a Ton avait peur que la peur même ne rendît coupable ».

Ce Paris, si insouciant, si facile à vivre, si prompt à toutes les expansions et à toutes les manifestations de sentiment, est d ailleurs curieux à observer à l’heure présente. Une telle docilité à la servitude a quelque chose d’effrayant. Chose horrible! devant les affiches qui ordonnent de prendre parti dans la guerre civile, devant ces placards qui osent conseiller la délation à des Français, les vieux seuls protestent, et de la canne sur laquelle ils s’appuient soulignent l’insulte et l’infamie que les jeunes ont 1 air de ne pas comprendre. On marche vite, on parle bas, on craint le voisin, on évite l’ami, c’est la Terreur, non, c est la Peur. Ce serait, en vérité, faire envers nos maîtres acte de courtisanerie que de rappeler la Terreur ; en Par^ar,f d eux, et nulle adulation ne pourrait chatouiller leur oreille autant que ce reproche. Mais non, nos maîtres ne sont point de cette taille. Les terroristes étaient de rudes mâles, après tout; ils avaient le droit, à côté de l’échafaud, de dresser l’autel de la Victoire ; l’éloquence colorait de ses splendeurs leur parole tonitruante et superbe ; le génie illuminait leurs généraux, leurs orateurs, leurs hommes d’État....

Us étaient terribles, mais ils étaient grands.... On eût proposé au derniei d entre eux, au plus vil, au plus corrompu, à CoHot d’Herbois, l’histrion sifflé, à Marat, le médecin de chiens, de donner le spectacle de la guerre civile à des ennemis, qui n’ont qu’à entrer pour mettre le holà t à la bataille, comme un maître fait faire silence à un chenil qui se bat, que Collot d Herbois et Marat eussent refusé avec horreur.

Que les hommes de 1 Hôtel de Ville ne s’y trompent point ! Us n ont rien fait jusqu’ici qui soit extraordinaire, et le Code a prévu toutes les choses qu’ils ont accomplies. On s’est introduit la nuit dans les domiciles, avant eux, pour y dérober ce qui traînait et même ce qui était caché; on a forcé des coffres-forts. Après eux comme avant eux, beaucoup feront de même ou essayeront. Marseille, commissaire de police du tyran, supprimait les journaux aussi bien que Rigault. Certainement il est beau et grand de saisir au collet des vieillards,

66 DEVANT L’OPINION

des prêtres qui ne savent que bénir, des saintes fdles qui ne savent que soigner les malades; mais chaque année les assises jugent des assassinats et des vols commis dans les presbytères. Il n’y a rien là dedans dont l’histoire ait à s’occuper, rien qui participe en quoi que ce soit delà sauvage et tciiible grandeur qu’avait la Terreur.

Le laquais qui a assassiné Paul-Louis Courrier n a point eu l’idée, même aux enfers, de tendre la main à Robespierre.

Que nos maîtres ne se fassent point d’illusions et qu’ils n’aillent pas s’imaginer qu’un rayon de l’auréole sanglante, mais glorieuse par places, qui entourait les hommes de 92, s’aventurera sur les fronts indignes des hommes du 18 mars 1871 . Les gens du Comité et de la Commune peuvent perpétrer, encore une fois, tout ce que perpètre un mauvais drôle, quand la maréchaussée est absente, piller, séquestrer; ils peuvent même pasticher les gens de Piétri et arrêter les honnêtes gens sans mandat ; ce qui leur est défendu, c est de se comparer aux sinistres grands hommes de la Terreur, qui avaient le courage, l’éloquence et le génie, trois choses que Dieu n’a point voulu donner aux gens de la Commune et du Comité. — Ed. Drumont.

Quand le Bien public fut supprimé, je vins au bureau du journal, rue Coq-Héron, avec Aimé Dollfus, qui était alors secrétaire de la rédaction, et je rédigeai la note, qui parut en tête du numéro du journal publié le soir malgré l’autorité insurrectionnelle (1).

(1) Nous n’accomplissions là que la plus ordinaire des obligations professionnelles. Le premier devoir d’un journaliste est de faire paraître son journal au risque de mourir en cherchant le mot de la fin pour son article. Si vous voulez voir ce que devient cet acte si simple dès qu’il s’agit d’un écrivain qui a été un des familiers de la maison Rothschild, lisez le discours de Cuvillier-Fleury, recevant John Lemoinne à l’Académie. John Lemoinne a écrit de Versailles quelques articles sur la Commune, et Cuvillier-Fleury trouve

On vient de lire la note anonyme du Journal officiel:

La Commune ose ce que jamais l’Empire n’a osé : elle supprime les journaux et ne daigne même pas leur en donner avis. Il nous plaît, devant cet étrange mépris de tous les droits et de toutes les lois, de ne point laisser croire que de telles tyrannies trouvent des servitudes à leur niveau. Nous ne nous dissimulons pas que la Commune a la force et qu’elle peut tout comme elle ose tout, mais pour l’honneur du journalisme, nous voulons qu’on sache que si la presse a subi \& joug du plus fort, elle ne l’a point subi sans protestation et ne l’a point accepté.

La Rédaction du Bien Public .

J’avais quelque mérite à agir ainsi car Raoul Rigault ne devait pas me porter une tendresse infinie, puisque, dans une bagarre, sous l’Empire,

cet acte héroïque. Quant à ceux qui sont restés à Paris, personne n’en parle. Remarquez que ce John Lemoinne est le dernier des saltimbanques et le plus effronté des palinodistes. Après avoir déclaré que la monarchie était le salut de la France, il affirme tranquillement huit jours après, dans le même journal, que la République est le gouvernement indispensable au pays. Afin d’arriver à être nommé sénateur, il compare l’Église à une vieille marchande i la toilette qui, pour attirer les chalands, se met à vendre de leau le Lourdes. Quand il mourra, il n’en sera pas moins pleuré comme Barthélemy Saint-Hilaire par les journaux pseudo-conservateurs.

Quant à nous nous sommes non seulement destinés à nous lacrifier, mais condamnés encore à admirer l’ineptie de nos préendus chefs. Nous faisons partie, comme le dit Veuillot, « de la )onne espèce humaine, celle qui porte les bons fardeaux et que )ieu a faite forte parce qu’elle soutient tout ». En pleine Commune, mus défendons ce que nous croyons être l’ordre au risque de totre vie ; nous ne demandons rien aux hommes du 2T et du 6 Mai, nous ne réclamons pas même un bout de ruban, et, ;[uand par hasard nous voulons nous déboutonner, dire, avec toutes ortes de précautions, ce que nous pensons d’hommes qui ont trouvé doyen de faire naufrage sur la mare d’Auteuil, des journaux omme le Français, nous reprochent d’être exagérés et de manquer e respect aux Rothschild.

DEVANT L’OPINION

j’avais été oblige, pour dégager un malheureux quei ses amis voulaient égorger, de braquer sur lui un mauvais pistolet qui, du reste, semblable à celui de Boulanger, n’avait jamais voulu partir. Si j’avais été plus rit he alors et que j’aie eu le bon revolver que je possède aujourd’hui, les Otages auraient peut-être été sauvés. Avouez qu’il était dans ma destinée, même! avant d’être redevenu tout à fait Chrétien, d’avoii maille à partir avec les ennemis des ensoutanés.

Les journaux de la Commune, on le comprend, ne se gênaient pas pour demander à Raoul Rigault s’il savait que celui qui attaquait la Commune dans le Bien public « était le même individu qui avait voulu l’assassiner ».

Assassiner était un mot bien fort, et de bons camarades auraient pu attendre peut-être une autre occasion pour rappeler ces souvenirs. Je n’en veux à personne à ce sujet, car j’ai une nature essentiellement affable. Je me contente de constater pour la note psychologique, que ce sont ceux-là qui ont crié comme des brûlés lorsque Maxime Du Camp, en publiant ses articles dans la Revue des Deux Mondes , a parlé des hommes et des événements de la Commune/ quoiqu’il eût attendu pour écrire une ligne que le dernier des conseils de guerre eût terminé ses tra-1 vaux.... Plus on va et plus on est frappé de l’illogisme des actes et des discours humains, plus on se convainc qn’en dehors de la grande affaire du Salut, il n’y a dans la vie que des pitreries....

Mon Ange gardien me protégea dans ces circonstances comme en tant d’autres. Quand on vint pour

m’arrêter, dans une maison de la rue du Bac où j’avais trouvé un refuge, j’eus la chance de ne rien comprendre aux explications qu’on me fournit pour traverser l’arrière-boutique du boucher qui donnait dans la cour, entrer dans la boutique comme un client et m en aller par la rue. Grâce à ma myopie je tombai littéralement dans les bras du factionnaire qui gardait la porte cochère. De surprise il en aissa échapper son fusil. J’en profitai pour déguerpir sans prolonger, on le conçoit, des explicaionsqui, à ce moment, auraient été tout à fait in- ;empestives — et me voilà....

Je ne regrette rien bien entendu de mes articles Mors, mais, dans de pareilles circonstances, je l’écrirais certes plus ce que j’écrivais en 1871.

A cette époque, il était permis de croire encore me la société méritait d’être défendue. Quelle institution, quelle classe sociale, je vous le demande, iaut aujourd’hui la peine qu’on combatte pour eile? ■es opportunistes et les radicaux qu’on retrouve ans tous les tripotages, dans toutes les concussions, ans toutes les affaires vereuses, ne sont-ils pas pires ue Igs Fédeiés qui parfois défonçaient un tonneau uand ils avaient soif? Les ignorants qui, exaspérés ar la lutte, traqués de rue en rue, grisés par l'odeur 3 la poudre, excités par les Juifs qui s’enfuirent au ioment des responsabilités, massacrèrent nos regieux rue Iïaxo, ne sont-ils pas plus excusables çvant Dieu que tous les Francs-Maçons de l’Assem- !ée qui, en échange de quelques subsides des

DEVANT L’OPINION

banques juives, votent les lois les plus iniques, corrompent systématiquement les enfants, dépouillent: les Catholiques de tous leurs droits? Cet atroce avorton de Goblet qui réduit un pauvre prêtre comme le curé de Saint-Montant à mourir littéralement de faim, vaut-il mieux que Sérizier, l’assassin des Dominicains?

Du moment où toute l’habileté des conservateurs de Versailles devait consister à nous ramener progressivement à la Commune, n’aurait -il pas été beaucoup plus simple de la laisser là quand elle } était?

LA CONQUÊTE JUIVE

Quand les Juifs seront en possession de tous les monopoles, il faudra bien que le peuple, qui a des yeux, s’en serve pour voir et alors il se fera cette question :

* Monopole pour monopole, lequel vaut mieux « du monopole juif dont tous les profits « rentrent dans la caisse des Juifs au grand « préjudice du peuple qui travaille et qui

* souffre, ou du monopole de l’État dont « tous les profits rentrent dans la caisse du « trésor, pour se répandre de là sur le

* peuple, et accorder à chaque travailleur « la rétribution légitime de son travail? »

(Toussenel.)

monopoles - L’Union générale. - Loew et le traité Baba- {amina. — Le code de Karamoko. — Les personnages d’un Irame. — M. Bontoux. — M. de Freycinet. — Un juge d^instructon qui se promène tout nu. - Léon Say à l'Académie!

'e iPr°R0t h1 fM9 Ro.u1sse- ~ Conquérants et conquis. — Le duc e La Rochefoucauld-Bisaccia et les pendus de l’Union générale - Les Féodaux juifs. - L’affaire Marcel Deprez. - Corne,ius‘ [erz. Parasitisme scientifique et parasitisme financier. — La erme des Jeux. - Isaïe Levaillant et ses circulaires. - Los der- 1ers fiefs non juifs -La maison Hachette et la France juive. - Kahal. Les traînards de l’invasion. — Les prébendes. — finances au pillage. — La Cour des comptes et le budget

[Jne transformation complète s’est produite deis 1 époque où Toussenel opposait le monopole f au monopole de l’État. Ces deux monopoles ourd’hui n’en font qu’un, c’est-à-dire que toute

DEVANT L’OPINION

la force de l’État est mise au service du monopol. juif. Le gouvernement, représentant apparent d« tous les citoyens, emploie les moyens formidable que lui fournit la collectivité à combattre cett collectivité au bénéfice de quelques-uns.

C’est à ceci que se résume le régime actuel, c est

à-dire la République Juive.

Dans l’ordre financier rien n’est plus concluant à ce point de vue, que ce qui s’est passé pou

l’Union générale. .

je puis traiter cette question tout à mon aisr

puisque je n’ai jamais possédé une action de l’Unioi générale ni, d’ailleurs, d’aucune Société financier., Je fais comme Proudhon : quand j ai del aigent, je mets dans un tiroir et je prends à mesure. J étud donc cette page de l’histoire financière contemp. raine, comme j’étudierais une page de 1 histoi

financière du passé. # \

L’Union était bien loin d’être une entreprise, pure spéculation. La Banque impériale royale prr légiée des pays autrichiens (Landesbank), la Banq des pays hongrois, la concession des chemins J fer serbes, la construction d’un chemin de fer Semlin étaient des affaires sérieuses. |

La Banque nationale serbe, en raison de l’ouvi ture des réseaux des chemins de fer d Orient, étij destinée à devenir l’agent naturel de tout le co merce de l’Europe avec des régions qui tiennent i réserve tant de forces de production. Les bill de cette Banque, remboursables à vue à Constat! nople, à Pesth, à Tienne et à Paris auraient

LA CONQUÊTE JUIVE. 73

nécessairement le signe d’échange commercial entre

I Europe et l’Ouest occidental.

Les affaires serbes étaient bonnes également puisque le groupe financier du Comptoir d’escompte s en est chargé, en consentant au gouvernement de

Belgrade un rabais de 12 millions sur les conditions qu avait obtenues l’Union.

Après les manœuvres employées contre elle l’Union il ne faut pas l’oublier, ne donnera pas moins le 70 pour 100 à ses débiteurs, et les Sociétés de . Ei langer, glorieusement acquitté par le trilunal correctionnel, n’en donneront jamais autant.

Ceci, a mon point de vue spécial, n’a qu’une importance secondaire, et j’en dirai autant des spéu ations insensées auxquelles M. Feder se livra en absence de M. Bontoux.

II est évident, pour moi, que ce pseudo-protesmt, qui portait un nom juif, a constamment trahi Union. Associé à une maison de coulisse, il avait es intérêts opposés à ceux de l’établissement qu’il ingeail, et rien ne prouve mieux sa culpabilité “e le retard apporté par lui à l’émission des puveaux titres, dont la création avait été décidée ms l’assemblée générale du 5 novembre 1881. pnlre la remise de ces titres, la Coulisse eût versé

5 millions à l’Union (1). Sous prétexte de difff- ' Ues dans l’exécution matérielle, Feder s’arrangea

U) Sur un simple signe de Rothschild qu'on a appelé « le roi ,1e

üs C'est un fait‘1i>Unal’ °n ,e annul* celle dette de 115 mil- ■ C est un fait enorme et sans précédents.

DEVANT L’OPINION

pour que ces titres ne fussent pas prêts encoie à la fin de janvier 1882.

Cette confiance naïve en des hommes qu’ils connaissent à peine, est habituelle aux Catholiques. Mais ceci, encore une fois, les regarde. Feder s’obstinait à lutter pour maintenir les cours contre la Juiverie qui, tout entière coalisée contre les Catholiques, jouait à la baisse. Ce sont là des mœurs dd Bourse. Fausses nouvelles, manœuvres de toutef couleurs, ne sont que des épisodes de cette sorti de guerre, et les Juifs, suivant la morale des spécm lateurs, pouvaient se croire en droit de déployé]

tous leurs moyens d’attaque.

Allain-Targé , le ministre des finances dans l ministère Gambetta (1), semble avoir pensé comm moi. Il refusa énergiquement, m’assure-t-on d source certaine, d’intervenir, malgré les supplica tions d’Israël, dans un conflit d’ordre privé.

Tout changea de face, comme par un coup d théâtre soudain, lorsque Léon Say, le valet de Itotl

schild, arriva au pouvoir.

A ce moment, les affaires de 1 Union étaier

(1) Gambetta était du groupe qui jouait à la baisse cont l'Union; il souhaitait donc qu’elle perdit beaucoup d’argent, m< une fois la liquidation faite et ses bénéfices assurés, il se pronon contre tout projet d’arrestation et de poursuites. Quoique enga très avant dans la politique juive, il ne consentit pas a la «en d’une si odieuse façon contre des Français. Ce fut très probabH ment une des causes déterminantes de la chute du grand min i tère. Freycinet, nous le verrons plus loin, n’eut pas ces scrupU j et laissa tranquillement Léon Say se faire, au nom de la Frantj l’exécuteur de la vengeance des Rothschild.

LA CONQUÊTE JUIVE. 7

embarrassées, mais tout pouvait être sauvé. M. Bon-

toux venait de rentrer à Paris en toute hâte

Le 28 janvier la situation était connue dans tous

ses éléments. Un crédit de 25 millions suffisait pour

remettre la banque à flot. L’assemblée générale est

convoquée pour le 3 février, elle donnera non pas

| 5 millions mais 50 millions; la correspondance des

j actionnaires en fait foi. Des mesures sont prises afin

qu une heure après le vote de l’assemblée, qui n’est

douteux pour personne, la vie renaisse partout dans

ce corps, dont l’existence touche à de si grands intérêts.

Rothschild affolé gourmande Léon Sav qui s’en

prend à Humbert. Que faire? Attendre et compter

sur les magistrats juifs qu’on a mis aux bons endroits....

Un rentier, M. Lejeune, avait remis des fonds à Union pour les placer en report. Saisi par la panque, croyant son argent perdu, il le réclame sans obtenir, car le report avait été effectué régulièrenent. Au Tribunal de commerce où il porte ses doeances, on lui déclare qu’il n’a qu’à attendre comme ous les autres intéressés. Inquiet, en proie à une ée fixe, il vient consulter le procureur de la Répulique, M. Loew(l). Celui-ci, un peu désappointé de

(1) Loew appartient à cette race de Juifs qui ont passé au protes¬

ta™ LPrrr peu mûins saisissant ^envahisLme'l

Israël. La famille n en est pas moins d’origine juive comme

" Te y1 * * * * 6 f™"? de .Loew (Léyy)> Qui est porté encore par beau-

cireddP JfUnfS* ^ ArchAlVes israéli^ célèbrent à tout instant la

cire de Loewy, sous-directeur de l’Observatoire; elles ont gém*

76 DEVANT L’OPINION

voir que,cetle fois encore, l’occasion d intervenu lui échappait, déclare d’abord que le fait n’a rien de délictueux. Puis, tout à coup, il se frappe le front, i avait trouvé ! 11 explique à son visiteur* que l’opération semblait régulière, mais que cependant, s i avait des griefs contre l’Union, il pouvait, en déposan une plainte, donner à la justice le moyen de sauve garder ses intérêts.

L’autre hésitait, subjugué malgré lui par cette espèce d’ascendant que prennent les hommes de lo qui ont derrière eux tout l’attirail de la justice Loew saisit une plume et la tend à M. Lejeune. Alors dans le cabinet du magistrat, en quelque sorte sou sa dictée, avec son papier, son encre, sa plume, 1 plainte mensongère est signée....

A peine a-t-il fini que le signataire a comme uî remords. Qu’allait-on faire du document qu’il s’étai* 1 laissé entraîner à rédiger? Il prie qu’on le laisse réfW chir jusqu’au lendemain. D’un geste impérieux, ave un air vainqueur, le procureur de la République coi gédie M. Lejeune et l’indigne magistrat (1) s’éloign

au moment de la mort d'un Lœwe, membre du Reichstag : « I Judaïsme allemand vient de faire une perte sensible. Le députe < Reichstag allemand et au Landtag prussien, M. Louis Loewe, c mort le 11 septembre dernier, des suites d’une attaque, à l’âge p1 avancé de quarante-neuf ans. »

(1) Nous nous plaçons, bien entendu, à notre point de vue < parlant ainsi. Loew considère sans doute qu’il a parlaitement ai1 Fils d’une race ennemie de la nôtre, il a servi sa race et aidé écraser la nôtre ; il a son code à lui et il l’applique. Voir à ce suj< dans la France juive , les prescriptions du Talmud relatives a procès entre Juifs et Goym.

Rabbi Isrnaël, au Traité Daba-Kamina, chapitre lia go j (le Voleur), s’exprime ainsi :

LA CONQUÊTE JUIVE. 77

| PreciPllamment, tout fier d’emporter la feuille encore îumide qui allait causer la ruine de tant de familles otle suicide de tant de malheureux.

La scène se passait le 1" février, à trois heures de 1 après-midi. Trois heures après, au milieu d’une ! seance, le président de l’Union générale était invité à sortir de la salle où se trouvaient réunis les administrateurs et les conseils de la Société. On l’arrêtait et on le jetait à la Conciergerie.

| A la même heure, dans un salon que nous pourrions désigner, un des chefs de la bande sémitique retirant le masque poussait cette exclamation :

« Enfin il est arrêté! »

Voilà comment les Rothschild comprennent la guerre et ils seraient mal venus après cela de s’étonner des transports d’allégresse qui ont accueilli la f rance juive, ce livre qui m’a procuré l’occasion de «tir des victimes danser de joie en me serrant la [nain, et s écrier : « Ah ! les coquins, nous en ont-ils

.ait . Us ont donc trouvé un homme qui dise la /enté ! »

Est-il nécessaire de répéter que celte arrestation

u" C,lrétien et un Israélite viennent devant toi pour un f“r.e que l’Israélite ait gain de cause suivant loi juive, fais-le, et dis au Chrétien : Telle est notre léaislalion ■

h ré U en ^TeU C,hrélien’ fais ^ner l’Israélite et dis au

hreOen . Telle est votre législation. Si, au contraire, tu ne peux

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