I. Critique
— *Alétopbile (!'), on l'Ami delà vérité. 1758, in-ia de 3o pages.
Satire virulente contre Fréron , qui parait être de La Harpe. ( Voy. le Dictionnaire des Ouvrages anonymes de Barbier, »* édk. , n" 3*8 ). La platitude et la grossièreté de celte brochure révoltérent les personnes sensées et honnêtes. Cette pièce n'a été réimprimée dans aucune édition des œuvres de l'auteur.
— Commentaire anr le théâtre de Voirai™, imprimé d'après le manuscrit autographe d« ce célèbre critique, et approprié aux différentes édition» de ce théâtre; recueilli
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«t pubL par*** (M. Dkcroix ). Paris, Maradan , 1814, in-8 , 6 fr.
Le fond» de ce travail elail , à ce qu'il sein Me , fort ancien .. . «Les noirs qui foruirut ce volume M furent l rouvres à Ferney, écrites en marge d'un « exemplaire du Théâtre de Voltaire qui avait pris m soin de les parapher. L'éditeur qui les a publiées <» en • 8 1 4 V a joint , pour les compléter, quelques «f extraits du Lycée relatifs aux opéras de Voltaire, •« a aes comédies, et à ceux de ses (•oétne* tragi- « qnes <|iii u'ont été imprimes qu'après su mort. « Il y a donc dans ce volume deux parties Licites a « distinguer par les signes qui les accompagnent, « et mieux encore , comme ledit l' Avertissement , « par la tiivtruù dtt paaim rt Ht» opi/néaj. En effet « les remarques extraites du Lycée ont rte rédigée* « ou retouchées depuis 1795 ; elles sont d'un non- « veau converti, et la critique y est ainère , si hau- « laine, si indécente, que l'éditeur a cru devoir v « opposer ses propres reflexions qui nous parais- « sent fort judicieuses li fait observer que tout au « contraire l'esprit philosophique domine dans les « notes écrites avant 1778. La plupart néanmoins « tient à la littérature ou .1 la simple grammaire : « elles concernent la diction , |p style plus ,(i,e les «< sujets , le* plans et les caractères. Bien que rin goureusrs . un peu minutieuses, cl quelquefois 1* hasardées , elles ne sont pointa négliger; le vo- <t laine qui les renferme est , a nos yeux , un très- « utile supplément au ehiipiire III du livre Ier de •« la troisième partie du Lycée. ( Dite. prêt. (U M. Daunou , pag. 1 tti — 17).
Le Commtntaire tùr I* Thiiilrf foltairt ni celui Sur Racine , l'un de< plus estimables ouvrages de La Harpe, n'ont point clé reimpr. dans les Œuvre» de l'auteur, édition de ijtjto- Le dernier a été imprimé pour la première fois en 1807, avec les Œuvres de ce grand tragique ( 7 vol. in-8 ), et depuis en 18x3 ( 8 vol. in-i 2 ). Voy. lUcttra.
— Correspondance littéraire, adressé à Son Alt. Imp. Mgr le grand duc, aujourd'hui ( Paul Ier) empereur de Russie, et à M. le comte André Schowalow, chambellan de l'impératrice Catherine II , depuis 177/i jusqu'en 1789 (1784). Paris, }iigneret; Hrtirichs, an tx (1801 ), 4 vol. in 8 , i5 fr.
— Sec édit. , continuée (depuis 1785) jusqu'en 1*791. Paris, Migneret, 1804-07,6 vol. in-8, 24 fr. ^
« C'est, dit M. de Saint-Surin, art. La Harpe, «c de la Biographie univ., un journal dans lequel v La Harpe juge presque tons les écrivains avec la « dernière rigueur. Ses décisions sont dictées trop « trop souvent par l'ainour-prnpre et par des préven- «lions haineuses. Un égoisine aveugle y perce ; il « transcrit tous les petits vers échappes à sa muse ; m il n'oublie aucun des compliments qui lui sont «adressés, et prononce avec sine hauteur dédai- « gneuse sur le mérite de ses concurrents pI celui de « ses confrères. Il s'exposa à des représailles de la « purl de ceux qui existaient , en livrant au public « une correspondance qui ne lui était pas destinée. « S'il eut l'impriuleneedVn mettre au jour, en 1801, « les quatre premiers volumes , il n'eut pas la ma- « ladrrsse d'y joindre les deux suivant», qui le « compromettent d'une manière plus triste encore. « Il faut en accuser l'éditeur qui les publia en 1807. « Dans ces deux volumes, moins substantiels que les « précédents, le langage de l'auteur n'est pas tou- « jours conforme aux opinions qu'il professait alors «« dans le Mercure de France. » « Si l'on ne peut « louer La Harpe , dit de son côté M. Daunou ,
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« d'avoir écrit ni surtout publié ces lettres, elle* m n'en sont pas moins à conserver dans la collection « de ses Œuvres , à cause de l'instruction hislori- « que el littéraire qu'elle* contiennent, an milieu « de lant de satires injustes et de censures inditm crêtes. La leclure en est attrayante; et, pour ne « rien dire de l'aliment qu'elle offre à la malignité, « elle attache par !a variété des anecdotes , par l'in- « teretdes détail* et presque toujours par l't-léganla « facilité du »tyl«. Il «*i vrai que daus les complice m eut s (pie l'auteur se fait à lui même, le talent «at « éclipse par l'orgueil ; niais l'habile écrivain se rem trouve bienldt dès qu'une autre matière sa pré- « sente . et lors même que U critique e*t Imp se- « vère. Cette correspondance appartient a l'Histoire m littéraire, autant que celle de Grimm , à laquella « on la peut faire servir de supplément ou de contre- «t poids, m
La meilleure et la plus complète édition de la Correspondance de La Harpe, est celle qui forma les loin. \ — XIII des Œuvres , édition de i8ia>. Elle contient trois cent deux lettres au grand due de Russie ( y compris quelques-unes a Schowulof ). Les précédentes ne contenaient pas les lettres écrites après ; et il y avait de grandes inexactitudes
dans le Supplément imprimé en 1807, où ce recueil se continuait de 1 7 85 à 1791. Par exemple, «u lieu de l'Êpitre de M. Axidrieux au pape, inséré* par La Harpe dans une lettre de 1791, on avait jugé à propos de transcrire le conte du Moulin de Sans-Souci, que M. Andrieux n'a composé qu'eu 1797; anachronisme qui démasquait l'infidélité, ainsi que M. Beucbnt l'a parfaitement exposé dans son Journal de la librairie ( i8ao, paj i:5).
Aussitôt après l'apparition d'un livre qui réveillait tant d'anhnosiles , un anonyme f M. Col- »tr ) publia une Corretpoudanc» turqu» , pour servir de Supplément à la Correspondance russe de J.-F. La Harpe . contenant l'Histoire lamentable des chutes et rechutes tragiques de ce grandi homme: ouvrage curieux, enrichi d'anecdotes et d'epigramines piquantes. Pari$(Colnet, anix (i8ot), in-8 de iv et 87 pag., 1 fr.
On y donne les anecdotes fâcheuses arrivées à La Harpe , les épigrammes sanglantes dont il a été l'objet; on y passe en revue ses diverses productions, auxquelles on refuse à peu près toute espèce démérite; en un mot, ou parait ne vouloir lui laisser d'autres titres que le « Cours de littérature» ui a mis le sceau à sa réputation. Celle Correspond ance eut presque sur-le-champ une seconde édition beaucoup plus ample que la première.
— Leçons de littérature (aur l'art oratoire), prononcées à l'Ecole normale. Paris , Baudouin Jrères , i8a6, in-3a, >j5 c.
Ces excellentes leçons se retrouvent en grand* partie dans le Lycée de l'auteur.
— Lycée (le)» ou Cours de littérature ancienne et moderne. ( Précédé d'une Notice historique sur la Vie et les OEuvres de La Harpe, par H. Agasse). Paris, Agasse, an vu ( 1 799) et ann. suiv. ,14 tom. en 1 7 toI. — Philosophie du xvm* siècle. Ouvrage posthume. Paris % le même, i8o5, a vol.; en tout, 19 vol. in-8.
Édition originale. 11 en a été tiré i5 exempt, sor papier vélin.
La Harpe a reproduit, en les retouchant, les étendant ou resserrant , divers morceaux imprimés à différentes époques , soit de l'édition de ses Œuvres , publiée par lui, soit séparément. Ainsi l'on retrouve dans la première partie : le morceau
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intitulé Dt notre langue comparée amx langues grecque H /mine , et de la littérature e»«MW et moderne, tiré de» Œuvres , 1778; a" V Essai lurlet trois tragique* grecs , tiré du même recueil ; i° ses Réflexions sur Lmeaim , hjjpr. dans les Mélange», en >7<>5; 4° D* la Poésie lyrique ehetles anciens et les moderne* , morceau tiré des OKuvres; 5° Sur Démostheno ; 6" Sur les historiens latins ; <j° Sur les Romans, trois morceaux tires de ses Œuvres. En tète de la seconde partie ou retrouve 8° le discours sur l'état des lettres en Europe , publié en 1707; et plus loin , Q°, le* Idées sur Molière , impr. dans les Œuvres. Eu téle de la 3« partie, I.;. Harpe a placé io° le discouru intitulé Vf la Guerre déclarée par nos derniers tyrans à la raison , ett. , publ. en 1 794 , et 1 1° son Eloge de y altaire, impr. en 1780; plus loin on retrouve 120 le morceau Sur la musiqua théâtrale, tiré de ses OK livres. La « Philosophie du xvm* siècle» reproduit i3° la Réfutation du lion de l'Esprit, imprimée en 1793. Ces treize morceaux ont été réimprimés dans les Œuvre» de l'auteur, édition de 1820, dans lestpielle* ils font par conséquent double emploi. Les éditeurs du Cours de littérature postérieurs à La Harpe, ont inséré à la fin de la première partie le Discours sur l'esprit des livres saints et U style des Proplûtes, morceau imprime primitivement en «798, à la téte du Psautier, et dans la troisième partie une série de morceaux de littérature critique , n'ayant de liaison ni entr'enx , ni avec l'ouvrage, et qui sont tirés des journaux auxquels a travaillé La Harpe, mais plus particulièrement du Mercure, et dont une partie formait déjà les S' et H" volumes des Œuvres, édition de 1788, sous le titre de Littérature et Critique.
— Le mène. Édition renfermée dans la partie littéraire , et précédée de la Vie de l'auteur par L. -S. AiiGER.Prtm, Mm* Agasse ( * Thiériotet Belin ) , 1 H 1 3 , 8 vol. in- 1 a , 3o fr.
— Le même. Toulouse, Sens et Broulhiet,
18 13, 12 vol. in-8, 60 fr.
A la fin du xn" vol. est une Table analytique et la Notice historique sur l'auteur.
— Le même. Nouv. édit., augm. de la Vie
de l'auteur ( par M. M 1 1 1 -.] anin), et ornée
de son portrait. Paris, Ain, Castes, t8i3
et ann. suiv., 16 vol. in- 12 , 40 fr.
Édition très médiocre. Les tom. XIV et XV contiennent la Philosophie du dix-huitième siècle , et te tom. XVI la Table des maueres.
— Le même. Paris, Ledoux et Tenrè, 1 8 1 4 , ou 18 1 7 , et Paris, Êt. Ledoux , 1 820 , et 1822 , 16 vol. in-18, 40 fr., et surpap. fin des Vosges, 5o fr.
L'édition de i8?o, imprimée par F. Didot , est conforme à celle in-8 donnée en 1818, par MM. Délerville et Lefevre.
(«séditions de i8i4et 1817 sont sur mauvais papier ; mais il a été tiré de la première sur papier vélin.
Kn réimprimant cette édition en 1822 , M. Ledoux y ajouta deux volumes de Supplément au Cours de littèiature , Clmix des jugements dts écrivains français sur les littératruis anciens et modernes, 2 vol.iu-(8, 6 fr. , et pap. fin , 7 fr. 5o c.
— Le même. Nouv. édit. , augm. Paris ,
Lefevre , 1816, 1 5 vol. in-8, 75 fr.
Celle nouvelle édition contient les 2" et 3* parties du Discours sue l'esprit des livres saints et le style du
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Prophètes , que La Uarpe a mis en téte de sa traduction des Psaumes; et quelques article* du «Mercure de France» recueillis par M. Salgues, et faisant partie du volume publie en 1810, sous le titrr de «Mélanges inédits de U Harpe». ( Vore% plut bas).
Il a été tiré de celte édition , due anx presses de Crapelct , des exeinpl. sur pap. vélin.
— Le même (précédé d'une Notice sur la
vie et les ouvrages de l'auteur par M. Vu.-
ukave ). Édition compacte, Paris, Ver-
dière, 1817, 5 vol. in-8, 40 fr.
Cette édition, imprimée en caractères menus ,esl conforme au texte de celle publiée en 1816 chez M. I.efèvre.
— Le même. Paris , DiterviUc et Lefèi're , 1818 , 16 vol. in-8 , 80 fr. .
Cette édition sortie des presses de Didot l'aîné était U plus bel li- et la plus correcte que l'on ait eu jusqu'alors de cet ouvrage.
— Le même. (Édit. mise eu ordre parL.-G. Peighot ). Dijon, fict. Lagier , 1820, 16 vol. — Philosophie du xvm' siècle. Ouvrage posthume. Nouv. édit. Dijon , le même , 1 82a, 2 vol. ; en tout 18 vol. in- 12, 49 fr. 5o c.
Édition conforme à celle de Paris, Lefevre , 1816.
En tète du premier wiiumc , après un court Avertissement des éditeurs, sont de» Recherches historiques, littéraires et bibliographiques sur la vie et les ouvrages de M. de La Harpe , par M L. G. Peignot qui a publié cette édition. Ce» Recherches remplissent itio pages : il en a été tiré on petit nombre à part.
— Le Oléine. (Kdition publ. avec une Notice sur l'auteur, par M. Saint-Surin ). Paris, l'erdtère ; Lheureux ; Ladrange y 1 8a x-a3 , 16 vol. in-8 , 80 fr. ; pap. satiné, 88 fr.; et pap. vélin, 160 fr. , et sur grand papier vélin, satinés et cartonnés, 3ao fr.
Édition imprimée par F. Didot.
— Le même. Édition stéréot. Paris , Carnery, 18^2-24, 18 vol. in-18, 20 fr., el 20 vW. î 1 1 — 1 9 , >o fr.
— Le même. Paris, Depelafol ; Marne et Del ann ay- Vallée, 1825, 14 vol. — Philosophie du xviii" siècle. Paris, les mêmes , i8a5, 2 vol.; en tout 16 vol. in-8, 96 fr.
Le i01' volume est terminé par une Table géreeraie.
— Le même. Pçris , Marne et Delaunay- Vallée, 182a, 16 vol. in-32, 3o fr.
Cette édition ayant ehangé de mains, on y a fait de nouveaux titres portant pour nom de libraire. Froment, et la date de 1828.
— Le même, complété et conduit jusqu'à nos jours au moyen d'un choix des meilleurs morceaux de critique de MM. Ché-
HIER, DuSSACLT, FONTANES, GlNGUENE ,
Geoffroy, Feletx, Hoffmann, Auger, etc., et précédé de la Vie de La Harpe , par M. L.-S. Auger. Paris, chez V Éditeur t rue du
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Dragon , n° 3 1 ; Delaunay; Compère jeune, lSa5, iu-8.
Cette édition ne devait former qn'nn seul volume , qui devait être publié en aS livraisons de t>4 pag. Il n'en a paru que les trois pretu. livraUons.
— Le même. (Édition publiée par les soins tle M. Huchoh , précédée d'an Discours préliminaire sur la vie de La Harpe , sur ses ouvrages et spécialement sur son Cours de littérature, par M. Daunoît, de l'Institut). Paris, P. Dupont, 1825-26, x8 vol. in-8 , 99 fr.
Edition qui doit être préférée , incontestablement , h toutes celles qui l'ont précédées, non seulement h cause de toutes les améliorations possibles que les éditeurs ont faites au livre de La Harpe , mais en* core à cause des additions dont il est enrichi 1 addition!, qui ont pour objet de remplir quelquesunes des nombreuses lacunes que La Harpe a laissées dans .«on Lycée.
Le Discours préliminaire de M. Daunott (formant 18a pages) est un excellent morceau d'histoire littéraire et de critique, que nous ne saurions Irop recommander aux éditeurs futurs des Œuvres de La Harpe , en ce que M. Daiiuoo y a indique les opuscules et pièces de La Harpe , en assez grand nomme, qui ne font partie d'aucune de celles publiées jusqu'à ce jour. Ce Discours e.t divise en trois sections. Dans la première l'auteur donne la vie de l'an leur; dans la seconde il examine 1rs ouvrages de La Harpe, excepté sou Cours do littérature ; la troisième section est consacrée à l'examen du «Cours de littérature». Il est terminé par le Bapport sur le grand prix de littérature par Mar.- Jus. Cbéuier.
Pour ce qui est des additions faites à cette édition , nous les considérons comme trop importantes pour ne pas les signaler à nos lecteurs. Dans la première partie du Lyree.qui a pour objet la littérature ancienne , l'article des Romans est si exigu ou plutôt si nul, qu'on a cru devoir y suppléer
ni la traduction de ce que M. Dumlop a écrit sur romancier* grecs et latins, dans son « Histoire de la fiction » (tout. III. p* 1 — 144}. Des erreur» assez grossières déparent , dans cette partie, la Notice de* lyriques, qui outre cela est incomplète. On a dans celte édition reparu les erreurs et les omisaious eu y insérant un Appendice contenant les articles Orphée, Sapho , Babrias , Turnus, Siinonide , lequel est dû a M. Boisson va 01. Enfin celle partie ne faisant point connaître les caractères de la poésie sacrée , on y a inséré , à l'exemple de précédent* éditeurs , pour y suppléer, le Discours sur teprit des liwrts saints , êt I» ttjlt des prophètes. Dans la seconde partie, ce qui manque , c'est d'abord une introduction exposant l'état des lettres en France depuis l'an mil jusqu'à Marot, ensuite l'Histoire du genre historique et des éludes philosophique* dorant la dix-septième siècle. L'examen des premiers essais de notre poésie et de sa longue enfance depuis la Gn du dixième siècle jusqu'au milieu du quinzième, manque toul-à-fail. Pour combler, autant qu'il était possible, l'énorme lacune que La Harpe a laissé dans cette partie de sou Cours , on a rempli de divers suppléments les pages 53- 366 du -tom. VI de cette édition. On y a rassemblé des extraits ou fragments de quelques discours prononcés par Cuis ixa a l'Alhcnee ( on au Lycée ) de Paris en 1806 et 1807 sur l'état de la littérature française au moyen âge, sur le* bislorieus français jusqu'à Louis XII; sur le* Romans, sur 1rs Fabliaux, s.ur les poètes du 1 i et du i!>e suVIcs ; des Observations de M. Buchoh sur l'ancienne langue fran-
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faite 1 et sur les historiens antérieur* an règne de Louis XII ; une Analyse des romans de chevalerie , traduite de l'Histoire de la fiction de M. Dunlop. L'examen du théâtre de Corneille , dans cette seconde partie, est précédé de Considérations sur le* poètes dramatiques qui l'avaient précédé. Il «rot convenn d'esquisser au moins l'histoire des représentations connues sons les noms de mjstcres , dt sotties, de moroluès; car elles ont dure depuis la fin du treizième siècle jusqu'aux premières années du seizième. La H.irpe s'est dispensé de ce travail. Celte matière est traitée par M. Humos , dans une Introduction qu'on a placée à la léte du loin. VII ( pag. 1— lvii) de celte édition. Dans la troisième partie, le chapitre consacré aux poèmes héroïques , hcroi-cointques,didactiqucs, mythologiques du xviit" siècle, est augmentée par les soins de l'éditeur de i8.5 d'un Appendice qui n'evait pas encore été publié avec le Lycée , et qui concerne la Lou&ride, poème épique sur l'expédition de saint Lonis (loin. X , p. 48o — 48t>)- Le chapitre consacré aux autres genres de poésie du xviii* siècle est fort incomplet , aussi' les éditeurs y out ils supplée, autant qu'il* ont pu, par des morceaux de littérature critique, publies dans les journaux auxquels a travaille La Harpe. Ces extraits, qui étaient au nombre de quinze dans les éditions précédentes , sont portés à dix-huit dans celle ci. La section consacre à l'art oratoire mu xviii* siècle est aussi augmentée par le nouvel éditeur des jugements de La Harpe sur. les Éloges de Buffon par Condorcel, de Super par M. Garât , et de Fraucklin par Faucbet ; trois articles qui n'étaient pas dans les précédentes éditions. Les chapitres qui, dans celte troisième partie, traitent de l'bisloirc, des romans, de littérature mêlée et de littéralnre étrangère sont ou imparfaits ou nuls: aussi les éditeurs postérieurs h La Harpe ontils cru devoir exhumer des feuilles périodiques rédigées par l'auteur un certain nombre de morceaux on de fragments pour chaque genre, auxquels ne répondait rien du tout dans le manuscrit du Lycée. Ces fragments ou morceaux sont reproduits dans celte édition ( tom. XVI ) , avec une nddition : le Jugement de La Harpe sur la vie de Voltawe par Condorcel.
— Le même. Précédé d'une Notice historique par M. Léon Thiessk. (Édit. stéréot.). Paris, Baudouin frères, 1826, 1829, 18 vol. in-8.
— Le même, précédé d'une Notice sur la vie et les ouvrages de La Harpe, par M. Saiht - Suais. Paris, Entier, 1829, 16 vol. iu-3 avec nn portr. , 96 fr.
Cel ouvrage, par sou étendue et son importance, est le plus remarquable qui soit sorti de la plume de La Harpe ; et, maigre les imperfections qu'on y rencontre, il le place au premier rang des critiques littéraires de notre époque. I«e Lycée de La Harpe est composé de trois parties. La première traite de la littérature ancienne. La seconde partie a pour objet la littérature française du xvu1" siècle, la troisième est consacrée ù la littérature du siècle suivant. Les deux dernières n'ont paru qu'après la mort de l'auteur. On reproche au Lycée plusieurs lacunes impardonnables et surtout le manque de proportions. Mais un reproche d'une bien autre importance , qu'on fait à La Harpe , c'est sa révoltante partialité jointe h ses déctatnntiou politiques et a ses imprécations indécentes contre ce qu'il appelle le philotophisme. Si ces critiques sont souvent fondées lorsqu'il analyse le théâtre de Fabre d'Églautiue, il se répand en injure» contre l'auteur. Son article snr Linguet est une sortie des plus outrageantes contre cet avocat célèbre. Son emporte-