FOSSE
qui loi donna sept enfants de 1623 à 1640. Françoise de Fos, fille de Jean, conseiller du roi, maire perpétuel de Cuq, avait épousé Samuel de Bouffard-Madiane dans l'église catholique de La Plata, à Castres, le 25 no v. 1700.
DE FOS (Philippe) c chappuis, natif d'Orban de Dalby en Languedog, » reçu habitant de Genève, septemb. 1559. — Pierre de Fos, à La Rochelle, épouse Marie Alemaryon en 1601 ; (François), épouse Marie Bourdon en 1616. — David de Fos, avoeat au présidial à La Rochelle, né en 1592, marié en 1616 à Marie Sanseau9 mort ii La Rochelle le 21 mars 1649, joua un rôle important dans la lutte suprême que soutint sa ville natale en 1628. Ses concitoyens l'envoyèrent en Angleterre (juin 1621 à 1622) pour négocier en leur nom et obtenir des secours ; négociation qui fut inefficace par suite du refus que firent les Rocheilois de laisser les Anglais prendre pied dans leur province. Il resta un membre influent du corps de ville et dans les pénibles discussions qui se terminèrent par la soumission de la ville au roi, en octobre 1628, il se montra un homme clairvoyant (Délayant, Hist. des Rochel., 1870, t. IL P- 75), mais non pas un patriote intraitable; il se soumit de très bonne grâce et publia même une Relation de ce qui s'est passé à Ventrée de la Reine [Anne d'Autriche] en la ville de La Ro~ chêlle au mois de novembre 1632 ; La Rochelle, Mathur. Charruyer, 1633, in-8°.— Marc Fossa, étudiant à Genève en 1599, pasteur à Melle, 1602-26. — Vincent de Fosses, d'Auxerre « escolier médecin, > reçu habitant de Genève, 25 septembre 1572 ; docteur en médecine établi à Châtellerault en 1635 (Tengrelon, not. à La Rochelle). — Pierre Fusai, de Montauban, assisté à Genève d'un viatique pour la Hollande, 1695. — Simon Fosse, serrurier, natif de Picardie, habit, à Genève, octob.
FOSSE, famille très attachée à la Réforme dès son apparition dans l'Albigeois. Pierre, Jacques et Jean Fosse, capitaines, trois frères peut-être, furent des premiers à entrer dans le château de Roquecourbe, en 1572. Jean se signala tout particulièrement dans cette action hardie. Il encourageait ses compagnons d'armes en chantant ce passage du psaume XVIII : « Avec mon
Dieu je franchirai la muraille. > Il la franchit, en effet, et gagna alors le surnom de Saute mur que portèrent quelques-uns de ses descendants. On retrouve notre capitaine gouverneur de Brugairolles, en 1587 (Mèm. de Gâches). Il fut plusieurs fois consul de Roquecourbe, représenta cette ville dans un grand nombre d'assemblées politiques ou religieuses qui le députèrent auprès des princes et de Montmorency. Pendant les guerres de la Ligue, les Etats du diocèse de Castres lui accordèrent une indemnité de c cinquante escus pour ses » c bons offices et chevaux qu'il a perdus..., > 30 nov. 1592 (Arch. du Tarn, C 1020).
Jean Fosse, fils de Sauveur, faisait partie du consistoire de Roquecourbe au moment de sa mort, arrivée le 9fév. 1623 ; il avait alors quatre-vingts ans. — Jacques, capitaine, envoyé par le pasteur Hardy, de Saint-Paul-cap-de-Joux, au conseil de ville de Castres, pour se plaindre des catholiques de Lavaur qui, en pleine paix, détenaient prisonniers les protestants dont ils pouvaient se saisir. Daniel, consul de Roquecourbe en 1626 et autres années, testa en 1650.
Pirrrk avait épousé Marie Caries qui lui donna Jean, baptisé à Castres le 1er octobre 1623. Il ne nous est pas possible de relever ici tous les noms de cette nombreuse famille, qu'il nous suffise de dire qu'elle paya son tribut au refuge : on trouve des Fosse, du Languedoc, à Hambourg et Altona au XVIIm* siècle. Ceux qui restèrent en France aidèrent singulièrement à la restauration du protestantisme. Antoine avait épousé Anne Escale.
Il mourut le 30 ocl. 1710, laissant un fils, Bernard, qui, à son tour, épousa Catherine Monsarrat, le 18 juillet 1719. Le registre de famille sur lequel ce mariage est consigné porte : « Dieu veuille bénir cette « union, ainsi que je le lui demande du « profond de mon cœur et que les enfants « que Dieu nous donnera, si c'est sa vo- « lonté de nous en donner, soient nés à sa c gloire, qu'ils aient sa crainte et, si Dien « nous veut tant bénir, qu'ils soient bap- « tisés par mains d'un ministre. > Ce vœu fut en partie exaucé. De ce mariage naquirent : 1* Pikrrb, le 17 oct. 1626, qui épousa une demoiselle Barthés, de Vabre ; 2<> Jj£àn, 8 janvier 1729; 3° Bkrkard II qui suit; 4° Jean- Jacques-Marc- Antoine,