‹ La France pontificaleChapitre 22 sur 148 · AMAURY Ier (991-10M · texte numérisé non relu

AMAURY Ier (991-10M

Amaury monta sur le siège d'Aix au plus tard en 991 , puisque le 4 août de cette année, il souscrivit à une charte par laquelle Thierri, évéque d'Apt, fonda dans son Église , douze canonicats, de son consentement, et avec l'approbation de Guillaume, comte de Provence, et d'Annon, archevêque d'Arles, en sa qualité de primat. On ne saurait donc compter, comme l'ont fait quelques historiens, au nombre des archevêques d'Aix , l'archevêque Pons qui figure, en 992, dans le testament du comte Guillaume, où ce prince avec sa femme Adélaïde et son fils Guillaume restituent à l'abbaye de Saint-Césaire , l'église de Notre-Dame kde la Mer ou les Saintes. Ce Pons , en effet], était archevêque d'Embrun.

La comtesse Adélaïde de Forcalquier, veuve du comte Guillaume, ayant, par acte du 25 septembre 1000, donné à l'abbaye de Montmajour, le château dé Pertuis et ses dépendances, Amaury, à sa prière , conQrma cette donation , et, peu de temps après, l'église de Pertuis fut érigée en église paroissiale par suite de la concession qu'Amaury et le chapitre d'Aix firent à Archinric, abbé de ce monastère, de toutes les dîmes qu'ils possédaient à Pertuis. Cette cession, en date du 20 octobre 1004, indiction IM, fut consentie sous la condition d'une rente de douze livres de cierges, et de six livres d'encens, que les religieux étaient obligés d'apporter en l'église métropolitaine le jour de Pâques de chaque année. Mais soit que cette condition fût exprimée en termes équivoques dans l'acte , soit que la concession des dîmes eût été faite au préjudice de quelques particuliers, elles donnèrent lieu

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à d'incessantes contestations, qui ne furent terminées qu'en 1242, par une sentence de Jean de Baussan, archevêque d'Arles. A la requête de Raimond de Boulbon , abbé de Montmajour, ce prélat condamna Guillaume de Sabran , comte de Forcalquier et ses enfants, Guillaume, Giraud et Gaucher, à rendre hommage à chaque nouvel abbé, et à le défrayer avec sa suite de douze personnes lorsqu'il entrerait pour la première fois à Pertuis, où, pour marque de suzeraineté, on élèverait sur la plus haute tour du château uue coule de moine.

Amaury , pour le salut de son âme et de celle de ses parents , et avec le consentement exprès de ses chanoines : Amaury, Dieudonné, Artolphe, Erchimbert, Isdret et autres, donna, vers cette époque, à l'abbaye de Saint-Victor de Marseille, l'église de Saint- Victor de Dana , avec d'autres églises écartées, les droits d'offrande et de sépulture, et pour cette donation et cession, Amaury reçut un mulet (asinum hispanum)^ douze muids de blé , un tapis, etc. Le pape Serge lui adressa,, en 1010, un bref relatif à des indulgences accordées à tous ceux qui feraient quelques .aumônes à l'église de Correns, ou la visiteraient à certaines fêtes. Enûn, nous voyons souscrire Amaury a une donation que Rotbaud et Guillaume , fils d'Adélaïde , comtes de Provence, firent, en 1005, à l'abbaye de Saint-Viclor de Marseille. Il est assez étonnant qu'après tant de biens concédés par ce prélat à l'abbaye de Montmajour, le pape Serge le menaça d'excommunication pour quelque préjudice causé à ce monastère par lui et les enfants de Nevelon, Guillaume, Renaud et Lanfroi, ses pa- . rents. Il lui ordonne de rendre le premier satisfaction aux moines, et ensuite, de concert avec les archevêques et les évêques de la Provence, de faire venir ces trois gentilshommes et d'exiger d'eux qu'ils dédommagent l*abbaye de tout le préjudice qu'ils lui ont causé. C'est du moins ce qui résulte de lettres de ce souverain Pontife , que l'on conservait avant la révolution dans les archives de cette abbaye.

Ce n'est qu'approximativement qu'on peut fixer à l'an 1024, le décès de l'archevêque Amaury.

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