‹ La France & le CanadaChapitre 2 sur 12 · M. MERCIER · texte numérisé non relu

M. MERCIER

Dans son numéro du 25 juin 1891, \q Journal de Chartres rend compte, dans les termes qui suivent, de la conférence faite par M. Mercier, le lundi précédent, 22 juin.

La conférence de M. Mercier a eu lieu lundi, ainsi que nous l'avions annoncé, et nous pouvons ajouter, avec une satisfaction profonde, que nous avons rarement été témoin d'un pareil succès.

Le premier ministre de la province de Québec est arrivé à Chartres à onze heures et demie.

Il était accompagné de M. Bernatchez, député de Montmagny, ancien ministre; de M. Ness, membre du conseil d'agriculture, de M. Hector Fabre, commissaire général du Canada à Paris, frère de l'archevêque de Montréal, de AL Dandurand, avocat distingué de Montréal, auxquels s'étaient joints un prêtre canadien, M. l'abbé Gosselin, réminent historiographe de Ms' Laval, et M. l'abbé Lacroix, vicaire à Saint-Joseph de Paris, qui prononçait mercredi dernier, en l'éghse Sainte-Clo tilde , l'éloquent panégyrique de Mgr Labelle.

M. Mercier et ses compagnons de voyage se sont aussitôt rendus à l'Evêché où Ms^ Lagrange leur offrait l'hospitahté. A cinq heures ils faisaient avec lui leur entrée dans la salle Sainte-Foy , où la foule était si grande que les retardataires n'ont pu y pénétrer.

Dans cet auditoire d'élite, où l'on voyait un grand nombre de dames, toutes les catégories de la société chartraine étaient largement représentées , ainsi que toutes les opinions. Nos confrères de la presse républicaine, qui avaient parfaitement compris le but patriotique de cette réunion , où, comme nous l'écrivions samedi, les passions n'avaient que faire, avaient, en annonçant la conférence, accepté des lettres d'invitation qu'ils avaient distribuées. Nous leur en adressons nos remerciements.

Une estrade avait été préparée au fond de la grande salle. Monseigneur, qui présidait la réunion, avait à sa droite M. Mercier, et à sa gauche, M. Cuny, colonel du 2'' dragons, M. Gillon. lieutenant-colonel du i3o''deligne,etM.Collier-Bordier, Conseillergénéraldu canton de Voves. Sur une seconde rangée de sièges étaient assis MM. Bernatchez, Ness, et Hector Fabre, accompagnés de M. le comte Emmanuel de Rorthays, ancien préfet, directeur dw Journal de Chartres.

M. le Préfet d'Eure-et-Loir avait fait espérer à Ms^ Lagrange qu'il viendrait occuper la place d'honneur qui lui appartenait auprès de sa Grandeur, en s'excusant d'avance si des empêchements résultant de ses occupations le retenaient à la Préfecture , ce qui a eu Heu en effet.

Parmi les membres très nombreux du clergé qui assistaient à la séance, l'on remarquait MM. les curés des trois paroisses de Chartres, MM. les chanoines Pouclée et Goussard, M. l'abbé Piau, Supérieur du Grand Séminaire, M. l'abbé Tissier, directeur de l'Institution Notre-Dame, M. l'abbé Foucault, curé de Nogent-le-Rotrou, M. l'abbé Cantenot, curé de Santeuil, ami particulier de M. Mercier.

On remarquait aussi dans l'assistance MM. de Saint- Laumer, ancien maire de Chartres, Dubreuil, directeur du Courrier d'Eure-et-Loir . de Boissieu, David de Thiais, Lemoult-Garnier, gérant dn Journal de Chartres, Belher de la Chavignerie , Chevallier-Letartre, Fauvel, proviseur du lycée, etc., etc.

Mgr Lagrange a ouvert la séance en prononçant une de ces allocutions émouvantes dont il a le secret, et où l'on ne

— lo —

sait ce qu'il faut admirer le plus, des dons de l'intelligence ou de ceux du cœur. Voici dans quels termes notre vénérable Ev^èque s'est exprimé :

Page 1