‹ La France protestante (volume 2)Chapitre 108 sur 252 · FAREL — FARET · texte numérisé non relu

FAREL — FARET

Théod. de Bèze dans ses Icônes virorum illustrium. Les Neuchâtelois lui ont élevé devant le portail de leur vieille église, place de la Collégiale, une belle statue de pierre qui a été inaugurée le 4 mai 1876. L'inscription, des plus simples, ne porte que son nom, la date 1875 et une phrase de la Bible.

An t. Froment, Vit de Jeu heureuse mémoire Mon*. OuUl. Farel, ras. 174 A la Bibliotb. de Genève. — Choupard, Hist. de Farel, mss. Bibliotb. de Neuchatel. — Nicolas des Gallars, Defensio pro Farello (ci-dessus, V 503). — Vie de Farel par Ancillon, 1691 (voy. ci-dessus, t. I col. 217). — Melcb. Kirchhoffer, Leben Wilhelme Farel. Zurich, 1831. — Schmidt, Etude» sur Farel, Strasb. 1835. — André Sajous, Etudes sur les Réformateurs, 1842 ; id. 1851. — Junod, Farel ri/orm. de la Suisse romande; Neuch&tel, 18b5. — William Farel by Blackburn, Rdinburgh, 1867. — Henri Heyer, Estai sur le développement des idées théolog. de Farel, Genêve, 1872. — Gognel, Vie de Farel, Montbéliard, 1H41 et 1873. — Heyer, Vie et ouvrages de Farel dans Y Encyclopédie des se. relig. par Leichtenberg (1878). — Pr. Bevan, Vie de O. Farel, 1885.

2. Il est difficile de ne pas voir deux descendants de la famille du réformateur dans deux frères Farel, négociants de Nîmes au milieu du XVHlme siècle ; l'un avait pour prénom Daniel et l'autre Claude. Daniel fut fiancé à la fille d'un autre négociant nîmois, Olympe de Possat, nièce d'une très opulente dame de la ville, la dame Vamède. qui était une d"e Farel, propre tante de Daniel ; mais « les épreu- «■ ves qu'on voulut faire essuyer à ces « deux protestants avant de les épouser à - l'église paraissant trop rudes [ce sont « les expressions de l'Intendant *] au sieur « Farel et à la dame Varnède, ils complotèrent de passer en pays étranger, ce « qui fut exécuté au mois d'octobre 1744, et la d,|e de Possac fut emmenée par sa

• tante malgré elle et sans connaître les « conséquences de cette démarche ; on « pourroit lui pardonner cette faute, elle

* n'étoit alors âgée que de 17 à 18 ans. » Les trois fugitifs se retirèrent d'abord en Hollande, à Maestricht, ruais en 1768 Olympe de Possac, devenue la veuve Farel, seule et sans enfants, vivait tristement, à Genève. Elle demanda la permission de rentrer en France, et les protestants étant

1 Dans un dossier relatif à cette atTaire qui a été imprimé dans le Bull. XI, 197.

prévenus, comme le dit encore l'Intendant (p. 195), c qu'il y a de la difficulté à les laisser revenir dans le royaume lorsqu'ils sont misérables, mais qu'il n'en est pas de même lorsqu'ils sont opulents, » elle obtint la permission qu'elle sollicitait sons ombre de venir prendre les eaux de Balaruc nécessaires au rétablissement de sa santé.

3. FAREL (Pierre), officier dans l'armée hollandaise, de 1705 à 1713. — (Isabeau), de Sl-Geniès eu Languedoc, assistée à Lausanne en 1707 et 1723. — Voy. encore t. V col. 312, lig. 23.

FARET (Jacques), sieur de Saint-Privat [Haag, V 72] , embrassa de bonne heure la religion réformée pour laquelle il montra un grand zèle dans les circonstances les plus difficiles. Il testa en 1570. Noos ignorons si sa première femme, Sibylle de Frilli, nièce de l'évêque d'Apt, mourut avant sa conversion ; mais le fils qu'elle lui donna, Pierre, professa certainement le protestantisme, ainsi que son frère Théophile, né d'un second mariage contracté par Jacques Faret avec Hippolyte Chrimaldi.

Pierre Faret, sieur de Saint-Privat, lieutenant du sénéchal de Beaucaire et de Nismes, assista, en 1613, à l'assemblée de Lunel, et fut député par le bas Languedoc, l'année suivante, au synode national de Tonneins, puis en 1645 à l'assemblée politique de Grenoble. Lorsque cette assemblée prit la resolution de se transporter à Nîmes, c'est lui qui fut chargé avec Avaugour d'en informer le roi, et c'est encore lui qui, accompagné de Bonencontre et de Primerose, alla expliquer aux Nîmois, convoqués en assemblée générale sous la présidence du lieutenant criminel Daniel Calcière, les raisons qui avaient déterminé les députés des églises à se retirer dans leurs murs. Bientôt après, l'assemblée l'envoya à Montpellier, avec Rouvray, Brique mault et La Milletière, pour inviter les magistrats de cette ville à s'opposer à la publication de la déclaration du roi et de l'arrêt du parlement de Toulouse rendus contre Coudé (Brienne, n« 223).

Après la conclusion de la paix, il fut porté sur la liste des commissaires qui devaient faire exécuter dans les provinces l'édit de pacification, fonctions qu'il fut appelé de nouveau, 1623, à remplir dans le Languedoc et le pays de Foix.

FARET

PARGDE

Saint-Privat mourut vers ce temps, laissant deux fils de sa femme Sara Guéri, qu'il avait épousée en 1590 : 1° Henri, conseiller du roi. gentilhomme de la chambre, sénéchal de Beaucaire et de Nîmes, par provisions du 19 janv. 1639 ; — 2° Charles, sieur de Saint-Privat, qui testa en 1636. Ce dernier avait pris pour femme, en 1619, Jeanne Jjiuné qui lui donna cinq fils. Nous ne connaissons aucune particularité de la vie des deux premiers qui se nommaient Thbophyme et Hector. Le troisième, Balthasar, servit dans File de Candie avec le grade de mestre-de-camp.

Le quatrième, appelé Alexandre, sieur de Fournés, marquis de Saint-Privat, finit misérablement ses jours, écartelé à Paris, à la Croix duTrahoir, le 5 nov. 1680, âgé de 57 ans, sous l'accusation vraie ou supposée de faux monnayage. Il avait épousé, en 1652, Isabeau Du Puy-Montbrun, qui était morte bientôt, après l'avoir rendu père d'une fille dont il avait confié l'éducation à Mme de Fournés , sa grand' mère. A l'âge de 20 ans, M"e de Saint-Privat passait, au rapport de Mme Du Noyer, pour la merveille de son temps. Les biens de son père, confisqués au profit du roi, ayant été donnés à son oncle Charles de Faret, sieur de Montfrin, la jeune fille, par une répugnance bien naturelle, ne voulut point demeurer avec un homme qui s'était enrichi de dépouilles fraternelles, et sur sa demande, Montbrun alla la chercher pour l'emmener dans son château ; mais à peine arrivée, elle tomba malade et mourut en proie à de grandes douleurs. L'autopsie prouva qu'elle avait été empoisonnée, par qui? Montbrun et Montfrin s'accusèrent réciproquement de ce crime effroyable, et furent tous deux mis en prison. Après un long procès porté devant toutes les juridictions, l'affaire fut renvoyée au sénéchal de Nîmes qui mit les parties hors de cause et de procès.

FABETTES, famille de Bédarieux.

t Pactes de mariage en la religion réformée dont ils font profession, entre noble Abram-Arnail Farettes escuyer, de Bédarieux, fils de Barthélemy-Arnail Farettes capitaine et feue dlle Marguerite de Gauffre, avec d||e Marguerite fille de Pierre de Montagnac doyen des magistrats au siège présidial de Bédarieux, et de feue d11* Lauredu Brouzet, » 19uov. 1653 (Carrés

d'Hozier). Arrêt du Conseil privé, «rendu le 27 mars 1657, contre Barthélémy Arnal Farettes et autres, de Bédarieux, » par lequel est maintenu et gardé aux habitans de cette ville le droit d'occuper toutes charges de consuls et conseillers politiques de la dite ville à l'exclusion des habitans de la B. P. B. auxquels S. M. fait défense de troubler les habitans catholiques en la fonction des dites charges. (Filleau, Dècis. cath.). — (Daniel), de Bédarieux, la d11* sa femme et sa fille, réfugiés à Berlin, 1698 ; en 1708, le même Daniel ci-devant marchand drapier, maintenant weaver (tisserand), 61 ans, assisté à Londres avec sa femme et trois enfants. — De Farettes, originaire de Bédarieux, lieutenant au régiment de Varennes, en Prusse, 1704 (Erman).

FAR G ES (Jean), du Puch en Agenais; étudiant en théologie à l'acad. de Puylaurens, et l'un des argumentateurs, en 1666 d'une thèse de Jean Verdier (centurie tertia pars thesium théologie). 11 fut pasteur à Moncrabeau, en 1668 ; à Lacépède, de 1670 à 1685, et en 1687 il était en Hollande avec sa femme et 2 enf. (Tt 287).

— ( ) réfugié de la sénéchaussée de Né-

rac en 1686, laissant 5 enf. (Tt 267). — J. Farges, de Pey rôles, transporté en Amérique, 1687. — Fargê, manufacturier de bas, de Privas, réfugié (onze pers.) à Berlin, 1700. — Michel de Fargia, ancien de l'Isle Jourdain, 1678-83 (Tt 235 et 242); autre (Faria), ancien à l'Isle Jourdain, en 1651.

— Jean Fargier, du Vivarais, assisté à Lausanne, 1689. — Fargot, voy. Le Vasseur.

FABGUE. Ce nom trois fois inscrit dans les listes de proscription publiées en 1569 du parlement de Bordeaux (ci -dessus I col. 657 et 668) est plus particulièrement connu pour avoir été celui d'un renommé capitaine que les mêmes listes nomment seulement « Jean de Pujolz dit Jonas » et que d'Aubigné en racontant ses exploits, appelle La Mothe-Pujols (il écrit comme il prononçait : La Motlie-Pujaud). D'Aubigné nous apprend qu'il escorta Jeanne d'Albret à La Rochelle, à la tête d'une compagnie de cavalerie, en 1568, et que, l'année suivante, il combattit à La Boche- Abeille, sous les yeux de Coligny, qui le chargea de défendre Châtellerault avec La Loue.

Vers le même temps nous le voyons prendre part à l'expédition de Montgommery

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FARGUE

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