‹ La France pontificaleChapitre 137 sur 148 · ÉLIFANT (vers · texte numérisé non relu

ÉLIFANT (vers

On trouve la signature d'Élifant sur les actes du concile convoqué le 27 juin 791 dans l'église cathédrale de Narbonne, par Daniel, métropolitain de cette ville, et où l'on délibéra sur les erreurs de Félix , évêque d'Urgel , et sur les limites des diocèses de Béziers et d'Elne. Il souscrivit en ces termes : Moi, Élifant, évêque du premier siège d'Arles, j'ai confirmé, mais il ne paraît pas cependant avoir présidé à cette assemblée.

Au commencement de l'été de 794, un grand concile s'assembla à Francfort sur le Mein, par ordre du roi Charlemagne, qui y appela les évêques de toutes les provinces de son obéissance, c'est-à-dire de France , d'Italie et d'Allemagne. Le pape Adrien y députa en qualité de ses légats deux évêques, Théophylacte et Ètienne, et il s'y trouva environ trois cents évêques avec plusieurs personnages savants des ordres inférieurs, au nombre desquels était Alcuin. Aussi ce concile a-t-il été longtemps regardé en France comme un concile général. On y condamna l'hérésie d'Élipand de Tolède et de Félix d'Urgel, touchant l'adoption qu'ils attribuaient au Fils de Dieu, et l'on y dressa 56 canons. Le 8e de ces canons termina le différend qui

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s'était élevé entre Ursion de Vienne et Élifant d'Arles relativement aux limites de leurs métropoles, et Ton se régla sur ce qui avait déjà été décidé à ce sujet par les papes Grégoire, Zozime, Léon et Symmaque dont on lut les lettres, c'est-à-dire, que Vienne aurait quatre suffragants et Arles neuf. Ces neuf Églises sont nommées dans Tordre suivant, sur un manuscrit que Ton conservait à la bibliothèque de Lyon, et que le Père Sirmond avait consulté : Marseille, Viviers1, Die, Saint-Paul- Trois-Chàteaux, Vaison, Orange, Cavaillon, Avignon, Carpentras. Les évéques de Tarentaise, d'Embrun et d'Aix avaient aussi des prétentions qui furent renvoyées à la décision du Pape. Ces évéques voulaient apparemment se faire reconnaître métropolitains, et quelques-uns leur en disputaient encore les droits. On ne sait pas autre chose d'Élifant qui mourut vers Tan 800.

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