‹ La France protestante (volume 2)Chapitre 120 sur 252 · FÉLIX · texte numérisé non relu

FÉLIX

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04, Anne-Ève fille de Gédéon Le Bade Metz ; mort en 1768 à 82 ans.

JCIAN. Marie Féliciane massacrée rières en 4562 (Crespin, 679a). — te, Matthieu, Daniel, Louis et Jean in, condamnés à l'amende pour parion à une assemblée religieuse suri Cabrières, 1736 (Tt 236). - M"e in, de Cabrières, enfermée au coule la Propagande à Aix, en 1745 16).

JNARD (Jacques), de Tulette en iné, assisté en passant à Genève lier en Hollande, 1704. — Jean Fée Massillargue, reçoit diverses assisa Genève en 1705 et 1711. La veuve md Félines de Massillargues, réfugiée sel, 1698. — Jacques Felip, de ellier, assisté à Genève d'un viatiour l'Allemagne, 1705. — Simon de Dieppe, étudiant en théologie à de Montauban, 1650 ; l'un des artateurs sur une des Disputât iones \icm d'Ant. Garissolles (p. 65 et 104): if apocrypkis in tpecie; consacré en pasteur à Lintot, 1660-69 ; à Bolbec, 15; lors de la révocation de l'édit in tes, il se réfugia en Hollande VII, 431) et y mourut en 1689. — T Jacques Fellet, de la Coste-St-An- Dauphiné, cordonnier, » 86 ans et *, mort à l'hôpital de Lausanne, 11 689. » — Jehan Felleu, du pays de , reçu habit, de Genève, août 1547.

are et Jehan Fellon frères, « orfèle Soisons en Picardie, > id., mai — (Anne-Marie), du Quesnoy en Haiprosélyte, 37 ans, femme d'un méavec sa fille très infirme, assistée à es (5 1.), 1705. — Susanne Felonde Touraine, 50 ans, fille d'un mar- -grosseur, id., (4 1.), 1706.

J0T (Jean), sieur du Ponceau , V 89], originaire de l'Anjou, docn médecine et l'un des médecins de le de Navarre. C'était selon La Croix ine • un homme fort docte en grec, losophie et es mathématiques, » qui composé tant en latin qu'en français tables et autres recueils très doctes int la médecine. » En 1584 il vivait ns, circonstance qui porte à croire s'était converti. — Pierre Feloz, f de Pontarlier en inontaigne, » reçu nt de Genève, juill. 1549.

FENNE (François de), professeur de langue française à l'acad. de Leyde [Haag, V 89], mort vers 1710, a publié en latin une grammaire française qui n'eut pas moins de sept éditions de son vivant.

Après sa mort, Jean-Baptiste Boucher de Begnicour, professeur de langue française à Utrecht, y fit quelques corrections et additions, en s' aidant des récents travaux de Régnier des Marais, et en publia deux nouvelles éditions qui eurent autant de succès que les premières. La dernière et la meilleure porte le titre de Institutio linguse gallicœ, prœceptis brevimmis ac ordine meliori restitutis, à F. de Fenne priùs comprehensa : nunc nova édita ac denuô recognita, diligenter emendata, et perplurimis hactenùs desideratis observationibus locupletata à J.-B. Boucher de Begnicour, philosophiœ et liberalium artium magistro. Accedunt ejusdem F. de Fenne Ratio benè scribendi litteras rive epistolas : Indiculus dictionum atque phrasium, et Colloquia nonnulla, Lugd. Bat., 1713, in- 16. — De Feneste, secrétaire de l'assemblée politique de La Rochelle, 1621. — Isaac Fenet, pasteur dans l'Agenois, 1598-

1. FER AND (Jacques), étudiant à Genève (Jac. Ferandus pignacensis), fév. 1566. — Samuel fils de Jean Ferand de Manosque en Provence, mort à l'hôpital de Lausanne, 1691. — (Jean), ministre de Nérac en Guyenne, réfugié en Allemagne avec ses 2 enf., pasteur de la colonie de Clèves, 1698.

— Jean Fèrandi, ancien de Manosque, 1612 [X 290]. — Mme de Férandrie, mise au château de Saumur, 1699.

2. FERRAND (Jacques), du dioc. de Nyce, reçu habitant de Genève, août 1554.

— (Jehan), natif de SMjermain de Calberte en Gévandan, id., nov. 1554. — (Bertrand), de Romans, drapier, juin 1558. — (Yvon) du Perche, « lacquay du sr d'Avantigny, » id., oct. 1572. — (Claude), de St- Marcellin en Dauphiné, id., juill. 1674. — Martin Ferrant, « torneur, natif d'Orléans, » id., oct. 1558. — t Un bon personnage nommé Ferrand, autrement le seigneur Dusson, lequel s'étant quelque année auparavant 1562, retiré de Lausanne à Loudun, avoit esté envoyé es quartiers de Tlsle Bouchard [en Touraine] pour là catéchiser et instruire grand nombre de simples gens, dont il s'acquitta très fidèlement

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et heureusement. » (Creejrin, 655 c). D fat tué peu après, 1562, à l'instigation de son propre frère, officier du duc de Montpensier. — Moses Ferrandus clairacensis, étud. en théol. à Genève, avril 1596. — Elie Ferrand, de Larochefoucaud (Elias Ferrandus rupiphucaldiensis philosophi»

studens), étudiant à Genève, 1685. — Isabeau de Ferrand, veuve de Jean de Bayle, déclare, à son lit de mort, qu'elle veut vivre et mourir dans la religion réformée, « nonobstant l'abjuration qu'elle eut faite jadis; le parlement de Toulouse la condamne comme relapse, 1699 (Arch. du Tarn, B 121). — Guillaume de Ferrand, chevalier, chambellan du roi de Prusse en 1724, puis rentré en France.

3. FERRAND (Daniel), étudiant en théologie à Genève (Dan. Ferrandus vasco) en 1608 ; pasteur de La Parade [Haag, V92], donné à l'église de Bordeaux en 1623, fut député par la basse Guienne au synode national d'Alençon, qui le chargea de présenter au roi, avec Oigord et Cèrisy, le cahier des plaintes des églises. C'est lui qui porta la parole ; la harangue qu'il prononça, en cette occasion, suivant le style pompeux alors à la mode, commençait ainsi : « Puisque les rivières, qui ont leur source dans l'Océan, y retournent pour lui païer leur tribut, c'est avec bien plus de raison, que vos très-humbles et très-obéissants sujets, les ministres et anciens assemblés, par votre autorité roïale, dans un synode national, viennent rendre dans votre sein roïal les profonds ressentimens et les éternels remercîmens de toutes leurs âmes, pour tant de faveurs, etc. > Les instructions des trois députés portaient qu'ils réclameraient contre la défense faite aux ministres de prêcher dans les annexes ; contre la prétention, émise par le gouvernement, de faire valider le baptême administré par les sages-femmes ; contre un décret du conseil privé, qui ordonnait aux protestants de tendre leurs maisons. Ils devaient, en outre, tâcher d'obtenir que le gouvernement se chargeât des frais de la tenue du synode. Le cahier des plaintes s'étendait principalement sur l'inexécution de TÉdit de grâce en plusieurs provinces. Le culte réformé n'avait pas été rétabli, ou avait été aboli, dans une quarantaine de localités. On avait enlevé aux protestants un grand nombre de temples et de cime-

tières, et le clergé romain cherchait à las dépouiller de plusieurs autres. Dans le pays de Gex, l'intendant de Bourgogne les excluait même des hôpitaux. On les forçait, contrairement aux prescriptions de Tédit de Nantes, à tendre eux-mêmes leurs maisons ; on les contraignait à subvenir aux frais du culte et à l'édification des églises catholiques; on leur enlevait leurs enfants pour les baptiser et les élever dans la religion romaine, témoins la fille da pharmacien Redon et celle de Gilles Conant, âgée de deux ans, qui, attirée dans un couvent, y avait été retenue, malgré les réclamations de sa mère. On inquiétait les protestants dans la jouissance de leurs collèges et de leurs écoles, telle l'université de Ntmes, qui avait été fermée. On interdisait aux ministres certaines localités pour habitations; on chassait même de certaines villes les artisans réformés ; on soumettait les ministres, malgré les édite, à monter la garde, à loger des gens de guerre, à payer des taxes illégales; on retenait des protestants aux galères, malgré l'amnistie ; on restreignait arbitrairement la compétence des Chambres de l'édit, et sous ce rapport, c'étaient les parlements qui violaient le pins audadensement l'édit de Nantes. On excluait les protestants de la plupart des charges et même des métiers. Le parlement de Navarre s'immisçait dans les affaires ecclésiastiques, et défendait l'appel aux synodes nationaux. Enfin le roi avait cessé de contribuer à l'entretien des ministres de la religion réformée, bien que les protestants fussent toujours obligés de payer la dîme aux ministres catholiques. — En présence de semblables plaintes, qui oserait prétendre que le gouvernement de Richelieu fut modéré envers les protestants?

FÉRART (Jacques) de Longny près Chartres, reçu habitant de Genève, mars 1559. — La veuve de François Feras, de S'-Laurent-du-Cros en Dauphiné, « allant aux vallées par les Grisons avec 4 enfants, » assistée à Lausanne, 1690. — David et Pierre Fèrat, de Gap, frères, assistés, id. allant en Allemagne, 1697. — Pierre Féraut (en Provence, 1562) ; « le menèrent au lieu de Champtorcier ou ils le harquebouzèrent et après sa mort lui donnèrent vingt coups de dague (Crespin, 676 d).

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FÉRAUD. Isaacus Peraldus castilionen sis, étudiant en théologie à l'acad. de Genève en 1564. Isaac Féraud pasteur de l'église de Ghastillon en Diois et annexes, en 1603, professeur en théologie à l'acad. de Die en 1609; pasteur à Orpierre, 1620; à Château-Dauphin et Rosans, 1626 ; à La Mure, 1637. — (David) de Si-Laurent du- Gros, assisté à Lausanne, 1691. — (Philibert) du haut Dauphiné, prosélyte, assisté à Genève, allant à Berne, 1698. — Simon Ferrant, de La Rochelle, cordier, assisté avec femme et enfant, à Londres, 1705. — Daniel Fèraudel, pasteur à Lavardac (Agenois), 1620.

FÉRAY. Au mois de septembre 1562 on Jean Feray fut compromis, avec le commandant de l'artillerie du Havre, le bailli de Dieppe, un Bochart receveur de Rouen, et plusieurs autres [Haag, V 38 a], comme ayant pris part aux négociations tendant à mettre les Anglais en possession du Havre, pour favoriser les opérations de l'armée protestante qui tenait alors la campagne sous les ordres du prince de Gondé. Ses compagnons et lui coururent danger de mort comme criminels de lèse majesté. Il est difficile de ne pas voir dans ee Féray, bien que nous n'ayons aucun antre renseignement sur lui, un ancêtre des Féray qui brillaient au Havre, vers le milieu du siècle suivant, comme une puissante famille de commerçants armateurs.

Un autre Jean Féray, « le premier au Havre, dit-on, qui entreprit le commerce des colonies, épousa (5 juin 1650) Rachel Avril, dont il eut quatre fils et deux filles. L'aîné des fils, Jean, né en fév. 1658 et baptisé au prêche de Sauvic par le pasteur Baudoin \ épousa au temple de Charenton, en juin 1685, Marie Falaise, veuve d'Abraham Cossart, de Fécamp. Le second, Henry Féray, se réfugia à Dublin.

Jacob, le plus jeune, épousa, à l'église catholique d'Etretat, en juin 1696, Marie fille d'Abraham de Pimont, bourgeois du Havre. Il avait subi la conversion forcée. Ce Jacob fut un riche et grand commerçant qui parait avoir frayé le premier au commerce français la route du Sénégal. Il usa généreusement de sa grande fortune pour aider le gouvernement à l'apaisement

1 Jean Baudouin, étudiant a Sedan en 1622, pasteur ao Ha?re de 1624 a 1660, Conf. ci-deei, t. V, col. 382, lig. 5 en rem.

d'émotions populaires suscitées en Normandie par la famine, en 1705 et 1706. Il arma à ses frais (1707-1711) des frégates, la Flore et YAmaranthe, pour escorter les navires qui allaient de Bretagne en Picardie porter des grains pour la subsistance des armées de Flandre. Louis XIV, dans ses moments de revers, ne dédaignait pas de s'adresser aux négociants huguenots pour ses emprunts. Jacob Féray était vénéré dans sa ville du Havre où l'on montre encore sa maison, sur le grand quai, • la grand'niaison, » et bien que converti, la rigidité protestante lui restait. Un jour il apprit que les Anglais avaient capturé dix de ses navires ; il ne dit que ces mots : Le Seigneur avait donné, le Seigneur a ôté ; que son saint nom soit béni. Il eut 8 enfants : Jean marié à dite Le Berquier ; Thomas marié à d|le Hénault (un fils, Thomas-Jacob et 3 filles) ; Danibl marié lo à d1!« Bichot de Dieppe, 2° à miss Stewart (un fils unique mort jeune) ; Jacob marié à d"* Anne Massieu, de Cacn ; Pirrrr marié à Henriette Lefevre; Benjamin marié en 1763 à d»« Oursel de La Vellière (une fille unique mariée à M.

Brière de Lesmont); Marie, épouse en 1720 de Samuel van Robais ; et Elisabeth, épouse en 1728 de Salomon van Robais.

Jacob (1700-1747) et Anne Massieu (morte en 1763) eurent 10 enfants dont trois seulement survécurent, deux filles et un fils : J.-B. Antoine, qui survécut aussi à tous les fils de ses cinq oncles, et épousa, 6 juill. 1766, sa cousine Henriette Féray, fille de Pierre et d'Henriette Lefèvre, d'Elbœuf. Ce Pierre s'était établi à Rouen en 1744 après un assez long séjour à Cork en Irlande ; un des ministres du roi, M. de Machault, le chargea en 1752 et années suivantes de l'approvisionnement de Paris et de la Normandie pour les grains, commission qui lui fit courir des dangers et lui valut des lettres d'anoblissement. Son gendre, J.-B. Antoine, continua la maison, fut un des grands armateurs du Havre et mourut en 1798 en son château de Graveron près Évreux. 11 laissa deux fils : lo Pierre, armateur au Havre, marié à d"e Eulalie de La Haye-Descours, dont deux filles (Mme Sylberman ; M"* Ch. Labouchère) et un fils L )Uis-Léon, marié en 1847 à dite Camille fille du baron Deffaudis; 2<> Louis marié en 1797 avec d"e

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