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La France pontificale

Caïus Sextius Calviaus , consul romain , après avoir triomphé des Salyens , peuples d'origines différentes, mais unis par les mômes intérêts , et qui occupaient une petite portion de la partie méridionale des Gaules , devenue province romaine et connue dans la suite sous le nom de Provence , établit une garnison près de la capitale de ce peuple, dans un lieu où coulaient des eaux chaudes qu'il appela de son nom Aquœ Sextix. On y construisit des habitations à l'usage des soldats , une citadelle pour leur sûreté, et Sextius consacra cette localité à Mercure Tan du monde 3951 , de la fondation de Rome 631, et 120 ans avant Jésus-Christ.

Vingt ans s'étaient à peine écoulés que l'invasion des Cimbres et des Teutons vint jeter l'effroi dans Rome. Ils avaient déjà battu plusieurs généraux envoyés pour arrêter leur marche, lorsqu'au lieu de profiter de leurs avantages , pour aller droit en Italie où rien n'eût pu leur résister, la fortune de Rome voulut qu'ils changeassent tout à coup de dessein pour se diriger vers l'Espagne. Dans ces conjonctures, le salut de la république devint la pensée générale. On nomma consul Caïus Marius qui arriva dans le pays des Salyens, et profitant de l'absence des ennemis , exerça son armée ainsi que les habitants à la discipline militaire. Pendant tout le temps que dura cette absence , Marius employa ses troupes à de grands travaux ,

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et il embellit Aqaœ Scj tLt de monuments et de beaux aqueducs. Il fit dessécher des marais considérables qui infectaient l'embouchure du fleuve de l'Arc , établit un point de communication au lieu où est aujourd'hui Marignane {Marii Ager)y et fit creuser les fossx Marianœ pour faciliter les transports de vivres dans son camp.

Après une occupation de trois ans , les Cimbres, les Ambrons et les Teutons abandonnèrent l'Espagne , dans l'intention d'envahir l'Italie. A l'approche des Barbares, Marius se porta un peu plus au nord et s'établit au confluent du Rhône et de l'Isère. La horde d'invasion s'était divisée en deux corps. Les Cimbres suivirent les revers des Alpes. Les Teutons et les Ambrons marchèrent directement contre Marius qui , craignant pour ses soldats le premier effet de l'étrange et sauvage apparence des Barbares , resta dans son camp. Les Teutons l'y attaquèrent , mais ils furent repoussés : alors ils descendirent vers le midi, avec l'intention de pénétrer en Italie par les Alpes-Maritimes. Ils étaient si nombreux qu'ils mirent , dit-on , six jours à défiler devant le camp romain. Marius les laissa passer; puis il les suivit de près jusque dans le voisinage à'Âqux Sexliœ. Les Barbares s'arrêtèrent sur le territoire de cette ville dans une vaste plaine située à l'occident et traversée par l'Arc. Marius prit position sur un rocher qui dominait la plaine , à l'extrémité occidentale. Les parties belligérantes s'observèrent pendant deux ou trois jours ; elles en vinrent enfin à une action décisive. La bataille fut vivement disputée, mais les Barbares plièrent, et brusquement assaillis par trois mille hommes que Marius avait placés en embuscades, et qu'il commandait en personne , ils furent mis en pleine déroute. Les Romains en firent un massacre affreux. Quelques historiens parlent de 200 mille morts et de 80 mille prisonniers. Velleius Paterculus porte le nombre des morts à 150 mille , et d'autres le réduisent à 100 mille. Cette bataille ne détruisit pas seulement une armée, elle anéantit un peuple. Immédiatement après la victoire, lorsque Marius s'apprêtait à mettre le feu à un monceau d'armes brisées et rassemblées comme une offrande solennelle aux dieux protecteurs des Romains , des courriers arrivant de Rome lui annoncèrent qu'il venait d'être élu consul pour la cinquième fois. Il éleva un monument triomphal sur le champ de bataille et appela la montagne au pied de laquelle ses aigles avaient triomphé, Rupes victoriœ; c'est aujourd'hui Sain te- Victoire, écart

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de la commune de Vauveuaigues , à 12 kilomètres E. N. E. d'Aix.

A qux Sextiœ fut d'abord du nombre des places que Ton appelait les villes latines (ùppida latina) , Pline la nomme ainsi. Environ 40 ans avant Jésus-Christ , César y établit une colonie qu'il avait tirée de la 25e légion , et dans diverses inscriptions aussi bien que dans des pièces de monnaie du règne de Vespasien , elle est appelée Colonia Julia Âquensis et Colonia A ugusta Aquensis. Elle appartenait à la Viennoise, et dépendait de la métropole de Vienne ; mais sous Honorius , après le remaniement des provinces romaines , elle devint la métropole civile de la seconde Narbonnaise , sans l'être cependant sous le rapport ecclésiastique. Dans le temps que les archevêques d'Arles et de Vienne disputaient entre eux la dignité et la juridiction métropolitaines, les évêques d'Aix n'y prétendaient rien. Les archevêques d'Arles furent seuls reconnus supérieurs de la province d'Aix , jusqu'en 794 , époque où les Pères du concile de Francfort renvoyèrent l'évôque d'Aix au tribunal du Pape pour décider s'il serait à l'avenir métropolitain ou non , ce qui ne fut déterminé d'une manière précise qu'en 878. Toutefois, les archevêques d'Aix demeurèrent sous la dépendance de la primatie d'Arles après avoir été sous celle de Narbonne, jusqu'à ce que cette ville fût tombée au pouvoir des Goths.

Les Visigoths et les Bourguignons parurent, vers 430, dans la Provence , qui fut alors divisée en occidentale et en orientale : la première comprenant le comtat Venaissin , Avignon , Apt, Pertuis , Manosque et Sisteron , appartint aux rois bourguignons; la seconde, composée du restant de la province , obéit aux rois visigoths. Après la bataille de Poitiers, les Francs, sous la conduite de Clovis, ravagèrent la Provence; mais ce prince ayant conquis le territoire des Bourguignons et l'ayant restitué à Gondebaud , fils de Sigismond leur roi , Gondebaud vint mettre le siège devant Aix. Obligé de se retirer, il alla essayer ses armes contre Marseille , surprit cette ville et la livra au pillage. Tuéodoric , roi des Ostrogoths , étant venu au secours de son petit-fils Amalric, dont Clovis menaçait les Etats, vainquit les Français et garda la Provence qu'il combla de bienfaits.

En 575, Gontran, roi d'Orléans, et Clotaire,roi d'Austrasie, se disputèrent cette province, et profitant de leurs divisions les Lombards vinrent jusqu'à Aix où ils commirent de grands excès. Les Sarrasins les suivirent de près , et ces Musulmans

renversèrent les murailles d'Aix, incendièrent et pillèrent ses maisons, et réduisirent ses habitants en esclavage. Un grand nombre de Provençaux furent alors écorchés vifs par ces ennemis du nom chrétien. Aix ne commença à se relever de ses ruines qu'en 796, sous le règne de Charlemagne. Lothaire, un des trois enfants de Louis le Débonnaire, prit plus tard le titre de roi de Provence, mais quelques années après, cette province passa sous l'autorité de Louis, roi d'Italie, puis sous celle de Charles le Chauve, enfin, en 877, elle appartint à Louis le Bègue. Ce dernier prince se la laissa enlever par Boson, qui en était duc ou gouverneur, et qui établit le royaume d'Arles dont Aix fit partie.

La Provence éprouva depuis cette époque diverses vicissitudes et se vit successivement gouvernée par des comtes de la maison de Boson , des comtes de la maison de Barcelone , et des comtes de la première et de la seconde maison d'Anjou. Charles III , neveu de René d'Anjou, roi de Sicile et comte de Provence, mourut à Marseille le 10 décembre 1481 , désignant pour héritier de ses Etats le roi de France Louis XI et ses successeurs. Depuis cette époque, la Provence se trouva réunie à la couronne de France , et Aix conserva jusqu'à la révolution le titre de capitale de cette province : à ce titre , elle était le siège d'un parlement institué d'abord par lettres-patentes de Louis II , comte de Provence, du 14 août 1415 , et établi définitivement par le roi Louis XII le 10 juillet 1501 ; d'une chambre des comptes unie à une cour des aides ; d'une chambre souveraine du clergé , d'une généralité; d'une intendance; d'ùn bureau des trésoriers généraux des finances ; d'une sénéchaussée ; d'une justice et prévôté royales ; d'une prévôté de la maréchaussée de toute la province; d'une justice ordinaire de la ville; de la première viguerie et recette de la province, d'un hôtel des monnaies, d'une maîtrise des eaux et forêts, et d'une université fondée en 1 409 par le pape Alexandre V, confirmée le 30 décembre U13 par Louis II, comte de Provence, et honorée en 1603 des bienfaits de Henri IV qui lui accorda différents privilèges que Louis XIII et Louis XIV confirmèrent et augmentèrent, le premier en 1622, le second en 1660 , 1689 et 1719. Elle était composée "de trois facultés : théologie, jurisprudence et médecine, et l'archevêque d'Aix en était le chancelier-né.

L'archevêché d'Aix avait autrefois pour suffragants cinq évêchés : ceux de Fréjus, de Riez , d'Apt, de Sisteron et de Gap. Son

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église métropolitaine, dédiée sous le titre de la Transfiguration du Sauveur, a été élevée en 1057 par l'archevêque Rostaing et par Benoit, prévôt du chapitre. Les chanoines de Saint-Sauveur, qui avaient la juridiction temporelle du bourg qui, déjà, s'était formé autour de l'église, appartenaient à Tordre de Saint- Augustin, ainsi qu'il résulte du testament de Louis de Cadenet, habitant de Lambesc, fils de noble seigneur Bertrand de Cadenet de la ville d'Aix et de damoiselle Catherine de Sabran. Dans cet acte reçu par Pierre Gayet, notaire à Lambesc, le jeudi 3 décembre 1450, Louis de Cadenet lègue à son fils Laurent de Cadenet, chanoine régulier de Saint- Augustin dans l'église de Saint-Sauveur d'Air, une somme de cinq sous une fois payée par son héritier au jour de son décès. Ce chapitre, a donné à l'Eglise un grand nombre de prélats et sept cardinaux, entre autres Nicolas de Brancas, archevêque de Cosenza, créé cardinal le 18 décembre 1378, mort à Florence, évêque d'Albano le 1er juillet 141 2 , et Augustin de Grimaldi , successivement évéque de Majorque, archevêque d'Oristagni , et évêque de Grasse , mort le 12 avril 1532, désigné cardinal. Il était composé d'un prévôt, d'un archidiacre, d'un sacristain, d'un capiscol et de seize autres chanoines. Vingt béoéficiers serai prébendés, quarante chapelains et un corps de musique formaient le bas-chœur. La prévôté était élective par l'archevêque et son chapitre, confirmative par le Pape; les autres dignités, personnats , offices et canonicats étaient à la collation du prélat et de son chapitre.

Par lettres- patentes du 3 janvier 1780, enregistrées au parlement d'Aix, les chanoines de cette métropole furent décorés d'une croix pectorale d'or émaillée à huit pointes , portant sur l'une des faces l'image de la Transfiguration de Notre Seigneur, avec l'exergue : Ântiqua sine lege nobilitas, et sur le revers l'Eglise d'Aix avec l'inscription : Venerabilis Eccles. Aquensis ; cette croix, surmontée d'une couronne de comte, était suspendue à un cordon bleu , liseré de noir. ,

Le chapitre métropolitain d'Aix portait et porte encore aujourd'hui pour armoiries : de gueules à un agneau pascal avec sa banderole d'argent .

La chambre souveraine ecclésiastique d'Aix était une des sept qui furent, en 1580, établies par le roi Henri III. Elle avait dans son département les métropoles d'Arles et d'Aix et treize autres diocèses, dont cinq, Apt, Gap, Fréjus, Ries et Sisteron, suffragants d'Aix; trois, Marseille, Toulon et Orange,

suffragants d'Arles; et cinq, Digne, Glandèves, Grasse, Seriez et Vence, suffragants d'Embrun, c'est-à-dire, toute la Provence, la principauté d'Orange et le diocèse de Gap, en Dauphiné. Les diocèses des villes d'Avignon, Carpentras, Cavaillon et Vaison, quoique leurs capitales appartinssent en toute souveraineté au Pape, n'étaient pas moins compris dans le ressort de la Chambre ecclésiastique d'Aix; mais c'était seulement pour les paroisses de ces diocèses situées dans les terres du roi , et qui étaient sujettes aux impositions comme toutes les autres du royaume.

C'était à la chambre souveraine ecclésiastique d'Aix, dont l'archevêque de cette ville était le chef et le président , qu'étaient portés les appels de toutes les taxes imposées par les bureaux diocésains, ainsi que de toutes les sentences prononcées par ces mêmes bureaux, dans les cas seulement où la somme dont il s'agissait excédait 20 livres. Cette chambre jugeait en dernier ressort et sans appel, tous les différends concernant les décimes et subventions du clergé des diocèses compris dans l'étendue de sa juridiction.

Pendant les troubles de la révolution , l'église métropolitaine de Saint-Sauveur fut dévastée et convertie en Temple de la Raison. Au rétablissement du culte , ce fut la première église ouverte à la piété des ûdèles d'Aix. On en remarque le cloître dont la colonnade est un mélange confus des ordres anciens, et des bizarres ornements de la première architecture ogivale. Le baptistère qui est dans la nef de l'église est remarquable par la beauté de son exécution.

Il n'y avait plus d'abbayes dans le diocèse d'Aix au moment de la suppression des communautés religieuses en France : nous parlerons plus loin de celle de Sylvecane et du monastère des religieuses Bénédictines d'Artecelle. On y trouvait cependant une commanderie de l'ordre de Malte , une maison des Pères de l'Oratoire, des couvents de Dominicains, de Carmes -déchaussés, de Minimes, de Capucins, de Récollets, de Visitandines , etc.

Le diocèse d'Aix eut pour circonscription, en vertu du concordat du 15 juillet 1801, les départements des Bouches-du- Rhône et du Var. Sa métropole avait pour suffragants les évêchôs d'Avignon, de Digne, de Nice et d'Ajaccio. La bulle du 27 juillet 1817, attacha à l'archevêché d'Aix le titre de l'ancienne église métropolitaine d'Embrun , lui donna pour cir-

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conscription l'arrondissement d'Aix , seulement, et pour suffiragants les évêchés de Fréjus (Var), de Digne (Basses-Alpes) et de Gap (Hautes-Alpes). Enfin, par la bulle Paterne caritatis, du 6 octobre 1822 , la métropole d'Aix avec les titres d'Arles et d'Embrun eut pour territoire les deux arrondissements d'Aix et d'Arles, département des Bouches-du-Rbône, et pour suffragants, les évôchés de Marseille (arrondissement de Marseille, Bouches-du-Rhône), de Fréjus (Var), de Digne (Basses- Alpes) , de Gap (Hautes-Alpes), d'Ajaccio (Corse). En 1838, l'évêché d'Alger lui fut aussi donné pour suffragant ; mais il en a été détaché en 1867, pour être érigé en métropole. D'un autre côté , Nice, qui lui avait appartenu, lui a été de nouveau donné pour suffragant après l'annexion à la France du département des Alpes-Maritimes en 1860.

L'archevêque d'Aix, Arles et Embrun a , comme tous les archevêques de l'Empire français, trois vicaires- généraux agréés par le gouvernement. Son chapitre se compose de dix chanoines dont un porte le titre de doyen, un est archiprêtre de Saint- Sauveur et théologal, et un troisième, pénitencier. Le nombre des chanoines honoraires est illimité. La population du diocèse est d'environ 300,000 habitants, le nombre de cures de 23, celui des succursales de 103 , et celui des vicariats rétribués par l'Etat de 40. Sur les 23 cures , 8 sont de première classe , ce sont celles de Saint-Sauveur, de Saint-Jérôme , de Sainte-Madeleine, à Aix; de Martigues, de Saint-Trophime , de Notre-Dame à Arles; de Château-Renard, de Saint-Remi, de Sainte-Marthe, àTarascon. Les 15 cures de deuxième classe sont dans l'arrondissement d'Aix : Saint-Jean-Baptiste (intra-muros) à Aix, Berre, Gardanne, Istres, Lambesc, Peyrolles, Salon, Trets; dans l'arrondissement d'Arles : Saint-Césaire , Saint-Julien , à Arles , Eyguières, Orgon, Saint-Jacques de Tarascon, les Saintes- Un bref donné à Rome le 28 septembre 1855 , reçu par décret impérial du 9 février 1856 , permet aux vicaires-généraux de Parchevêché d'Aix et aux chanoines de l'Eglise métropolitaine et à leurs successeurs, de porter sur la poitrine et sur l'habit de chœur, et dans les limites du diocèse seulement, une croix dorée, suspendue au cou par un ruban blanc et bleu , ayant au milieu un médaillon reproduisant sur la face l'effigie de la bienheureuse Vierge conçue sans tache , et sur le revers , l'effigie de S. S. Pie IX, avec les légendes respectives : Maria

sine lobe concepta 8 décembre 1854. Pius PP. IX. venerabili capitulo Aquensi 28 septembre 1855.

Le séminaire diocésain d'Aix est dirigé par MM. de Saint-Sulpice, le petit séminaire par des prêtres du diocèse. Les congrégations et communautés religieuses sont les Pères de la Compagnie de Jésus qui ont à Aix une résidence pour les ministères et un noviciat; à Aix aussi, les Capucins, les Oblats , les Pères de la Retraiie chrétienne, les Frères des Ecoles chrétiennes, à Aix, à Arles , etc., les Prémontrés, à Frigolet, commune de Tarascon, les Frères de la Sainte-Famille de Belley , à Aix , à Moulés et à Graveson , les Frères Maristes , à Lambesc , Grans , Peyrolles , Berre, Fontvieille, Saint-Cannat et Eyragues, les Frères du Sacré-Cœur à Tarascon.

On trouve à Aix, à Arles et dans plusieurs autres villes du diocèse , les religieuses de Notre-Dame de Grâce, dites de Saint- Thomas de Villeneuve (maison-mère à Aix) , des religieuses Ursulines, des Carmélites , des religieuses du Saint-Sacrement, des Capucines, des religieuses du Sacré-Cœur, des sœurs de l'Espérance, des sœurs de la Retraite, des religieuses Augustines, des sœurs de Saint-Charles, des sœurs du Bon-Pasteur, des sœurs de Notre-Dame auxiliatrice , des religieuses de la Visitation, des sœurs de la Présentation de Marie, des sœurs de Saint-Joseph , des sœurs du saint Nom de Jésus et de Marie , des Filles de la charité de saint Vincent-de-Paul, des sœurs de la Miséricorde, des sœurs de la Providence, enfin des sœurs de la Trinité.

Jean-Scholastique Pitton , né le 18 décembre 1621 à Aix, où il est mort le 21 février 1689, docteur en médecine , a écrit Annules de la sainte Eglise d'Aix, dédiées à Monseigneur TEminentissime Cardinal Grimaldi, son arche vesque avec les dissertations historiques contre M™ Launoy, docteur de Paris, Lyon , Mathieu Libéral, 1668, in-4°. C'est cet historien et la Gallia christiana nova qui nous fourniront les documents que nous mettrons en œuvre pour la série chronologique des archevêques de cette Eglise. Nous la compléterons par nos propres recherches.

Ces prélats sont depuis la fondation du siège , malgré diverses lacunes existant du Ve au VIIIe siècle, au nombre de 83 , dont deux saints , et neuf cardinaux.

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