LE SENTIMENT RELIGIEUX EN FRANCE AU RETOUR DES BOURBONS
Conséquence de la tourmente révolutionnaire sur les esprits et les mœurs : Education imparfaite donnée par les parents aux enfants. Vent d'insubordination familiale. Indifférence religieuse dans toutes les classes, dans l'armée. Abandon des lieux de pèlerinage. Mépris des traditions. Délabrement des temples. Appréciations de Chateaubriand, Castelbajac, Roux de Laborie, d'ofEciers des armées étrangères. Déplorable situation matérielle du
3o-2 TABLE DES MATIERES
clergé. Discours de Chateaubriand à la Chambre le 10 février 1816. Atteintes au prestige du clergé. Asservissement du curé de campagne au curé de canton. Situation pénible des desservants. Rapports des évèques avec leur clergé. Dénuement de celui-ci. Efforts des parents pour détourner leurs fils de la vie sacerdotale. Sentiments peu favorables à la religion de la jeunesse des écoles. Rapport adressé à ce sujet par un homme politique à l'Empereur. Indifférence religieuse des maîtres. Débordement de livres impies et licencieux. Nombreux suicides. Recrudescence de la criminalité. Joie que témoigne l'Eglise de France au retour des Bourbons. Allocution adressée à Louis XVIII par l'évêque d Amiens. Mandements des vicaires généraux des diocèses de Paris et Dijon, des évèques de Troyes, Bayeux et Mende. Virulence de certains prêtres à légard de Napoléon. Désir d'apaisement et de conciliation manifesté par la majorité du clergé. Etat d'esprit des prêtres dissidents : rapport adressé à ce sujet au comte Carnot, ministre de rintérieur. Documents officiels sur leur propagande. Instructions les concernant données aux préfets par labbé de Montesquieu. Rétractation publique d'un grand nombre d'entre eux en 18 16