‹ La France juive devant l'opinionChapitre 5 sur 13 · SG · texte numérisé non relu

SG

DEVANT L’OPINION

et nul homme droit ne soutiendrait le contraire, qu si j’avais commis l’acte de déloyauté dont M. Arthu Meyer s’est rendu coupable sur le terrain, j’aurai été mis au ban de la presse, tandis que M. Meye reste tranquillement à la tête d’un grand journal.

Il manque une démonstration encore à mon argu mentation. Il dépend de vous de me la fournir.

M. Eugène Mayer, né à Francfort, de Juifs aile mands, a dit qu’un magistrat français était un faus saire.

M. Eugène Mayer n’a pas été poursuivi.

M. Édouard Drumont, fils, petit-fils, arrière-petit fils de Français, ayant, à perle de vue, parmi se ancêtres des plébéiens et des plébéiennes de Bourge en Berry et de Lille en Flandre, accepte la respon sabilité d’un propos analogue sur un magistrat.

Poursuivrez-vous M. Édouard Drumont?

Au fond, le bruit que font ces questions vou: ennuie, quoique vous affectiez d’en rire. Vous sente; que vous entrez dans la phase difficile de la con quête. Vous allez trouver des couches moins molle: que celles que vous avez traversées jusqu’ici.

Vous n’aurez plus devant vous le civilisé qu’a pein si bien M. Taine, l’être débile, moralement et intellectuellement, pour lequel la question du Bien e; du Mal se résume dans la correction d’un attelage.1 dans la forme irréprochable d’un habit, dans la grâce! d’un salut.

Vous aurez affaire à des consciences plus solides, à des intelligences plus viriles, qui voudront juger

CONCLUSION

os actes, qui vous presseront dans une dialectique l’homme.

i Pour que la conquête jacobine réussît, il a fallu jueles Jacobins, afin de n’avoir pas le paysan contre ux, lui donnassent la terre, cinq milliards de biens, u’il leur était, d’ailleurs, facile de donner, puisque es biens ne leur appartenaient pas.

Que peut offrir au peuple la conquête franc-mamnique et juive ?

Le droit de huer un vieux prêtre qui passe dans la ue, de lui cracher à la figure, de le frapper même u besoin avec l’approbation des gardiens de la aix?

C’est bien mince.

Votre grande force a été jusqu’à présent l’admiible solidarité qui vous unit tous, qui fait agir multanément Berlin et Paris, mais vous nous avez )pris les moyens qu’il fallait employer pour vous tincre. Vous n’ignorez pas de quels frénétiques iplaudissements a été salué Jacques de Biez, lorsl’au mois de septembre dernier, il s’est rendu à jjcharest, au nom du Comité anti-sémitique franis, pour y apposer la signature de la France indéuidante au bas de l’acte de constitution de VAU mce anti-israélite universelle , destinée à lutter ntre V Alliance israélite universelle.

Lui aussi n’était hier qu’un bon journaliste acmplissant du mieux possible sa tâche quotidienne, ji jour où il s’est révolté, où il a combattu, il a nnu les joies de l’homme d’action, les éclatantes alions, les promenades triomphales, qu’éclairaient

DEVANT L’OPINION

des torches dont pas une n’était blanche, mais qui toutes étaient rouges, jaunes et vertes, ce qui, pour les Roumains, a une signification que vous devinez facilement.

Ce peuple, généreux et vaillant, a su gré à ce Français de venir déchirer devant tous les clauses du traité déshonorant par lequel l’Anglais Waddington avait prétendu livrer la Roumanie aux Juifs (1).

Je sais que vous n’avez pas parlé longuement de tout cela dans vos journaux, mais il y a beaucoup de choses qui se passent dans le monde et dont vous ne parlez jamais....

La constitution définitive de V Alliance anti-israé • lite universelle annonce que l’on commence à avoir assez de vous. Le chef arabe, le soir, au bord de sa tente, dans le silence embaumé des nuits d’Orient, se fait les mêmes réflexions que l’artiste et l’écrivain, qui devisent ensemble sur le boulevard dans l’agitation du bruyant Paris. Le paysan hongrois comme le madgyar, le moujick comme le grand seigneur russe, pensent absolument ce que pense l’ouvrier intelligent de nos villes. Ils estiment tous qu’il vous en faut vraiment trop, que vous tenez trop de place et qu’il est impossible de vivre avec vous.

(1) En me quittant à Lion-sur-Mer, où j’étais alors, M. Jacques de Biez m’avait promis de revenir au bout de quinze jours; il n’est pas encore de retour. Les Roumains ont été si heureux de voir un i Français patriote et honnête, qu’ils n’ont plus voulu le laisser partir; ils lui ont demandé d’aller faire des conférences de ville en ville et de village en village. En quelques semaines le langage d’un homme de cœur nous a fait regagner toutes les sympathies que la conduite du traître Waddington avait éloignées de nous.

CONCLUSION

Le grand organisateur qui réunira en faisceau ces rancunes, ces colères, ces souffrances, aura accompli une œuvre qui aura du retentissement sur la terre. Il aura remis l’Europe d’aplomb pour deux cents ans. Qui vous dit qu’il n’est pas déjà au travail?

Même sans l’action supérieure d’un homme de génie nous viendrons à bout de vous.

Nous briserons votre coalition par une coalition semblable à la vôtre. Nous vous ferons ce qu’ont fait les Romains à l’incomparable stratège, qui fut le plus glorieux représentant militaire de la sémitique Carthage. A la veille de la bataille décisive, au moment où vous vous attendrez à être secourus par les Juifs d’Allemagne arrivant à votre appel, nous jetterons dans vos lignes la tête sanglante de votre frère Asdrubal — pour vous signifier que vous n’avez plus à compter sur des renfprts et que le soleil du lendemain éclairera votre irrémédiable défaite...

Plusieurs d’entre nous mourront sans avoir vu la victoire, mais ils testeront avant de mourir.

Rome avait jadis ce qu’on appelait le testament sanglant. Tout légionnaire près d’expirer pouvait écrire ses dernières volontés sur son bouclier ou sur le sable avec son doigt trempé dans le sang, rutilantibus sanguine litteris .

Sans doute, un tel acte semble d’une exécution bien aventurée. C’est une erreur. Il se présente toujours quelqu’un qui accepte ces testaments-là et qui accomplit les dernières volontés de celui qui a testé ainsi...

L’Église, à une certaine époque, avait adopté un

DEVANT L’OPINION

usage qui se rapprochait de l’usage romain. Elle admettait qu’un soldat , qui tombait sans avoir un prêtre auprès de lui, se confessât comme Bayard à un de ses compagnons. Celui-ci allait porter à qui de droit ce testament suprême, il allait répéter ce qui lui avait été confié au premier moine qu’il rencontrait et il lui demandait l’absolution pour un mort...

Si la Papauté avait la bonne pensée de rétablir cette coutume, que d’hommes qui subissent, en se rongeant les poings, les insultes que la presse juive vomit chaque jour sur tout ce que nous aimons, seraient heureux, en attendant la prochaine guerre civile, de mettre un peu l’épée hors du fourreau pour défendre ce que les Juifs n’outragent que parce qu’ils se croient assurés de l’impunité : le Christ, l’Église et la Patrie 1

TABLE DES MATIERES

]. — Pourquoi une brochure et comment cette brochure

est-elle devenue un volume ? . \

Le premier exemplaire de la France juive. — Le mouvement de l’opinion. — La joie des opprimés. — Les brochures et les conférences. — Jacques de Biez. — Un écrivain qui fait sa malle, — Les amis inconnus. — La Retraite des Dix mille.

L’antisémitisme n’est pas une question religieuse. — La perpétuelle équivoque des Juifs. — Le Sourd ou l'Auberge pleine — Le rêve de domination juive. — La Kabbala denudata. — La conversion des Juifs et l’abbé Léman. — L’aristocratie française et Ja Juiverie. — Les mariages mixtes. — Le livre que je n’ai pas voulu faire. — La sœur d’un ambassadeur

— Des chiens qui mangent de la volaille. — Un Marly.

La paille et la poutre. — Les deux macassars. — Le baron Ilulot du roman et le baron Hulot de l’histoire. — Une lettre de Glais-Bizoin ou la conscience de Barthélemy Saint-Hilaire. — Un communard qui ne l’est pas. — Ce que j’écrivais sous, la Commune.

Page 1