GÉNÉREUX ACCUEIL
11 s'empressa de faire entrer les deux Français dans sa maison, où il les présenta à sa famille, dont ils reçurent l'accueil le plus gracieux et les attentions les plus affectueuses.
Lorsqu'un repas improvisé, et cependant abondant et délicat, leur eut été servi, on voulut connaître l'histoire de leur désertion.
t Ma foi, leur dit leur hôte, j'avais reconnu votre patrie à votre démarche. F.n vous voyant frapper à cette porte, je vous avais pris pour des officiers de la Licence, actuellement mouillée à Dunscump, qui s'enquéraient d'une auberge dont la cour touche nos jardins. Si j'ai un reproche & vous faire, c'est de ne m avoir point écrit de votre ponton, d'où, Dieu me damne 1 j'eusse bien trouvé moyen de vous faire sortir. Mais vous devez être fatigués ; j'ai fai». préparer des lits, allez donc
vous reposer, et soyez certains que tous êtes sous ce toit aussi en sûreté que si vous dormiez chez