‹ La France protestante (volume 2)Chapitre 162 sur 252 · CXXXVII. Souvenirs d'un citoyen, Berlin, 1789, 2 vol. in-8o · texte numérisé non relu

CXXXVII. Souvenirs d'un citoyen, Berlin, 1789, 2 vol. in-8o

Los Mémoires de l'académie de Berlin contiennent, en outre, un grand nombre d'éloges, de mémoires et de dissertations de Formey, depuis 1746 jusqu'en 1793. Nous citerons, entre autres : V Essai sur les songes (1746), un de ses écrits les plus remarquables; De Vobligation de se procurer

toutes les commodités de la vie (1750) ; De la conscience (1751) ; De V étendue de fimagination (1754) ; Sur les allégories philosophiques (1755) ; Sur f origine du langage, des idées et des connaissances humaines (1759) ; Sur le goût (1760) ; Sur les spectacles (1761) ; Sur F influence de lame sur le corps (1764) ; Considérations sur ce qu'on peut regarder aujourd'hui comme le but principal des académies et comme leur but le plus avantageux (1767 et 68) ; Sur la culture de l'entendement (1769) ; Considérations sur l'Encyclopédie française (1770) ; Eloge de J.-B. Boyer, marquis d'Argens (1771) , Discours sur la question: Pourquoi tant de personnes ont si peu de goût ou même un si grand éloignemeni pour tout ce qui demande l'exercice des facultés intellectuelles (1772) ; Sur la physiognomis (1775) ; Examen de la, question : Si toutes les vérités sont bonnes à dire (1777) ; Sur quelques anciennes procédures contre les magiciens (1778) ; Eloge de Sulzer (1779) ; Eloge de Cochius (1780) ; Eloge de Beguelin (1788 et 89) ; Sur les rapports entre h savoir, F esprit, le génie et le goût (1788-89); Sur le fanatisme (1792-93) ; etc. Indépendamment des publications périodiques dont il fut le fondateur ou le principal rédacteur, il a travaillé à l'Encyclopédie française et à l'Encyclopédie d'Yverdun, aux Nouvelles littéraires, au Journal encyclopédique. C'est à lui qu'on doit l'Eloge de Beausobre mis en tête de l'Histoire critique de Manichée et du Manichéisme, dont il a rédigé et publié le second volume ; et c'est encore lui qui a dirigé Tirapression des Sermons de Forneret. De plus, il a annoté la trad. allem. du discours d'Apulée sur les Moyens d'être heureux (Glogau, 1768, in-8°), et mis une Préface à la Nouvelle méthode pour apprendre à lire de Palairet (Berlin, 1775, in-8<>) ; mais nous croyons que Denina s'est trompé en lui attribuant le Christianisme raisonnable, et c'est sans raison aussi qu'on l'a regardé comme l'auteur de l' Anti-Sans-Souci.

Formey avait épousé, en 1734, Susanne Bonnafous, qu'il perdit en 1743, n'en ayant eu qu'une fille, morte de la petite vérole au printemps de son âge. En 1744, il se remaria avec Elisabeth Camont d'Ausin, qui lui donna quatorze enfants, dont sept lui survécurent, savoir cinq filles, sur

FORMEY

lesquelles nous ne possédons pas de renseignements, et deux fils, dont l'un entra dans la diplomatie et l'autre étudia la médecine.

Ce dernier se nommait Jean-Louis. Né a Berlin en 1766, il fit ses humanités au collège français et se rendit ensuite à l'université de Halle. Après avoir pris, en 1788, le grade de docteur en médecine, il résolut de visiter les pays étrangers et arriva à Paris au début de la Révolution. Ce ne fut pas sans peine qu'il parvint à sortir de cette ville en ébullition ; il y réassit cependant à la faveur d'un déguisement et gagna la Suisse, d'où il passa à Vienne avec l'intention d'y suivre les cours de l'université pour perfectionner ses connaissances. Lorsque la guerre menaça d'éclater entre l'Autriche et la Prusse, il quitta précipitamment Vienne comme courrier de cabinet. De retour dans sa patrie, il lut attaché au service médical de f armée et spécialement chargé d'organiser des ambulances à Glogau, Schweidnitz, Glatz et Gustrin. Nommé, en 1791, premier médecin d'état-major, il fit en cette qualité la campagne de Pologne de 1794. Une grave maladie l'ayant forcé de renoncer au service actif, il retourna à Berlin où il resta jusqu'en 1796, que Frédéric- Guillaume II l'attacha à sa personne comme médecin ordinaire. A la mort de ce prince, Formey offrit sa démission qui rat acceptée. Peu de temps après, il fut nommé membre du conseil supérieur de médecine et du comité de pharmacie de la cour. En 1798, on lui donna la chaire de médecine militaire au collège médico-chirurgical de Berlin , à laquelle il joignit plus tard celle de médecine générale. En 1803, il devint médecin ordinaire de la colonie française, et en 1804, médecin de l'état-major général ; mais au bout d'un an, la réorganisation du service médical des armées lui fit perdre ce dernier emploi. Ce fut vers ce temps que Louis Bonaparte l'appela pour une consultation relative à la reine Hortense. Formey profita de son séjour en France pour visiter le midi ; mais la rupture de la paix le rappela bientôt en Prusse. Il fut un des trois députés que Berlin envoya au vainqueur après la bataille d'Iéna. En 1809, la suppression du conseil supérieur de médecine et du collège médico-chirurgical lui enleva les places

qu'il avait dans ces deux corps savants ; mais la création d'une division médicale au ministère de l'intérieur, en 1810, et d'une Académie de chirurgie et de médecine, en 1811, lui rendit ses emplois. Il mourut le 28 juin 1823. Voici la liste de ses ouvrages :

I. Dissert, sistens qusedam circà systematis absorbentispathologiam, Halle, 1788, in -8°.

II. Abhandlung ûber die Preisfrage, die Reinigung der verdorbenen Zimmerluft betreffend, publ. dans les Preisschriften und Abhandl. der kais. freyen Gesellschaft zu S. Petersburg (1795).

III. Versuch einer medicinischen Topographie von Berlin, Berlin, 1796, in-8°.

IV. Medicinische Ephemeriden, von Berlin, Hefte I-IV, Berlin, 1799-1800, in-8o.

V. Ueber den gegenwmrtigen Zustand der Medkin m Hinsicht auf d. Bildung kûnftiger Mrzle, Berlin, 1809, in-8°.

VI. Von der Wassersucht der Gehirnhôlen, Berlin, 1810, in-8o.

Vif. Allgemeine Betrachtungen ûber die Natur und die Behandlung der Kinder • krankheiten, Berlin, 1811, in-8<>.

VIII. A.-W. Ifflands KrankheiUgeschichte, Berlin, 1814, in-8°.

IX. Dos Mineralbad zu Gleissen bei Zielenzig, in dem Neumark, mit Bemerkungen ûber die Heilkrœfle desselben, Berlin, 1821, in-8o.

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