‹ La France protestante (volume 2)Chapitre 137 sur 252 · P1ZES — FLANC · texte numérisé non relu

P1ZES — FLANC

geois de Villemagne, épousa, 17 oc 1. 1683, Marie Farette ; il s'enfuit du royaume à la Révocation, et sa femme fut condamnée à la prison perpétuelle, 22 août 1701, pour contravention aux édits. Daniel Fizes, collecteur des deniers du consistoire de Villemagne en 1662, mort à Grenoble en 1669, avait épousé Marie Ramadier fugitive, à la Révocation, avec ses deux fils Jean et Daniel. Autres fugitifs du diocèse d'Agde à la même époque ; Moïse et Anne Fizes. — Jacques Fizes, de Vie près Sommières (cofif. ci-dessus, col. 270, n° 909) , assisté a Lausanne d'un viatique pour Casse! , 1099. — Bernard Fizes, de Montpellier, assisté à Genève, 1703.

1. FLAMANT, de Paris [Haag, V 11 b], reçu à la bourgeoisie genevoise avec ses deux fils, Jacques-Gilbert et Isaac, en 1556. — Martin et Nicolas Flament de Valenciennes, reçus habitants t6id.,octob. 1557.— < Pierre fils de feu Amyed Flamens de Beau m me, » id. 1558. — < Femme Flamand et ses filles, > enfermées au Nouv. cath. de Paris, 1701 (E 3552). — Jean Flamand, lieutenant au service de Prusse, obtient un viatique pour passer en Angleterre, 1703. — Pierre Flaman, de Besançon, tapissier, id., octob. 1572. — Judith, femme d'Ezéchiel Flammand, d'Amiens, soldat, assistée (5sh.6) à Londres, 1706.

2. FLAMAND (Claudk), ingénieur militaire [Haag,V 116]. On ignore où et comment sa carrière avait commencé ; elle devait être fort avancée lorsqu'il publia Le guide des fortifications et conduite militaire pour bien se fortifier et deffendre, Montbéliard, 1597, in-8<> ; 2"» édition, Basle, 1611, in-8o ; 3me, Basle, 1612 ; traduction allemande par H.-C. Wieland, MQmpelg, 1612, in-4°.U entra en 1610 au service du duc de Wurtemberg seigneur de Montbéliard et l'année suivante il publia encore La practique et usage d'arpenter et mesurer toutes superficies de terre, Montbéliard, Jacq.

Foillet, 1611, in-8o avec figures et le portrait de l'auteur sur le titre ; puis, toujours en 1611 à Montbéliard : Les mathématiques et géométrie départies en cinq livres, contenant ce qui est le plus nécessaire pour futilité du public, J. Foillet ; 2me édition (six livres), 1611, id., 222 pages avec portrait. Ces deux traités élémentaires sont dédiés au duc de Wurtemberg, Louis- Frédéric. Flamand, il nous l'apprend lui-

même, manquait d'études théoriques et il s'était formé par « l'usage et la pratique. » On le voit à ses ouvrages. Il mourut en 1626, laissant un fils. Jean, qui fut admis à la bourgeoisie à Montbéliard en 1630, c à la considération de son art et service qu'il avait rendu à la ville. » De 1623 à 1625, il avait rempli dans les Pays-Bas, à l'armée du prince de Nassau, les fonctions d'ingénieur et castramétateur. Rappelé à Montbéliard, vraisemblablement par la mort de son père, il rédigea ses observations en un volume in-folio accompagné de planches, qui n'a pas vu le jour et se conserve en manuscrit à la Bibliothèque de Montbéliard, sous ce titre : La manière de camper selon l'ordre et pratique de feu F illustre prince de Nassau. Il mourut, des suites 'd'un empoisonnement, au mois de septemb. 1634.

FLAMARRE (Abraham dr), fugitif de la Normandie, arrêté pour sortie du royaume, 1686 (Tt 261). — Loys Flambart, de Villiers en Normandie, reçu habitant de Genève, 27 nov. 1547 ; — (Renauld) t tondeur de drapt , natif de St-Victor en Caux, dioc. de Rouen, » id. 1 mars 1557. — Hémont Flambart « tisserand en draps de la ville de Meaulx, » id., août 1554; la femme du même (Aymon F.) assistée à Genève, mai 1555. — Loys Flamoyre, t natif de Cougny dioc. de Chartres, » habit, de Genève, oc t. 1557.

FLANC (Jean), né à la Rochelle en 1607, étudiant en théologie inscrit à l'acad. de Genève (J. Flancus rupellensis) en nov. 1632. Il fut pasteur de Loumeau en 1633, puis d'Angoulins et d'Aytré en 1637, et il mourut à l'âge de 56 ans et 10 mois, revêtu des fonctions du saint ministère. Deux ans avant sa mort, il avait publié un sermon intitulé La vraie gloire du bon prêcheur, ou sermon sur ces mots de l'apôtre S'-Paul, II Cor. IV, 5 : Nous ne preschons point nous-mêmes, prononcé un jour destiné à l'ordination d'un pasteur par l'imposition des mains ; Genève, de Tournes, 1664, in-8<>, 44 pag. Ce sermon commence par une épltre dédicatoire c à M. Gaultier fidèle ministre du S. Ev. » en ces termes :

M. et très honoré frère, donnant au public ce sermon qui a été ouï, de ceux qui y furent presens, d'oreilles si charitables que les témoignages qu'ils m'ont rendu de

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