FÉLICE — FÉLIX
il s'éleva à l'un des premiers rangs parmi les orateurs du réveil orthodoxe protestant. Strictement orthodoxe par le fond, sa prédication fut toujours très classique par la forme... ; aussi bien la longueur de ses sermons était proportionnée à l'intensité du travail : l'orateur se plaisait à dire dans l'intimité qu'il lui fallait bien une demi-heure pour pré|»rer son auditoire et une heure au moins pour le convaincre. » Voici les principaux écrits qu'on a de lui : Réflexions sur les rapports de la religion chrétienne avec notre situation présente, 1831, in-8°. — Du ministère êvangèlique dans son rapport avec l'état actuel des églises réformées, 1832, in-8«. — Discours prononcé à l'ouverture de la chapelle êvangèlique du Havre ; 1831, in-8-. — Le comte Jean-Frèd. Struensèe, biographie religieuse, avec portrait, 1838, in-8°. — Aux pères et aux mères sur l'éducation de leurs enfants ; Toulouse, 1840. — Appel d'un chrétien aux gens de lettres, 1841, in-12.
— Im voix du colporteur biblique, Paris, 1814, in-12. — Émancipation immédiate et complète des esclaves. Appel aux abolitionnistes, Paris, 1846, in -8°. — Histoire des protestants de France depuis l'origine de la Ré formation jusqu'au temp* présent ; Paris, 18*50, in-8». Cet ouvrage a eu sept éditions et a été traduit en quatre langues.
— Les vieillards. Deux sermons précédés " d'une notice sur l'Asile des vieillards de Toulouse, 1863. — Histoire des synodes nationaux des églises réf. de France, 1864, in-18. — Droits et devoirs des laïques (trois conférences) ; Paris, 1864, in-18. — Appel en faveur des noirs émancipés dans les États-Unis, 1865. — M. Guizot, sa candidature au Conseil presbytèral de Paris ; 1865. — Etienne Grellet evangè liste français au XIX siècle ; traduction libre de l'anglais, Toulouse, 1867, in-12. — G. do Félice fut en outre un assidu collaborateur des Archives du christianisme, du Semeur, de Y Espérance, du journal La Presse, du New- York Observer et de VEvangelical Christendom. — La part si honorable qu il prit à l'abolition de l'esclavage fut de toutes ses œuvres celle qui lui tint le plus à cœur. Ce fut lui qui rédigea, en 1846, la fameuse pétition française pour l'abolition. Du inoins connaissonsnous des lettres où le député Scbœlcher lui écrivait (13 fév. 1847] : « Je viens vous
prier de m'envoyer une on deux douzaines de votre pétition, s'il en reste encore... le croyais faire chose très adroite en tirant à 200 exempl. mon article où je la résume, mais je me suis trompé ; beaucoup de ceux à qui on s'adresse demandent le texte ; s'il vous en reste donnez-m'en. » On a pins d'une fois appelé Guill. de Félice • le Lamartine de la théologie. »
Il avait un frère, Jean-Daniel, né en 1805, pasteur, longtemps directeur du collège de Sie-Foy, et deux fils qui continuent ses travaux : 1° Théodore, auteur d'une thèse sur La notion delà foi d'après les enseignements de S. Paul (Montauban, 1863), aujourd'hui pasteur à Orthez ; il a publié en 1873 un vol. des Sermons de son père et en 1878 (3* éd. 1879) un Catéchisme à l'usage dès écoles primaires. %o Paul , auteur d'une thèse sur L'unité de V Église et S. Cyprien (Montauban, 1871) et d'une thèse de licence sur VOctavius de Minucius Félix, pasteur d'abord à Mer, aujourd'hui à Chartres et auquel on doit déjà plusieurs ouvrages historiques : Denis Papin ; Blois, 1879. — Lambert Daneau (thèse de doctorat) ; Paris, 1882 (Voy . ci-dessus, V 91). — Mer (Loir et Cher) ; son égUm réformée; établissement, vie intérieure, décadence, restauration; Paris, Fischbacher et Grassart, 1865, in-8<> de xvi et 301 p. ; La Réforme en Blaisois, Orléans 1885.
FÉLIX (Jean de), • dict le guascon, natifz de Agien en Agenoys, cordanier de son stil, » reçu habitant de Genève, juin 1550. — (Estienne, de Nîmes, mercier, td., mai 1555. — (Estienne), de Bourges, cordier, id., 17 nov. 1572. — (François),
ministre au Vigan, 1567. — ( ), ancien
de Montélimar, 1598 [X 263J. — (Jean), de Nimes, étudiant à Genève, oct. 1598; ministre à Romans, 1620-37 ; l'un des pasteurs chargés par le synode de Ponten-Royans, juin 1622, de recueillir les Mémoires des églises touchant les laits mémorables arrivés en icelles depuis la . Réformation. — (Marc), du Dauphiné, étudiant à Genève (Marcus Félix delphinas) en 1631 ; ministre à Rosans, 1637. — Famille Félix, originaire de Sommette en Vivarais, réfugiée à Moudon (Vaud) en 1676. — Jean de Félix, d'Orange, capitaine au régi m. de Dohna et lieutenantcolonel trésorier du roi, fils de Louis, receveur gén. de la principauté d'Orange et de Françoise Termin, épouse à Berlin, !•*