‹ La France protestante (volume 2)Chapitre 110 sur 252 · FAUCHE — FAUCHIER · texte numérisé non relu

FAUCHE — FAUCHIER

feuille royale (1795) et passa vingt ans à conspirer, avec talent d'ailleurs, contre la République, puis contre l'Empire. De 1816 à 1829 il ne cessa de réclamer le prix de tes services, et d'accuser l'ingratitude de la maison de Bourbon. En vain en appelat-il à l'opinion en publiant ses Mémoires (4 vol. in-8°, 1828). Méconnu, dédaigné, repoussé, tombé dans l'indigence, il finit en se jetant par la fenêtre.

I. FAUCHER (Jean), professeur à Nîmes [Haag, V 77]. Son père était Lyonnel Faucher marchand à Uzès, mort en 1629, et sa mère Marguerite Clérisse. Il avait une sœur, Suffren&tb, mariée le 30 août 1606, à M* Jean Roux procureur en la cour des Aides de Montpellier, et un frère, Louis Faucher mort le 30 oct. 1649, laissant un fils mineur, Jkan. Le professeur de Nîmes n'était encore que pasteur d'Uzès lorsqu'il fut député par le bas Languedoc à l'assemblée de Somroières en 1611, puis à celle de Grenoble en 1615. Il avait été pasteur à Blansac en 1597, à Fons 1598, à Montfrin 1600, à Vais 1601, à Monlaren 1606, à Usés de 1607 à 1617. C'est seulement en 1617 qu'il devint pasteur de Nîmes et il exerçait sa charge avec une telle approbation que l'église d'Uzès et celle de Nîmes se le disputèrent. Il demeura attaché à cette dernière jusqu'à sa mort arrivée au mois d'avril 1628. Il eut à soutenir plusieurs polémiques contre les papistes, notamment contre Veron, contre le père Antoine Ribes récollet, et plusieurs autres. Les traces de ses disputes se trouvent dans plusieurs écrits qu'il a fait imprimer et dont nous connaissons ceux-ci :

I. Conférence touchant la foy justifiante, agissans, d'un costé Daniel Pérol et Jean Femcher, et d'autre costé Leinard Paternay et Pierre Granger, prestres jésuites respondans; Montpellier, Jean Gillet 1611, in-8° de vni f. prél., 329 p. et un sommaire de 4 pages.

H. Exorcisme» divins ou chrestiennes propositions pour chasser les démons et les esprits abuseurs qui troublent les royaumes , par Jean Faucher ministre de N. S. J.-C. et professeur en l'église et acad. deNismes; à Nismes par la vefve de Jean Vaguenar imprimeur de la ville et de l'académie, 1625, in-8° de 12 feuill. prél. et 42 p. ; approbation, le 15 septcrah. 1626, signée Petit et Codur professeurs.

III. La Véronique ou remède salutaire contre la morsure du vrai serpent, par laquelle sont découvertes les supercheries du cartel et thèses générales concertées à Paris contre les Sophistes, et débitées par le «r Vèron, prédicateur des haies et marchez, et théologien en l'Eglise romaine ; par la vefve de Jean Vaguenar, 1625, in-8<> de vi et 91 pag.

IV. Zatharie ou de la Sainctetè du mariage des ecclésiastiques, contre l'usage des sous introduites et autres impuretez des consciences cautérisées; Nismes vefve de Vaguenar, 1627, in-8<> de 12 feuill. prélim. et 257 pages; approbation du 1er janv.

1627 signée Petit, prof.

Un Faucher qui est peut-être le fils de ce ministre (prénommé Guillaume) ou son neveu, Jean, fut pasteur de La Cal mette et ensuite, mai 1658, de S'-Pargoire.

2. FAUCHER ou Fauchier (Antoine), ministre à Mirabel, 1596 , à SuAppollinairede-Gluiras, 1603. — (Biaise) étudiant en 1596, consacré en 1597, ministre à Gluiras, 1603-20; à Si Pons, 1626; à Chambons et Sl«-Foy, 1637. — (Jacques l'ainé) pasteur à S* Ambroix, 1646 47; à La Galmette, 16504(2; à Valeraugues, 1655-56; à Navacelles, 1656-57; à Valeraugues, 1657-58; à S* Pargoire, 1658-59; à Montelus, 1659-61; chez M. de S* Privât, 1664-67 ; mort en 1670. — (Jacques) pasteur à Barrou, 1667-78. — ( ) consacré en 1656, pasteur à S1 Quentin, 1656-

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