‹ La France protestante (volume 2)Chapitre 168 sur 252 · FOULLON · texte numérisé non relu

FOULLON

Paris, enterré an cimet. des SS. Pères, janv. 1681. — Mad'l» de Fouclinay, membre de l'église de Dangeau, 1659. — Pierre Fourre c natif de Chenus, dioc.

d'Angers, » reçu habitant de Genève, 1559. — Anselme Foudrol, espinglier, de Dijon, vivant à Lyon, \d.t 16 septemb.

1572. — Pierre Foue, de Clerac, tailleur, 41 ans, assisté à Londres avec Anne sa femme et 3 enfants, 1705.

FOUET. On a mentionné ci-dessus (Y, 885) Simon Fouet, chantre de la chapelle du roi, martyrisé à Paris et brûlé en 1534. Le registre d'écrou de la Conciergerie de Paris porte, comme incarcéré à la date du 30 septemb. 1568 : Adam Fouet, soy disant clerc suivant les finances, sans maistre ni aveu, natif de cette ville de Paris et demourant partout, lequel c estant entré « es prisons de céans pour solliciter aul- « cuns prisonniers a esté arresté et cons- « titué prisonnier en icelles comme estant « de la nouvelle oppinion, ainsy que luy- « mesme a confessé, et pour avoir esté « trouvé saisy d'armes contrevenans aux « editz du Roi et arrestz de la Cour de t parlement. » Il fut renvoyé au Prévôt de Paris « pour luy faire et parfaire son procès, et depuis, élargi à la charge de vuider la ville. >

FOUGÈRES (Daniel de) pasteur d'Henrichemont (Berry) en 1660 (Bull. XV, 516). — François de Fougères, peut-être fils du précédent, aussi appelé Faugère ou Faugière (ci-dessus col. 428), seigneur de Bussy, natif de La Charité sur Loire, pasteur d'Henrichemont, puis de Sancerre, réfugié à Lausanne en 1690, mort dans cette ville le 28 juillet 1709. 11 avait épousé Esther Renouard. Leur fils, Pierre, alla étudier à Genève, en 1667, et succéda à son père dans l'église de Sancerre. — Fougère de Prinsai, persécuté à Niort, 1681. — Marie Fougère enfermée au couvent de N.-Dame de Saintes, 1731. — Des Fougerais, doctr régent en la fac. de médecine de Paris, vers 1640. — Jean Fougereux de Grand'bois, né à Montpellier, étudiant en théologie à l'acad. de Genève, en 1719, fut consacré au saint ministère dans cette ville, et y resta, mais sans occuper de chaire. Il y devint bourgeois en 1728 et y épousa Jacqueline fille de J.-F. Fol et de Christine Bouvier. — Jean Fougeron, assisté à Londres, avec sa

femme et 4 enf., 1702. — Antoine Fougety de St-Hippolyte en Languedoc, peignier de laine, réfugié avec sa famille à Spandau, 1698. — Pierre Fougier, de St-€hristophe en Vivarais, assisté à Genève, d'un viatique, 1685 ; — (Antoine), mercier, de Valdrôme en Dauphiné, réfugié avec sa femmeà Wezel, 1698. — Guillaume FouUlot, c minusier, natif d'Anjou, • reçu habitant de Genève, mai 1559.— Odet deFouilloux, commissaire à l'exécution de l'édit dans la généralité de Bordeaux, 1680 (Tt 287). — Louis Fouilly condamné pour s'être marié à l'étranger; Sedan 1736 (M 668). — Salomon Foujon, de Vienne en Dauph., hab. de Genève, 1559. — Jean Foulard, officier dans Tannée hollandaise, 1696. — François Foulchier, de Ganges, assisté a Genève, 1705. — Jehan FouUe c compagnon foullon de draps natifz de Meanx en Brie, » reçu habitant de Genève, avril 1559. — Jean et Pierre Foulé, massacre! à Meaux, 1572 (Crespin). — Louis FouW, de Lisy (Lissiensis) étudiant a Genève ea 1623, pasteur à Favières en 1637. — Le sieur de Foulet qui avait fait prêcher la parole de Dieu dans son château (situé près de Moulins en Bourbonnais) est « massacré par la populace avec un sien lacquay, > 1562 (Crespin). — Elisabeth de Chastrefou des Foulleries, demi»» noble de St-Lô, 21 ans, arrêtée comme elle cher chait à fuir du royaume le 5 mars 1687, condamnée, rasée et enfermée à l'abbaye des Anges près Cou tances (Tt 261).

FOULLON (Abel), poète et ingénieur, valet de chambre du roi Henri II. Théodore de Bèze dans son Histoire ecclês. des églises réformées (t. II p. 37) en décrivant les préparatifs de défense faits par les protestants enfermés dans Orléans en 1562, ajoute que : « Fut aussi dressé une Mon- « noie pour y forger or et argent au coin « du Roy, dont eut la charge un excellent « ouvrier, nommé Abel Foulon, ayant eu « auparavant charge du moulin à monnoie « à Paris. > Cette qualification d'excellent ouvrier n'était pas un mince éloge. Foullon était en effet un esprit des plus remarquables, un génie inventeur. Les biographes le disent né à Loué, village du Maine, vers 1513 ; mais la première fois qu'il nous apparaît c'est en 1544, comme traducteur en vers français des satyres d'Aulus Persius Flaccus :

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