‹ La France juive devant l'opinionChapitre 2 sur 13 · L . !srae,lte d’une manière ou d’une autre, on emploiera · texte numérisé non relu

L . !srae,lte d’une manière ou d’une autre, on emploiera

mire le Chrétien des astuces et des fraudes. » emploiera

Ce Loew reçut l’avancement que méritaient les services qu’il avait l-ndus a Israël. Simple procureur de la République en janvier 188^

i de raffaire de ÊUnion , il était' nommé procure:;

meral a Pans le 12 avril 1883, et installé président de chambre la Cour de cassation le 16 mai 1886. Dre

était absolument sans précédents? M. Savary, M. Erlanger, pour ne citer que ceux-là, contre lesquels d’innombrables plaintes étaient déposées, n’ont pas été arrêtés préventivement (1).

Le Code criminel est formel sur ce point : « La dénonciation seule ne constitue pas une présomption suffisante pour décerner cette ordonnance (le mandat d’amener) contre un individu ayant domicile (2). »

Nulle affaire ne révèle mieux que l’affaire de l’Union générale l’effrovable arbitraire qui règne maintenant dans nos lois. C’est véritablement le Tohu va bohu talmudique dont je parle dans la France juive, et les naïfs, qui s’épouvantent quand un anarchiste casse un petit banc dans une réunion publique, feraient mieux de regarder cette anarchie autrement redoutable qui s’attaque à la base même de toute société : la loi.

(1) La déclaration de faillite fut obtenue le lendemain, à peu près > par les mêmes moyens. Le président du Tribunal de commerce, , M. Bessand, avait résisté longtemps aux obsessions dont il avait été l’objet. On le décida à l’aide d’un mensonge, qu’on ne reconnut que ? lorsque les conséquences en furent irréparables.

L’expert Flory avait été chargé de présenter, dans les vingt-quatre heures, un état de situation; il y affirma, le 1er février, que les remboursements, immédiatement réclamés à l’Union générale, s’élevaient à 4121000 francs et que la Société avait seulement de disponible 1 074 000 francs. La faillite prononcée, le même expert s’empressa de corriger ses chiffres; il retrouva dans les caisses ! plusieurs millions oubliés; au lieu de 1074000 francs la Société disposait de 4819390 fr. 78; au lieu d’un déficit, il y avait un excédent.

(2) Ce qui montre bien le cynisme avec lequel on agit dans cette circonstance, c’est qu’aux débats il ne fut même plus question de cette

LA CONQUÊTE JUIVE. 79

Depuis que nous avons un vieux jurisconsulte à la tête du gouvernement, notre Gode, comme nous le verrons plus loin au chapitre de V Escrime sémitique , est plus changeant et plus fantasque que celui qui régit les sujets du prince noir Diaoulé Karamoko, fils du roi de Samory.

Les actions sont-elles une marchandise, une denrée, et les lois qui s’appliquent aux opérations sur les marchandises peuvent-elles s’appliquer aux actions des Sociétés financières?

— Oui, dit hardiment la Cour d’appel de Paris, quand ce sont les Catholiques qui ont négocié ces actions.

— Non, répond non moins hardiment la Cour d’appel d’Orléans, quand ces opérations ont été faites par des républicains ou des Francs-Maçons.

Voilà a quoi aboutit cette Révolution qui s’est fait gloire d avoir tout uniformisé, qui a supprimé la Coutume qui régissait chaque province et qui répondait à ses traditions et à ses mœurs. Ce niveau égalitaire qui a détruit toute originalité, toute vie

ilainte Lejeune. Me du Buit seul y fît allusion. « J’ai affirmé, lit-il, qu’il était malheureux que les arrestations eussent été décidées dans ces conditions et sur une plainte qui 11’avait aucune ■aison detre, la plainte Lejeune; on n’a pas essayé de la défendre, >n n a rien dit sur ce point. Voulez*vous que j’ajoute quelque chose? d. Lejeune est allé depuis faire visite à M. Bontoux pour lui expriner le regret que, sur sa plainte, on eût procédé de la sorte et avec :elte rapidité. »

Cela est bien, sans doute, mais en pareil cas on eût aimé entenire retentir un cri d’indignation, une courageuse parole de flélrisure pour Loew. Un Gambetta, dans une circonstance analogue, se ût peut-être fait rappeler à l’ordre, mais il eût jeté une protesation qui eût retenti au dehors.

DEVANT L’OPINION

locale, tout loyer particulier n’a même pas produit I l’uniformité dans la monotonie. De ce Code, qu’on i a appelé un impérissable monument, les Juifsdevenus magistrats font sortir des arrêts plus incohérents et plus discordants entre eux que ceux d’un Nègus d’Afrique ivre d’eau de feu.

Si vous voulez vous convaincre de ce fait, vous n’avez qu’à examiner les deux arrêts que je mets en i regard l’un de l’autre et qui auront peine, en se regardant, à retenir le rire des deux Augures.

Quand il s'agit d'actions d'une banque catholique , les actions sont une marchandise.

Quand il s'agit d'actions d'une banque républicaine, les actious ne sont pas une marchandise.

Dans son arrêt du 19 mars 1883, la Cour d’appel de Paris développe contre l’Union les considérants suivants :

€ Considérant que si l’ar- « ticle 419 du Code pénal ne « parle que de la hausse ou « de la baisse des denrées et « marchandises , papiers et « effets publics, il n’y a point « lieu de conclure de là qu’il « ne soit point applicable aux « variations du cours des ac- « tions de Sociétés de banque « ou d’industrie;

« Considérant que ce que le « législateur a voulu exclure « en substituant l’expression « d’effets publics à celle d’ef- « fets négociables qui figurait

Dans un arrêt du 17 février 1886 (affaire du Crédit provincial ), la Cour d’appel d’Orléans motive ainsi soni opinion :

« ... En ce qui concerne le « délit de coalition et l’appli- « cation de l’article 419 du « Code pénal . ;

« Considérant qu’il faut, aux « termes de cet article, poun « encourir les pénalités qu’il « édicte, avoir opéré la hausse « ou la baisse du prix des « denrées ou marchandises, « ou des papiers et effets pu- « blics ; que cette énumération « est nécessairement limitative « puisqu’elle conduit à un ré- « sultat pénal...

LA CONQUÊTE JUIVE

« dans le projet de loi, ce « sont les lettres de change

« qui sont sujettes aux varia- « tions des cours et dont ce « projet avait dû faire une « mention spéciale, parce qu’il « eût été douteux qu’elles « pussent être considérées « comme des marchandises;

« Qu’il en est tout autre- <« ment des actions des Socié- « tés , aujourd’hui surtout « qu’elles sont devenues l’ob- ,« jet d’un trafic si impor- « tant...;

| « Considérant que le mot « marchandise comprend dans a son acception générique « non seulement les choses <£ corporelles, tangibles, qui « se comptent, se pèsent ou « se mesurent , mais aussi k les choses incorporelles en « tant qu’elles sont l’objet des Jt spéculations du commerce c( à un prix habituellement x déterminé par la concur- |x rence libre du marché;

« Considérant qu’il est cer- % tain que le prix des actions i de Sociétés est bien habit tuellement déterminé parla x concurrence...; que le fait : habituel d’en acheter pour : les revendre est. considéré K par la jurisprudence comme : une pratique commerciale ;

« Que les actions des Socié- « tés le Crédit provincial , le « Syndicat financier pari - « sien et le Syndicat finan- « cier lyonnais ne sauraient « rentrer dans ces expres- « sions : « papiers ou effets « publics », car elles consli- « tuent des valeurs d’intérêt « privé dépendant de Sociétés « anonymes non autorisées;

« Qu’en vain on voudrait « les comprendre dans l’ex- « pression plus générale de « marchandises...;

« Qu’il est manifeste que le « législateur, en excluant les « valeurs autres que les pa- « piers et les effets publics,

« n’a pu avoir la pensée de « les reprendre sous le titre de « marchandises, et qu’on ne <( saurait, sans faire violence « à l’article 419 et à son es- « prit, l’appliquer aux actions x des Sociétés privées non au- « torisées. »

Dans son arrêt du 15 juillet 1886 (affaire de la Banque de Lyon et de la Loire), la Cour d’appel de Grenoble s’exprime ainsi :

<r ... En ce qui concerne le <r délit d’agiotage et l’applica- « tion de l’article 419 du Code x pénal ;

« Attendu qu’aux termes de

DEVANT L’OPINION

< Que Y Union générale se c livrait incessamment à ce € commerce, achetant ses ac- € tions en grand nombre pour <l les revendre plus cher : que c lesdites actions étaient « donc entre ses mains une c marchandise à laquelle € s'applique littéralement « l'article 419 du Code pé~ c nal . *

cet article, le délit consiste à avoir , par les moyens qu’il indique, opéré la hausse ou la baisse du prix des denrées ou marchandises, de papiers ou effets pu-, blics ;

« Attendu que des actions de Sociétés, effets privés, ne sauraient être, au sens de l'article 419 du Code pénal, considérées comme des denrées ou marchandises; qu'elles ne sont point davantage des papiers ou effets publics ;

« Que, dès lors, les faits reprochés de ce chef ne s’appliquant pas aux objet!

spécifiés par la loi, ne peuvent être atteints par l’article 419 (Cassation, 30 juillet 1885). »

Quant à la Cour de cassation, elle dit tantôt blanc tantôt noir. Elle consulte, quand elle est embarrassée, le Juif Bédarrides qui n’a qu’un critérium i Y a-t-il des Sémites dans l’affaire? quel est leui intérêt? »

Selon le cas, les déclarations de Cours d’appel son

souveraines ou pas souveraines.

Les 22 et 23 juin 1883, les principales dispositions du jugement du Tribunal correctionnel contre le président de

Le 30 juillet 1885, le 29 janvier et 12 mars 1886 après les condamnations pro noncées contre deux Sociétés

LA CONQUETE JUIVE

l'Union générale (20 décembre 1882) ayant été confirmées par Ja Cour d’appel de Paris <19 mars 1883), la Cour de cassation rejette le pourvoi, en décidant « que les déclarations de l’arrêt attaqué sont souveraines, qu’elles échappent au contrôle de la Cour de cassation » .

Les articles 405 et 419 du Code pénal sont maintenus.

le Crédit provincial, la Dan que de Lyon et de la Loire , pour les mêmes faits qui avaient été reprochés à l’Union, la Cour de cassation ordonne le renvoi des arrêts rendus par la Cour de Paris et par la Cour de Lyon. Elle statue, pour la première fois, sur l’article 419 du Code pénal, disant que cet article ne peut atteindre la hausse ou la baisse des titres de Sociétés.

Après renvoi, les nouveaux juges déchargent les prévenus des peines édictées par l’article 4 19 et refusent d’appliquer l’article 405 du Code pénal.

Tout cela est fait sérieusement, pompeusement, par des gens d’âge, qui accomplissent ces exercices d’acrobates sur le Gode avec des allures solennelles. Si vous vouliez placer dans les débats un mot de bon sens, que saint Louis aurait écouté avec bienveillance sous son chêne, vous verriez s’agiter dans une robe noire ou rouge un bonhomme à tête vicieuse et haineuse à la fois, et vous entendriez sortir d’une bouche sans dents la parole de Barthelon : « On n’interrompt pas ici, monsieur. »

Quand on regarde des épisodes de ce genre, en dehors de toute préoccupation financière, avec des feux de philosophe et d’artiste, tout se transfigure, out s’anime, tout concourt à donner du relief au ableau social.

Chaque personnage, mis en quelque sorte au pied du mur, se montre à nous dans la plénitude de son type. . .

Les organisateurs eux-mêmes sont très expressifs de certaines habitudes d’esprit des chefs catholiques. Les cinq ou six membres du conseil d’administration, que chacun devine et qui auraient loyalement arboré leur drapeau, furent annihilés par la majorité du conseil. Cette majorité voulait bien combattre les Juifs, elle laissait dire qu’elle les combattait pour exciter les humbles toujours pleins d’ardeur et de dévouement, mais elle ne proclamait pas nettement elle-même le but qu’elle se proposait. Au lieu de 1 porter la bataille sur une question élevée qui aurait intéressé et passionné, elle acceptait le terrain choisi par les Juifs, elle employait leurs finesses, leurs armes, leurs moyens et naturellement elle s’en servait beaucoup moins bien qu’eux.

C’est l’histoire du gouvernement de l’ordre moral : qui ne voulut jamais avouer qu’il était, avant tout, un gouvernement chrétien et qui s’obstina, comme Campi, à mourir sous un pseudonyme....

Lisez la dernière lettre de M. Bontoux (1), elle est très belle par endroits, et l’on ne peut rester indifférent devant le spectacle de cet honnête homme qui a travaillé toute sa vie et qui, sans avoir même cherché à sauver une parcelle de sa fortune, a repris ses anciennes fonctions d’ingénieur.

Dans ces conditions, pourquoi ne pas parler frau-

1) Figaro du 22 octobre 1886.

LA CONQUÊTE JUIVE

chement? Pourquoi ne pas dire dans une lettre qu’un journal catholique aurait certainement insérée : « Voilà ce que j’ai voulu faire, voilà les actes infâmes dont j’ai été victime de la part de tels Juifs dont je cite les noms. Je suis un vaincu, ma vie est finie, mais enfin si plus tard il y a une renaissance chi etienne, une tentative de réorganisation sociale, si des penseurs s’occupent de la question juive et qu’on nie que les Juifs exercent un pouvoir occulte en France, voilà les documents que je mets à la disposition de tous. »

i Au lieu de cela, M. Bontoux parle vaguement de MM. Tels et Tels.

Qu’est-ce que c’est que MM. Tels et Tels ?

N est-ce pas un peu la réponse d’une danseuse d’opéra qui se trouvait dans une position critique ? t — Qui est-ce qui vous a mis dans cet état ?

— Ce sont des messieurs très bien que vous ne connaissez pas...

Pour continuer nos observations, transportezwus maintenant au ministère des Affaires étrangères.

Examinez l’énigmatique silhouette de M. de Freycinet, l’homme doux qu’on aperçoit derrière tous les actes violents. Il est le ministre dirigeant, le président du Conseil, le second magistrat de France, le gardien chargé de veiller sur la vie et les intérêts les Français ; il a été l’ami intime de Catholiques, comme Henri Lasserre et Dubosc de Pes juidoux. La pensée ne lui vient pas de deman-

DEVANT L’OPINION

dor de sa voix fluette à Léon Say et à Humbert : « Enfin de quel droit causez-vous un désastre pareil par une mesure que rien ne justifie? Faites suivre M. Bon toux par des agents si vous croyez qu il ait l’intention de passer à l’étranger, mais l importance

des capitaux français engagés exige au moins que vous lui laissiez les trois jours qui lui sont necessaires pour réunir les actionnaires. » 11 n’essaye même pas en faveur de la justice le léger effort de Pilate.

En lisant ceci il ne comprendra pas qu’on ne l’admire point, tant l’hérésie a déformé toute conscience chez les protestants. Il y a en lui de ces matrones anglaises que les récits de la Pall Mail Gazette nous ont montrées proprettes, décentes de | ton, U ônant dans un salon très convenable avec des tapis de mousse devant la cheminée et des porcelaines bien claires sur les étagères. Il se passe des scènes sans nom dans la pièce à côté; on y conclut j des marchés fangeux, on y dépouille les victimes, on y souille les enfants ; elles n’en veulent rien savoir et continuent à bien égaliser le beurre sui les sand- i wiches. C’est tout à fait protestant et nouveau dans il

la politique française. Effrayant pour Freycinet, i quand on songe à la vie éternelle, c’est très intéressant psychologiquement. !l

En dehors de l’odieuse violation de toutes les formes légales qui deshonore un chef de gouver- j nement couvrant de tels actes de son nom, il n est il pas moins intéressant de constater la nullité intel- ] lectuelle de ceux qui occupent aujourd’hui le pre- | mier rang en France.

LA CONQUÊTE JUIVE. 87

Qui ne voit qu’en opérant un véritable coup d Etat au profit de la banque juive contre une association de capitalistes français, le ministère livrait le pays, pieds et poings liés, à la finance allemande qui nous aura à sa merci en cas de conflagration européenne? Tout l'effort d’un gouvernement soucieux de l’intérêt national aurait dû tendre, au contraire, à créer un deuxième réservoir de capitaux, une puissance financière rivale de la puissance juive, le façon à pouvoir débattre des conditions à un moment de crise, choisir librement sans avoir le iouteau sur la gorge. Jourde, le ministre des finances ;ous la Commune, aurait parfaitement compris cela;

1 n’est pas dans le parti ouvrier un homme habitué : discuter la question économique qui, en faisant bstraction de ses théories pour se placer au point de ue du fonctionnement financier actuel, ne se rendît ompte de cette évidence. Un homme comme Al. de dsmarck aurait deviné du premier coup la politique nancière avantageuse à suivre en pareil cas. M. de leycinet n en a pas eu le moindre soupçon. 11 a dssé étrangler lâchement, bassement, iniquement, êtement, une société dont l’existence seule aurait onné à la France de la liberté, du jeu, de l’air pour •utes les opérations de crédit.

Le président du Conseil qui a présidé à cet étranement n’en est pas moins convaincu qu’il est un mime pratique, un positif, un moderne, parce qu’il creusé quelques tunnels et qu’il sort de l’École dytechnique. En quittant le conseil où il avait livré fortune de tant de Français aux Rothschild, il a

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dû sourire à son chef de cabinet qui lui a dit: « Il faut avouer, monsieur le Ministre, que vous êtes un grand patriote. »

Le sentiment dominant de celui qui écrira l’histoire définitive de ces dernières années seia 1 étonnement devant le creux, la stérilité despiit, linsuffisance de matière cérébrale d’hommes comme Freycinet, chez lesquels il n y a pas une idée, pas une vision un peu claire de la situation contempoiaine. Faites-le tour de tous ces gens-là, regardez-les de haut en bas et vous reconnaîtrez qu’avec toute leur phraséologie ils en sont revenus au système du Moyen Age commençant, que la royauté une fois constituée se hâta de rejeter: la visite incessante au guichet du Juif avec un gage à la main.

— C’est encore vous?

— Hélas oui ! Je suis aux abois.

— Qu’est-ce que vous apportez?

— Des titres de rentes tant que vous en voudrez.

— Quelle commission?

— Ce qu’il vous plaira. Mais de grâce, dépêchezvous, car je tire la langue.

En sortant du cabinet du premier ministre, pénétrez dans le cabinet du juge d’instruction; regardez cet homme penché sur des papiers. Quelle tempête sous ce crâne ! Ce Feray est de la famille du magistrat que s’est amusé à crayonner Guizot. Gomme M. de Saint-Marc, « c’est un très honnête homme, poltron et scrupuleux, aussi trouve-t-il qu’il y a bien du tra-

LA CONQUÊTE JUIVE

vail à vivre ». Le voilà aux prises avec ces convoitises sémitiques ardentes, stridentes, violentes, étrangères à tout sentiment de droit, de pitié, de justice. 3ès qu’il a ouvert le dossier, il se rend compte des ombreux abus de pouvoir qui ont été commis.... I veut faire son devoir, rendre une ordonnance de ion-lieu; il n’ose pas, il signe désespéré le renvoi levant la police correctionnelle et s’enfuit...

Huit jours après on aperçoit dans la rue de la Coratterie, à Genève, un homme en chemise qui court à ou tes jambes. On veut l’arrêter. « Laissez-moi,laisseznoi, s écrie-t-il, Léon Say m’attend ! Je vais toucher in chèque de cent millions pour l’Union générale. »

L’homme en chemise c’était Feray, dont la tête vait fini par sauter....

La moralité humaine de ces événements vous sera onnée le mois prochain, à l’Institut, où M. Rousse pcevra M. Léon Say.

\ous entendez d ici le discours ; « Monsieur, ce e sont point vos œuvres qui vous ont procuré l’honeur de siéger parmi nous, car nous n’avons reçu ni alzac, ni Louis Veuillot, ni Théophile Gautier, i Pioudhon, ni Paul de Saint-Victor. Ce qui nous a u en vous, pourquoi vous le dissimuler, c’est l’in- Igrité de la vie publique, c’est l’austérité du caracre. Nous sommes ici trente-neuf honnêtes gens qui ou s flattons d incarner J élite de la France, et qui n’a- >ns rien trouvé de mieux pour relever les consciences Taillantes, sursum corda , que d’appeler à nous ministre qui s’est servi de son autorité pour sacri-

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fier les intérêts français aux intérêts des banquiers de Francfort. »

Dans l’album de la Commune de Bertall, figure uni dessin représentant la visite de M. Rousse à Protot au ministère de la Justice. Protot paraît affaisse et comme accablé de remords devant son visiteur, et l’artiste s’est efforcé d’exprimer la honte qu’éprouve, l’avocat qui a mal tourné en se retrouvant en présence de son bâtonnier. Quel joli pendant Protot pourrait donner à cette scène avec un dessin mont trant Rousse recevant Léon Say à l’Académie! Que dialogue social on pourrait imaginer entre l’insurgi et celui qui personnifie la Vertu académique ! i

— Oui, dirait l’un, je suis un homme de violence j’ai appartenu à un gouvernement qui, au mihei d’un drame terrible, a pillé et a tué? Pouvez-vous me le reprocher? N’honorez-vous pas publiquemen un homme qui a tué lui aussi et qui a aidé les Roth schild à piller; mais cette fois en pleine paix, san nécessité, sans excuse? Quelle est donc votre morale! Pharisiens au menlon glabre, qui réservez vos sève rites pour le vol en vareuse ou en blouse, tandis qu.| vous n’avez que des louanges pour le vol en habi

noir? .

Je comprends ce que vous dites, répondrai,

l’autre, car au fond mon âme est droite, mais nor avons tous besoin des Débats , et, d ailleurs, les Act, démiciens sont-ils plus coupables que les membre de l’aristocratie, qui ont accueilli à bras ouver' les financiers allemands qui les avaient déshono rés?

LA CONQUÊTE JUIVE. yl

Là facilite avec laquelle la société française a ubi le coup de force exécuté sur les siens m’a paru m très utile document, une précieuse contribution , lirait Bourget, pour la peinture des mœurs d’une poque.

C’est à ce point de vue que je me suis placé, et ai été positivement stupéfait d’entendre des Cathoiques, ti es enthousiastes de la France juive , me eprocher d’avoir été injuste pour le duc de La iochefoucauld-Bisaceia.

Je n ai jamais contesté les vertus privées du noble uc, sa charité sans bornes, sa fidélité aux devoirs de Église. Je sais, comme tout le monde, avec quelle snerosité il a pris sur son patrimoine pour reprémter dignement la France vaincue près de l’Anglefrre, et 1 effet moral que produisit à l’étranger cette •nbassade magnifique, où l’appareil d’un train royal chaussait encore la dignité personnelle et les hautes lanières de celui qui pouvait marcher de pair avec jS plus illustres familles du Royaume-Uni.

Je me suis borné à prétendre, qu’après la conduite Inue par les Rothschild dans l’affaire de l’Union fnérale, le plus vulgaire devoir du représentant ftorisé de 1 aristocratie française eût été de ne pas voir ceux dont l’insatiable cupidité avait causé tant ruines et déterminé tant de suicides.

On a prétendu qu’il ne fallait écrire sur quel- : un que ce qu’on pourrait lui dire en face. Si, au u d’être le paroissien de Sainl-Pierre-du-Grosillou, j’avais été le paroissien de Sainte-Clotilde, urais parfaitement dit au duc de Bisaccia, en lui

tendant l’eau bénite : « Mon frère, il est mauvais pour un chef du parti catholique d’aller danser chez des Juifs quand tant de malheureuses victimes d’Israël pleurent en pensant à leurs économies perdues ou se tuent de désespoir. Votre place n’est point à ces bals où les râles lointains des mourants répondent l[ aux accords des violons. Attendez au moins, pour aller vous amuser chez les Rothschild, que ceux de vos frères en Jésus-Christ que les Rothschild ont réduits à se pendre aient fini de gigoter.... »

Ce langage ne dépasse en aucune manieie la liberté permise à un Chrétien vis-à-vis d un autre Chrétien. Unicuique , dit l’Évangile, mandavit Deus >

de ; proximo suo.

Après avoir examiné le système des conquérants , ne devais-je pas nécessairement étudier 1 état d ame des conquis ?

Comme Taine l’a parfaitement expliqué avant moi, la psychologie du conquis peut seule faire com-i prendre le succès du conquérant. Le nomhie ne1 compte pas. Quand deux races sont en piésence, c’est toujours la plus forte, non pas physiquement, mais moralement, qui triomphe. Xerxès et les millions d’Orientaux qu’il traînait à sa suite ont succombé devant une élite d’Aryens qui n’avaient pas envie d’être esclaves.

Jamais catastrophe ne mit en opposition, d’une1 façon plus accentuée, la débilité morale des civilisés français et l’énergie presque sauvage encore des Juifs envahisseurs.

LA CONQUÊTE JUIVE

On voit apparaître là, dans tout son relief, l’implacable âpreté du Juif, cet inexorable goujatisme dès qu’il est question d’écus, qui est aussi une affirmation de la -vigueur de race qu’il a conservée. Rien ne l’attendrit, rien ne l’humanise, rien ne l’amollit non plus. Sous le membre du Jockey-Club, Shylock se retrouve aussi rapace que sous la souquenille safranée. Les dépouilles de l’Union générale ne Pouvaient rien donner aux Rothschild; ils n’attendaient pas après elles pour avoir un plat de plus p leur table, une toile de plus dans leur galerie, un :heval de plus dans leurs écuries. Les hommes sur lesquels ils s acharnaient étaient les représentants es plus distingués de cette société qui avait été iccueillante et prévenante pour ces Allemands, qui eur avait ouvert toutes grandes les portes de ses jalons, qui les avait initiés à sa vie. Tous faisaient le dus noble usage de leur fortune. Beaucoup étaient pnti es dans les affaires avec l’idée de consacrer plus i argent à leurs œuvres de bienfaisance.

La plus élémentaire délicatesse commandait au lue de Bisaccia et à ses amis de refuser les invitations qu on leur adressait au lendemain d’un pareil lésastre. Il devait dire aux Rothschild : « Nous ommes les fils d’une civilisation différente, vos panières ne sont pas les nôtres. Nous vous pardon- °ns d’avoir amené la ruine dans des maisons heueuses hier, tristes aujourd’hui, mais qui se relèveont peu a peu par les héritages ou par l’économie, îais nous ne pouvons oublier les angoisses de tout 3 petit monde : vieux desservants, petits employés,

DEVANT L’OPINION

servantes, qui ont cru aux noms qu’ils voyaient en i tête de cette affaire, et qui, grâce à vous, n’ont plust

. 4 1 1 An VY* Orvio

de pain.... Vous avez tout: les ministres, les magis-

1 • » a ii vi a r» Ar»

trats, la presse, mais nous avons encore un chez-nous, nous le délendrons. Jusqu au deiniei momenti; il y aura un coin propre à Paris où l’on n admettra pas que tous les moyens soient bons et que le succès

1 Il « P/vwVM-tA A A7 Aini 1 O

justifie tout, c’est le salon de ma femme, voici la

porte, veuillez sortir (1). »

Cette société anémique n’a meme plus 1 eneigiei, de la porte fermée; l’effort nécessaire pour renvoyer^ une carte d’invitation est au-dessus de son indolence.

Comme on comprend la façon brutalement gouailleuse dont certains Jacobins, comme Ranc, un san

m Les femmes, par le seul instinct de leur cœur, en savent plu: nue tous les politiques. Nul n’ignore que quelques jours apres la cala trnnhe de l’Union générale la ducliesse de La Rochefoucauld-Bil, saccia, rencontrant chez la princesse de Sagan la baronne Alphonsij de Rothschild, lui tourna brusquement le dos; elle fut felicitee pa tout le monde de la dignité qu’elle avait montrée dans cette cir

C°Eu ^voyant les Rothschild, certains membres de l’aristocratu d’une indiscutable honorabilité, et qui ne sont en aucune façon de oarasites, ont cru être malins. Quelques-uns même vous le disent « Nous les détestons plus que vous, mais ce n’est pas le inomei de les attaquer, nous en avons besoin. » Ils sont dupes, en effelj du double jeu du Juif — un vrai malin celui-là — qui feint, quai ,1 est en bonne compagnie, de se désoler de tout ce qui se passe «

d. Girerd dans l'affaire du pe papier trouvé en wagon, qui a inventé les faux complots des prmç d’Orléans c’est lui qui a lancé sur eux la Lanterne , c est lui q es? '’r ’uoüfler “la loi d'exil. C’est la Lanterne devant ££ Frevcinet a tremblé, comme toujours, qui a seule détermine le. pulsion. C’est le Juif Hendlé qui a présidé à 1 embarquement como

préfet de la Seine-Inférieure. . t

P Les Rothschild, si amis des princes d’Orléans, ne leur on p

LA CONQUÊTE JUIVE

lier que l’opportunisme a réussi à apprivoiser, re- [îettent les pauvres gens à leur place toutes les fois ue leurs journaux annoncent, avec des éclats de ompetle, qu’ils vont descendre dans la rue et que République n’a qu’à se bien tenir. Avant de songer tomber sous des balles, le front enveloppé d’un san glant, comme Charette sur la place de larmes, à être fusillé sur une chaise comme d’Elbée ciblé de blessures, à être guillotiné devant la porte è son château comme Talmont, il faudrait avoir tsez de tempérament pour flanquer hors de son ‘Ion des Juifs qui ont mis les vôtres hors la loi. Cette constatation sociale, je l’ai faite, et je l’ai (ite dans des conditions d’expérience scientifique lès loyales. J’ai choisi effectivement comme exemple

mie fait la politesse d’une petite baisse au moment du départ. La Interne qui a raison de rire, car elle est dans le secret de la poli- ;ue sémitique, a constaté avec une cinglante ironie que la rente î lit au contraire monté ce jour-là.

i Le 19 mai dernier, s’écrie-t-elle à la date du 24 juin 1886, <sque la Lanterne, la première dans la presse, annonça que la |îstion des princes était soulevée, et qu’elle allait recevoir une Lition définitive, tous nos confrères, on se le rappelle, s’empressent, avec un accord touchant, de nous donner un démenti. Comme, précisément, ce jour-là, la rente baissait de quelques s, le National accusa la Lanterne d’avoir provoqué cette isse par ses révélations. Pour le National et plusieurs autres jourux bien pensants, l’expulsion des princes devait amener une dé-

i ciation dans les cours des rentes.

Or, lorsque la Lanterne, le 19 mai, a annoncé que l’expulsion lit être proposée aux Chambres, le 3 pour 100 était coté 82,30, l/-> 109,15 ; hier, 22 juin, l’expulsion étant votée, le 3 pour j* 1 se cotait 83,10 (coupon détaché), soit 83,85; le 4 1/2, 110,60.

Loin d’être considérée par le monde de la finance comme une ■se de baisse, l'expulsion des princes a motivé un mouvement de isse de 1 fr. 50 sur les fonds d’État français. »

de cet abaissement de la noblesse française devant les Juifs, non point un besogneux ou une individualité d’exception, — mais un homme comme le duc de La Rochefoucauld-Bisaccia, qui est estimé de tous, qui n’a jamais été mêlé aux affaires d’argent et qu est parfaitement libre de ses actes, puisqu’il possédé une des fortunes patrimoniales les plus considérables de France.

Si je me suis arrête un peu longuement, dans 11 France juive , à la catastrophe de l’Union général© c’est quelle a eu un exceptionnel retentissement. Oi trouverait dans des affaires de moindre important des éléments aussi passionnants pour l’observateur

La lutte est de tous les instants. Du haut de leur capitaux, comme les seigneurs du haut des donjon d’autrefois, les Féodaux juifs guettent tout convoi qu passe à l’horizon portant des idées ou des decou vertes, ils lui barrent la route à droite ou à gauch par leur presse ou leurs affiliés dans le gouverne ment, le détroussent, le mettent, à rançon.

Quand le convoi est d’importance comme l’Unio générale, qu’il est bien escorté, il y a une légèr. bataille, et le Juif, ne pouvant pas vaincre tout seul appelle la magistrature à son aide. D’ordinaire cel, se passe sans bruit, dans la nuit, au fond d’un chemi creux. Les détroussés ne peuvent pas même arriver faire entendre leurs cris.

En ce genre, rien n’est intéressant à regarder dar ses dessous comme l’affaire Deprez. Là encore le, Juifs, à l’affût de tout, se sont assuré le monopol

LA CONQUÊTE JUIVE. 97

parles moyens les plus bas; ils ont dépouillé l’Aryen travailleur pour s’enrichir avec son œuvre.

Dès 1867, on labourait les champs mécaniquement en transmettant la force à distance au moyen de gros fils.

La dépense mécanique faite au départ, la défectuosité des appareils transmetteurs, les frais énormes nécessités par l’installation des gros fils, limitaient la solution du problème à des expériences de curiosité.

C’est alors que se mit à l’œuvre un ancien officier ie marine, nommé officier de la Légion d’honneur i la suite de travaux sur les torpilles, M. Cabanellas, ine des plus loyales et des plus intelligentes physiolomies que j’aie rencontrées. 11 créa tous les éléments scientifiques et tout le vocable de la question.

M. Cabanellas était occupé de scs expériences orsque se présenta chez lui un des personnages les )lus étonnants peut-être que la Juiverie ait profits : Cornélius Herz.

S il se rattache par certains côtés aux héros avenureux de Balzac, ce Cornélius Herz est surtout un ype contemporain. Il a été apprendre le puf fume ai Amérique avant de devenir une figure du Paris ctuel. Venu sans un sou de San Francisco, il a remué les millions, il a été mêlé à tout. Homme de coniance des Rothschild , commanditaire de journaux épublicains, prêteur d’argent aux sénateurs et aux éputés inlluents, il tient le monde gouvernemental ans sa poche et il est arrivé, chose absolument avraisemblable, à se faire nommer grand officier

DEVANT L’OPINION

de la Légion d’honneur, sans avoir le plus légej titre à la moindre distinction. Ce n’est pas le Jui entassant sourdement des bénéfices, c’est le Jui romanesque, fils de Mercadet et élève de Barnum Souple, insinuant, prometteur, enjôleur, il laisse l ses victimes elles-mêmes l’impression d’un causeui séduisant.

Herz touchait au faîte, il y a quelques mois, lorsqu’il eut obtenu de gré à gré la concession d’ui nouveau réseau téléphonique à Paris. Par malheur les journaux parlèrent et les députés trouvèren l’affaire un peu forte. Étant données les mœurs di jour, on eût admis qu’un léger pot de vin étancha la soif d’un ministre, dont la langue devait peler tan il avait crié contre la corruption de l’opportunisme mais les dimensions du récipient semblèrent troj considérables. On n’avait jamais rien vu d’auss vaste depuis le tonneau d’Heidelberg, qui contien 236 foudres, c’esl-à-dire 284 000 bouteilles.

Les collègues du ministre lui demandèrent, ave< intérêt, comment il pouvait être altéré à ce pointi et s’il était comme Gargantua qui « rêvait salé e1 auquel le dormir valait autant qu’un jambon ».

Bref, il fut décidé que la concession serait misi en adjudication, et, à la suite de cette décision, la for tune de M. Cornélius Herz parut subir une éclipse Ce temps d’arrêt, selon toute apparence, ne sera qui momentané, car un homme aussi ingénieux est tou jours sûr de se retrouver sur ses jambes.

Rien de pittoresque comme l’entrée en matière di financier juif avec M. Cabanellas.

LA CONQUÊTE JUIVE. 9ç

Quand il aborda M. Cabanellas, Herz était au cou- ■ant des moindres détails de la vie de l’inventeur.

— Vous éprouvez telles difficultés particulières.'...

— Sans doute..., mais....

Votre famille s’alarme un peu de votre goût »our les découvertes.

— Comment savez-vous tout cela?

— Je le sais. C’est, l’essentiel.

De fil en aiguille, Cornélius Herz trouva moyen avoir sa part dans l’invention, et, bien entendu, près avoir promis monts et merveilles, ne donna iicune aide à l’inventeur.

C’est une affaire avant tout que cherchait l’agent

3 Rothschild, et il proposa à M. Cabanellas de la ncer.

— Les actionnaires nous attendent. Laissez-moi inoncer sur un prospectus que le problème est solu et vous gagnerez 1 500000 francs.

Je ne puis affirmer une chose inexacte, réponjt 1 honnête savant; les résultats obtenus sont très hpoitants, mais il est impossible de faire un appel { fonds dans ces conditions.

Cornélius Herz, désappointé, s’en alla trouver Marcel Deprez et le mit au courant des travaux c M. Cabanellas.

Savant de quinzième ordre, ce Deprez a la spéjÜté de s’approprier les découvertes des autres. Lns sa profonde ignorance de la science contempone, l’Institut l’a couronné pour deux approbations de ce genre, l’une (V intégrateur) aux 3 ens d’Amsler (de Schaffouse), l’autre (Y indicateur

100 DEVANT L’OPINION

de vitesse) aux dépens de lîirn. Amsler et Hirn avaient publié leurs travaux depuis sept ans quand Deprez les copia textuellement et les présenta en

son nom (1).

Quand il posa pour la première fois sa candidature à l’Institut, Tresca, qui connaissait déjà quelques-uns de ces faits, eut la patience de réunir un dossier spécial sur tous ces points, et il déclara à ses collègues, dans des termes que nous ne pouvons reproduire, que, lui vivant, jamais un homme capable d’indélicatesses de ce genre n’entrerait à l’Académie des sciences.

M. Deprez fut éliminé de la liste des candidats par la commission de section de mécanique présidée pai Tresca. Malgré cela, grâce à l’intluence de Herz ei de Rothschild, il fut, fait inouï dans les annales dt l’Institut, réintégré d’office sur la liste, et il failli être nommé.

Dès qu’Israël eut donné le panache à Deprez, il i eut un changement à vue. On organisa autour di lui une réclame gigantesque ; car, dans cet art d \s lancement, dans celte habileté à créer une atmosj phère d’opinion que chacun finit par subir, le Jui est véritablement prodigieux. Deprez passa tout i coup grand homme. On raconta sa jeunesse, se^ amours, ses distractions. Maurice Lévy fit un rappor enthousiaste à l’Institut sur la prétendue décou

(1) Dans quelques jours doit paraître sur deux colonnes, sans un ligne de commentaires, une brochure contenant d’un côté tous le titres de Deprez à l’Institut, de l’autre tonies les antériorités qi démontrent qu’il n’a fait que piller ses confrères.

LA CONQUÊTE JUIVE

verte (1). L’Inslitut ouvrit ses portes à deux battants au représentant de la Juiverie, et lui accorda le fauiteuil même de Tresca! Un peu plus, on aurait célébré son centenaire d’avance. Le faux génie plana bientôt dans une apothéose, et, dans le fond du tableau, on aperçut la figure des Rothschild, salués bienfaiteurs de l’humanité....

Pendant ce temps, on refusait à Cabanellas d’imprimer ses rapports aux Comptes rendus de l’Institut, et Bertrand avait l’audace de publier, au nom de iDeprez, les formules que Cabanellas avait publiées deux ans auparavant! Ce n’était que le poing sur la ^01 ge que le malheureux savant pouvait contraindre e secrétaire perpétuel à lui restituer ce qui lui avait

Tout est fief pour les Juifs. Depuis dix ans, ils ont ranquillement rétabli à leur profit exclusif la Ferme

(1) Ceux qui voudront connaître à fond cette question, feront bien e consulter une publication de la Société des ingénieurs civils, •xlroit des procès-verbaux des séances des 19 mars et 7 mai 1886 : Principes théoriques et conditions techniques de l'application de électricité au transport et à la distribution automatique de l'Eergie sous ses principales formes : chaleur , lumière , électricité, otion chimique, action mécanique.

Telle qu elle est présentée au public, la Société pour le transport 3 la force motrice est une immense flibusterie. La découverte est ès prochaine, grâce aux travaux de M. Cabanellas, mais elle n’est îs faite. Dans les expériences de Munich, exécutées avec des fils ès fins, on annonça faussement 65 pour 100 de re° tement, tandis l’on n’avait obtenu que 15 pour 100, ce qui était un rendement dicule. Pour les expériences de Creil on substitua le fil gros en onze au fil fin, c’est-à-dire qu’on en revint purement et simple-

ent au système de 1867 qui n’était susceptible d'aucun résulta atique.

102 DEVANT L’OPINION

des Jeux (1), qui jadis rapportait tant a 1 Liât et, er ces dix années, on peut évaluer à deux milliaids lél chiffre de ce que le jeu a enlevé aux joueui s. Tous le?] directeurs, les caissiers, les employés principaux de ces maisons de jeu, Devriès, Isidore Bloch, Landau Kahn, Crémieux, Alphandéry sont israélites. Oi) devine les proportions qu’a prises l’usure juive avec ces joueurs, dominés par leur passion, qui donnent facilement cent francs ou deux cents francs commi intérêt d’un billet prêté pendant une soirée, parfoi même pendant une heure. Il y a là des existence fabuleuses, d’anciens laveurs de vaisselle qui mè nent un train de 6 à 700000 francs par an, qu ont des voilures, des hôtels, des galeries de ta bleaux....

Les directeurs de Casinos, Bloch, l’ancien gérau

(I) Au point de vue des garanties, le jeu public, où il est impossib de tricher, serait un immense bienfait. Selon l’expression d un chn niqueur, « on entre dans les cercles actuels comme dans du beurre Aucune présentation n’est exigée. On amène là, moyennant une rétr bution payée par le croupier, des jeunes gens qui ont trop dîné que des gens attachés à l’établissement dépouillent avec diligenc, Le vol au poivrier que la police interdit quand il a lieu sur un bai des boulevards extérieurs, est autorisé et encouragé par elle lorsquj se pratique dans un salon ruisselant de lumière. Un jeune honni candide qui avait touché une dizaine de mille francs d’héritage f dépouillé eu deux heures, il y a quelques mois; quand on 1 entrai] à la table de jeu, il n’était plus même en état de compter les poii et il demandait des cartes en ayant neuf dans la main.

Vous n’avez qu’à vous asseoir à la terrasse d’un café du bouleva et on vous racontera cent histoires de ce genre publiquement,'

donnant les noms. # . |

Un peintre très exact de la vie contemporaine, Parisis, narrait ti spirituellement dans le numéro du Figaro du 7 août 1886, l’aventu d’un cercle situé, disait-il, derrière l’Opéra, où pour remédier a situation pénible créée par l’absence des principaux pontes, onav

LA CONQUÊTE JUIVE

du Cercle de l’Escrime, maintenant directeur du Casino de Dieppe, pompeusement inauguré par le Juif Ilend lé, Hirschler, Meyer sont tous juifs.

Le Grand Maître des Jeux en France, celui qui a taillé véritablement ce fief à Israël, est Isaïe Levaillant (1). Pendant la période des courses on joue un jeu d’enfer dans tous les Casinos, on vient vous cher-

fait venir un Philosophe, c’est ainsi qu’on appelle les Grecs, parce que la Grèce a été la patrie de la Philosophie. Le Philosophe perdit d’abord, pour allécher les pontes, en comptant bien prendre sa rc- I vanche le lendemain, mais les pontes plus philosophes encore que lui, ne reparurent pas et le cercle dut rembourser au Philosophe, par amour de la Philosophie, les 5000 francs qu’il avait déboursés. M. Grison a donné également dans le Monde où l'on triche, les plus piquants détails sur les opérations extraordinaires qui ont lieu dans ces endroits. Si je disais le quart de ce que disent les journaux, qui ne disent que la moitié de ce qu'ils savent de source sûre, certains de mes adversaires sont tellement perfides qu’ils se mettraient à hurler : « Vous voyez bien ! c’est un ramasseur de scandales. »

Tout celaM. Gragnon le connaît parfaitement, et, s’il était un honnête homme, si tout le haut personnel de la Préfecture de Police n’était pas pensionné par les cercles, il appliquerait purement et simplement la loi de 1832, quitte à donner un avis favorable à la création régulière et légale d’une maison de jeu publique.

(1) Paul Bert, que M. de Freycinet a envoyé se refaire au Tonkin, s’est empressé naturellement de transporter là-bas les bonnes traditions de l’opportunisme. Les teneurs de tripots ont suivi le drapeau français comme les requins suivent les navigateurs, et les journaux allemands se sont fort égayés du croisement de ces deux vaisseaux : l’un emportant nos généraux et nos officiers que le bourreau de chiens chasse de la colonie et expédie en France, l’autre apportant toute une cargaison de Grecs, de Philosophes et de brelandiers. Ce sera une douce consolation pour les parents des pauvres soldats dont les Chinois ont coupé la tète, que de savoir que ce sont deux Juifs, Devriès et Khan, qui vont exploiter les maisons de jeu de là-bas.

Il faut dire néanmoins qu’il y a eu un semblant d’adjudication. On n’a même pas cette pudeur en France, et l’on délivre le privilège de la main à la main, de la main du fonctionnaire ouverte pour recevoir, à la main de l’industriel tendue pour donner.

DEVANT L’OPINION

cher sous les arbres ou sur la plage pour vous montrer les joueurs assis à la table de baccarat et risquant des sommes insensées. Levaiilant ne bouge mie. Puis, tout à coup, quand le dernier voyageur a réglé sa note à l’hôtel, quand les feuilles sèches commencent à tomber sur les tables vides du jardin, le directeur de la Sûreté générale rédige une circulaire débordante d’indignalion. La plus remarquable est datée du 57 août dernier !

Ce sont là encore des traits de race qu’il est malaisé de fixer dans toute leur désinvolture cynique. C’est la houptza , l’effronterie relevée par ce besoin de se moquer du monde qui est propre au Juif. Cela fait songer à ce que m’écrivait un avocat : « Sans le secret professionnel que de choses inouïes à racon- 1 ter I 11 y a dans cette race un fond de vertu apparente et légale uni à une rouerie latente, qui dépasse l’avocat et confond le moraliste. »

Il est impossible de faire comprendre aux députés conservateurs qu’une initiative utile serait à prendre en ce sens. Chaque régime produit quelque chose; 1 certains produisent les lauriers de la guerre; d’autres les palmes de la paix et les fleurs éclatantes de l’art; 1 le régime actuel produit le guano. Tâchez au moins que le guano soit vendu au profit de la masse et ne profite pas exclusivement aux Juifs. Demandez ou que la loi, qui interdit les jeux de hasard, soit appliquée, ou que le jeu public soit rétabli et que le produit de cette ferme, soixante ou quatre-vingts millions pour le moins, soit consacré à la caisse de retraites des ouvriers. Le peuple dira de vous : « Cet

la CONQUÊTE JUIVE. 105

homme est un clérical comme Drumont, mais en définitive il propose une mesure sensée. »

Sans doute, au milieu de cette féodalité nouvelle, certains fiefs isolés, créés avant la conquête juive' se maintiennent encore. Les possesseurs, il est vrai, se sentant menaces, filent doux devant les envahisseurs. On découvrait ainsi, au Moven Age, quelques derniers îepiesentants clairsemés de la conquête romaine qui se faisaient tout petits devant le gros féodal qui, de son burg, jetait des regards inquiétants sur leur domaine.

— Ne nous mangez pas, disent les tenanciers de second ordre aux princes d’Israël, et nous vous servirons de maréchaussée, nous ferons la police des idées pour vous...

C’est ainsi que les Hachette ont refusé formellement de laisser vendre la France juive dans les gares.

H n’y a là nulle hostilité personnelle contre moi. Comme critique littéraire j’ai eu, depuis dix-huit ans [bientôt, avec la maison Hachette des rapports de la plus complète cordialité. Un des directeurs, M. Fouret, est un de mes camarades de classe; il a poussé la courtoisie jusqu’à venir lui-même m’annoncer le refus de la maison.

Comme Labadens, lui ai-je dit, vous êtes genil et je vous aime de tout mon cœur; mais comme )ossesseur d’un monopole vous êtes monstrueux.

— Nous ne pouvons pas..., m’a-t-il répondu.

Le comique dans la situation, c’est que ces mes-

ro6

DEVANT L’OHNION.

sieurs se font des politesses entre eux avec des droits qu’ils ont pris et qui ne leur appartiennent aucunement.

Cela ne vous rappelle-t-il pas l’histoire du chasseur qui s’adresse à un bonhomme, assis paisiblement au milieu d’une chasse gardée avec les allures d’un propriétaire?

— Me permettriez-vous de tirer quelques perdreaux?

— Je ne m’y oppose pas.

Le chasseur remplit son carnier et, avant de s’éloigner, vient remercier chaleureusement.

— Vous n’avez pas à me remercier, cette chasse n’est pas à moi.

Que les directeurs de la maison Hachette, qui sont tous individuellement de très honnêtes et de très , excellentes gens, laissent vendre aux voyageurs des romans pornographiques et qu’ils dotent honorablement leurs filles avec le revenu de ce poison, — c’est affaire à eux. Mais de quel droit exercent-ils sur les livres qui traitent de questions sociales une censure qu’ils n’exercent pas sur les obscénités? De quel droit se permettent-ils d’empêcher le public de lire un ouvrage irréprochable de tous points sous le rapport des mœurs, et qui n’a que le tort de ne pas être suffisamment respectueux pour les Rothschild? De quel i droit greffent-ils, sur le privilège de percevoir une certaine somme par chaque volume vendu, la fonction toute morale d’examiner le contenu de ce volume et de juger s’il peut circuler librement?

Ce sont là de ces usurpations comme il s’en com-

LA CONQUÊTE JUIVE. I07

mettait jadis pendant des fins de dynasties impuissantes comme les Carolingiens ou pendant des minoiités de rois. Un seigneur un peu entreprenant s arrogeait le droit de battre monnaie et n’en voulait plus démordre. Les Hachette se sont ainsi emparés d’un droit d’Élat, d’un droit tout régalien, ils ont ramassé le poinçon que le gouvernement avait jeté hms un coin quand il abolit la commission de coloortage, et ils refusent l’estampille à ce qui est désagréable aux Juifs.

Si j étais 1 ami de Basly, il ne me laisserait pas ichever mes explications et il s’élancerait à la trimne avec la légèreté d’un écureuil. « Ici, Baïhaut! )n a fait du chagrin à un citoyen î Qu as-tu à réponde? » Ce Baïhaut, que je ne connais pas personnel- 3ment, mais qui, paraît-il, a une tête hideuse, d’arès les descriptions que j’en ai lues dans les journaux, albutierait de vagues excuses. Pas un député conbrvateur ne prendrait la défense d’un Catholique îolesté. « Oui, certainement... Drumont... conlincu... du talent..., mais les Hachette sont si ches.... » Pour beaucoup des membres de la droite,

: chiffre de la fortune est le critérium d’après lequel Q doit juger tous les actes.

On le voit, dans ce livre qui a soulevé tant de ré- •iminations, je n’ai fait qu’appliquer à des études 'storiques et sociales contemporaines la méthode u îigouieuse analyse que notre temps se vante avoir perfectionnée. J’ai démonté pièce à pièce actes que j’avais sous les yeux comme on démonte

DEVANT L’OPINION

line machine pour en faire comprendre le mécanisme; et j’ai rendu ainsi manifeste à tous qu’il y a une conquête juive , comme il y a eu une conquête jacobine , et que celte conquête, comme toutes les conquêtes depuis le commencement du monde, se propose de faire passer aux vainqueurs les biens des vaincus.

La conquête juive diffère seulement des précédentes, en ce sens qu’au lieu de procéder par la force ouverte, elle s’exerce par la mise à la disposition d’Israël de tous les ressorts du gouvernement,' soit à l’aide de Juifs inst allés dans les emplois publics comme Loew, soit à l’aide de Francs-Maçons comme Humbert, obéissant à l’ordre des chefs maçonniques qui sont juifs ; soit à l’aide simplement de magistrats ou de fonctionnaires achetés à prix d’ar¬

gent.

Sous ce rapport, je crois que la démonstration est irréfutable et qu’aucun doute n’est possible. Taine, s’il s’occupe de ces questions, ne pourra contester que le Chrétien ne soit absolument un conquis , un être dépouillé de la plupart de ses droits, un diminutus capite. On ne se contente pas de l’exproprier de la terre, on prétend l’exproprier du ciel.

Ce malheureux se détache-t-il des choses de ce monde et se retire-t-il dans un cloître pour y penser uniquement à son Salut? La presse juive le dénonce et le voilà jeté dans la rue....

Veut-il, comme on dit, être de son temps, se mêler au mouvement industriel, s’associe-t-il avec d’autres Chrétiens pour fonder, dans des conditions1

LA CONQUÊTE JUIVE

très sérieuses, des entreprises qui semblent promises au succès, on lui applique des lois spéciales, les lois qui n’existent que pour lui....

Dans le premier cas, le Juif lui dit : « Vous m’ir- •itez par vos prières et vous m’offensez dans ma reigion. »

Dans le second cas, le Juif lui dit i <( Vous m’inpiiétez par vos affaires et vous me menacez dans non monopole. »

Avouez que, pour accepter cette situation sans nurmurer, il faudrait avoir le caractère bien fait.

Il y a une conquête juive comme il y a eu des confites de toute espèce depuis cinq mille ans. Voilà e fait qui ressort jusqu’à l’évidence de l’examen de e qui se passe à l’époque actuelle. Cette conquête uive, avec des moyens différents, est absolument onstituée comme la conquête féodale , elle part du îême principe : « Nul seigneur sans terre, nulle erre sans seigneur. »

Un Israélite converti, Brafman que les Juifs ont mpoisonné, a publié là-dessus, dans un livre d’un uissant intérêt, que l’or d’Israël a réussi à faire resque entièrement disparaître : le Kahaf les délits les plus circonstanciés et les plus explicites.

Les biens des Goym (des non Juifs) sont consiérés comme une propriété sans maître, comme un ef en carence, dont peut légitimement s’emparer le 3mite, comme le Normand s’emparait des terres du ixon. Le Normand, pour entrer en possession, ■engageait à un hommage, promettait de fournir un

DEVANT L’OPINION

certain service, de payer certaines redevances au souverain. Le Sémite est obligé egalement a cei laines sujétions envers le Kahal, c’est-à-dire envers l’association de ses frères, dont il peut en échange réclamer l’aide.

Quelques familles privilégiées ont de véritables principautés, des duchés, des royaumes. Les Rothschild, par exemple, ont la France, Hirsch l’empire ottoman, d’autres se contentent de petits fiefs industriels et financiers de moindre importance.

Le Juif, encore une fois, a reconstitué à son avan *

tage tout le système féodal.

Quelques seigneurs du Moyen Age se cédaien1 mutuellement un certain nombre de leurs Juifs. C’était une transmission de propriété comme un' autre, une monnaie d’échange. Les Juifs font d même avec les Chrétiens. Dans une brochure tro courte, mais écrite de main de maître, un des colla borateurs du Monde , M. Oscar Havard, a parfaite ment analysé, d’après le Kahal , lemécanismede ce opérations (1). j

Une sorte d’adjudication générale met aux enchères dai chaque consistoire les immeubles des Goym. En vertu c celle adjudication, le Juif soumissionnaire obtient le dre d’exploiter seul la propriété et le propriétaire, et de recour à tous les expédients et à toutes les ruses, dont sa fertile im; gination lui suggérera l’idée, pour se rendre le véritable définitif maître de l’immeuble que le Consistoire lui a vend

Prenons un exemple : Moïse, — nous le supposons, i

'1) il/. Ed. Drumont el la France juive.

LA CONQUÊTE JUIVE. 1H

acquiert le droit de dépouiller Lefebvre. Eh bien, à partir lu jour où le Consistoire lui a régulièrement vendu ce droit, Moïse, fort du concours de tous ses frères, entre en campagne contre Lefebvre. Que peut un Chrétien isolé dans cette guen-e i outrance que lui déclare toute une tribu, sinon périr ? Mais e Kahal n’adjuge pas seulement les immeubles, il adjuge mssi les personnes. Si Lefebvre n’a ni champs, ni maison, ni :ommerce, il est vendu moins cher ; mais, tel qu’il est, Leebvre vaut encore son prix. Investi du droit de l’exploiter, Moïse s’acharne donc contre cet infortuné, et, sans qu’aucun utre Juif ait la faculté d’intervenir, il le conduit de la façon [u’il lui convient, « sûrement, mais lentement k, à la ruine, °ire au déshonneur. Les propriétés des Goym, ainsi que les oym eux-mêmes, ne sont-elles pas, d’après les lois judaïques, lefker, c’est-à-dire taillables et corvéables à merci ?

Brafman a publié le texte de plusieurs de ces actes le vente. Aux termes de l’un d’eux, le Consistoire de Vüna vend à Rebbi Isaack le droit d’exploiter l’hôital situé à l’extrémité de la rue Kaïndang et la lace attenante, propriétés de moines catholiques, e droit vendu à Isaack et à ses descendants est éclaré inviolable pour l’éternité ; pas un Juif ne eut entrer en concurrence avec l’adjudicataire; il >t enjoint à tous les Juifs du monde entier de proger le droit d Isaack et une copie de l’acte de vente >t envoyée à toutes les synagogues.

Les documents reproduits par Brafman, dit très justeînt M. Oscar Havard, lèvent le rideau derrière lequel se -hait, depuis deux mille ans, le royaume d’Israël. Pour la smière fois, le Kahal émerge à la lumière et nous livre ses pénétrables secrets. Que de manœuvres obscures se trouvent voilées, et que de mystérieux événements sont expliqués ! us comprenons maintenant comment de si colossales for-

DEVANT L’OPINION

tunes se sont, depuis quatre-vingts ans, échafaudées. La Papauté et la Monarchie contenaient les usurpations du Kahal ; la Révolution leur a ouvert la carrière.

Des documents de ce genre expliquent aussi quelles inexpiables haines s’amassent chez ces peuples encore en pleine vigueur, comme les Russes et les Roumains, et qui n’en sont pas arrivés comme nous à se laisser écorcher sans crier. Quand éclate une émeute excitée par une exaction plus monstrueuse que les autres, tous les journaux français se mettent à bêler au nom de la civilisation. On ouvre des listes de souscription et certains membres des classes dirigeantes se couvrent de ridicule et de honte en donnant leur argent pour secourir les1 voleurs, quand ils devraient, au contraire, l’envoye^ aux braves gens qui ont essayé de se défendre. Ce n’est pas absolument leur faute, leurs journaux leur1 laissent tout ignorer de l’Europe, et quand, par hasard, ces êtres frivoles causent avec des Russes, au lieu de chercher à s’instruire de ce qui se passe à1 l’étranger, ils demandent à leur interlocuteur comment on prépare le caviar....

Ainsi que toute conquête, la conquête juive a ses traînards, comme les grandes Compagnies du quinzième siècle eurent leurs Tard-Venus.

Les plus vaillants seuls s’embarquèrent à Dives avec Guillaume le Conquérant. D’autres ne cruren pas au succès et restèrent dans leur petite ville, f Falaise ou ailleurs; il fallut la croix et. la bannièn pour les décider à franchir le détroit.

LA CONQUÊTE JUIVE

A ces retardataires on ne pouvait donner les duchés et les comtés déjà distribués; on leur accorda un lopin de teire, une prebende Quelconque (1).

Aux traînards de la cou quête juive, on donne des emplois. L est 1 épuration. Les envahisseurs de la deinièie heure n oseraient prétendre, comme leurs coi eligionnaires plus hardis, à être prince de l’Usure, comte de l’Escroquerie, marquis du Vol, vidame de la Commandite, baron de la Rapine. On leur offre des places.

— C’est bien peu.

— Bah ! vous trouverez bien quelque chose à faire. Les nouveaux venus regardent ce terrain, nu ,omme un genou, où leurs prédécesseurs ont tout auché, tout exploité, tout coupé.

Quelque chose à faire ! répondent-ils, c’est vite

ht. C’est que vous avez rudement travaillé depuis lix ans....

Allons donc. Sur le Français il y a. à prendre ndéfîniment. Vous vous rattraperez sur l’espionage. Dans les travaux publics, dans les questions

(1) Le convent maçonnique du mois de septembre dernier a eu ie grande importance à ce point de vue. 11 y a été décidé d’ouvrir ie campagne pour débusquer de tous les petits trous où ils étaient irvenus a se réfugier les descendants de Français, les parents de

eux soldats, titulaires de minuscules emplois ou de bureaux de bac.

On voudrait partout des préfets comme celui de la Corrèze. Tous 3 journaux ont retenti de son dernier exploit. A Tulle, deux très gnes femmes, la veuve et la sœur d’un ancien militaire, ancien ntroleur d’armes, chevalier de la Légion d’honneur, mort à la suite inlirmitcs contractées au service, vivaient de la gérance d’un bureau tabac. Pour augmenter leurs minces ressources, les deux femmes

1 H DEVANT L’OPINION

commerciales, l’Allemagne a beaucoup de choses qui la touchent. Vous trouverez toujours moyen, à propos d’une question de tarifs, de trahir les secrets de nos industriels français; vous en serez récompensés. i

Il faut ajouter que, parmi les Juifs allemands qu on convie à partager la curée, un grand nombre hésite. C’est en vain "qu’Ollendorff, le chef de cabinet de Lockroy, les hèle de la «main : « Venez donc, n ayez pas peur, l’Exposition est à nous ! Lockroy décorera tous les Juifs qui se trouveront en France en 1889s par décret collectif, comme Crémieux a naturalise! tous les Juifs d’Algérie. » i

Ces Juifs avisés sont comme Jean Hiroux, ils ont de la méfiance. La sagesse de Raschi, qu’on avait surnommé le Père de la Lumière, habite en eux. Ils se rappellent que les invasions ont toujours mal fini et se disent : « Nous arriverons juste à temps pour être massacrés ! » j

Craignant avec une prudence qui les honore d’être coupés de leur ligne de retraite (1), beaucoup

vendaient des journaux de toutes nuances, républicains, opportunistes, et même un journal conservateur, le Corrèzien. Le plat coquin qui administre le département supprima d’un trait de plume le bureau de tabac qui était le gagne-pain de ces malheureuses femmes pour les punir d’avoir vendu un journal conservateur. i

Le Messager , journal républicain, s’honora lui-même et honora son parti en protestant contre cette iniquité. « Bah! répondit entre deux hoquets, le préfet auquel des républicains reprochaient cet acte inqualifiable, la Franc-Maçonnerie me soutiendra près de Sarrien ! »

(1) Un de nos confrères, Y Indépendant de la Marne et de la Moselle, a signalé, il y a quelque temps, de ces bandes d'Allemands qui infestaient la Champagne.

LA CONQUÊTE JUIVE. 115

parmi ceux-là ont établi leur quartier général à Nancy. Nancy, selon les Archives Israélites , est devenue « une petite Jérusalem ». C’est la ville de France qui ma envoyé le plus de félicitations. C’est là que le Juif Schnerb est préfet et que le maire, M. Volland, invité à l’inauguration d’une église, ne trouva rien de mieux, pour humilier les Catholiques, que de se faire accompagner par un conseiller municipal juif, M. Spire, fabricant de chaussures.

Pour caser ces prébendiers subalternes, les républicains, qui criaient tant sous l’Empire contre la bureaucratie, ont augmenté le chiffre des traitements de 100 millions.

C est un chiffre, cela, et il est bien facile de me démentir si ce chiffre est inexact.

Au lieu de m’appeler pamphlétaire, les républicains auraient un moyen très simple de me con- | fondre, ce serait de dire : « Jamais nous n’avons protesté sous l’Empire contre les abus de la bureaucratie, et depuis que nous sommes au pouvoir nous n’avons pas augmenté le chiffre des traitements d’un centime. »

Loin d’être exagéré, le chiffre que j’indique est au-dessous de la réalité , comme le constate M . Cucheval-Clarigny, dans la Revue des Deux Mondes (1). Le budget de chaque ministère est un vaste laux d’un bout à l’autre ; on y fait figurer des traitements clandestins que l’on paye, malgré les

(i) Revue des Deux Mondes, 15 septembre et 1er octobre 1886..

DEVANT L’OPINION

protestations de la Cour des comptes, sur des cha pitres étrangers au personnel.

M. Henry Maret, à la tribune, et M. Vaughan dans une brochure intitulée : la Maison Cocher

et C'l% ont pris le ministre des Postes en flagran délit de falsification d’écritures, mais je ne vou étonnerai pas en vous disant que la Chambre n s’en est pas émue. D’après M. Cucheval-Clarigny, i s’en passe bien d’autres dans la commission di budget.

Ce sont, disons-le en passant, des articles dans 1 genre de ceux de M. Cucheval Clarigny, et non de discours tenus dans des réunions socialistes, qu M. de Freycinet devrait poursuivre pour l’honneu de son propre nom. Le président du Conseil a jou longtemps d’une incontestable réputation d’inté grité, à laquelle j’ai rendu hommage dans la Franc juive. Mais, en le voyant couvrir de son patronag toutes ces malpropretés, tous ces virements men songers, tous ces faux en écriture publique, l’opi nion commence à se demander s’il n’a pas dans soi entourage immédiat des filous qui profitent d( ces vols. « On peut en politique être entraîné plu loin qu’on ne veut, se dit- on, mais, quand on es honnête, on n’est jamais forcé de se faire chef d< brigands. »

Or, ce sont véritablement les pratiques d’un< bande de brigands que nous révèlent les articles di M. Cucheval-Clarigny, écrits comme il convient à 1: Revue des Deux Mondes , dans un style d’économist» froid et digne, où l’on ne dit jamais qu’une sommi

LA CONQUÊTE JUIVE

I a été volée, mais que « l’emploi n’en a pas été justifié ». Il y a, d’après la Cour des comptes, des centaines de millions qui sont dans ce cas.

La Cour constate, par exemple, que, contrairement { à la loi, il n’a pas été fait inventaire des objets 1 mobiliers provenant de la dernière Exposition et J destinés à être vendus , et qu’elle n’a eu aucun l moyen de vérifier si le produit accusé des ventes J correspond à la quantité des objets vendus. Il en a été de même des subventions particulières et des j offrandes faites pour l’Exposition. La Cour, « après avoir épuisé tous les moyens d’information », déclare « qu’elle fait les réserves les plus formelles en ce qui concerne divers produits de l’Exposition, qui n’ont pas été intégralement justifiés devant elle ». La Cour gémit également de n’avoir pu obtenir du , ministre des Finances une explication, quant à la date et au taux d’émission de 982 530 francs de rente, reliquat de l’emprunt de 439 millions autorisé par la loi de 1878.

1 Ceci s’applique aux budgets de 1879 et de 1880; la Cour des comptes n’a pas eu à s’occuper des budgets suivants , puisqu’on ne lui fournit même plus de pièces de comptabilité.

Pour rendre les recherches impossibles, les républicains ont, d’ailleurs, employé un moyen qui réussit toujours aux faiseurs de dupes ; ils ont deux budgets : le budget ordinaire et le budget extraordinaire, comme les chevaliers d’industrie ont deux domiciles....

On devine quelle pêche fructueuse la horde cos-

DEVANT L’OPINION

mopolite, qui est au pouvoir, doit faire dans ces eaux troubles.

Cette mise en coupe réglée du budget, même quand elle profite à d’autres qu’à des Juifs, est une conséquence naturelle et forcée du système juif, sur lequel vit aujourd’hui la France. La société française d’autrefois étant chrétienne avait pour devise : Travail, Sacrifice, Dévouement. La société actuelle étant juive, a pour devise : Parasitisme , Fainéantisme et Égoïsme. L’idée dominante chez tous est non plus de travailler pour la collectivité, pour le pays, comme autrefois, mais de forcer la collectivité, le pays, à travailler pour vous. Ne volerait-il que 1200 francs par an que les contribuables lui payent pour un emploi absolument inutile et créé pour lui, le Franc-Maçon ou le Juif est content: « J’ai toujours pris cela, se dit-il, sur ceux qui travaillent. »

Les faits sont là, encore une fois. Louvois organisait des armées qui tenaient tête à toute l’Europe avec 3 premiers commis. Le ministère des Affaires étrangères, alors que notre diplomatie exerçait une influence décisive dans le monde, avait 2 premiers commis. Voici , pour ne citer que quelques exemples, dans quelles proportions se sont accrues les dépenses des ministères, depuis 1876.

Depuis que fonctionne la République juive on a créé, dans les diverses administrations centrales, 10 directions nouvelles, 19 sous-directions, 50 emplois de chefs de bureaux, 74 de sous-chefs.

Dans tel service on compte 80 chefs pour 70 em-

la conqi Eté juive.

ployés; dans tel autre, 15 chefs pour

employés ;

dans un tioisieme, 06 chefs pour 42 employés, etc Le ministèie de 1 Instruction publique comprenait, en 1876, 133 fonctionnaires de tout ordre; en 1884, il en comptait 278.

Le ministère de l’Agriculture s’est enrichi de 1 sous-directeur, de 3 chefs de division, de 10 chefs de bureau, de 5 sous-chefs et de 62 employés.

Comment voulez-vous qu’un pays déjà à moitié ruiné, où le chômage est partout, où la production s’arrête et dont les exportations diminuent chaque année, puisse suffire à nourrir les frelons qui se précipitent de tous les côtés vers une ruche où il n’y a plus de miel?

TV

Celui-là ne s’éloignera pos delà vérité qui appellera l'Usure une espèce de larcin et de parricide : car qu’importe que vous enfonciez secrètement une muraille, comme font les voleurs pour enlever le bien d’autrui, et que vous assassiniez un homme sur le grand chemin pour lui prendre ce qui lui appartient, ou que vous acquériez ce qui n’est pas à vous par une suite de vos usures.

(Saint Grégoire de Nysse.)

Le Capitalisme et l’Usure. — La Possession n’est pas la Propriété.— Les enseignements de l’Église et les actes de nos rois. — Engu erra nd de Marigny, Semblançay, Fouquet. — Les Chambres de justice. — La prétendue vaporisation de la fortune d’Israël. — La brochure de M. Alexandre Weill. — Un beefsteak de cent mille francs. — Le droit de mourir de faim. — Suis-je plus socialiste que M. Gladstone? — Par quels moyens s’accomplit

l’expropriation financière. — Les Rothschild maîtres de l’État.

La liquidation inévitable. — Les vrais ennemis des Rothschild. —

La question sociale devant le jury. — Une leçon méritée. Le

fusil libérateur. — L impôt sur le revenu ou : « Sauvons les bénéfices de la banque juive ! » — La prochaine guerre et la reprise de Paris. — La fin d’une dynastie. — Le procès de Rothschild. — Les illusions juives et leur cause. — Une cuisine

qui ne passe jamais. — La presse, l’opinion et le système juif.

Une nouvelle nuit du 4 Août.

Il est aussi juste de me traiter de communard que de m’accuser d’avoir provoqué au pillage et fait cause commune avec ceux qu’on est convenu d’appeler t les pires ennemis de la société », — quoiqu’ils ne

DEVANT L’OPINION

me paraissent pas plus dangereux avec leur expropriation bruyante que les Juifs avec leur expropriation silencieuse.

Ce reproche indique, en tout cas, l’état exact de certaines intelligences, et mérite qu’on s’y arrête.

Devant le mot : Juifs, chacun fait un peu l’enfant.

Les hommes d’aujourd’hui sont semblables à un voyageur qui a parcouru beaucoup de chemin, marché pendant des lieues, et qui s’aperçoit qu’il a tourné sur lui- même, qu’il est revenu à son point de départ. Ap rès bien des circuits, nous nous retrouvons en face du Juif tel qu’il était au Moyen Age. S’il n’a plus la rouelle jaune, il a le même visage, le même sourire, les mêmes procédés, la même haine de la société chrétienne, et surtout le même système économique.

Ce fait social défrise légèrement, qu’on me pardonne cette expression, des hommes d’opinions différentes. Les révolutionnaires et les conservateurs imbus des préjugés du modernisme en sont également dérangés. Les révolutionnaires de quelque valeur se rendent compte de la niaiserie de leurs attaques et du vide de leurs déclamations contre l’organisation d’autrefois (1). Les Catholiques qui se sont laissés aller à admettre les faux dogmes de 89

(1) M. Benoît Malon, qui a discuté la France juive, dans l'Intransigeant et dans la Revue socialiste, avec une bonne foi et une modération dont je le remercie, a bien vu ce point; mais il a été gêné probablement par les préjugés de son parti et n’a pas suffisamment mis en relief, à mon avis, la part prise par l’Église à l’organisation sociale du Passé

sont plus troublés encore. Comme le comte de Narbonne qui se décida à se rallier à Napoléon au moment où il allait tomber et qui arriva au camp pour assister au désastre de la Bérésina, ils se sont convertis aux immortels principes de 89, au moment où ces principes sont en train de mourir ; ils ont souscrit précisément la veille de la banqueroute et ils éprouvent un certain désarroi devant ce qui se passe.

Seul le Chrétien ingénu trouve là une occasion nouvelle d’admirer et d’aimer davantage l’Église • il dit : " 0 ^

« Bonne mère, quelle prudence, quel sens pratique s’alliaient chez toi à la tendresse ! Tu savais tout ; tu n’avais point seulement les paroles de la Vie éternelle, tu avais les conseils destinés à rendre supportable la vie passagère que nous devons mener ici-bas; tu connaissais, mieux que tous nos rhéteurs, les secrets de l’économie politique et la loi des échanges. En même temps qu’une suave conductrice d’âmes, tu étais, comme toutes les mères qui ont tout étudié de ce qui intéresse leurs enfants, une ménagère vigilante et un merveilleux médecin des maladies sociales. Tu n’ignorais rien des aptitudes diverses de chaque race et, en attendant la patrie céleste, tu avais préparé à chaque peuple une patrie terrestre où il aurait pu être heureux. »

Ce mal, que l’on qualifie de tant de noms aujourd’hui, Capitalisme , Exploitation financière , Oppression de Vhomme par V argent , la société chrétienne l’avait diagnostiqué et l’avait enrayé. Avec les Pères

de l Eglise et les Scolastiques, l’Eglise, ainsi que je l’ai démontré dans la France juive , a lutté contre le Capitalisme, c’est-à-dire contre l’Usure, que l’on a appelé « le péché million des Juifs ». Elle n’a jamais admis le profit sans travail, et même dans le commerce, elle a formellement condamné le gain excessif, le turpe lucrum , pour s’en tenir à ce juste prix qui est la devise des corporations chrétiennes.

On remplirait un volume de citations relatives à

ce point, sur lequel les Pères de l’Eglise grecque sont absolument d’accord avec les Pères de l’Eglise latine. Saint Ambroise flétrit l’art pervers ( ars nequissima) par lequel on fait sortir l’or de l’or lui-même, ex ipso aurum nascitur. Saint Basile appelle l’or et l’argent « inféconds » agonoi. Il compare l’usurier à celui qui veut avoir des fruits sans champ, sans même avoir ensemencé : Tu vero fœnerator... Sine terra plantas , sine satione métis. Saint Chrvsostome reproche aux financiers de n’exercer qu’une agriculture maudite, ne moissonnant qu’une ivraie destinée aux flammes éternelles : Pestiferam agriculturam adinvenerunt zizaniametens quœigni œterno tradentur.

Saint Thomas d’Aquin s’est élevé contre ceux qui voulaient, au nom de l’argent avancé par eux, tirer un bénéfice du travail d’autrui.

Pour l’Eglise, le travail est une punition de Dieu que chacun doit subir soi-même; pour elle, il n’est point permis non seulement de faire faire sa peine à d’autres, mais encore de se créer une fortune avec le résultat des peines subies par un nombre plus ou moins grand d’individus.

C’est sur les ruines seules de l’Église que s’est élevée cette idole dévorante du Capitalisme qui, pareille à la divinité monstrueuse d’Astoreth se fécondant elle-même, se reproduit sans cesse, enfante sans s’en douter en quelque sorte, pendant qu’on dort, pendant qu’on aime, pendant qu’on travaille, pendant qu’on se bat, et étouffe tout ce qui n’est pas elle sous son exécrable multiplication.

Aucun Chrétien, encore une fois, ne peut confondre le Capitalisme et la Propriété. Le Capitalisme ressemble à la Propriété comme l’œuvre d’un faussaire habile ressemble à une pièce authentique. L’un des parchemins est la vérité, l’autre est le mensonge ; ils sont non seulement différents, mais fondamentalement opposés; ils sont le contraire et la négation l’un de l’autre.

Le Capitalisme ressemble à la Propriété comme le sophisme ressemble au raisonnement, comme Caïn peut-être ressemblait à Abel.

L’idée de propriété semble apporter naturellement avec elle, et indissolublement, l’idée de fécondité et d’utilité. Le type de la propriété féconde, c’est la terre, qui donne des fruits; le type delà propriété utile, c’est la maison qui abrite. Le moulin, l’usine, la machine, sont des propriétés utiles, dans lesquelles est une fécondité latente que le travail met en œuvre.

L’argent et l’or n’ont aucune fécondité par euxmêmes; iis ne sont même pas utiles dans le sens ordinaire du mot, comme sont utiles le fer et le cuivre. Il n’est pas un objet d’or et d’argent qui ne

DEVANT L’OPINION

fût aussi utile, en autre métal, cuivre, étain, nickel. L’or et l’argent sont des métaux oisifs et des métaux d’oisifs. Ils n’ont qu’une valeur représentative et fictive. Que demain une loi défendît d’en faire de la monnaie, ces métaux, déchus tout à coup de leur lausse valeur, perdraient tout leur prix et en seraient réduits, pour se survivre, à aller se coller sur d’autres métaux plus sérieux et à faire du ruolz.

Si certains conservateurs sont un peu effarouchés de ces évidences, c’est qu’ils n’ont pas l’habitude de peser les mots, qu’ils confondent, par exemple, la Propriété et la Possession.

La Propriété est le droit à la possession d’une chose. La Possession séparée de ce droit a un air de famille avec la Propriété ; parfois on serait tenté de les confondre; mais la première n’est en réalité qu’un fait matériel qui ne nous oblige aucunement au respect.

Tout le monde conviendra que je suis propriétaire de ce que mon travail a produit, ou de ce qui m’a été donné en échange et comme équivalent de mon travail, que ce soit une maison, des meubles, de l’argent.

Mais qu’un vol, une fraude, un dol, ait fait parvenir à mon détriment cette même chose en d’autres mains, cette possession constitue-t-elle pour le ravisseur un droit quelconque, sinon le droit à être puni? Peut-il arguer de la possession qui est son crime pour établir à son profit la propriété qui est un droit?

— Je possède parce que je suis légitimement propriétaire. Voilà la formule de la justice.

— Je suis propriélaire parce que je possède même illégitimement. Voilà la formule de la friponnerie.

Toute la question se résout donc, vis-à-vis du capital possédé par les Juifs, dans l’origine légitime ou non de cette possession. Le fait qu’ils possèdent ne prouve rien.

Ils peuvent être possesseurs de biens énormes sans être propriétaires en aucune sorte.

L’habileté du voleur en effet peut lui donner la Possession : le travail seul confère la Propriété.

Si un homme sans scrupules s’empare de ce qui m’appartient, et se met à en jouir, la justice n’a pas à Y exproprier, mais simplement à le déposséder de ce dont il n’est pas propriétaire. L’expropriation serait un honneur et presque une reconnaissance de la possession, car s' approprier n’est pas, malgré la consonance, acquérir la propriété.

Ne traitons pas la Possession comme nous traiterions la Propriété.

L’origine de la fortune juive est l’Usure, sous toutes ses formes : le trafic, le brocantage, les spéculations de hausse et de baisse, les sociétés à prospectus mensongers, toutes machines inventées pour faire passer atome par atome les produits du travail chez les êtres improductifs. Le travail est la source de la richesse publique. A ce vase immense qu’alimente le travail, les Juifs ont fait une fissure par où tout le liquide s’écoule constamment dans le tonneau de leurs caves.

Cette grande fissure c’est l’Usure, c’est l’intérêt de

128 DEVANT L’OPINION

l’argent, l’intérêt du capital que l’Église, nousl’avons vu, a toujours condamné.

C’est une objection puérile que de répondre que tous les financiers, tous les écumeurs de Bourse ne sont pas Juifs. J’en tombe d’accord.

J’ajoute même que les Judaïsants, comme le comprenait très bien l’Espagne, les affiliés au système juif sont plus âpres encore et moins scrupuleux, s’il est possible, que les Juifs. Le Juif préfère écorcher sans faire crier. Excepté dans des affaires comme l’Union générale où il se sent touché dans son monopole et où il devient féroce, il se pique de dépouiller d’une main de velours. Les idées juives entrant dans une conscience de Chrétien y produisent au contraire une perversion du sens moral complète. Certains financiers, qui ont des maisons dans tous les quartiers de la capitale et un oratoire dans leurs châteaux des environs de Paris, dépassent vis-à-vis de leurs locataires pauvres la rapacité de Shylock. Je sais d’eux des traits incroyables.

Ce qui est certain c’est que le système est juif, c’est, que la civilisation juive a remplacé la civilisation chrétienne.

Je ne vois donc pas qu’en m’appuyant sur les doctrines qui ont été constamment soutenues par l’Église en matière sociale, je puisse scandaliser des Catholiques. Je ne vois pas davantage que des monarchistes puissent m’en vouloir de demander qu’on en revienne aux maximes qui ont été fidèlement suivies par nos rois.

Dès qu’ils s’apercevaient que quelqu’un mêlé au maniement des finances de l’État était de pauvre devenu tout à coup riche, les monarques chrétiens, sévères gardiens des intérêts de la collectivité, demandaient à ce parvenu comment il avait acquis cet argent. Quand la réponse ne paraissait pas claire, ce qui arrivait souvent, on envoyait cet homme trop habile au gibet de Montfaucon, comme Enguerrand de Marigny et Semblançay. Le seul roi qui vint chez un financier n’y vint que pour faire son devoir d’honnête homme et de Chrétien, en s’assurant qu’il n’avait pas été trompé par des calomnies. Quand sa conscience fut éclairée, il se hâta de quitter le château de Vaux pour signer l’ordre d’arrêter celui qui s’était enrichi aux dépens de l’Etat.

A chaque pas de l’histoire de France nous trouvons trace de mesures ayant pour but de faire rendre gorge à ceux qui avaient profité des embarras du pays. Certes le Régent n’est pas le modèle des princes et rarement on gaspilla plus tristement dans la débauche les dons les plus précieux, le courage et l’intelligence. Il n’en fit pas moins son devoir, il procéda au recurage traditionnel auquel on procédait à tout changement de règne; et le Journal de la Régence de Buvat nous donne les renseignements les plus minutieux sur les opérations de la Chambre de justice instituée pour taxer les financiers.

Dès le 10 novembre 1716, lisons-nous dans ce Journal , la Chambre de justice, par un arrêt, ordonna que tous les gens d’affaires seraient obligés de payer les 4/5 de leurs biens acquis depuis qu’ils avaient eu part aux affaires du Roi, en

DEVANT L’OPINION

leur réservant ce qu’ils avaient de bien avant que d’y entrer, qu’ils justifieraient par leurs contrats de leur côté et de celui de leurs femmes (1).

Le 6 juillet 1717 on publiait un arrêt du Conseil d’État qui ordonnait « aux gens d’affaires et aux traitants de donner, dans la huitaine pour tout délai, entre les mains de M. Le Pelletier des Forts, conseiller d’Etat et des finances, un état, certifié d’eux et de leurs caissiers, des billets solidaires qu’ils avaient dans le public; ils devaient certifier la quantité de ces billets, les sommes portées dans chacun de ces billets et qu’ils avaient reçues, et le nombre de porteurs de ces billets; sans quoi il devait être ensuite ordonné ce qu’il appartiendrait ».

Cette reprise d’argent indûment acquis s’accomplissait à fond. Dans ce temps-là on avait la bonne

(1) La liste est dans Buvat ; elle produisit de tout suite un total de 17 5.6 907 livres, somme considérable pour le temps. Les financiers s’exécutèrent très bien, comme ils s’exécuteraient d’ailleurs aujourd’hui si l’on employait le moyen que l’on prit alors, c’est-à-dire si Ion mettait la mai éctiaussée a leurs trousses. Ils indiquèrent même le chiffre auquel il fallait taxer leurs confrères.

« Il y avait, écrit Buvat au mois de décembre 1716, une émulation entre les sieurs Samuel Bernard, Crozat l’aîné, Menon et Prondé, au sujet de leurs taxes.

Le sieur Crozat l’aîné, se voyant taxé à la somme de 6600000 livres, représenta à M. le Bégcnt et à la Chambre de justice que le sieur Prondé devait supporter une pareille taxe, n’ayant pas moins amassé de biens que lui, et que cependant on n’avait taxé le sieur Prondé qu’à 1 900000 livres.

Le sieur Samuel Bernard ayant obtenu la liberté de se taxer lui-même, s'obligea lui-même à une somme de 9 000 000, et insista surce que le sieur Crozat, qui n’avait pas moins de richesses que lui, pouvait aisément porter une pareille contribution, et que le sieur Menon, qui était taxé seulement à 2 742 000 livres, pouvait aisément au moins porter le double.

LE SYSTÈME JUIF ET LA QUESTION SOCIALE. i31

habitude d’appeler « pillards » ceux qui avaient pi lié et non ceux qui demandaient qu’on reprenne ce qui a été « pillé ». On pénétrait au nom de la loi dans ces hôtels pleins de merveilles, dans ces maisons de campagne fastueuses (1).

On enlevait de chez Bonvalais trois charrettes de meubles précieux et trois charrettes d’argenterie que l’on portait à la Monnaie (2).

Le 28 avril 1716, on avait vendu, par ordre de la Chambie de justice, « les chevaux, les carrosses, le vin de Champagne, de Bourgogne, des Canaries et i’autres pays étrangers, des tableaux, des glaces, les trumeaux, la batterie de cuisine et les meubles l’un traitant nommé Paparel ».

Aujourd’hui toute société financière véreuse entreient un député î epublicain, qui se charge d’arrêter les )oursuitesen menaçant le ministre de son vote. Alors )nn avait pas ces considérations. Pronclé, un des parisans poursuivi, avait marié sa fille au comte de Cleraont-Tonnerre, mort maréchal de France en 1717. -e Paparel, qui fut condamné à avoir la tête tranj'hee, avait tout simplement pour gendre le marquis

(1) « Le sieur Prondé, président de la Chambre des comptes, et iparavant intéressé dans les Fermes, oit il s’était enrichi extraor-

snnnnn6."1 2’ fUt ^ ,G 19 sePtcmbre 0716), à une somme de ôOUüOO li vi es par la Chambre de justice; sa belle maison de

uermande, où il avait mis pour 1 million de meubles, fut aussi isie. »

(2) « La femme du sieur Bonvalais, écrit encore Buvat, forcée 5 sortir de sa belle maison de la place Vendôme, fut loger en la ie des Petits-Pères, chez un des commis de son mari, avec francs par jour que la Chambre de justice lui assigna pour sa bsistance, et 4 francs à la femme du sieur Myot. »

DEVANT L’OPINION

de la Fare, l’ami, le confident, l’inséparable du Régent, le capitaine de ses gardes. Tout ce que put faire le duc d’Orléans fut de commuer la peine de mort en une prison perpétuelle. Croyez-vous qu’on poursuivrait aujourd’hui des financiers aussi bien en cour? Après la faillite de la société financière dont il était le plus bel ornement, Cazot n’en est-il pas moins resté sénateur ? 1

Quand les faits étaient trop graves, on ne se con-i tentait pas de reprendre, on punissait corporellement et on affirmait d’une façon solennelle les droits de la justice.

Le 11 juillet 1717, écrit Buvat, le sieur Le Normand fit amende honorable, nu-pieds, tête nue et en chemise, tenant; une torche allumée à la main. On lui avait attaché un écriteau devant et derrière, où l’on avait écrit : Voleur du peuple en gros caractères. Lorsqu’il parut à la Halle auprès du pilori, les harengères lui firent une huée terrible en criant : Au voleur! au fripon! il faudrait le pendre ! Puis ayant fait amende honorable en cet état, on lui donna ses habits, et étant vêtu, on le conduisit en carrosse à la Tournelle pour être de là mené aux galères, où le concierge l’attacha debout à un arbre au milieu de la cour, comme à un carcan, afin d’être mieux vu de tous ceux qui l’allaient voir en foule, et qui pour cette curiosité donnaient volontiers quatre sols chacun au geôlier, afin d’avoir le plaisir de lui faire des reproches sur ses concussions et sur les vexations qu’il leur avait faites, à quoi il ne formait aucune réplique, quoique quelques-uns lui donnassent brutalement des coups de poing sur la tête (1). ,

(1) Quelques-uns des patients se prêtaient de très mauvaise grâce à cette cérémonie de l’exposition. Un nommé Gruet, notamment, fit une résistance désespérée.

« Le 12 décembre 1716, le sieur Gruet, dont on a ci-devant parlé

Voleur du peuple! Voilà un écriteau qui sent diantrement le socialisme aux yeux de certains Pliilinte conservateurs, qui frayent volontiers avec les fripons bien vêtus. On avouera cependant que le : spectacle de ces insolents d’hier, punis malgré leurs hautes alliances et leurs innombrables moyens d influence, était autrement moralisateur pour les foules que le spectacle du baron Hirsch, solennellement présenté aux princes d’Orléans, dans le grand

fit amende honorable devant la porte de l’église de Notre-Dame et à la Chambre de justice, ayant un écriteau devant et derrière, puis il fut exposé au pilori pendant deux heures, nu-tête et nu-pieds, où il ne manqua pas de souffrir à cause du grand froid, contre lequel il avait eu la précaution de boire deux pintes de vin et un demisetier d’eau-de-vie, avant que de sortir de la Conciergerie, comme un pénitent de sa sorte.

« Étant arrivé à Notre-Dame, il poussa la torche allumée qu’il tenait à deux mains, à droite et à gauche, et il en brûla le visage d’une femme et la perruque à deux hommes richement vêtus, et renversa, comme un furieux, plusieurs personnes à coups de pied.

« En cet état de furibond, après avoir demandé pardon à Dieu a haute voix, il s’obstina à ne pas demander pardon au Roi, disant qu’il n’avait rien fait de ce qu’on lui avait imputé qu’en exécution des ordres qu’on lui avait donnés de sa part, et que si Sa Majesté vivait, elle ne souffrirait pas qu’on lui fit un pareil traitement. Étant arrivé proche du pilori, devant l’image ou statue de la sainte Vierge, après avoir demandé pardon à Dieu, il refusa de le demander a la justice en proférant les paroles les plus obscènes. Étant mis a la roue du pilori, qui se tourne de tous côtés, pour être vu du public, les vendeuses de la halle, harengères et autres, lui iirenl des huées dont tout autre que lui eût été démonté, en criant de toutes leurs forces : Au voleur ! au voleur ! et lui jetèrent tle l’eau et des trognons de chou. Après avoir été ainsi exposé Jurant deux heures, on le fit descendre du pilori tout tremblotant Je froid, et on le conduisit à la Tournelle pour être ensuite envoyé iux galères. Le 16 et le If, qui étaient aussi des jours de marché, )n lui fil faire la même démarche, et chaque fois il eut une pareille

réception de la part des femmes de la halle et essuya la rigueur lu froid. »

DEVANT L’OPINION

salon de l’hôtel La Rochefoucauld, par le duc de Bisaccia. Ces exécutions publiques disaient à tous qu’il y avait des lois pour le riche comme pour le pauvre, et qu’on n’avait pas plus le droit de voler un million que de voler un écu (1).

A cette époque, où les traditions de la société chrétienne étaient vivantes encore, un prince qui vivait dans l’orgie comme le Régent, n’en avait pas moins une notion beaucoup plus élevée de la justice sociale que les chefs du parti conservateur actuel; pères de famille excellents, irréprochables dans leurs mœurs pour la plupart, ils subissent, sans s’en apercevoir, les idées que les Juifs ont mises en circulation et ils en ont le sens moral complètement oblitéré.

Devant ces témoignages de l’histoire, certains

(1) On pourra m’objecter, je le sais, que le Régent, léger comme tous les débauchés, s’est laissé prendre aux théories de Law. Sans ' doute, il eut tort, mais les magistrats de ce temps ne s’appelaient pas Dauphin, Lœw ou Cazot, ils s’appelaient Séguier et d’Aguesseau, et l’on n’eût pas souffert que Law, après la chute de son système, étalât, à Paris, une scandaleuse opulence. C’est dans la plus profonde misère que l’aventurier écossais s’en alla mourir à Venise.

Si le baron d’Erlanger venait nous dire : « J’ai fondé trente ‘ sociétés dont aucune n’a jamais réussi, j’ai enlevé 300 millions à l’épargne, mais je vais en tramway et ma femme porte des confections de 25 francs », personne ne lui jetterait la pierre. On mettrait tout sur le compte de la fatalité, et on se contenterait de répondre à cet homme trop fertile en entreprises : « Vous n’avez décidément pas la main heureuse, et en restant désormais tran- i quille, vous rendrez un signalé service à l’humanité. » Ce qui indigne la conscience publique, c’est de voir les journaux juifs, comme le Gaulois, citer parmi nos grandes élégantes des femmes qui devraient vendre jusqu’à leur bague de mariage pour réparer les désastres causés par leurs maris.

journaux qui mont accusé d’exciter au pillage comme le Français , pour ne mentionner que lui, et qui croient représenter la monarchie traditionnelle, devraient reconnaître que moi seul, au contraire, représente les traditions de la monarchie

et en perpétue les principes en matière d’affaires financières.

Jamais il ne viendrait à un roi de France, véritablement digne de ce nom, la pensée d’admettre une minute qu’un Rothschild pût avoir assez travaillé en cinquante ans pour acquérir trois milliards.

Je n ignore pas que les Juifs, avec cet aplomb qui se gausse de notre candeur, prétendent volontiers que cette fortune estabsolument fictive, qu’elle s’évaporerait entre nos mains dès que nous voudrions la saisir. M. Alexandre Weill, qui a publié à propos de a b rance juive une brochure assez terne, dans aquelle je n’ai pas retrouvé le paradoxal mais amusant écrivain de jadis, n’a pas craint de soutenir cette these. Selon lui, dès que les actions du chemin du Nord seraient entre nos mains, au lieu d’être entre es mains de Rothschild, les voyageurs perdraient immédiatement l’habitude d’aller à Lille ou à Dunterque. Les Porbus et les Rembrandt de Ferrières ,;e transformeraient en simples Trouillebert dans le

rajet du château au Louvre.

Ce sont là de pures mystifications sémitiques. On e dénaturé pas des milliards en quelques heures uand une Alliance antisémitique universelle est [instituée, avec la sympathie plus ou moins ouverte-

ment manifestée de tous les peuples. Le télégraphe court plus vite que ne courait Drouet, le 21 juin 1791 dans le chemin de traverse de Sainte-Ménehould, e quand votre train est conduit, en temps de révolu tion, par des serfs qui vous haïssent, on a beaucouj de chances pour ne pas môme aller jusqu’à Varennes Quant à l’argent qui a été acquis par des moyen frauduleux, il existe certainement beaucoup de pro cédés pour le faire revenir à la collectivité, sans avoi recours au célèbre beefsteak de M. Lafargue,

On s’est fort entretenu de ce beefsteak. J’ignor< l’effet que cette théorie a produit à Paris. En pro vince, où j’étais alors et où les esprits sont plu calmes, on a été d’accord pour trouver que cent mil! francs étaient beaucoup pour un simple beefsteak on eût souhaité que, pour le prix, M. Lafargu donnât au moins un beefsteak aux pommes....

Cette parole n’est, d’ailleurs, que l’application d1 la fameuse loi de l’offre et de la demande, si cher aux économistes de l’école libérale et juive. San doute la demande ici n’est pas tout à fait libre mais l’est-elle lorsque les Rothschild viennent dir1 aux États que la politique juive a réduits aux abois « Si vous ne nous faites pas tels avantages, non empêcherons votre emprunt » ? L’est-elle lorsqu’o vient dire aux ouvriers : « Vous êtes libres de ne pa1 accepter nos tarifs, mais à la condition de mouri, de faim (1) » ?

(1) Le droit de refuser le travail, c’est-à-dire de se suicider »! de laisser périr les siens d’inanition, est la seule liberté qu’on a

L’espèce d’ètonnement qu’excitent ces perspectives ouvertes à 1 Avenir s’explique par l’état de délabrement intellectuel dans lequel est tombée cette France ou personne n’a plus le regard assez ferme et assez large pour envisager une situation en face où les conservateurs les plus éclairés eux-mêmes n ont guère de la Propriété qu’une conception de garde champêtre...

i Dans cette Angleterre, que l’on nous dépeint comme le pays des institutions immobiles parce que le chancelier de l’Échiquier met encore ses pieds dans un sac de laine qui date de Guillaume le Conquérant, M. Gladslone propose tranquillement de consacrer une somme de 200 millions de livres (cinq milliards de francs) à réparer envers un pays

aissée aux ouvriers, tandis que l’ancienne organisation leur avait e effectivement ce droit au travail dont on parle à tout propos .Ujourd hui. « Sans doute, comme le fait très bien remarquer^ Pde

rnbbee p, r rerf,ar(*uable : »e Centenaire de 89,

“bli.ee dans 1 Association catholique, ce n’était pas le droit du

rem 1er venu à ce que la Société lui fournît à commandement du

bon 1 C°mme Cela fut inscnt dans les considérants du décret qui b 1 leS> corporations en 1791, mais bien le droit de certains

rivilè'c Vïl Certt traVaÜ’ dr0it <Iue Possédait par suite de son rivilege la corporation, et par le fait de la constitution de celle-ci

iacun de ses membres. Chacun, dans son métier et en son lieu’ ait ainsi assure d une vie convenable selon son état.

« Maintenant et de moins en moins, nul n’est assuré de trouver à Cfr s°n nlet,er* a vlvre de son travail, - nul depuis l’apprenti Jj[l a lngenieur. C est là une condition vraiment misérable, telle que soi la proportion des salaires ou des honoraires qu’il est 'Ssible il atteindre à un moment donné sur le marché umversef

n fSt S0”rTllS aLl marchandage, depuis qu’exproprié de’

oit il est en effet devenu marchandise; si bien que le dernier )t du système est de créer une Bourse du travail. »

DEVAIT L’OPINION

qui n’a plus que quatre millions d’habitants (1) une spoliation qui date de près de trois cents ans.

Le projet du vieil homme d’État, qui a été mêlé aux affaires de son pays pendant un demi-siècle, qui possède l’expérience que donnent l’âge et la pratique du gouvernement a été sur le point d’être adopté (2).

(1) Ln diminution de la population de 1 friande crie plus haut que tous les discours les souffrances de ce peuple martyr.

L’Irlande, qui comptait 8 millions d’habitants au moment de la grande famine des pommes de terre, n’en comptait plus que :

7 millions en 1851

6 — en 1861

5 — en 1871

4 — en 1881

(2) Si une race devait soutenir les principes de tolérance, n est-ce. pas cette race juive qui s’est si longtemps plainte de 1 intolérance? C’est la presse juive qui pousse sans relâche chez nous à la persécution religieuse. Si un peuple devait s’efforcer de défendre un peuple dépossédé, n’est-ce pas ce peuple qui a versé tant de larmes sur sa nationalité perdue? Ce sont les Juifs qui, en haine des Catholiques irlandais toujours restés fidèlesàla foi de leurs pères, ont fait échouer en Angleterre la loi de réparation et de justice proposée par M. Gladstone. C’est le Juif Goschen qui a été l’àme de la conspiration contre le grand homme d’État anglais, c est lui qui, avec une habileté satanique, est parvenu à rapprocher le marquis de Hartington et M. Chamberlain et a servi de trait d’union entre les Tories et les Libéraux. On lui avait promis un ministère, mais les électeurs anglais en ont fait justice et il n’a pas été réélu. Ce misérable, qui a été sans pitié pour les Irlandais et qui s’est tant remué pour empêcher ces malheureux de sortir de l’horrible situation qui leur est faite depuis des siècles, vit dans de perpétuelles terreurs et il s’attend à être exécuté par les Invincibles. En dehors de son aversion pour les Catholiques, Goschcn, fils d’un professeur allemand, était, dans cette campagne, l’agent du prince de Bismarck qui souhaite qu en cas de guerre l’Angleterre paralysée par l’Irlande, à laquelle l’Allemagne fournirait des armes, ne puisse intervenir sur le continent. Les événements justifieront M. Gladstone, ils démontreront, une fois de plus, que la justice est lapins prévoyante des politiques.

Les manœuvres de Goschen ont conquis un peuple de plus à la cause de l’antisémitisme et des placards contre les Juifs sont maintenant affichés toutes les nuits dans les rues de Dublin

L’idée de procéder pour rétablir la paix dans un pays de 38 millions d’âmes à la révision d’opérations usuraires qui remontent à peine à soixante ans, soulève encore beaucoup d’objections, même parmi des Chrétiens sincères que la lecture de l’Évangile devrait incliner aux actes de justice.

On n’ose pas même essayer de se rendre compte, en ce temps de statistique à outrance, des proportions qu’a pu prendre l’expropriation des capitaux français par les Sémites depuis le commencement de ce siècle. J’ai montré les fondateurs du Honduras enlevant à l’épargne 140 millions dont on n’a jamais entendu parler; Erlanger retirant 300 millions de nos poches pour des sociétés dont les actions valent aujourd’hui zéro (1). C’est par centaines qu’il faut compter les rafles de ce genre accomplies, depuis 1878 surtout, avec la connivence des magistrats francs-maçons et juifs. Certains journaux financiers à un franc et même à cinquante centimes ïï abonnement par an, ont mis en coupe réglée tout e petit monde, les rentiers peu fortunés, les domestiques, les concierges. Quand un de ces journaux entre dans une maison, la ruine y entre der- ’ière lui.

Toutes ces sommes ont fini par revenir fatalement

(1) Le tableau de la France juive est incomplet. J’ai oublié d’y îentionner les mines de Bingham, l’exposition d’Auteuil, les marins de la place de la République. Le chifîre de 202 055000 francs oit être porté, d’après ce que m’ont écrit tous les hommes compémts, à 300 millions.

DEVANT L’OPINION

aux Juifs, arbitres souverains de la Bourse, et qi jouent absolument à coup sûr (1).

Des financiers comme les Rothschild, en effet, n sont pas seulement les maîtres du marché par 1 toute-puissance des capitaux; depuis 1830, ils or pour complice le gouvernement, quel qu’il soit, qi les aide à écraser les Français candides qui jouer de bonne foi sans savoir que leurs adversaires con naissent les cartes.

Pendant toute la guerre d’Italie, par exemple, 1 baron de Rothschild venait tous les matins au qua d’Orsay prendre connaissance des bulletins et de dépêches les plus secrètes. Ce n’est pas là un ra contar ; c’est le jeune secrétaire d’ambassade, devem depuis un diplomate éminent, chargé alors, par or dre exprès de M.Walewski, de remettre tout au baroi qui m’a donné lui-même ce détail. C’est un honnêt homme, et je suis convaincu qu’il ne me refuserai pas son témoignage à l’occasion.

Pendant tout le ministère Decazes, le baron Gus tave venait également au ministère des Affaires étran

(1) M. Rouher, qu’on n’a jamais accusé d'avoir participé à aucun affaire financière, aimait à raconter l’anecdote suivante :

« Je faisais l’intérim de Fould au ministère des Finances et j’avai à ce titre la visite des agents de change au 1er janvier; je le abordai en souriant et je leur dis : « Messieurs, je désire vou « adresser une question ; je reconnais qu’elle peut vous parai Mn « indiscrète, aussi je vous prie de ne pas vous croire obligés d’; « répondre.

« Cette question la voici : parmi les gens qui jouent à la Bourse « en est-il au moins quelques-uns qui fassent fortune? Je vais rece « voir une délégation qui m’est annoncée, c’est l’affaire de cinc « minutes pendant lesquelles vous aurez le loisir de concerter votri « réponse.

gères lire le courrier du cabinet par l’intermédiaire d’un de ses parents éloignés qui, lui, je crois, si on l’interrogeait sur ce point, se retrancherait derrière le secret professionnel.

Nous -avons vu Léon Say, au moment de la première conversion, envoyer Moreau , le syndic des agents de change, chez Rothschild pour lui annoncer la nouvelle, et ne la faire connaître au public que lorsque les Rothschild prévenus avaient terminé leur razzia.

Prétendre, dans de pareilles conditions, que les Juifs n’ont acquis leurs prodigieuses fortunes que sur le terrain de la libre concurrence, parce qu’ils sont plus intelligents que nous, est une amère plaisanterie.

Nous ne poussons donc, en aucune façon, au pillage, mais d’accord avec la doctrine invariable de

l’Eglise, nous nous refusons formellement à assimiler à la Propriété créée par le travail les capitaux conquis immoralement avec la complicité d’hommes d’État juifs comme Goudchaux ou affiliés aux Juifs

« A ma rentrée le syndic me dit en souriant lui aussi : « Les plus « anciens d’entre nous ne connaissent pas de joueurs qui se soient « enrichis, nous n’éprouvons aucun embarras à vous faire cette « réponse, car le fait est notoire à la Bourse.

« — Alors ils se ruinent tous? répliquai-je. — Tous, sans excep- « tion, me répondit le syndic. — Vous seriez bien complet dans « votre réponse si vous pouviez me dire dans quel délai.

« — Oh! dans un délai de trois à cinq ans pour ceux qui ont de " gros capitaux à leur disposition; quant aux petits, ils disparaissent « vite. »

Ceux-là, me dira-t-on, ne sont guère intéressants puisqu’ils jouent, mais les milliers de naïfs qui placent leurs économies dans les affaires financières sont identiquement dans le même cas.

DEVANT L’OPINION

comme Léon Say. Nous déclarons que l’argent ainsi détourné doit être restitué à l’actif social, et nous affirmons qu’il le sera.

Cette opération se fera-t-elle pacifiquement? Nous le souhaitons. Ce qui est certain, c’est qu’elle est inévitable. Elle avait lieu déjà chez les anciens Juifs. Comme ils se mangeaient les uns les aulres, au lieu de manger le Goy comme aujourd’hui, on était obligé tous les cinquante ans, de remettre tout en commun et d’annuler la partie. Cela s’appelait le jubilé. Un jubilé est d’une inéluctable nécessité. Il est absolument insensé de supposer que la France qui, avec la dette de Paris, la dette des communes, la dette des départements, a une dette totale de trente-huit milliards, s’amusera, lorsque toutes ses ressources seront taries, à emprunter toujours pour permettre à Rothschild de gagner des millions en une journée' rien qu’en laissant une somme sortir de chez lui quelques heures pour y rentrer doublée le lendemain (1).

(1) Le Soleil a donné un exemple entre mille des trafics d’argent qui peuvent se faire aux dépens du Trésor. ;

« Vers le mois de mars dernier, dit-il, alors que le ministre avait déjà résolu son projet d’emprunt, il émettait plus de 100 millions de bons à un an, à 4 pour 100. Ces mômes bons, deux mois après, il les escompte à 2 pour 100 sous déduction de 1 fr. 65; il rembourse 104 francs, soit net 102 fr. 35 — une prime de 2 fr. 35 pour deux mois trois jours, ce qui porte l 'intérêt payé par le Trésor français à 13 1/2 pour 100 l'an pour deux mois. »

Les Rothschild ne peuvent prétendre que leurs gains énormes se justifient par les risques qu’ils courent, puisque, dans la seule occasion où ils aient réellement couru un risque, ils ont demandé à un de leurs coreligionnaires, qui s’y est prêté du reste avec un empressement que l’on devine, de trahir les intérêts de la France à leur profit.

Ce mot de liquidation effraye certains conservateur, et ils ne le séparent guère de la vision d’un homme à la barbe hirsute et aux cheveux en broussailles, pérorant dans une réunion publique. M. Cupheyal-Clarigny, que je me figure volontiers rasé loujouis de frais et cravaté de blanc, comme il consent à un économiste de la Revue des Deux Mondes , jjirrive, au fond, a la meme conclusion que l’homme t la barbe hirsute.

: 11 vous prouve, chiffres en main, que le gouverne-

J ai raconté tout au long dans la France juive cet épisode sur ;quel Capefigue a le premier attiré l’attention. Un écrivain spécial . Courcelle-Seneuil, a décrit lui aussi, d’une façon très claire, dans

m lraiie des opérations de banque , cette trahison financière de oudcliaux.

« Le 10 novembre 1847, la maison Rothschild soumissionnait au ouvernement français un emprunt de 250 millions environ de rente pour 100, à dater du 22 décembre 1847.

« Le soumissionnaire s’engageait à verser au Trésor 12 millions 1/® 22 novembre, 12 millions 1/2 le 22 décembre, 5 millions le 7 janer 1848 et 10 millions le 7 de chaque mois jusque et y compris le novembre 1849. En faisant le décompte des arrérages, l’Etat qui hetait alors par la Caisse d’amortissement le 3 pour 100 au cours 3yen de 76,71, le cédait à M. de Rothschild au prix de 72,48.

« Les 25 millions des deux premiers termes payés par anticipa- 1 n sous escompte de 3 pour 100 restaient affectés à la garantie du ésor, jusqu'au payement du solde définitif.

« Lopéiation paraissait donc excellente, et le soumissionnaire la ulisa d abord avec une grande facilité. Non seulement il acquitta 1; premiers termes avec exactitude, mais il escompta une partie des vants et les paya avant l’échéance. Il avait acheté à 4,56 au-desis du cours du 10 novembre : si l’état du marché ne changeait U pouvait espérer un bénéfice de 15 millions au moins.

1 85 millions environ avaient été payés et réalisés lorsque survint révolution de Février. Le soumissionnaire de l’emprunt était libre ingagements jusqu au 7 juillet 1848 ; mais à cette date il devait ser au Trésor un peu plus de 5 millions, puis 10 millions de mois mois jusqu’au 7 novembre 1849. Or, au 7 juillet 1848, le cours de ; ente ^ pour 100 était à 50,75. S’il ne se relevait pas, et si le

Ui DEVANT L’OPINION,

ment est actuellement sous le coup de 2 milliards et demi de créances exigibles à chaque instant.

« A aucune époque, ajoute-t-il, pareil spectacle n’a été donné par aucune nation, ni par l’ Angleterre pendant son duel avec Napoléon, ni par les États- Unis avec la plus effroyable guerre civile. Cette perspective indéniable peut laisser indifférents les spéculateurs de la Bourse qui vivent de paiis sur la hausse ou sur la baisse des fonds publics, mais il n y

soumissionnaire était forcé de réaliser, il avait en perspective une perte de plus de 60 millions sur les 165 millions qui restaient à verser, ou l’abandon de son cautionnement de 25 millions. Le dan-i ser était d’autant plus grand pour lui que le Trésor pouvait sans peine faire face à ses besoins, au moyen du crédit de 100 millions que lui avait ouvert la Banque de France et du produit de 1 impôt extraordinaire de 45 centimes.

« Heureusement pour le soumissionnaire de 1 emprunt de novembre 1847, il trouva dans la personne de M. Goudcbaux un ministre accommodant, qui consentit à le relever de ses engagements et à lu faire donner par l’État 13 millions de rentes 5 pour 100 au tau: même auquel il avait soumissionné la rente 3 pour 100 en 1847 En admettant que les cours restassent jusqu’à l’expiration des nou veaux engagements à 77,25, taux du 24 juillet, jour où ils furen souscrits, le soumissionnaire exposé la veille à une perte de -5 mil lions, avait le lendemain en perspective un bénéfice d’enviror 11 millions, outre la chance presque certaine de voir le cours s relever*

« Telles sont les éventualités auxquelles les soumissions d’emprunpeuvent donner ouverture. Il a tenu à la volonté d’un ministre de Finances que le banquier le plus puissant et le plus habile dans ce sortes d’opérations, perdît 25 millions ou en gagnât 11. M. Goudcliau a préféré le deuxième terme de cette alternative, mais un minislr plus méticuleux, plus timoré, aurait pu craindre d’imposer un sacrifie «le tant de millions au Trésor et alors par quelle perte ne se solda pas la soumission d’abord si avantageuse du 10 novembre !»

Vous devinez ce que veut dire en bon français ce langage p ei d'euphémismes : « Un ministre plus méticuleux et plus timoré qu M. Goudcbaux?» Cela veut dire : « Si M. Goudchaux n’avait pas e Juif, il n’aurait pas volé 11 millions à la France pour les donner >1. de Rothschild. »

a pas un homme politique prévoyant, pas un capitaliste séiieux qui ne doive s’en préoccuper. »

# A la moindre secousse qui rompra le fragile équilibre de l’Europe, tout craquera et les gens se précipiteront à toutes les caisses pour essayer de ravoir leur argent; ils se battront comme des chiffonniers pour arriver les premiers. On leur fermera les guichets au nez et ils seront les plus enragés alors à réclamer la révision de certaines fortunes (1).

M. Jules Guesde a mis ce point en lumière dans un article qui n’est point un appel à la violence, mais plutôt une note très précise, et même très fine, prise sur l’état social contemporain.

Ceux qui demanderont la tête de Rothschild, écrivait le Cri du peuple, ceux qui crieront : A mort Rothschild! ce seront les bourgeois nos ennemis, actionnaires du Saragosse, des Lombards et autres attrape-gogos, dont la maison de. la rue Laffitte a transformé l’or en papier à vendre au poids ou à mettre aux cabinets. Ce seront les petits ou moyens capitalistes pris au piège de la spéculation, sur la ruine — tout ce

iju’il y a de plus légale — desquels s’est édifiée, faillite à faillite, cette fortune mondiale.

(1) L’impossibilité de vivre dans les conditions actuelles est déjà

ïiâniicstc*

Beaucoup de cultivateurs vous diront, sous une autre forme, ce que Usent les socialistes rouges et les socialistes chrétiens placés cependant en apparence aux deux extrémités du monde des idées. Je onnais de très braves gens qui ont pris certaines exploitations urales, îljy a dix ans, avec 150000 francs à eux, et qui aujourd’hui 1 ont que des dettes, après avoir courageusement travaillé. Causez vec nhmporte quel homme s’occupant de culture dans un rayon de 0 a 40 lieues autour de Paris, et il vous répondra qu’il n’y a que la

raude sur l’alcool qui permette à un cultivateur de se tirer à peu 'fes d’affaire.

Cela est très juste. Le peuple ne se rend encore qu’à moitié compte du mal que le système juif a pu lui faire, il n’en subit qu’un contre-coup très lointain. On n’a pu lui prendre des économies pécuniaires qu’il n’a jamais été en état de réaliser; on lui a pris des économies que l’état social chrétien permettait de faire à ceux mêmes qui ne possédaient rien, des économies de santé et de force ; — mais, de ceci, il n’a qu’une perception très confuse.

Le penseur médite sur le spectacle d’une famille, plébéienne sortie robuste et saine de la vie française d’autrefois, s’usant en cinquante ans, grâce au labeur incessant imposé par les exigences d’hommes, qui veulent s’enrichir vite, — et produisant à la troisième génération un scrofuleux ou un alcoolique héréditaire voué à la misère et au vice. Le sentiment de cette décadence, au contraire, échappe presque complètement à ces forçats du travail quo. tidien absorbés par les préoccupations matérielles, et qui ont traversé ces phases, pour ainsi dire sans s’en douter. On a enlevé à cette famille le capita de vigueur et de vitalité que Dieu lui avait donné sans qu’elle s’aperçoive qu’elle avait jadis quelque chose qu’elle n’a plus....

Le petit capitaliste est autrement clairvoyant poui ses écus ; il n’est pas sacrificiel comme le peuple, i n’a pas la même faculté de souffrir. Dès qu’il recon naîtra qu’il n’a plus ce qu’il avait, il poussera de cris aigus ; il suivra son argent à la piste comm on suit un chien perdu, et, quand il constatera qu< tou*, cet argent est entré dans les hôtels de la rue d<

LE système mtr et la question soc, ALE. U7

JJonceau ou de l’avenue des Champs-Élyséei il dira au concierge : « Pardon, mon ami je co, ,-Y ’

P<itlt Cap;tal <*'" »'»« échappé de chez mo J™ donc de voie s’il „e s’est pas ^

Ce que je dis est tellement vrai nup rr a i le parti révolutionnaire les nlus Y’h! ’ dMS

Rothschild ne sont n JY P acha, nes contre les . Ile som Pas les pauvres hères nui n’™,,

lantais r,e„ eu à eux, fut-ce ,e temps de pens

L 63 ouvr,ers les Plus. intelligents qui ont nu COnvaincre ^ l’impossibilité d’arriver a auctmë )iganisa(ion avec le système inif rmi ' ' 10

‘IToru cm.c U • r emejui ’ (Ï111 ecrase tous les - -uus le capital comme on écrase un ré«imen, sole avec de 'artillerie - ce cnn, , Ccimem

uinés nar le,,,-. ’ SOnt Ies Petlts patrons,

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l leS ; ce sonl les travailleurs retombés de l’état

ouvriers libres à l’état d’esclaves. CesJnt ce J

ont répandu mon livre dans la masse, qui m’ont

idJ ont înCl" ^ PkS d'exemPiaires possible,

üë de ch r ëge’ 3PPUyé indirectement.

J ®he,s du Parti anarchiste est un ancien

Jqi J01 ln,a8e’n ép0Uillé comme ses camarades

■ a pet, te portion de mine qui était sa propriété de h, gigantesque opération qui fit pJser tout j Unage enü'e les mains des Rothschild (i). Les

ouvriers du BüJia^e'ce^que'rnhnV' ‘'“j*16 <*« préte-noms pour v ellahs. * que la lian<tue Uu Fayoum a fait pour

sur 'a portion du lerntoire houitto, de Ylg.que appe,é

448 DEVANT L’OPINION

autres ont accepté la mise à la glèbe *, les siens et lui sont partis, et du matin au soir, en mangeant sa soupe, en fumant sa pipe, il évoque, au milieu d imprécations contre la féodalité nouvelle, le temps où son père était indépendant comme avait été son grand-père, où le mineur travaillait en homme

Borinage, était réalisé, pour le bien de tous, le vœu qui soulève aujourd’hui tant de protestations dans le monde capitaliste : la mine au mineur. La mine locale appartenait à la commune, dont tous les membres possédaient ainsi une part des richesses houillères du pays. Le produit de leur travail, appliqué à ce bien communal,

suffisait à les faire vivre libres et heureux.

Rothschild se dit un jour que ces mines riches, bien placées au noint de vue des communications, pourraient, si elles étaient acquises à bon compte, lui permettre de réaliser des bénéfices importants. Il soudoya le conseil de la commune, qui décida, sous sa pression, la répartition entre tous les membres de la commune de la mine en question. L’opération faite, les agents de Rothschild séduisirent, par l’appât d’une somme immédiatement versée, les esprits faibles, crédules, vicieux, c’est-à-dire la majorité des anciens participants. Une fois maître du plus grand nombre de parts, le grand capitaliste fit comprendre aux récalcitrants qu il fallait se soumettre. Quelques-uns résistèrent encore; mais quoi? Les méthodes de travail se transformaient, un outillage nouveau s était imposé; isolés, sans capitaux, sans débouchés (Rothschild les leur fermait) pour leurs travaux, les vieux mineurs libres durent ceder et livrer cette fois pour un morceau de pain, leur part chene a leur adversaire tout-puissant. Aujourd’hui, ils ne sont plus que des rouages infimes d’un anonymat tyrannique ; soumis à un esclavage qui ne leur assure même pas l’existence matérielle, ils jettent des regards mélancoliques vers le passé dont ils transmettent le souvenir à leurs enfants. ,

Les barons juifs emploient des procédés à peu près analogue, dans les départements de Seine-et-Oise et de Seine-et -Marne, ou ils se taillent des fiefs plus considérables que ceux des grand;, féodaux d’autrefois; ils remplacent la culture par des couvertes ' gibier et chassent l’homme du sol pour y installer le perdreau, e, journaux républicains, si sévères pour les chasses d’autretois, m parlent jamais de ces chasses juives. 11 serait cependant de la p u simple équité d’exproprier celui qui ne cultive pas, et qui comme, un crime de lèse-nation en laissant volontairement la terre en incii

LE SYSTÈME JUIF ET LA QUESTION SOCIALE. U9 libre dans un pays dont une parcelle était à lui. En

VOlla ei}c°re lin qui a des yeux qui ne sont pas tendres. Quand Rothschild verra ce paria apparaître à la porte de son hall, en riant de ce rire étrange qu ont les Jacques du tableau de Rochegrosse, lorsqu’ils se dressent sur le seuil de la grande salle

du château, il fera bien de réciter le Mischeberach des malades....

j deux Prucès que les Rothschild ont eu la

malencontreuse inspiration d’ordonner contre ceux qui les avaient attaqués, ont éclairé ce point de la plus significative façon.

Le premier contact que la question sémitique ait

P™ TCJe,jury n’a Pas été du tQut à l’avantage d Israël. Fidèles à la consigne, qui est de ronfler,

,les journaux ont naturellement rendu compte des débats de façon à laisser la question juive tout à fait ;de côté, mais elle n’en a pas moins été très nettement posée devant la Cour d’assises de la Seine le 12 août 1886.

, Un de nos plus énergiques confrères, M. Mariotte, était poursuivi pour avoir publié dans le Pilori, sous

le titre : Videz le Juif , un article conçu en ces termes :

Pour une fois, je suis absolument d’accord avec les gens du Cri du peuple.

L autre jour, ils ont dit — au meeting du Château-d’Eau —

ju 1 y aurait du chemin de fait, du côté de la question sociale

e.jour où l’on ferait rendre gorge à la haute Juiverie finannere.

Eh bien, c est absolument mon avis et celui du Pilori.

DEVANT L’OPINION

Les milliards des Rothschild, des Erlanger, des Ephrussi, de tout ce ghetto international, qui tient le haut du pavé financier, ont été drainés sou par sou dans nos poches et dans celles de nos pères.

« Décousez le Juif, » a dit Édouard Drumont dans son beau livre, et, après lui, tous ceux qu'inquiète la misère croissante diront : « Décousez le Juif. »

Et quand de ses flancs éventrés s’échapperont les liards, les écus et les millions qu'il nous a pris, puisons à même la cascade pour les crève-faim Aryens, pour nos classes pauvres, pour ce dessous social qui nous mangera un jour si nous ne le satisfaisons.

Ce n’est là ni pillage, ni spoliation; c’est une légitime revanche, une juste récupération.

Quand les rois de France faisaient en un jour suer aux ! Juifs un peu de l’or amassé en un siècle, ils se montraient des justiciers implacables, mais seulement des justiciers.

Faisons comme eux, et pour que demain il n’y ait plus de revendication prolétarienne, pour que la misère finisse, si elle peut finir, vidons le Juif : le Juif qui est le père de la République de 1870,1e Juif par qui elle vil encore aujourd’hui.

Le défenseur de M. Mariotle était M. de la Barre, dont le plaidoyer, quoique étouffé par la presse, fit 1 une si vive sensation devant l’opinion. Au lieu de se 1 perdre dans des à-peu-près filandreux comme font les avocats d’ordinaire, il eut le courage d’aborder le 1 débat de front :

Eh bien, messieurs les jurés, nous allons vider le Juif! Je ' dois vous dire, avant tout, que si le Parquet a poursuivi avec i cette promptitude et cette ténacité, c’est que le Pilori a attaqué le Juif, crime irrémissible pour nous autres millions de Chrétiens que les Juifs oppriment.

Le Gouvernement laisse dire, imprimer toutes les infamies 1

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Le jury répondit en acquittant le Pt7m, tandis lue 1 auditoire éclatait en applaudissements.

i Lë verdict du U septembre a eu une importance

uesde T'îerableçen?°re- Les accusés, MM. Jules uesde, Lafargue, Susim, venaient devant le jury ac-

bmpagnes d’un renom de révolutionnaires. Aucun

xnaattenuéce qui avait été dit au meeting du

iâteau-d Eau; chacun d’eux s’est efforcé plutôt

^ xagerer la signification des propos tenus dans

leumon. Ils ont dit aux jurés :

Avant de prononcer votre verdict, songez que vous avez 0. cote les Rothschild et les voleurs de la finance, et de >tre les soc.ahsles qu, les dénoncent. Si vous nous cou-

DEVANT L’OPINION

damnez, vous vous ferez les complices des voleurs qui vous dépouillent, vous et votre classe ; si vous nous acquittez, et vous pouvez le faire sans partager nos idées, vous reconnaîtrez que nous accomplissons un devoir public en denonçan les voleurs, que la justice respecte.

Il était impossible de poser plus nettement la question, et c’est à cette question que les jurés ont

répondu avec une netteté égale.

Les bourgeois, avec un fond de bon sens et d honnêteté qui est en eux, quand la Franc-Maçonnerie juive n’en a pas fait des instruments imbéciles, ont absolument refusé de se solidariser avec les ! Rothschild. Ils ont dit à Israël, comme dans la i

chanson :

Tire-toi de là,

Tire-toi, tire-toi, tire-toi de là,

Tire-toi de là,

Comme tu pourras. 1

La bourgeoisie eût abdiqué elle-même si elle eût agi autrement. Son principe est la négation même, du principe juif. « Chaque classe, a dit un penseur chrétien, a une vertu qui lui est propre. La, vertu de la noblesse, autrefois, c’était le Sacrifice; la vertu de la bourgeoisie, c’est l’Économie; la vertu du peuple, c’est le Travail. » Or l’Économie, vertu de, la bourgeoisie, paye à l’insatiable avidité Israélite, un tribut au moins égal à celui que paye le Travai , vertu du peuple. Ce que le Juif na pas îéussi a prendre en germe à un ouvrier qui, plus favorisé par les circonstances que les autres, a pu passer di

salai iat au patronal, il le reprend en fruit avec un emprunt du Honduras quelconque, à ce même ouvrier devenu petit rentier.

Il aurait, fallu que les jurés fussent de fieffés naïfs pour ne pas reconnaître cette évidence. Parmi ceux qui siégeaient, plus d’un se rappelait sans doute quelque ami qui avait débuté avec lui. Il avait travaillé toute sa vie et croyait s’éteindre dans l’aisance et laisser un peu de bien-être aux siens. Un jour les larmes aux yeux, il avait dû annoncer à ses enfants quil s etan laisse séduire par le prospectus de quelque Société financière, et qu’il ne possédait plus rien que quelques morceaux de papier. Pendant ce temps, les fondateurs de la Société, qui parfois étaient arrivés en France avec une balle de colporteur sur le dos, louaient une loge à l’Opéra, et faisaient de la main de petits signes d’amitié aux duchesses pendant la promenade au Bois.

Quand M. Cruppi, l’avocat général, est venu dire 'aux jurés que ce tour de passe-passe représentait le principe sacré de la Propriété, les jurés se sont mis 'à rire, et ils sont revenus au bout de dix minutes avec un verdict d’acquittement...

Ce 1 éveil de conscience dans la bourgeoisie a été aussi un réveil de dignité, une leçon donnée au gouvernement. 11 est impossible, en effet, de se moquer les gens comme on le fait depuis quelque temps. On iropose de watriner tous les patrons, le gouvernement ne poursuit pas; on attaque les Rothschild et 1 poursuit; il fait condamner MM. Duc-Quercy et

Ernest Roche, et il les gracie quand il pense que cette grâce pourra nuire à leur candidature.

C’est pousser le cynisme hors de toutes limites, i C'est ce que le jury a compris. 11 a dit aux ministres.

« Amusez-vous avec vos pareils ! Bouffonnez avec vos juges ! Si vous trouvez que la situation de la i France soit gaie et que vous éprouviez le besoin d’assister à des pantalonnades, vous avez Paillasse sous la main, faites monter Lockroy sur la table du Conseil et commandez-lui d’y exécuter des culbutes, mais ne dérangez pas de leurs occupations des hommes sérieux pour jouer un rôle dans vos pa- ! rades.... »

M. Cruppi, d’ailleurs, quoique allié aux Grémieux et inféodé au monde juif, a parfaitement compris la situation, et il s’est très peu engagé dans le débat. Il savait que, tandis qu’on poursuivait à Paris la phrase sur « le fusil libérateur », on avait déjà donné l’ordre au préfet de l’Aude d’assister, trois jours après, à l’inauguration de la statue ou Barbés était repiésenté, ayant à ses côtés un fusil qui était, lui aussi, à ses yeux « un fusil libérateur » (1).

J’admire comme il convient l’héroïsme de Barbés, et je suis convaincu que si nous avions des hommes de cette trempe dans le parti catholique, les fonc-

(1) A l’inauguration de la statue de Barbés, un des orateurs a réclamé textuellement : la solution de la question sociale à coups de fusil. Pourquoi ne l’a-t-on pas poursuivi celui-la alors qu on poursuivait ceux qui avaient dit la même chose à Paris? Est-ce parce qu’il avait parlé devant un préfet? Nous ne pouvons donc pas sortir du Code de Karamoko?

tionnaires de la République, fussent-ils aussi misérables que Balland, hésiteraient à assassiner de pauvres ouvrières coupables seulement d’aller à la messe. Il n’en est pas moins vrai que Barbés n’a pas craint de prendre le fusil et que M. Falguières a eu parfaitement raison de le couler en bronze avec 1 arme qui lui était familière pendant sa vie. Il est non moins incontestable que le lieutenant Drouineau, qui servait le pays moyennant une solde fort modique, et qui gardait la porte du Palais de Justice au moment de l’émeute du Marché aux Fleurs, était un officier français plus intéressant que les Rothschild, qui sont des Juifs de Francfort.

Dans ces conditions, M. Jules Guesde eût été parfaitement en droit de dire à M. Cruppi :

« Puisque vous érigez solennellement et avec le concours du personnel officiel une statue à Barbés qui a tiré sur un Français, ce n’est pas une condamnation, c est un monument que vous devez réclamer pour moi, qui ai proposé de tirer sur un Allemand. » Quant à moi, je n’ai pas à intervenir dans ce débat, puisque je me suis toujours borné à demander qu on ai 1 état les Rothschild, en vertu d’un mandat régulier, pour être interrogés à fond sur « faits et dicts ». Je n’ai jamais été si loin que M. Eugène Mayer, un des coreligionnaires des Rothschild, °qui trouvait fort bon « qu’on fusillât les calotins ». Néanmoins, quelque délicates que soient toujours ces gestions à aborder directement, je ne cacherai pas u baron que, s’il faut absolument qu’on fusi.le uelqu ce qui paraît être le désir général

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j’aimerais autant que ce fût lui que les saints prêtres que je connais....

Pour retarder une liquidation qui est inévitable, puisque la machine ne peut plus fonctionner dans les conditions actuelles, Israël, fort inquiet, a trouvé un moyen ingénieux et qui lui semble de natuie à

sauvegarder ses bénéfices.

Le Juif Camille Dreyfus a commencé dans la Commission du budget (1) une campagne en faveur de l’impôt sur le revenu.

Avec la rouerie qui caractérise ces gens-là, le Dreyfus a repris un projet que certains conservateurs, troublés par les événements, avaient proposé en 1871 , au moment où la France semblait à la veille de périr, où l’on s’ingéniait à découvrir les moyens de payer la rançon.

ce La situation est plus grave quelle ne l’était, s’écrie Dreyfus, la Patrie seule était en danger alors, aujourd’hui c’est la Juiverie elle-même qui est en péril. Immolez-vous tous pour la sauver ! »

Le naufrage de ce budget énorme, gonflé par tous les parasitismes, grossi par tous les népotismes, grevé de charges plus lourdes à chaque emprunt nouveau contracté pour boucher des trous dans lô

(1) Les Juifs, qui prétendent n’être que 60 000 en France, figurent brillamment à la Commission du budget. Les Catholiques, représentés aux dernières élections par 3 millions de votes conservateurs, n’ont pas dans cette Commission un seul membre pour les représenter. C’est ce que les journaux d’Israël appellent le gouxernemenx de tous, le droit de tous les citoyens de discuter et de voter , l’impôt

navii e, c est le naufrage d’une Méduse conduite par un négiici .Seulement, au lieu de manger le négrier ce qui semblerait assez logique, c’est à la cargaison qu’on s’adresse. C’est aux nègres eux-mêmes qu’on demande de se laisser manger pour sauver les jours précieux du patron. Chacun du moins si on ne le dévore pas tout entier, laissera découper un morceau de sa chair. Petits fabricants, propriétaires à revenus restreints, officiers de terre et de mer, au-dessus du grade de capitaine dans l’armée de terre et de lieutenant dans l’armée de mer, tous seiont happés; tous devront abandonner une part de leuis ressources exiguës pour assurer aux financiers juifs la jouissance des gains monstrueux qu’ils ont. réalisés depuis quelques années. L’impôt sera perçu à partir de 3000 francs.

> L’économie du projet est simple, comme on peut s en apercevoir. Ce sont les êtres de travail réel, comme les industriels modestes; les êlres de dévouement et de sacrifice, comme les officiers ou les professeurs, qui devront prendre sur leur nécessaire, pour assurer, pendant quelque temps encore, la tranquillité aux êtres de rapine et de lucre. On devine, in effet> que cet impôt sera autrement lourd pour es petits, qui voient leurs ressources diminuer constamment chaque année et qui ont de la peine à oindie les deux bouts même avec un budget de '000 francs, que pour les exploiteurs juifs qui ont agné des milliards depuis 1871.

L’affirmation de M. Alexandre Weill, qui prétend ue toute la fortune d’Israël est insaisissable par es-

DEVANT L’OPINION

sence, et peut se dissimuler dans quelques sacoches de voyage, n’aurait aucune valeur, nous l’avons démontré, vis-à-vis d’un gouvernement honnête qui se livrerait à une enquête sérieuse ; elle est très exacte au contraire, dès qu’il est entendu que le droit de fixer le chiffre de l’impôt à payer sur le revenu sera confié à un personnel de Juifs et de Francs-Maçons.

Israël ne supportera l’impôt que tout autant qu’il lui conviendra de le faire, puis transformera sa quittance en instrument de crédit fictif qui lui permettra de faire plus aisément des dupes.

Le vrai Français, au contraire, tient au sol par tous les liens de la tradition ; il est pour le fisc une proie facile. S’il vit de la terre, le champ qu’il cultive a été arrosé par les sueurs de ceux qui l’ont précédé dans la vie. Industriel, il est rivé à ses forges, à ses laminoirs ou à ses broches. Commerçant, il commande des marchandises qui remplissent des magasins et des trains de chemin de fer, au lieu de tenir dans une poche ou dans un coffret.

Ceux-là payeront bel et bien pour leurs revenus et plus d’un, pour ne pas être exposé à voir son crédit ruiné par quelque indiscrétion du conseiller général ou du conseiller d’arrondissement Franc- Maçon, dissimulera son compte débiteur chez le banquier, voire l’hypothèque qui ronge la terre ou l’usine, et payera, le désespoir au cœur, sur le revenu, qu’il n'aura pas touché.

Le projet étant soutenu par Dreyfus, c’est-à-dire par la Juiverie tout entière, a des chances pour être voté, et j’en serais heureux, car il contribuera à exas-

LE SYSTÈME JUIF ET LA QUESTION SOCIALE 15a

peror encore contre les Juifs la classe moyenne oui sera la plus directement atteinte. '

Il y a dix ans, la France juive aurait passé nOU- Ie livre dun excentrique; aujourd’hui le col! '

laamSa,n’°If,"- f1' tnÇaiS,e Serrent

a main en faisant quelques timides réserves • dans deux ans on m’accusera d’être trop modéré Les événements eux-mêmes se préparent, en rendant necessaire une liquidation fondée sur la jusice c est- a-dire sur la reprise du bien volé à en faciliter 1 accomplissement. Dans un délai très’ , an proche 1 Allemagne, l’Autriche. et la Russie seront 'U,X P1'1568' La F«, démoralisée par le rég me

i luel sera incapable de se mêler au conflit; en°eûte le désir que l’Angleterre et l’Italie s’y oppose-

• Flle P0UITa résoudre à son aise la question octale sans que l’Allemagne intervienne en fav ur e ses nationaux.

Au heu d’aller faire massacrer des milliers hommes pour essayer de prendre Berlin, nous nous intenterons de reprendre simplement Paris aux

i S allemands Am l’ont conquis. Nous n’égorgerons is nos ennemis,; nous les dégorgerons. Aprts un ment de passagère mauvaise humeur, le Juif nous

/ 8‘6 de UI av011' sauyé 'a vie en désintéressant haine populaire. Rien n’est en sécurité comme un

J ’ lUu» • • •

Une fois la guerre terminée, l’Allemagne, en adant quelle son victorieuse— ce qui me paraît ■lieux, sera Irop affaiblie et trop meurtrie par la ■e pour s’attaquer à un pays dont les forces n’au-

160 DEVANT L’OPINION

ront pas été engagées; elle jugera inutile d entreprendre une seconde guerre pour venger quelques Juifs qu’on aura encourages a la restitution. Elle acceptera le fait accompli, et, pour sortit de la crise terrible qu’aura partout créé la guerre, elle se décidera probablement à imiter notre exemple.

Le règne des Rothschild peut être considéré comme fini. Ils sont en évidence, en pleine clarté, ce qui veul dire qu’ils sont perdus. Marie Tudor disait que, si' l’on ouvrait son cœur, on y trouverait écrit le nom de Calais. Si l’on ouvrait le cerveau du premier ouvrier parisien venu, on y trouverait le nom de Rothschild (1). Les poursuites ordonnées par le*

(1) Rien no peut donner l’idée de la peur qu’inspire aux RothS' child ce mouvement populaire qui se prépare. Us ont des orateur à eux dans toutes les réunions publiques pour essayer de commu niquer aux idées un caractère général et vague, de les empêche de prendre corps, de s’incarner dans un nom; ils sont admirable ment informés de ce qui se passe de ce côté. J

Voici un fait dont je puis garantir l’authenticité. Il y a quelqu, temps un vieillard se suicidait dans un des faubourgs de Paru C’était un ancien proscrit de juin, un déporté de la Commune, qi jouait un certain rôle dans les milieux révolutionnaires ; il ava ses entrées dans les conciliabules les plus secrets, connaissait ( tutoyait les principaux chefs, près desquels ses souffrances passée lui prêtaient une sorte d’auréole. Les journaux de son opinion 1 pleurèrent. Dans une lettre qu’il avait écrite avant de mourir, déclarait que c’était son frère qui le réduisait à cette extrémité e manquant aux engagements qu’il avait pris vis-à-vis de lui. k questionna le frère et l’on apprit ceci : l’ancien proscrit receva deux cents francs par mois des Rothschild pour envoyer un rappoj chaque jour sur ce qui se disait et se préparait dans le mo 11 socialiste; ne voulant pas se présenter lui-même à la caisse, il ava chargé son frère de toucher cette somme dont il lui abandonnait moitié. Le frère, ouvrier très borné, chargé de famille, avait u par ne plus remettre qu'une part insignifiante sur ce qu il touc a

Rothschild contre le directeur du Pilori et contre les organisateurs du meeting du Château-d’Eau ont ete un coup de maillet qui a enfoncé ce nom plus profondément dans les cervelles. Les poursuites qu’ils pourraient ordonner demain contre moi seront un second coup de maillet; — voilà tout. Et, de plus en plus, comme le dit M. Guesde, se détaxeront, avec un relief plus accentué, les dix lettres qui composent ce mot :

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