‹ La France protestante (volume 2)Chapitre 140 sur 252 · FLEURY · texte numérisé non relu

FLEURY

an synode national de Gap, en 1603, et à rassemblée politique de Châtellerault, en 1605. Quatre ans plus tard, à la demande des trois mandataires de l'église de Loudun, de Cerisiers, Guêrinet Du Moustier, le synode national de Saint-Maixent l'accorda à cette église. En 1611, Fleury fut de nouveau député à l'assemblée politique de Saumur ; et en 1614, sur Tordre du synode national de Tonneins, il travailla, avec Du Ftessis-Mornay, à apaiser le différend qui s'était élevé entre Du Moulin et Tilènus. Ce petit nombre de particularités, recueillies ça et là sur sa vie, prouvent que Fleury jouissait d'une certaine importance dans l'Église, et qu'elle lui avait été acquise par son caractère et ses talents. Quant à ces derniers, nous pouvons en juger jusqu'à un certain point par les actes d'une Dispute qu'il eut, vers 1609, avec le Père Jovye, au sujet de Mme Cerisay que le moine voulait amener à suivre l'exemple de son mari qui s'était converti. Cette Dis- * pute, qui ne nous est connue que par la relation de son adversaire (Saumur, 1611, in-8°), eut lieu par écrit et roula sur l'autorité de l'Eglise et de l'Écriture, les images, le voyage de Saint-Pierre à Rome. Le P. Jovye nous fait connaître avec loyauté, nous aimons à le croire, les arguments du ministre, qui fit certainement preuve d'érudition et d'habileté. Dans les actes de l'église de Fontenay il est désigné sous le nom de Jean Fleury dit le Huppé.

3. FLEURY (Jean), ministre à Paris, appelé pour prêcher à Nantes en 1558 (Bull. VII 329). — (Samuel), ministre des Sables d'OIonne et de La Chaume, 1620 ; de Montaigu en Poitou, 1626. — (Pierre) taisait ses études de théologie à Loudun en 1635 [Haag, Y 117]. Il y soutint une thèse De duplici testament o,K qui a été insérée dans les Thèses sedanenses. Il desservit plus tard une église de la Touraine, Saint-Aignan, comme nous l'apprennent les actes d'un synode provincial (en 1673) où il remplit les fonctions de secrétaire (Tt 384). — (Louis), ministre à Chauvigny en Touraine, 1673. — « Ludovicus Fleury, gallus, pasteur réfugié, demeure chez son frère, » à Leyde (reg. de l'acad. de Leyde), oct. 1687. Il est admis le 13 juill. 1689 au titre de pasteur ordinaire à Leyde (BuU. des églises wall. I, 134). — (Louis), ministre de Saint-Lô depuis 1678, se vit

en butte à mille tracasseries à dater du jour de son élection. On voulut d'abord le forcer, contre l'usage, à prêter serment de fidélité avant son entrée en fonctions. Sur son refus, pourvoi devant les commissaires. De Bussy-Cornet, commissaire protestant, l'approuva, le commissaire catholique lui donna tort, et pour vider le partage, l'affaire fut portée au Conseil du roi qui ordonna de ne rien innover. En 1684, nouveau procès, et cette fois, Fleury, avec son collègue Jemblin, fut condamné à l'amende et relégué à vingt lieues de Saint- Lô, parce que, sur les registres du consistoire, on avait trouvé les mots d'erreurs et d'abus appliqués à l'Église romaine.

Fleury fut placé à Saint-Aignan dans le Maine ; mais à peine y était-il installé que la révocation de l'édit de Nantes le força à sortir de France. Accompagné de Forent, ministre d* Sion, et de Bely, ministre de la princesse de Tarente, dont on retint en France la femme et les enfants, il passa en Angleterre et desservit à Londres plusieurs des églises fondées par les réfugiés. En 1705 il était pasteur de l'église de la Nouvelle-Patente. — < Philippus Amalaricus Flori, pasteur, demeurant chez son père, > inscrit sur les reg. de l'acad. de Leyde, juillet 1700.

4. FLEURY (Nicolas), l'un des hérétiques de Meaux poursuivis en 1546. — Un capitaine Fleury qui servait sous La Noue rat tué en 1570 à la prise des Sables d'O- Ionne. — Un marin normand, nommé le capitaine Fleury, suivit et seconda Soubise dans son entreprise sur Blavet, en 1624. — Louis de Fleury écuyer, sr de Varennes près Brie sur Marne, inhumé à Paris, 1631. — Fleury, famille rocheloise. (Jacques) épouse au prêche de La Rochelle, Marguerite Gorrion, d'où un fils, Jean, baptisé le 26 oct. 1578, présenté par Jean Gaschot seigr de Viché. — Le 29 janv. 1637, Alexandre Fleury seigr des Granges de Vierson épouse Marie Tkèvenin, d'où une fille, Marianne, qui épouse François Bardonnin seigr de Sonneville (Richkmond).

—''Daniel Fleury, habitant de Blois qui avait accepté la conversion forcée, condamné, 22 mai 1698 : « Pour avoir, ledit Fleuri, chanté des pseaumes, lu la Bible et fait des prières, à la manière des prétendus Réformés, dans sa famille, nous l'avons condamné et condamnons à être

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