A LA FLN DE LA RESTAURATION
INTRODUCTION
Ce second volume sur l'histoire religieuse de la France pendant la Restauration pourrait s'intituler : le libéralisme contre la religion et le trône sous Charles X. Une distinction s'impose toutefois ; parmi les libéraux, il en était qui, tout en refusant leur approbation à la politique du Roi et de ses ministres, ne souhaitaient ni le renversement des Bourbons, ni la destruction du catholicisme. Ceux-ci ne formaient qu'une minorité; les autres, anciens révolutionnaires, bonapartistes, orléanistes, enfin ceux qui avaient un idéal de liberté qu'ils reprochaient à la Restauration de ne pas réaliser assez rapidement, entrent en lice dès i8i5,
a L\ I-ll.VNCK MOHALE ET RELIGIEUSE
et leur opposition, plus véhémente à partir de l'avènement de Charles X, ne désarmera qu'au jour de la catastrophe de i83o.
Chateaubriand observait très justement, en 1816, que les révolutionnaires avaient habilement adouci leurs diverses dénominations et prévoyait, qu'après avoir été jacobins ou bonapartistes, ils parviendraient sous le nom de constitutionnels, de libéraux, ou d'indépendants, à faire oublier leur passé. C'est de ces derniers qu'il sera principalement question dans ce livre. Leurs agissements en seront l'ossature.
Comme pour la première partie de cet ouvrage, les documents conservés aux Affaires étrangères nous ont fourni d'importants renseignements, corroborés par ceux retrouvés dans les archives de Paris et de la province, particulièrement à Lyon, ainsi que dans plusieurs bibliothèques ou dépôts étrangers, tels que le British Muséum et le Record Office à Londres.
Nous apportons à M. de Barante le nouveau tribut de notre gratitude. Grâce à son obligeance inépuisable, nous avons pu consulter encore ses admirables archives, gardiennes de souvenirs précieux, et en tirer des lettres d'un rare intérêt.
INTRODUCTION
Dans Texposé des faits, nous espérons n'avoir blessé aucune conviction n'ayant pas entendu iaire œuvre de parti; notre but a été de faire revivre une période où FEglise a connu le plus de vicissitudes, subi les plus durs assauts et oi^i l'acharnement méthodique des uns finit par l'emporter sur la faiblesse et la timidité des autres.