II. Suite de Décorations en forme de
1 Avec cette mention qui semble indiquer que 1a famille tenait aussi boutique de marchand : A Paris, chexP. Ferdinand, au faubourg S'-Germain, rue de Seine.
frises avec des génies entrelacés de festons et de guirlandes, d'après L. Testelin, 6 feuilles numérotées. L. Ferdinand fecit. P. Mariette excud. in-4®. — Cité par Huber, ainsi que le suivant :
III. Suite de Groupes d'enfants, d'après le même, 6 pièces, petit in-fol.
IV. Le livre original de la portraiture pour la jeunesse, tiré de F. Bologne et autres bons peintres, Paris, Pierre Mariette [1644?], in-4o. L. Ferdinand fecit. — Très bon traité élémentaire. Les gravures en sont estimées.
V. Livre de portraiture recueilly des Œuvres de Joseph de Rivera, dit ï Espagnole t, et gravé à Veau-forte par Louis Ferdinand, Paris, Pierre Mariette, 1650, in-4°. — Bien moins complet que le précédent.
Louis Elle-Ferdinand devint peintre ordinaire du roi vers l'an 1648. A la même époque il fut l'un des membres fondateurs de l'académie de peinture et professeur en 1657. On le destitua de l'académie le 10 octobre 1681, comme protestant; mais s'étant docilement rangé à la religion du roi il fut, 30 mars 1686, réintégré dans ses honneurs. Il ne jouit pas longtemps des fruits de son apostasie, car le 12 déc. 1689 il n'était plus. Son épouse, Elisabeth fille de Raimond Daflemagne, orfèvre, , qu'il avait épousée en noveinb. 1637, lui avait donné plusieurs enfants : Louis, né en 1639 ; Jean, baptisé en juin 1642 ; Paul, en 1646, mort en bas âge ; Marie, morte en 1659 ; etc.
Louis, fils de Louis, désigné quelquefois par l'épithète de Ferdinand junior ne dégénéra pas de ses ancêtres. Il devint à son tour peintre du roi et fut admis à l'académie le 15 avril 1673, en fut évincé avec son père, 10 oc t. 1681, puis rétabli en même temps que lui, 26 juin 1686. après avoir fait abjuration. Le portrait du peintre Samuel Bernard qui se voit au musée du Louvre et celui de Regnauldin, à l'Ecole des Beaux-arts, avaient été présentés par lui pour sa réception d'académicien. Dans l'Œuvre de son père, au Cabinet des Estampes, se trouvent deux excellents portraits que l'on doit sans doute lui attribuer, l'un représentant l'évêque de Séez, Mathieu Savary, gravé par Edelinck, 1683, et signé Ferdinand junior, et l'autre de Dionysius Thierry prœfectus consularis ju-
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