FAUCHIER — FAUQUEMBERGUE
Venisse, » reçu habitant de Genève, octob. 1559. — « Carolus Falcherus sancti Genesii domini, » étudiant à l'acad. de Genève, mai 1677. — Francisais Falcherus gallus, étudiant chez son père à Leyde, 1698. — Antoine Faucbier « réfugié d'Auvergne, lanternier de vocation, toléré » à Lausanne, oct. 1688. — (Catharine) de Daumartin en Auvergne, réfugiée à Berlin, 1698. — Anthoine Faucher, né en 1561 à Ternay en Dauphiné, mort à Paris, ingénieur du roi, le 6 fév. 1647, quinze jours après sa femme Catherine de Lamberville. Charles leur fils, baptisé à Charenton en octob. 1611, présenté par P. de Lamberville avocat. (Isaac) frère du précédent, fils d'Antoine et Catherine, charpentier, marié à Charenton, fév. 1641, avec Renée Courtin, d'Alençon.
Pierre Faucher, charpentier, marié à Charenton, 5 mars 1673, avec Anne fille d'Abraham Pierret, architecte, et de Judith Mestayer. — Elisabeth Faucher, veuve, 60 ans, infirme, fugitive de Marchenoir, 1706. — Etienne Fauché de Montpellier assisté à Lausanne, 1713. — Marie Fatichères , de Vendosme, < tolérée à Lausanne, » avec un fils et 2 filles, nov. 1685. — Jacques Faucher eau, ministre de Montlieu, 1671-1678. — Claude Faulcheron c natif de Troie en Champaigne » habitant de Genève, janv. 1559. — Plusieurs Fauchet, de Die, fugitifs en 1708. — Bastian Faucheur « de Louviers près Rouan, tondeur de draps, » reçu habitant de Genève, 29 déc. 1572. — Anne Faucheux, assistée à Londres, 1710. — J.-J. Fauchon, de la vallée de Quint « qui vient de Francfort tout nud , assisté d'habits et de viatique pour la Suisse, » 1705 (Bourse franc.). — Jacques Fauchon du Burillon, bourgeois de Saint-Lô, 43 ans, assisté à Londres avec sa femme et 2 enf., 1706. — Jacques de Faucillon sr de Fontanilles, présent à l'assemblée de Lunel, 1613. — Marc Faucon sr de Ladevèze, id. — « A la femme de Guill. Faulcon de Lyon, qui à son mary cordonnier et deux enfans, »
1556 (Bourse fr.). Guil. Faulcon, de La Roque en Provence, reçu habit, de Genève, 1557. — R. Faucon, ministre, converti en 1604, au dire d'un pamphlet intitulé : Discours véritable en forme de dialogue touchant la religion, fait à Paris dans l'enclos de la chapelle de Braque, entre J. Le Miére natif de Caen, masson, et R. Faucon, sur-
veillant de la R. P. R.9 par un religieux Carme (Jac. Jacquet) natif de Lyon ; Paris, Binet, 1604 in-12; — Faucon, ministre de M. de la Force, 1660-69 ; de Bergerac, 1669-70 ; de Salagnac 1671 ; de Fécamp (à Maupertuis), 1675-82 ; se retire avec attestation honorable en 1685 (Tt 258); — (Jacob) de Bolbec, 34 ans, tisserand, assisté a Londres avec sa femme et 5 enfants, 1701;
— (Jacques), de Bemolon en Dauphiné, 62 ans, mort à l'hôpital de Lausanne, 1712.
— Faucon sieur de Lavabre mis aux prisons d'Alais pour participation à des assemblées religieuses, 1744 (Tt 325). — t A Lyonnart Faucquenoi recommandé par M. Orespin, xij s. » (Bourse fr. 1555). — Fauconnet, matelot saintongeois marié par un curé, P.-L. Montfort, qui fut pour ce fait envoyé aux galères, 1746 [Haag, V 77].
— (M"« veuve), enfermée au Nouv. cathol. de Blois avec ses deux filles, 1713.
Pierre-François Faukonnet, officier dans l'armée hollandaise, 1734-58. — Siméon Fauconnier sr de Pontènes, fils de André sr de Chassiquot et d'Esther de Foutenelle, épouse à Charenton Susanne fille de Théodore Virvot docteur en médecine et de Marie Mauclerc, septemb. 1635. — Deux jeunes Du Fauconnier enfermés an Nouv. cathol. de Caen, 1688. — J. Faucquereau, d'Angouléme, ministre apostat pensionné en 1675. — Fauger, ministre à Pau, 1590; (Pierre) ministre à Nostin, 1-620; à Conchez 1624-1632. — Isaac Fauger, de Béa m, 54 ans, assisté à Londres 1705. (Pierre) « d'Orthez en Béara, 55 ans, fils d'un ministre, » id. 1706. — Bertrand Faugier, ministre à Veynes, 1600- 1607; à Arvieux, 1613-16; à S»e-Euphémie, 1617 ; déchargé en 1620. — Faugére (Barons de), voy. Narbonne. — Madeleine Fougère, de S1 Vincent en Vivarais, € assistée d'un louis d'or pour une fois, » Genève, 1706. — Faugière deBussy, pasteur réfugié à Lausanne, 1690. — Faugueroles, ministre à Soudorgues, 1612.
— Isabeau ot Judith Fauguerolles , de S1 Bonnet en Dauphiné, assistées à Lausanne, allant de Genève à Zurich, 1697.
— Suzanne Faujean, de Nérac, 44 ans, fille d'un major d'infanterie, assistée à Londres, 1705.
FAUQUKMBERGUE (Jean dk), ou Foquembergues [Haag, V 78J n'était encore que proposant et lecteur de l'église de Pa-
FAUQUEMBERGUE — FAUQUIER
ris, lorsque le consistoire de Dieppe, après avoir vainement demandé pour ministre Bornage ou Le Moine, lui offrit la place, laissée vacante, de Jacques Jj>hier. Fauquembergue, qui ne devait probablement sa vocation à une église aussi importante qu'à sa parenté avec Drelincourt, dont il était le neveu l, fut installé le 31 août 1636. Précisément vers cette époque s'élevèrent les dissensions suscitées par les doctrines libérales de Moïse Amyraut et dont le premier écho retentit au synode d'Alençon (1637). Fauquembergue, esprit indépendant qui ne craignait pas la dispute, s'attira bientôt d'autres affaires. Il encourut la haine des catholiques, par ses violentes attaques contre leur religion, et l'animadversion d'une grande partie de son propre troupeau, par l'acharnement avec lequel il poursuivit Charles Ghtillot (voy. ce nom). Ses ennemis n'attendaient qu'une occasion pour le perdre ; il la leur fournit. A l'occasion du jubilé de 1653, il eut l'imprudence de publier, sans autorisation, malgré les décrets des synodes et les ordonnances du roi, un petit livre intitulé : Le grand jubilé évangèlique, apportant indulgence pléniêre de tous péchez. En huit jours, il en tira deux éditions sous les noms supposés de Leydc et de Harlem. Le succès même que cet opuscule obtint irrita les juges de Dieppe qui nommèrent, pour l'examiner, une commission composée de prêtres catholiques. On peut s'imaginer quel jugement pareils censeurs devaient porter. Le livre fut déclaré hérétique, plein de faussetés , scandaleux , injurieux , et le 24 mars 1653, intervint un arrêt qui le condamna au feu. L'auteur et le libraire dieppois, Acher (Tt 261), furent en même temps ajournés à comparaître. Heureusement pour Fauquembergue le duc de Longueville interposa son autorité. Il en fut quitte pour signer une déclaration portant qu'il n'avait pas eu l'intention d'offenser les catholiques ni de troubler leurs dévotions. Cette leçon parait l'avoir rendu plus modéré. Il renonça à la polémique pour s'occuper d'un manuel de dévotion, fort estimé dans le temps, qu'il mit au jour sous le titre de Voyage de Bèthel ou devoirs de Verne fidèle en allant au temple, avec les
1 Par son mariage, en 1637, avec Elizabeth Le Pin fille de Pierre Le Pin et de Marie Drelineonrt (Reg. de Charenton).
préparations, prières et méditations pour participer dignement à la sainte Cène, par divers auteurs [J. de Foquembergues, Michel Le Faucheur, Samuel Durant, P. Du Moulin, Raymond Gâches], Charent., Lucas, 1665, in-12; Paris, 1670, in-18; Charenton, 1674 in-12, Genève, 1712; La Haye, 1754, in-8°. — Nous ne lui connaissons d'autre descendant que son fils Jean sieur du Fayel qui épousa à Paris en 1683, Suzanne -Hélène fille d'André de Caillouè sieur du Coudray et d'Hélène des Abreuvoirs.
À la même époque, un autre ministre du même nom, probablement frère aine du précédent, Louis de Fauquembergue, exerça les fonctions pastorales à Houdan et à Senlis. Le synode provincial de l'Isle-de- France le déposa et finit par l'excommunier à cause du trouble qu'il sema dans cette dernière église par sa vie désordonnée, ainsi que du scandale qu'il avait donné en continuant ses fonctions malgré sa déposition et en appelant de la décision du synode à la justice séculière. Le repentir qu'il témoigna et la promesse qu'il fit d'arrêter les poursuites engagèrent le synode national de Loudun à user d'indulgence. L'excommunication fut levée et la déposition commuée en une suspension de six mois. En même temps, le synode chargea Pages ministre de Château-Thierry, et Sarrau ministre de Meaux , de se rendre à Senlis pour y rétablir la paix. Cette polémique donna lieu à divers écrits parmi lesquels on en conserve deux où le ministre incriminé se défend en bon style (Bibl.nat. L d 176) : 1° Lettre circulaire du sieur de Fauquembergue, ministre à Senlis, à ceux qui sont de même religion, particulièrement à Paris, avec le factum du procès où il a été tiré à la Cour pour sa justification (s. 1.), 20 pag. in-8o datées du 29 mars 1657. — 2<> Seconde lettre circulaire du sieur de F.; 27 p. iu-8o datées du 17 avril 1658. Louis de Fauquembergue fut appelé dans la suite en Bretagne (Tt 284). Il desservait l'église de Dinan, lorsque le temple fut démoli, eu 1665. Il était mort à l'époque de la révocation de redit de Nantes. Sa veuve, Madeleine de Lomé, tombée dans une extrême misère, abjura pour obtenir quelques secours.
FAUQUIER (Fulcrand), ministre au Pignan, 1597.
FAURE
1. FAURE (Clemens) « natifz de la ville de Sauveterre en Bazadoys, • reçu habitant de Genève, joill. 1555. — (Jehan) « cor danier natifz de Nismes, • id. septemb. 1555. — (Jacques) « cousturier, natifz de Roybon en Daolphiné, » id. mai 1559. — (Pierre) < laboureur, natifz de Brecy en Daolphiné au dioc. de Vienne, > id. 1559. — (Guyon) « de Laborel au pais de Daulphiné, t id. nov. 1559. — (Valentin), de Boordeaux, id. déc. 1572. — (Jacques fils de Noël), de Dombes, cousturier, id. déc. 1573. — (Louis), de Grenoble, cordonnier; id. fév. 1574. — Divers Faure en Dauphiné, à la Révocation, dont l'un pendu en 1694. — Quinze familles fugitives de la même province, de Chatillon, Montmor, La Motte de Chalençon, La Mure, Troisclous, La Baume, Ghamaloc, Die; autres de Montpellier et d'Orange; la plupart allant en Brandebourg, assistées en passant à Lausanne, 1688-1700. — Faure, famille rocheloise à laquelle appartenait Jean Faure, écuyer, sr du Chiron (petit-fils d'André, maire en 1529). Il était conseiller au présidial et mari d'Elisabeth Viette. Il abjura, mais laissa de nombreux descendants fidèles à la Réforme. — (Jean), d'Aunix, 70 ans, chirurgien, assisté à Londres, 41. st., 1705. — Diverses dii«» et dame Faure enfermées aux couvents des Filles de la foi à Pons, 1728 et 1746; des Filles de la foi à Saintes, 1729 ; de Notre- Dame à Saintes, 1731 et 1746. — (Olivier) mis dans les prisons de Cognac en 1746.
2. FAURE (Antoine), originaire de Caraman, était étudiant en théologie à Genève (Antonius Faber carmagnensis) en 1563.
On le trouve pasteur à S1- Amans en 1587 et il quitta cette église pour celle de Briatexte au mois de septemb. 1591 (Pradel Mém. de Gâches). Il avait épousé Catherine Bardon, de Montauban. Par contrat du 26 mai 1601 (Lissarague, notaire à Castres) il constitua l'acad. de Montauban son héritière. Il resta ministre de Briatexte jusqu'en 1606. — (Vincent), ministre à Sauzé 1614-1620; au Vigean en Poitou, 1618- 1626. — (Jean) ministre à Venterol en 1620. — (Salomon) étudiant à Die, consacré en 1614; ministre à Venterol, 1614-20; à Villeneuve de Berg, 1623 ; à Privas, 1623- 26; à Veynes, 1630; à Romans, 1649; à Dieu-le-fit, 1632-55. — (Isaac) natif d'Archiac en Saintonge, étudiant à l'académie
de Montauban et l'un des argumentateurs de la thèse de Jean Verdier intitulée De seientia animœ Christi; il fut pasteur à Taillebourg de 1667 à 1676. — (David) de Die, étudiant à Genève en 1660; ministre à Payols, 1669; à Die, 1678; à la Baume Corni liane, 1684; apostat en 1685. — (Paul), pasteur condamné à mort à Grenoble, en 1746.
3. FAURE, famille distinguée du Languedoc, divisée en deux branches qui ont appartenu Tune et l'autre à la France protestante [Haag, V 79].
I. Branche de VUlespassans. Le premier qui embrassa les doctrines de la Réforme parait être Jean de Villespassans, sieur de La Boulbène, dont la sœur, Jeanne, épousa Jean de Comeillan. On ne connaît d'ailleurs aucune particularité de la vie de ce Jean, si ce n'est qu'il se maria avec Marguerite de Durant qui le rendit père de quatre fils et une fille : 1° Guillaume, sieur de La Boulbène, qui n'eut pas d'enfants de sa femme Séguine de Pardiés; — 2o Jacques, qui épousa, en 1611 , Ësther de Nadal et mourut sans postérité ; — 3° Jean ; — 4» Isaac; — 5° Judith, mariée en 1595, avec Jean de Durant, sieur de Las Vouâtes.
II. Branche de Montpaon. Julien de Faure habitait Ganges, lorsqu'il épousa, en 1555, Alix du Bousquet, fille de Jean Du Bousquet, président en la cour des aides de Montpellier, et d'Honorade de Boucard, dont il eut : i° Louis, dont la destinée est inconnue; — 2<> Pierre; — 3<> Salomon, qui suit; — 4<> Marguerite.
Salomon de Faure, baron de Montpaon, fut destiné par son oncle, le président Du Bousquet, à la magistrature, et après avoir terminé ses études en jurisprudence, il fut nommé, en 1587, conseiller en la Chambre mi-partie de Castres. Il épousa, en 1601, Bernardine de Favier, fille de Claude de Favier , conseiller du roi et lieutenant particulier en la sénéchaussée de Beaucaire et de Nismes, et de Bernardine d* A irebaudouse. De ce mariage naquirent : 1<> Claude, qui suit ; — 2° Jacques, sieur de Tournadoux, puis de Boumens, qui épousa Marguerite de Fontanier, dont il eut Salomon, sieur de Boumens, marié à Blanche de Falguerolles; — 3» François, sieur de Fundamente, conseiller au parlement de Toulouse, qui remplit auprès de plusieurs synodes provinciaux du Yivarais et du
FAURE — FAUREAU
Bas-Languedoc les fonctions de commissure du roi. Nous avons en entre les mains quelques-uns des procès-verbaux qu'il adressa en cette qualité au secrétaire d'Etat. Parent et ami de Pèlisson, qui lui dédia son histoire de l'acad. française, François de Paure fut un des premiers membres que les fondateurs de l'acad. de Nîmes s'adjoignirent , et il contribua à assurer à celte savante compagnie une existence légale. Il a laissé en mss. un traité sur la Science des médaille*, ainsi qu'une trad. de l'Epître d'Aristenète sur le luxe et la mauvaise humeur des femmes, et il s'occupait d'une trad. de Quintilien, lorsqu'il mourut en 1686, n'ayant qu'un fils nommé Jean ; — 4<> Bernardine, femme, en 1635, de François d'Usson, seigneur de La Grange ; — 5° Madeleine, mariée en 1641, à Jacques d'Espérandieu, sieur d'Aiguefonde et coseigneur d'Hautpoul.
Claude de Faure, baron de Montpaon, fat nommé en 1629, sur la résignation de son père, conseiller à la Chambre mi-partie alors établie à Beziers. Il avait épousé, en 1018, par contrat passé devant Antoine Massip, notaire à Beziers, Isabean de Juges, fille de Paul de Juges, baron de Frégeville, conseiller en la Chambre de l'édit, et d' Isabeau de Beauxhostes. Il mourut en 1653. Par son testament, il légua 200 liv. à l'église de Castres et 100 à celle de Puylaurens pour l'entretien des ministres. Il laissa entre autres enfants : 1° Salomon, baron de Montpaon , conseiller en la Chambre mi-partie à Castelnandary, par provisions du 28 octobre 1653, lequel épousa, en 1664, Marguerite de Bar de Mauzete, et mourut, après 1704, sans postérité; — tp François, qui suit; — 3° Isabbau, mariée, en 1664, avec Jean de Bar, baron de Mauzac, qui, après trois années de détention dans la forteresse de Pierre-Encise, fat rendu à la liberté en 1688, et se réfugia à Genève. Gratien de Bar, baron de Mauzac, reçu bourgeois gratis, le 26 mars 1700, était son fils.
François de Faure, sieur de Saint-Maurice, fut nommé, en 1677, conseiller en la Chambre de l'édit séant à Castres ; il se convertit, et son apostasie lui valut une pension de 1500 liv. Nous avons raconte ailleurs avec quel acharnement il disputa à Henri de Vignolles la succession de la veuve d'Antoine de Cotelier (Voy. IV, col. 740);
nous ajouterons ici que ses dénonciations étaient d'autant plus odieuses, que luimême, malgré ses protestations, n'était rien moins que converti sincèrement. Sa femme, Louise de Carlot, fille de Pierre de Carlot, baron de Cestayrols, conseiller en la Chambre de l'édit, et de Marie de Touhuse-Lautrec-Saint-Germier, était surtout suspecte ; aussi , en 1699 , leur enleva-t-on leurs enfants (M 670). François de Faure mourut, en 1728, doyen du parlement de Toulouse. Ses descendants existent encore ; mais ils professent la religion romaine.
FAUREAU (Jérôme) ancien de l'église de La Rochelle, 1583; — (Jean), de La Rochelle, étud. en théologie à Mon tau ban, un des argumentateurs de la thèse de J. Verdier intitulée Disputatio secunda de libro vite, 1667. — (Jacques), brasseur, réfugié (8 pers.) à Mannheim et Isaac, tabatier, id., 1700; — Paul Faurette, ouvrier en laine, de Crest en Dauphiné, réfugié avec sa famille à Magdebourg, 1698. — Jeanne Fauriau, enfermée au couvent des religieuses de Sl-François de Thouars, 1731. — Antoine Fauri, de Rodes en Rouergue, reçu habitant de Genève, 25 déc. 1572. — Catherine Faurie, assistée à Londres, 1702; Daniel Faury, id., avec sa femme et 2 enf., 1710. — Valerian de Fauris, à Manosque en 1562, « ayant esté meurtri et enseveli, fut désente rré et donné aux chiens > (Crespin). — Gabriel Fauriel, du Yivarais, dit Lassagne, proposant en 1726, pasteur du désert, pris à Vernous en 1740 (voy. E 3502) et mort d'une blessure qu'il reçut en cette circonstance. — Autre, pasteur de l'église française de Plymouth en 1734, de Stonhouse, de 1741 à 1760. Pierre Fauriel, du Vivarais, étudiant présent au synode des hautes Cévennes en 1756. — Elisée Fauriès, pourvu de l'office de procureur en la Chambre de l'Edit de Languedoc, le 25 nov. 1666. Il avait épousé Anne Escale qui lui donna : lo Jeanne, 7 sept. 1621 ; — 2<> Marie, présentée au baptême par Jean Escale, notaire des Foumials, à la place du comte de Montfa et par dame Louise de Peiregourde. daine de Maugeron, le 13 nov. 1652; — 3o Anne, 1657 ; — 4° Claudine, 1653; — 5o Isabeau, 1662 ; — 6<> Françoise, 1663 ; — 7<> Elisée, le 14 janvier 1666;— 8° Jean, 3 avril 1667. Ce dernier fut présenté au baptême, à Castres, par Jean Escale, cou-
FAUREAU — FAUST
sin de Fauriès, habitant Chambaud, dans le commandement de Toland, au comté de Crassal, en Vivarais.
FAURIN (Jean), marchand chaussetier à Castres [Haag, V 80], auteur de Mémoires ou pour mieux dire d'un Journal dont quelques extraits ont été insérés dans les Pièces fugitives d'Aubaïs. Ces mémoires, ou journal, donnent un détail exact et circonstancié de tous les événements qui se sont passés à Castres ou dans les environs de 1559 jusqu'à 1602. On sait d'ailleurs peu de choses sur la vie de J. Faurin. Il épousa, en 1561, Madeleine Bousquet, qui mourut en 1583, après lui avoir donné dix enfants, et Tannée même de sa mort, il se remaria avec Judith Benachèse, nièce du chaussetier Guillaume Donadieu. Son frère Antoine, qui exerçait aussi l'état de chaussetier, mourut, en 1574, à Roquecourbe, où il s'était réfugié à la Saint-Barthélémy. Les habitants de cette ville avaient été, en effet, les premiers de tout le Castrais à revenir de la stupeur causée par la nouvelle des massacres de Paris. Conduits par Les Fosses, La Domerguie, Les Mêliez, Griffoulières,La Loubatière et Auriol, ils s'étaient rendus maîtres du château qui dominait leur ville, et ils avaient offert dans leurs murs un sûr asile à leurs coreligionnaires des environs. Voy. t. II col. 920. Le journal de Faurin a été publié in extenso, d'après le manuscrit original et avec notes, par M. Charles Pradel, à Montpellier, 1878, in-4<> de 2(38 p.
FAUftON (Marie), fugitive de Charnalot près Die, 80 ans, morte à l'hôpital de Lausanne, oct. 1700. — Faussard ou Foussard, famille française, réfugiée à Yverdun en 1573. — Faussetelle, ancien de l'église d'Issigeac au synode de Leyrac, nov. 1661.
FAUST (Jean), docteur en théologie, né à Strasbourg, le 22 sept. 1612, mort d'apoplexie, le 1er juillet 1695 [Haag, V 80]. Faust, après avoir terminé ses études théologiques dans sa ville natale, alla visiter les universités étrangères pour perfectionner ses connaissances, «et à son retour, il fut nommé pasteur à Ensisheim. Quelque temps après, il fut appelé à Strasbourg comme professeur de logique et de métaphysique. Placé sur un plus grand théâtre, il put mieux faire valoir ses talents. Il prit le grade de docteur en théologie et fut nommé professeur de théologie, doyen du
chapitre de Saint-Thomas et inspecteur du gymnase de Saint-Guillaume. On lui doit un grand nombre de dissertations sur toutes sortes de sujets ; mais Jôcher, qui en donne une liste, d'ailleurs incomplète, n'indique pour aucun de ses écrits, non plus que pour ceux de son frère, le lieu ni la date de l'impression, ni le format. Nous suppléerons, pour quelques-uns au moins, à ces omissions, au moyen de la Biblioth. théol. de Lipenius et de la Bibl. sacrée du P. Lelong.
I. Dispp. de euporiâ. — II. De divine motione, ex Act. xvi, 28, Argent., 1664,
in-4°. — III. nipi ri;; tgu aftcô Trvtûuarec ix7rcptuaiû>;. — IV. De actu signato etexercito. — V. Ad Verba Pétri Epist. I. cap. iv. vers. 11. — VI. De principio. — VII. De providentid quatenus è naturâ ianotescit. — VIII. Ad verba Pétri : El m XaXel w; Xo-yia 0£oO. — IX. De gloriâ tmmutabilitatis Spiritûs Sancti. — X. De felicitatis amplitudine ad mentent Aristotelis. — XI. De extramundanâ prsesentiâ Dei in spatiis imaginât lis. — XII. Dissert. iv de axiomate sacramentali : Nihil habet notionem sacramenti extra institutum à Christo usum. — XIII. Examen canonis :
Nullus syllogismus constet pawioribus aut pluribus terminis quàm tribus. — XIV.
Dissert, contra Panstratiam Chamierii de sacra cœnâ. — XV. De inde pendent id. — XVI. Examen theologue gentilis, quam docuit Aristoteles, 2e édit., Lips., 1668, in-4°. — XVII. Der Friedensiceg . Lipenius, qui ne mentionne pas la plupart de ces écrits, cite, au contraire, les deux suivants qui ont échappé à Jôcher : XVIII. De omnipotentùi Dei, Argent., 1662, in-4<>, et XIX. De oraculorum defectu, Argent., 1669, in-4o.
Frère de Jean, et comme lui, docteur et professeur en théologie, chanoine de Saint- Thomas et président de la compagnie des pasteurs, en 1696, Isaac Faust naquit à Strasbourg, le 10 juin 1631, selon Jôcher. Il possédait si parfaitement le grec et l'hébreu, qu'il parlait ces deux langues avec une grande facilité. Il mourut à Strasbourg, le 30 nov. 1702. On a de lui un grand nombre de dissertations :
I. De communicatâ Christo homini potestate, Matt. xxvm, 18, Argent., 1668, in-4°. — II. De prima rerum creatione, Gen. î. Argent., 1671, in-4°. — III. De
FAUST — FAUTEREL
Jssu-Christo Deo vero et Abrahami (Mo, Gen. xxiv, 2, 3, Argent., 1676, in-4°. — IV. Dissertât, m de verbis : Quia anima tamis in sanguine est, Levit. xvn, il ; Psalm. iv, 2. — V. De vocibus D*p et ^ItG fl<* Psalm. xix, 5 et xxh, 17. — VI. Disputât, ni de titulo psalmi xxxiv Davidis : Cum immutaret ipse gustum, etc., tu aUegoricâ Augustini exposition*. Argent., 1700, in-4o. — VII. Dissert. m in Prov. xvi, 4. — VIII. De fide et opérions ad Prov. xvi, 6. — IX. De immortalitate primi hominis ad Sap. h, 23. — X. In Sap. xi, 22. — XI. De pétitions quintâ ovations* dominiez ad Matt. vi, 12. — XII. De adorando SS. Trinitatis mysterio ad Matt. xxviii, 19. — XIII. In Luc. xxii, 15. — XIV. De Christo vero Deo ad Joh. i, 20.
— XV. De ostio Ecclesiœ ex Joh. x, 7 ; prelo Kiliano, 1656, in-4o. — XVI. De proprio Dei sanguine ad Act. xx, 28. —