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Dans cet auditoire d'élite, où l'on voyait un grand nombre de dames, toutes les catégories de la société chartraine étaient largement représentées , ainsi que toutes les opinions. Nos confrères de la presse républicaine, qui avaient parfaitement compris le but patriotique de cette réunion, où, comme nous l'écrivions samedi, les passions n'avaient que faire, avaient, en annonçant la conférence, accepté cs lettres d'invitation qu'ils avaient distribuées. Nous leur en adressons nos remerciements.
Une estrade avait été préparée au fond de la grande salle, Monseigneur, qui présidait la réunion, avait à sa droite M. Mercier, et à sa gauche, M. Cuny, colonel du 2€ dragons, M. Gill. lieutenant-colonel du 180" deligne.et M. Collier-Bordier, Conseiller général du canton de Voves. Sur une seconde rangée de sièges ctaient assis MM. Bernatchez, Ness, ct Hecto' Fabre, accompagnés de M. le comte Emmanuel de Rorthays, ancien préfet, directeur du Journal de Chartres.
M. le Préfet d'Eure-et-Loir avait fait espérer à Mar Lagrange qu'il viendrait occuper la place d'honneur qui lui appartenait auprès de sa Grandeur, en s'excusant d'avance si des empèchements résultant de ses occupations le retenaient à la Préfecture, ce qui a eu lieu en effet.
Parmi les membres très nombreux du clergé qui assistaient à la séance, l’on remarquait MM. les curés des trois paroisses de Chartres, MM. les chanoines Pouclée et Goussard, M. l'abbé Piau, Supérieur du Grand Séminaire, M. l'abbé Tissier, directeur de l'Institution Notre-Dame, M. l'abbé Foucault, curé de Nogent-le-Rotrou, M. l'abbé Cantenot, curé de Santeuil, ami particulier de M. Mercier,
On remarquait aussi dans l'assistance MM. de Saint- Laumer, ancien maire de Chartres, Dubreuil, directeur du Courrier d'Eure-elt-Loir, de Boissieu, David de Thiais, Lemoult-Garnier, gérant du Journal de Chartres, Bellier de la Chavignerie, Chevallier-Letartre, Fauvel, proviseur du lycée, etc., etc.
Mer Lagrange à ouvert la séance en prononçant une de ces allocutions émouvantes dont il a le secret, et où l'on ne
a TA ee sait ce qu'il faut admirer le plus, des dons de l'intelligence ou de ceux du cœur. Voici dans quels termes notre vénérable Evèque s'est exprimé :