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ABBÉS

4. — Gilabert, auquel Guillaume, abbé de Saint- Victor, donna quelques églises en 1151. En 1158, Ponce de Lubières, archevêque d'Aix, et ses chanoines, donnèrent à Gilabert et à ses religieux les dîmes de tout le travail qu'ils feraient sur la terre que leur avaient donnée Pierre de Lambesc et Rostaing de Cadenet.

2. — Raimond, abbé de Sylvacane au mois d'avril 1177, d'après les chartes de l'abbaye de Saint- Amand.

3. — Norbert. Eq 1188, sont témoins de la fondation de Val- Sainte, Norbert, abbé de Sylvacane, le cellérier Augier et le prieur Siclery. D'après Bouche , dans Y Histoire de Provence , le même Norbert fut encore , la même année , témoin dans une donation faite, à Sainte-Marie de Val-Sainte, par Bertrand de Raimbaud.

4. — Guillaume est témoin, le 17 juillet 1242, d'un acte d'accord conclu entre Guillaume de Sabran , comte de Forcalquier, et l'abbé de Monl-Majour. Le 29 avril 1243, comme procureur de son monastère et de celui de Saint-André, il approuva une sentence prononcée par deux arbitres entre Raimond Audibert, archevêque d'Aix, et ces monastères, au sujet des églises de Valbonnette et de Gor. Il vivait encore en 1264, comme il résulte, d'un titre du seigneur de Porcelet, qu'on trouve dans les registres de Peiresc. Dans le Nécrologe de Saint-Hubert en Ardennes, il est mentionné au douze des calendes de février.

5. — Bernard ou Bertrand, en 1281, fut présent à la translation des reliques de sainte Marie-Magdeleine à Saint-Maximin.

6. — Raimond, en 1318, se trouva présent à une sentence que prononça, à Marseille , l'inquisiteur contre quelques Frères- Mineurs.

7. — Boniface , dont il existe une requête au roi Robert, comte de Provence, pour la franchise du sel.

8. — Pierre gouverna Sylvacane jusqu'en 1359, époque à laquelle il fut fait abbé de Ghambon, au diocèse de Viviers.

9. — Armand de Spolète fut institué abbé par Innocent IV, en 1359, d'après les titres recueillis par le savant dom Henri Suarez, à Avignon. En 1404, l'abbaye de Val-Sainte fut détruite par les guerres et fut unie à celle de Sylvacane , d'après l'autorité de l'abbé et du chapitre général de Cîteaux.

10. — Antoine de Boniface, en même temps abbé de Val- Sainte. De son temps, la Durance ayant renversé l'abbaye de Sylvacane , ses revenus furent concédés au chapitre de l'Église d'Aix, en 1440.

ARTECEULES.

Cette abbaye, de l'Ordre de Saint-Benoit, doit son origine à une certaine église, dédiée en l'honneur de sainte Perpétue, située près Brignolles, qu'Enguerrand ou Ingilrand, évêque de Cavaillon, donna, en 1011 , aux religieux de Saint-

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Victor de Marseille , avec la vallée d'Avolennazo, aujourd'hui la Celle dans laquelle se trouvait la susdite église Sainte-Perpétue. Peu de temps après, il s'y établit des religieuses qui furent dirigées par un religieux de la même abbaye, auquel on donnait le nom d'abbé ou de prieur. Rien n'était plus ordinaire dans ce siècle que de voir des personnes du sexe embrasser la règle de Saint-Benoit ou de Saint-Augustin , sous la direction des moines du môme Ordre, qui , pourtant, avaient leur demeure et leurs biens à part. Dans la suite, le relâchement s'étant introduit dans ce monastère, les religieuses furent transférées à Aix par ordonnance du cardinal de Grimaldi en date du 29 octobre 1658, et elles y firent revivre l'esprit de leur ancien institut.

On lisait, dans le grand Cartulaire de Saint-Victor, folio 82: « Moi, Enguerrand, par la grâce de Dieu évéque, et ma fidèle épouse Adalgude, faisons donation, à l'abbaye de Saint-Victor de Marseille, de notre alleu, situé au territoire de la ville de Brignolles, c'est-à-dire de l'église fondée en l'honneur de Dieu et de sainte Perpétue, Tan 1014. » Araelius et sa femme Teussinde , Guillaume, Géraud et Renaud, tous quatre enfants d'Enguerrand, confirmèrent, en 1 OH, cette donation. Cette cession de la Ceile-Perpétue fut plus tard attaquée , et plus tard aussi confirmée , ainsi que nous l'apprenons de la charte suivante :

« Charte mémoriale du plaid fait entre Bernard, abbé de Saint- Victor, et ses religieux et les enfants de Géraud , appelé PÉvêque, et accord entre eux. On y montra surtout un écrit où on lisait que l'évôque Enguerrand avait donné, à l'église ou monastère de Saint-Victor de Marseille , toute sa succession ou une partie de ce qu'il possédait à Brignolles. Les petits-fils dudit évéque Enguerrand et leurs amis contredirent ce fait. Les religieux montrèrent alors un autre écrit par lequel le dit Géraud l'Évôque , leur frère , avait donné toute sa part de la seigneurie entière de son frère avec toute la dîme et une très-belle ferme, le tout situé dans le territoire de Brignolles, et ils ajoutèrent que les témoins de cette donation étaient encore vivants. Les fils dudit Géraud, Aicard et Leufroi ainsi que leurs amis contestèrent de nouveau cet acte : l'abbé et les moines se déclarèrent prêts à défendre leurs titres et leurs droits. Tous les prud'hommes et vieillards présents s'écrièrent alors que les fils dudit Géraud thésauriseraient pour eux le péché, parce qu'ils détruisaient l'aumône de leur père. Enfin , reconnaissant leur faute et la justice de la demande de Saint- Victor, lesdits fils de Géraud ,

ARCHIDIOCÈSE D'AIX

Àicard et Leufroi abandonnèrent tout cet héritage que Févêque Enguerrand , leur aïeul , eut dans le château , ville et territoire de Brignolles , etc. »

Cet accord et ce déguerpissement eurent lieu , en 1054 , publiquement, dans la Celle de Sainte-Perpétue, en présence des vieillards et des voisins. Aicard, fils de Géraud, et Leufroi, son frère, les signèrent, ainsi que Martin l'Évéque.

Par lettres-patentes de 1176, publiées par Honoré Bouche au folio 148 de son Histoire de Provence , Alphonse , roi d'Aragon et marquis de Provence , prit sous sa protection spéciale le monastère d'Artecelles , à qui Raimond Bérenger, comte ou marquis de Provence, et Alphonse , roi d'Aragon, donnèrent beaucoup de biens en 1179, 1185 et 1189.

Lorsque cette Celle eut été livrée aux moines de Saint-Victor, les abbés de ce célèbre monastère la gouvernèrent par des prieurs ou des prévôts; et l'historien Zurita mentionne un prieur de la Celle qui , en 1095, se trouva à la dédicace de l'église de Huesca. Après que des religieuses eurent remplacé les moines, un prieur ne cessa point d'administrer le monastère.

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