‹ La France protestante (volume 2)Chapitre 103 sur 252 · FARCY · texte numérisé non relu

FARCY

duc de Zell, qui laissa Antoine-Simon et Eléonore, de son mariage avec Dorothée- Louise Charéard; en 1701 il rentra en France et abjura (E 3552) ; — 4° Claude, femme d'Olivier de Croesker ; — 5<> Françoise, épouse de Jacques deBérenger, sieur de Fontaines en Normandie, qui passa dans les pays étrangers avec ses quatre enfants (Tt 270); — 6<> Marguerite, femme de Toussaint de Boisgèlin, sieur de La Toise, le même peut-être que le gentilhomme normand de ce nom, dont nous avons raconté la conversion et la mort étrange (tome II. col. 700).

III. Branche de La Daguerie. René de Farcy servit comme ses frères sous ChdtiUon. Il prit pour femme Marie de Gennes dont il eut : 1° Annibal, qui suit; — 2° François, sieur de Pont-Farcy, président aux sièges royaux de. Laval, maître des eaux et forêts et capitaine des chasses du comté de Laval, qui laissa, de son mariage avec Marie Du Breil, fille de Jean Du Breil, sieur de la Brunetière, et d'Anne Guillot, trois enfants, René-François, François- René et Marie, qui furent élevés dans la religion romaine; — 3° Françoise, qui ne fut point mariée. Né à Rennes, lit-on dans la Biographie du parlement de Metz, Annibal de Farcy suivit d'abord le barreau de Paris et fut reçu, le 19 janv. 1666, conseiller au parlement de Metz.

A la révocation de redit de Nantes, préférant sa charge à sa religion, il s'empressa d'abjurer et se retira à Rennes. En 1695, il devint président de la chambre des requêtes au parlement de Bretagne. Les enfants qu'il eut de son mariage avec sa cousine Claude-Charlotte de Farcy, furent élevés dans le catholicisme.

IV. Branche de Cuillé. Charles de Farcy, sieur de La Carterie, du Bois-de -Cuillé et de Rozeray, qui suivit comme ses frères, la carrière des armes, n'eut point d'enfants de sa première femme Marguerite Renaud.

En 1640, il se remaria avec Marguerite Uzille, fille de Jean Uzille, sieur du Coin, et d'Hélène Stangier, qui lui donna trois fils et trois filles. L'aînée de ces dernières, nommée Marguerite, épousa, en 1669, François Morel, sieur de La Barre. La seconde, Claude-Charlotte, devint, en 1679, la femme de son cousin le conseiller au parlement de Metz. La troisième, Catherine-Françoise , mariée le 13 octobre

1685, à Benjamin de Ravenel, sieur du Bois-Tilleul, le suivit sans doute sur la terre étrangère, lorsqu'il réussit à sortir de France (Tt 252). L'afné des fils, appelé François, sieur du Boîs-de-Cuillé, servit dans F arrière-ban et fyt fait prisonnier par les Lorrains, en 1674. En 1685, il fut choisi pour commissaire de l'édit dans la Touraine (Tt 235). Il avait épousé, mars 1670, Madelaine-Elisabeth de Guillon, fille de Charles, sieur des Touches, et de Madelaine Le Bachellé. A la révocation de Tédit de Nantes, il se convertit avec ses trois fils Annibal-Augustb, Daniel-Michel et Charles-François. Le sort de son frère cadet, nommé Daniel, est inconnu. Le troisième, appelé {acquis, sieur de Rozeray en Anjou, épousa, en 1677, Isabelle Pineau, fille unique de Paul Pineau, sieur de la Trosnière, et de Renée Amproux. Il en eut trois enfants, Charles- Rbné, Jean et Louise, qui forent élevés dans le catholicisme. L'aîné épousa, en 1700, Charlotte de La Doueepe, fille de François de La Doueepe, sieur de La Vallinière, et de Philippa Majou, d'une famille qui a compté des confesseurs parmi ses membres. En 1687, Daniel de La Doueepe fut emprisonné à Bayeux (Arch. n. M 676), et en 1700, enfermé dans le château de Nantes (E 3386). En 1725, les deux filles aînées du sieur de La Doueepe furent mises par lettres de cachet à l'Union chrétienne de Luçon (E 3411), où leur sœur cadette fut envoyée à son tour en 1728 (E 3414).

2. FARCY (Samuel) , ancien de l'église du Pont-de-Veyle en 1671 (Tt 287) nous est connu par son testament (Bibl. nationale mss fr. 20936 f° 235). Nous apprenons par ce testament que Samuel Farcy, commissaire à terrier du Pont-de-Veyle et ancien de l'église, avait été marié deux fois. Sa première femme, Françoise Durnont, lui avait donné deux filles : Dorothée, qui épousa Pierre Roques, ministre au pays de Gex, et Jeanne, mariée à Samuel Renaud, chirurgien du Pont-de- Veyle, réfugié à Yverdun. En secondes noces, il avait épousé Marie Bernard qui à la Révocation, s'était sauvée en Suisse. Il avait voulu, malgré son grand âge, la suivre avec sa fille Sara ; mais il avait été arrêté, et il avait acheté sa liberté au prix d'une abjuration feinte, résolu de fuir dès

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