‹ La France protestante (volume 2)Chapitre 136 sur 252 · FISCHER — FIZES · texte numérisé non relu

FISCHER — FIZES

France sous un jour peu favorable, en exhortant ses auditeurs à la patience et à la prudence. Traduit devant le tribunal révolutionnaire, que présidait alors un terrible politicien, Eugenius Schneider, ancien chanoine, il fut condamné à mort et guillotiné à Strasbourg, en 1793 (Hâao).

FISQUET (François), de St-Hippolyte, étudiant à Genève (Franc. F. èvico S*- Hippolyti in cebennis), décemb. 1668. — (Jean), de Pragelas, assisté à Genève, 1698. — Moïse Fetquet, de Castres, assisté à Genève d'un viatique pour l'Allemagne, 1698. — FUtaine, famille de Metz : Esaïe, sergent des Treize en 1640; Benjamin, maître d'école, 1681 ; Paul, tapissier et Sara Blanbois, sa femme, réfugiés à Berlin en 1698 ; il meurt à 66 ans en 1714. — Jean Fitù, de Gap, obtient à Genève un viatique pour Basle, 1703. — Jean Fit te, de Montpellier, étudiant à Genève en 1595, ministre à S*-Jean-du-Gard, 1596-1614 ; à Brenoux, 1620.

FIZES, familles diverses du Languedoc [Haag, V 116]. La plus importante 1 est celle à laquelle appartenait Simon Fixes baron de Sauve, qui fut l'un des secrétaires d'Etat de Charles IX et de Henri III, et dont la femme, la belle madame de Sauve, se rendit célèbre dans les chroniques de la galanterie. Ce haut fonctionnaire n'eut garde de dévier de la religion du roi, mais il eut un frère qui parait avoir embrassé la Réforme et dont le fils, Moïse, fit souche de huguenots. Moïse épousa (avant 1593) Isabeau d'Aigrefeuille, qui lui donna entre autres enfants, David, se1* de St-Théodoric et de Sauvignargues, mort sans postérité et un deuxième David, marié à Marguerite de Troussel et père de 1° Marguerite, femme d'un sieur de Claris de la famille des Florian ; 2° Daniel, qui fut pourvu, 14 juin 1649, de l'office de payeur des ofliciers de la cour des comptes de Montpellier, puis le 30 juill. 1657 de celui de receveur général du taillon de la généralité et le 4 mai 1655, sous le uom de Pierre Fizes, son fils de celui de receveur payeur des collèges et universités de la province. Les lettres de provision des dits offices contenant la mention de l'exercice de la R. P. R. par les destinataires

1 Armes : d'argent & la fasce de gueule, surmontée de 3 merlettes de sable.

furent régulièrement enregistrées à la Cour des aides de Montpellier et les deux financiers, le père et le fils, remplirent paisiblement leurs fonctions durant 25 ans.

Mais au bout de ce temps, il plut au roi de les considérer comme non avenues, pour cause de religion. Elles furent cassées par arrêt du Conseil d'Etat, 21 mais 1679. Les intéressés présentèrent une supplique pour être maintenus : un nouvel arrêt, du 1er juillet, leur ordonna de se démettre de leurs offices en faveur de catholiques. Cette violence explique au mieux l'article suivant inséré dans le Mercure galant du mois de nov. 1685 : « Le 15 de ce mois, M. Fizes qui a été receveur général pour S. M. dans la généralité de Montpellier, fit abjuration, avec toute sa sa famille et ses domestiques, entre les mains de M. l'archevêque de Paris. U descend de Siméon Fizes, baron de Sauve en Languedoc, qui avoit été secrétaire d'Etat des commandements sous Charles IX, Henri III et Henri IV. » Le Mercure ajoute qu'il étoit l'un des 24 anciens de Charenton et avoit toujours paru un des plus zélés pour la c religion de Calvin, » tant qu'il l'avait crue bonne. Nous avons vu qu'il ne descendait qu'indirectement du secrétaire d'Etat et quant à le dire un des anciens de l'église de Charenton, c'est une pure erreur, probablement volontaire, de la pieuse gazette. Complétons-la cependant en disant que Daniel Fizes obtint après son abjuration un siège de conseiller à la Cour des comptes, aides et nuances de Montpellier et fut reçu dans ce nouvel office en 1687. Il avait épousé, 30 septemb. 1652, Suzanne de Sarre t, de S1- Jean de Védas. Leur unique (ils, Pierre Fizes, seigr de Lavanet, qui avait abjuré avec son père, n'a point fait parler de lui ; mais nous recueillons son nom dans nos discrètes listes du refuge: DU* veuve du sieur Pierre Fises, conseiller à Montpellier, établie à Magdebourg en 1698 (Dieterici).

Nous joindrions volontiers à la suite Nicolas-Olivier de Fizes, officier dans l'armée hollandaise de 1750 à 1761, si ce n'est qu'il y avait en Languedoc d'autres familles du même nom, notamment à Villemagne (ou Val magne, aujourd'hui Viileveyrac), au diocèse d'Agde : David Fizes était ancien de l'église réformée de Villemagne en 1616. Maître Jean Fizes, bour-

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