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Un évêque d'Aix dont le nom et les actes sont demeurés ensevelis dans l'oubli parut en juillet 794 au concile de Francfort, et y demanda avec Possesseur de Tarentaise et Marcel d'Embrun à être rétabli d'une façon entière dans ses droits et honneurs de 9 métropolitain. Tel est du moins le sens que le P. Sirmond a donné au 8e canon de ce concile, il serait, ce nous semble, superflu d'élucider ici les droits de l'Église d'Aix au litre de métropole après les savantes dissertations publiées sur cette question par Pierre de Marca , le P. Sirmond , le P. Charles le Cointe et d'autres illustres érudits. C'est un sentiment universellement reconnu que l'évôque d'Aix devint métropolitain de la seconde Narbonnaise , après la division de la Narbonnaise en deux provinces, division déjà opérée en 412, de sorte cependant qu'il fut soumis à la primatie de l'archevêque de Narbonne.
Après l'occupation de Narbonne par les Goths, c'est-à-dire vers 461 , l'évôque d'Aix qui se trouvait en dehors des provinces soumises à leur domination, secoua le joug du primat de Narbonne. Mais , ainsi que nous l'avons dit sous l'évôque Basile , saint Césaire, métropolitain d'Arles, par l'entremise de l'abbé Gilles et de Messien son secrétaire , demanda au pape Symmaque de contraindre l'évôque d'Aix de se rendre aux conciles de la province d'Arles, ce qu'accorda le souverain Pontife.
Au concile de Francfort en 794, on souleva de nouveau la question des droits métropolitains de l'évêque d'Aix et pour la terminer, on la renvoya au jugement du Pape, ainsi que le prouve le 8e canon de ce concile qui ordonne que l'on maintiendra tout ce qui aura été décidé par le Pontife romain. « Quoique ces trois villes {Tarentaise, Embrun, Aix), dit le P. Sirmond dans ses Commentaires sur ce canon, fussent déjà depuis longtemps les capitales et les métropoles de leurs provinces, il parait que dans les siècles précédents, leurs éveques
avaient été soumis aux métropolitains d'autres provinces
Ainsi Aix avait dépendu de la métropole d'Arles. » Telle est, au dire de Pierre de Marca , la raison pour laquelle Charlemagne en léguant , par son testament , divers biens à chaque église métropolitaine, n'a fait dans cet acte aucune mention de l'évôque d'Aix, sans doute parce que, quoique métropolitain, il
n'était point autocéphale, mais n'avait qu'une autorité restreinte.