FLAVIGNY
FLEUBETON
né en 1638, tous denx capitaines an régiment dn Maine, et Benjamin né en 1639, 8* de Vigny, capitaine de cavalerie au régiment de la reine, marié en 1681 à Suzanne fille de Barthélémy Morel s' de Villiers-l'Orme. De cette union naquirent : 1° Louis né à Metz en 1685, lieutenant, mort à Berlin en 1729 ; 2<> Benjamin né à Metz en 1687, sr de Vigny, capitaine de cavalerie, mort à Berlin en 1759, lequel épousa en 1726 Suzanne fille de Jérémie de Vigneulle sr de Dommangeville et en secondes noces, 1742, Marie fille de Paul Ancillon dr, née à Basle. Un autre Benjamin de Flavigny, capitaine au régiment de Normandie épousa à Metz en 1719 Judith Ancillon, fille de Joseph Ancillon conseiller de cour et d'ambassade à Berlin et de Marie de Flavigny. Peu à peu toute cette famille se trouve, après la Révocation, transportée en Prusse (Cuvier).
FLEAUD (Germain), d'Orléans, médecin, réfugié à Genève à la St-Barthélemy et admis à titre d'habitant le 9 fév. 1573.
— Anne Fléché, de Paris, 72 ans, assistée (17 ah.) à Londres, 1706. — Isabeau et Catherine FUchère, d'Orange, assistées à Genève, 1703; — (Jean), travailleur de terre do Dauphiné, mort à Lausanne, 1720. — Ffèehier, pasteur du Désert, voy. Jean Molines dont c'était le sobriquet. — Pierre Flèchon, de Provence, assisté à Londres, 1706. — Michel de Flemme, natif de Paris, reçu habitant de Genève, fév. 1559.
— Pierre de FUnhières de Hophin (Houplin?) en Champagne, prosélyte, réfugié à KOnigsberg, 1698. — Benjamin Flemère (on Flaissiêres?), deSt-Martial en Cévennes, assisté à Genève d'un viatique pour F Allemagne, 1701; voy. Viollier. — Fleur, famille réfugiée de France à Lausanne, en 1572. Philibert Fleur, laboureur, réfugié avec sa famille (4 p.) à Bernan en Prusse, 1700. — « La veuve du sieur FUurand, de Chatelleraut en Poictou, > réfugiée à Halberstadt, 1700.
FLEUREAU, famille de l'Orléanais.
Ésaïe Fleureau, ministre à Jargeau, 1594 (Tt 238). Autre Ésaïe, ancien de l'église d'Orléans en 1598. (Philippe) et Gabriel le de Lugray sa femme font baptiser leur fils Paul à Charenton, janv. 1612 ; parrain Paul Tournemine s' de Campsilion. — François FUuriau, marchand à Chatelleraolt, né en 1611, marié à Régente Cha-
mois. Plusieurs enfants dont l'ai né, Jean, né en 1635, fut « imprimeur du Roi et de nos seigneurs de la chambre, » à Poitiers. Ses petits-fils Samuel, orfèvre et François marchand raffineur (1667-1729) étaient établis à La Rochelle. Un fils de ce dernier, Aimé- Benjamin, né en 1709, devint c officier commensal de la maison du roi » (en qualité de trompette de la chambre) écuyer et seigneur de Touchelonge. Il épousa, 17 août 1756, Marie- Anne-Suzanne Liège, restée protestante comme lui malgré les édits, grâce à la connivence de prêtres (surtout de l'Oratoire) complaisants à délivrer des certificats '. Un de ses frères, Paul (1711-1780) se maria à Paris, 20 juill. 1751, à la chapelle de l'ambassade de Hollande. Aimé-Benjamin eut plusieurs enfants dont l'aîné, Aimé-Paul, né à La Rochelle le 27 mai 1757, fut officier commensal de la maison du Roi (comme garde des levrettes) en 1775, puis receveur général des finances à Moulins, et mourut en 1793 à Philadelphie. Il avait eu de sa femme, Catherine Laval, un fils, qui fut : Aimé-Benjamin de Flenriau, né le 12 juin 1785, capitaine de vaisseau directeur dn personnel au ministère de la marine, mort à Paris en 1862. Cette branche de la famille est rentrée dans le catholicisme. Un frère cadet d'Aimé-Paul, plus fidèle aux traditions de ses pères, Louis-Benjamin Flenriau, de Bellevue, né à La Rochelle le 23 fév. 1761, mort dans cette ville le 3 fév. 1852, se distingua comme naturaliste et comme philanthrope ; il fut conseiller général de son département de 1801 à 1850, député de 1820 à 1831, membre correspondant de l'Institut et auteur d'un grand nombre de mémoires scientifiques.
Ses concitoyens lui ont élevé une statue, en 1854, dans le jardin des plantes de La Rochelle. — Fleuret, ministre d'Epernay en 1583 ; (Isaac) de la Sauvetat en Agenois, assisté à Genève d'un viatique pour l'Angleterre, 1703 ; (Moïse), de Vinsobre en Dauphiné, assisté à Genève et à Lausanne, en passant, nov. 1707.
FLEURETON (François), papetier de Grenoble, réfugié à Prenzlow en 1700 avec sa famille (8 pers.), puis à Berlin [Haag, V 116]. L'industrie française eut beaucoup à souffrir, personne ne le conteste, de la
1 Notes de M. de Richhmonp.
FLEURETON — FLEURY
révocation de l'édit de Nantes ; et de ses diverses branches, une de celles à qui cette mesure impolitiqne porta le coup le plus funeste, c'est la papeterie. Fleureton à Berlin, les frères Vincent à Amsterdam, Paul Dupin à Londres, fondèrent de vastes manufactures de papier qui prirent avec le temps un développement immense.
En 1616. Martin Orget avait déjà établi dans la Gueldre des papeteries, mais elles étaient peu florissantes, faute d'ouvriers habiles ; le gouvernement de Louis XIV se chargea lui-même de leur en fournir. Cependant ce n'est pas sans efforts et sans sacrifices que l'industrie nouvelle s'implanta en Prusse, en Hollande et en Angleterre ; mais les gouvernements vinrent avec empressement en aide aux fabricants. Fleureton, par exemple, reçut à plusieurs reprises des sommes importantes de l'électeur, et ces secours, joints à une protection efficace, mirent, au bout de peu d'années, sa manufacture en bonne voie de prospérer.
Fleurigny, voy. Chandieu, La Barre, La Taille des Essarts.
FLEURISSON (Pierre), chirurgien à l'Ile de Réclam, persistant à y rester malgré l'ordre d'en sortir, 1672, l'Intendant persiste dans son ordre d'expulsion et se fonde sur la déclaration de 1629 dont l'esprit, dit-il, ne permet pas aux religionnaires de se multiplier dans une île si fréquentée par les Anglais (Tt, Tourlet) ; — Esther Fleurisson et Marie sa sœur • de Xaintonge, fille d'un chirurgien, » 51 et 47 ans, assistées (6 1.) à Londres, 1702. — De Fleuron, officier dans l'armée hollandaise, 1666. — Fleurus, réfugié à Payerne en 1713.
1. FLEURY ou de La Rivoire, ministre de Montauban et de Castres [Haag, V 118]. En 1561, le protestantisme avait déjà fait de si grands progrès dans cette dernière ville, que le pasteur Barthe ne pouvant plus suffire à l'accomplissement de ses devoirs, on demanda un second ministre au consistoire de Genève, qui y envoya La Rivoire dans les premiers jours de mai. Le culte public, que les menaces de Joyeuse avaient force d'interrompre, recommença ; on célébra même la cène pour la première fois sans se couvrir d'aucun mystère.
Quelques mois après fut rendu l'édit de Janvier qui devait assurer l'existence lé-
gale de l'Église réformée ; mais ce fut en vain que les protestants demandèrent des temples ; ils durent se contenter de célébrer leur culte, comme ils le faisaient déjà, à l'École vieille et dans des maisons particulières, dans celles, entre autres, de Jean Raimond, de Gely et d'Esquirol, et ils continuèrent ainsi jusqu'à l'explosion de la guerre civile. S'étant rendus maîtres de Castres sans coup férir, les huguenots ouvrirent les portes des églises catholiques à La Rivoire et à ses deux collègues, Du Bosquet et Savin, qui y prêchèrent jusqu'à la conclusion de la paix. La Rivoire quitta l'église de Castres pendant quelques années pour celle de Montauban. On lit dans les registres de baptême de cette dernière ville, qu'une fille qu'il eut de Marie Brisson, sa femme, y fut baptisée le 11 oct. 1573 (présentée par M. Robert Constantin et M,le de Segonzae) et dans les reg. de mariage (1567-80 f° 73) qu'il épousa en secondes noce» d"« Marguerite de Blanc, le 29 avril 1575. Pendant les années qu'il desservit l'église de Castres, la vie de La Rivoire fut tourmentée par les vicissitudes de la guerre : tour à tour banni ou rétabli dans ses fonctions, selon que les catholiques ou les protestants dominaient dans la ville, il eut au moins la satisfaction de mourir au milieu de son troupeau, le 18 août 1591. L'aîné de ses deux fils, . nommé Pierre, fut procureur du roi à Castres et mourut en 1605. Jacques de La Rivoire docteur et avocat à Castres en 1634, marié avec Anne Villarel, était peut-être aussi son fils ou son petit-fils (reg. de baptêmes de Castres, 1620 fol. 142).
2. FLEURY (Jean), de l'Anjou [Haag, V 117], fit ses études en théologie à Genève, où il est inscrit (J. Floridus andegavus) à la date du 28 juill. 1580. Parmi les Thèses de Genève, on en trouve deux qui ont été soutenues par lui, l'une De seientid Dei, l'autre De anima humante facultatibus. De retour dans sa patrie, il commença par être ministre de la maison de Charles Eschallard de la Boulaye, puis il fut nommé ministre à Baugé. Ce rat en cette qualité qu'il fut député par l'Anjou à l'assemblée politique de La Rochelle, en 1588. Ensuite il rat adjoint, comme auxiliaire, 1591, à Jean Louveau, son beau-père, ministre à Fontenay-le-comte. On le députa