YALENTIN
Cet évêque assista au concile tenu le 12 mai 346, à Cologne , contre Euphratas, évêque de cette ville, qui s'était, dit-on, laissé infecter de l'hérésie d'Arius, ou plutôt de celle de Photin. Saint Maximin, évêque de Trêves, y présida, et proposa la déposition d'Euphratas. Valentin d'Arles opina après lui , et appuya sa proposition. Les actes de ce concile , révoqués en doute par certains historiens, se trouvent rapportés par les anciens auteurs, et ont tout le caractère de vérité qu'on peut désirer dans ces
sortes de pièces. 11 est certain qu'il s'est glissé des erreurs dans les noms de quelques évôques, ou plutôt dans ceux de leurs sièges. L'histoire a suscité à cet égard des difficultés que critique ne saurait éclaircir complètement. La plus grande, à notre avis, concerne Euphratas lui-môme, qu'on voit ici déposé pour avoir combattu la divinité de Jésus-Christ, et qu'on retrouve , Tannée suivante , au concile de Sardique , trèsattaché à la foi de Nicée. Il faut en conclure, ou qu'Euphratas, qui n'avait pas été entendu dans le concile, justifia sa foi , et fut rétabli sur son siège , ou qu'on élut à sa place , un autre évêque de même nom. Nous ne voyons pas d'ailleurs quel intérêt aurait pu porter un faussaire à fabriquer ces actes qui sont cités déjà par des auteurs du IX« siècle.
Valentin d'Arles, à peine de retour du concile de Cologne, se rendit, en 347, au concile de Sardique, où l'on rétablit saint Athanase et les autres évôques catholiques déposés par les Eusébiens. Cet illustre docteur nomme Valentin parmi les premiers évôques qui parurent en ce concile. Valentin mourut vers 350.