‹ La France nouvelleChapitre 5 sur 31 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

distinguer entre les uns et les autres, car poursuivre un livre (en dehors de la question des bonnes mœurs ou de la diffamation personnelle) est toujours une niaiserie. Que des poursuites puissent intimider la presse périodique, influer sur sa conduite générale et rendre les journaux plus modérés par prudence, on peut le comprendre; mais un livre, qui, une fois publié^ est un acte irrévocable, qui doit infailliblement prospérer ou périr, selon le sujet qu'il traite et selon le talent de l'écrivain, à quoi bon le poursuivre? Est-ce pour le supprimer^ l'anéantir? Certes, si l'imprimerie n'existait pas, ou si les tribunaux français avaient juridiction sur toute la terre, on pourrait concevoir une telle espérance. Mais, dans notre état actuel de civilisation, c'est une illusion puérile que de prétendre arriver par des arrêts de îustice à la suppression

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