‹ LA FRANCEChapitre 138 sur 182 · LA H · texte numérisé non relu

LA H

ment édile arec eneore plus de forenr Jans les deux derniers volumes du Lycée qui Mil pour objet la philosophie du xvm» siècle. Là il établit deux catégories : celle des philosophes et des sophistes. D«na la première , il plaie Montesquieu , Billion , Condillac, Duclos, Vanvenargues et d'Alembert; dan* la seconde, il range Toussaint , J.-J, Rousseau , Helvetiu» et Diderot: Ces deux derniers surtout paraissent avoir le pins échauffé sa bile. Telles sont les principales taches qui déparent le t.jtit de La Harpe. Toutefois ces défauts , qui sont plus parliculiers aux trois ou quatre derniers volumes, sont amplemeiit rachetés par le mérite eminenl du reste de I ouvrage, c|ui restera comme l'un des plus beaux monuments élevés à la littérature classique.

Le « Cours de littérature » a fait donner à La Harpe le nom de ÇtumtHin francui,. «Celle exprès- « rion, s'il faut le dire, est fort peu juste; car « l'ouvrage de Quinlilien est essentiellement theo- « rique, et celui de La Harpe n'offre guère qu'une « suiîe d'obscrvaiioiis critiques sur les plus célèbres « productions de l'art d'écrire, anciennes et mo- « .ternes. C'est l'art qu'on étudie immédiatement « dans Quinlilien ». Sous ce rapport , les Élément! de littérature de Maruionlel sont préférables au Lycée de La Harpe, car la théorie d'écrire en prose et en vers y Pst mieux approfondie; un écrivain qui , par son érudition et sou bon goùl , doil faire autorite, et qui est trop honorable pour mellre de la partialité dans ses opinions , le respectable M. Daunou dit , dans son Discours préliminaire du Lycée (pag. cxxxx ) : « L'élude des Éléments de litîéra- « Une de Marmcntel serait indispensable à ceux •« qui ne liraient pas le Lycée , el elle ne l'est pas « moins à ceux qui lejisent : La Harpe n'est un « 1res bon maître que lorsqu'on en prend avant et « après lui quelques autres; el , s'il ne fallait qu'un « seul livre, nous hésiierions à désigner le sien , <« quoiqu'il soit , à nos yeux , l'on des meilleurs. m L'un des services qu'il doil rendre aujourd'hui, « ajoute le même écrivain, est de prémunir 1rs « jeunes gens contre de vaines et gothiques doc- « trines qui ramèneraient les heaux-atl* à l'enfance, « si elle* pouvaient s'accréditer dans la pairie de «« Racine el de Voltaire. La Harpe les a signalées « d'avance, lorsqu'il en découvrait les premiers « germes dans les livres de Diderot , de Mercier et ■c de quelques autres novatenrs. Il s'en faut pour- « tant que ces écrivains eussent pleinement professé « le baibare ou puéril système qui s'enseigne et se

* développe parmi nous depuis peu d'années, a

Il existe cinq abrégés du Cours de littérature , h I usnge des maisons d'éducation, et de la jeunesse: i° Hambourg, an tiii (1800) , a vol. in-ia ; a° Avignon , Seguin aîné, 1814, a vol. iit-ia, 5 fr. -, ou 4 vol. i.,.,8. 6fr.; 3° Autre édition, avec des notes et des additions par J F. Rolland. Lyon , Rolland ,

• 8ao, 3 vol. in , î ; 4" Autre édition , par R. Psa- "i"' P'r,*> 1" l'ainparre, i8ao, a vol. in-ià, 7 fr. ; & enfin , une autre édition, enrichie d'un choix de remarques, jugements , etc., et de rectifications importâmes , d'après Rollin . Ratteux, Voltaire, Murmni.iel, Palissot , Cbenier, Auger, Lemcrcicr, Dussault, Foutanes, et autres écrivains français les plus célèbres , ainsi que de courtes notices sur tous les littérateurs dont il a été parle dans cet ouvrage. Par J.-G Massxi.ii». Paris, Aug. Delalain, *8a4, a vol. in-ii , 6 fr.

Il est bon de joindre aux différentes édit. du Lycée le vol. publ.en i8to sousle litre de Mèlangct inédits, ainsi que le Commentait* de la Harpe, sur le Théâtre de y ottaire , et le Nouveau Supplément au Coure de latàrature , 181 8. ( Voyez pins bas ).

—Mélange* inédits de littérature, recueil lis par Salgiîm ; suite an Cours de littéra-

LAH

ture. Paris, Agasse ; Chaume rat , 1810, in-8, 5 fr.

Articles de littérature critique extraits du « Mercure».

— Philosophie du xvm* siècle. Ouvrage posthume. Paris , Agasse, i8o5, a vol.

Formant le complément du « Cours de littérature » , et reimpr. à la suite de presque toutes les éditions de ce dernier ouvrage.

— Réfutation du livre de l'Esprit ( d'Hel-

véiius ) , prononcée au Lycée républicain,

dans les séances des 26 et 19 murs, et des

3 et 5 avril. Paris, Mig/uret, an v (1796),

in-8 de xif et 16a pages, % fr. 40 c.

Morceau qui a été reproduit dans la Pkitotophi» du dix huitième tiecte.

— Supplément ( uouv.) an Cours de littérature de M. de La Harpe, contenant ; i° l'Éloge de Voltaire; a° la Réfutation des Lettres de M. Ginguené sur les «Confession» de J.-J. Houssean »; 3° la Réfutation des Principes de J.-J. Rousseau sur la «Souveraineté nationale «•;/," L.i Lettre de M. Sélis à M. de La Harpe , sur le Collège de France, avec la Réponse de M. de La Harpe à cette lettre ; 5° l'Examen de plusieurs assertions hasardées par M. de La Harpe dans sa Philosophie du xvm* siècle^, par M* * * (A. A. Barbier. Le tout recueilli et puhl. par A. A. Rarbiir). Paris, Mme Hérissant- Ledoux ; Delaunay , 1818 » in-8 , 5 fr. 5o c.

Ce volume a été reproduit en i8»3 , portant pour nom de libraire éditeur Salinou , el la date de i8j3.

Pour compléter l'indication des divers travaux littéraires de La Harpe comme Aristarque, nous ajouterons qu'il a participé , ponr la partie lilté. raire, à l'ancien Mercure depui* 1769 jusqu'en 1794* Une partie des articles fournis à ce recueil a été imprimée dans les (IF.uvres de l'auteur, éditions de 1778 et t8ao , sous letilre àt Littérature e* Critique, et elle forme a vol. Il a participe au Journal politique de Paris, ponr la partie littéraire ; au Journal de politique et de littérature, rédigé par Linguet, depuis le aâ octobre 177} jusqu'au i5 juin 177K, et continué depuis cette époque par La Harpe et Fontanelle; enfin, avec Fonlanes et Va u scelles , an Mémorial , journal qui f>t condamner La Harpe à la déportation par décret du b septembre '7(17 jusqu'en 1S00. Une grande partie des articles de ces journaux a été intercalléc depuis dans divers volumes du Cours d* littérature.

Page 1