I. Charles Fouquet, sieur de Bornizeau
FOUQUET
en Poitou ' et de Fourchelimier, prit pour femme, en 1646, Charlotte Du Bellay, fille de Zacharie, sieur Du Plessis-Bellay, et de Jeanne Hébert. De son mariage étaient nés, outre les filles : 1° Henri-Charles, sieur de Bornizeau, né à Thouars, qui épousa, en 1672, Louise de Marconnay, fille de Gabriel, sieur de Villiers, et de Marie Rogier ; ils eurent une fille qui fut M»« de Bon ne val ; Henri-Charles Fouquet, chevalier, seigr de Bournizeaux, est marqué sur les listes de Dieterici comme réfugié à Cologne avec sa femme et deux filles, en 1698 ; — 2<> Frédéric-Philippe, qui se convertit à la Révocation ; — 3° Claudk-Louis ; — 4° Charles, qui se réfugia en Angleterre où il mourut en 1708, laissant de sa femme Susanne GuinebauU une fille, Susanne-Madelaine, âgée de trois ans à la mort de son père; — 5<> Charlotte ; — 6<> Jeanne-Eléonorb ; — 7<> Gabrwllb.
II. Isaac Fouquet, sieur de La Touche, Beaurepaire etc., épousa, en 1613, Anne Gaschinard, dont il eut, entre autres enfants, Christophe, sieur de Beaurepaire, qui suivit la carrière des armes et fut marié deux fois, avec Anne Gauvin, fille de Jacques, sieur de La Brosse, puis en 1654, avec Louise Du Bois. Nos renseignements ne s'étendent pas plus loin.
2. FOUQUET, ancien de l'église de Tours, mis à mort en 1562 (Crespin). — Fouquet, famille de Loudun, 1566. — Isaac Fouquet, laboureur alsacien, avec sa femme et 6 enf., la veuve de Guillaume F., de la Tiérache, « laboureuse, • avec un enfant ; Pierre, avec sa femme et 3 enf. ; Jean, avec sa femme et 5 enf. ; Isaac, avec sa femme et 3 enf. ; Daniel, avec sa femme et 2 enf. ; Samuel ; tous d'Alsace et laboureurs, réfugiés à Strasbourg en Uckermarck, 1698. — Julien Fouquet, de la Bretagne, réfugié en Allemagne et ruiné par les troupes qui y sont passées, assisté à Genève d'un viatique pour retourner en Allemagne, 1708. — Elizabeth Fouquet, enfermée au couvent des Nouv. cathol. de Chàlons-sur-Marne, 1735.
3. FOUQUET dk Boiskbaht (écrit aussi Boyssebard, Boishébart et même Boisa-
1 Borninan on Boarneaeaox est ausei le nom d'un capitaine huguenot qui prit une notable part an liage de Poitiers en 1562 ; voy. ci-dessus II col. 966 et V col. 565.
bart), famille noble du Vigan qui a fourni à l'église de cette ville les plus importants et les plus fidèles de ses anciens. On Ta présentée comme ayant une commune origine avec celle des vicomtes de Vaux, marquis de fiellisle, c'est-à-dire avec le célèbre Fouquet surintendant des finances si connu par ses disgrâces sous le règne de Louis XIV ; Jurieu le dit dans sa 3me Lettre pastorale; cependant cela est doublement inadmissible parce que les Fouquet d'où sortait le surintendant étaient bretons et que pour pièce principale de leurs armoiries ils avaient cet écureuil qui leur fut fatal, tandis que ceux du Vigan étaient exclusivement languedociens et portaient pour Armes = un bandé d'argent et de gueules.
Jean de Fouquet l sieur de Boishébard, conseiller de la mairie du Vigan en 1606, marié à Claude d'André, veuf en 1625, vivait encore en 1658 et laissa pour héritiers : Jacques qui suit et François, s' de Boissebard, 1er consul du Vigan en 1613 et 1619, conseiller de cette ville à diverses reprises de 1597 à 1630, député en 1612, wecPlanchon-Cantobré, vers M. le connétable pour lui faire la révérence et témoigner l'aise qu'avait la ville de sa venue. Il fut député en 1620, avec le srdeMontmuzard, au synode national d'Alais pour obtenir un deuxième pasteur, et fut désigné pour faire partie du conseil de direction établi au Vigan par ordonnance du duc de Rohan du 6 octobre 1627. Noble François Fouquet, s' de Boishébard fut délégué le 16 octobre 1650, avec Pierre de Barrai sr de Grisentis, 2(U« consul du Vigan, par l'Eglise de cette ville au synode provincial convoqué à Sauve le 19, pour demander un pasteur en remplacement du sr Joseph Estienne, décédé le 25 septemb. précédent.
Son frère aîné, Jacques de Fouquet sT de Boisebart, docteur es droits, substitut du procureur du Roi du Vigan en 1643, conseiller de la communauté de cette ville 1660, 63, 64, 65. En 1647, il avait été député par le Vigan au synode provincial d'Anduze pour lui demander de maintenir dans cette ville M. Estienne, pasteur nommé par le synode réuni l'année précédente au Vigan. On le choisit comme un des
1 Notes de M. Casalis de Fondonca.
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