HENRI
Prévôt de la cathédrale de Saint-Sauveur d'Aix , Henri fut appelé, en 1 165, à succéder à Hugues de Montlaur sur le siège épiscopal de Riez. En 1167 , il fit la translation des reliques de saint Maxime , évêque de Riez , patron de cette Église. Il prit part, en 1179, aux travaux du concile général de Latran et fut, Tannée suivante, transféré à la métropole d'Aix, ainsi que le constatent diverses chartes en faveur de l'abbaye de Saint- Victor de Marseille , vérifiées par Antoine de Ruffi. C'est ainsi, par exemple, qu'il souscrivit à une transaction conclue entre les religieux de ce monastère et les chanoines de Gardanne.
Le jour de Pâques, 5 avril 1 181 , Raimond-Bérenger, comte de Provence, à qui son frère Alphonse, roi d'Aragon , avait cédé l'administration de ce pays, fut misérablement assassiné à Melgueil , aujourd'hui Mauguio , près de Montpellier. Alphonse disposa en faveur de Sanche, son autre frère, du comté de Provence , ainsi que des vicomtés de Gévaudan et de Milhau , pour les posséder aux mêmes conditions que son prédécesseur. Henri reçut Sanche à Aix et l'accompagna dans un voyage qu'il fit en diverses villes de la Provence. Il souscrivit à Digne , au mois d'août 1181 , à la donation que ce comte fit à l'église de Maguelone des châteaux d'Avignon près d'Arles , et de Valory. Henri éprouva pour sa propre Église les libéralités de ce prince. « Au mois de mars 1185, dans la première semaine de Carême, dit Bouche, il y eut à Aix une grande assemblée de la noblesse de Provence, en présence d'Alphonse, par la grâce de*bieu, roi
d'Aragon , comte de Barcelone et prince de Provence. Les chanoines d'Aix vinrent alors trouver ce monarque , et le prièrent de vouloir bien étendre ses bienfaits aux églises de Notre-Dame et de Saint-Sauveur, et de Saint- André : Alphonse acquiesça volontiers à leur requête , et fit alors à ces églises diverses donations considérables. »
Henri gouverna sagement le diocèse jusqu'en 1186, année de son décès.