XVII. Abschilderung Mahomeds und
Zinzendorf s als seines keutigen Affen, Strasb., 1747, in-4<> ; trad. en latin et en franc.
XVIII. Lobrede auf dem Grafen Moritx von Sachsen, Strasb., 1751, in-4°.
XIX. Meletema theologieum judicia continent tant de iis qui seculo présente studio exegetico profuerunt, quàm qui eidem nocuerunt, Argent., 1754, in-4°.
Frœreisen a mis, en outre, des Préface* à deux ouvrages de Kromeyer contre Zinzendorf.
FROGER, de Loudun, étudiant en 1589, ministre à Loudun en 1598 (Tt 23*, 236). — Froger, famille saintongeoise. (Guillaume) parrain au temple de La Rochelle en 1591. (Jean) épouse au prêche, en 1602, Magdeleine Chevreau. — Michel- Joseph de Froger, sr de 1'Eguille, né à Marennes en 1702, de Michel de Froger sr de la Rigaudière et de Catherine Jarry de la Chaume, fut un marin distingué ; il fit sa première campagne en 1722 sur on navire, l'Apollon, que son père commandait, et ne cent de servir glorieusement jusqu'en 1763, époque où il reçut sa retraite étant appelé au commandement de la marine de Rochefort ; il était capitaine de vaisseau depuis 1751 et chef d'escadre depuis 1757; sa mort arriva le 5 septemb. 1772. — Jean- André Froger, de Normandie, assisté (5 1.) à Londres, 1705. — Frogier, ministre à Pamiers, 1597-1603 ; mort avant 1607 Autre, ministre à Puycasquier, 1651 ; à Paniiers, 1656. — Jean Froide fond, de Siderac près Bergerac, condamné par le bailliage de Metz, en 1670, pour crime d'apostasie, au bannissement à perpétuité du pays messin après amende honorable.— Geoflroi de Froisyeulx, de Valère en Dauphiné, habitant de Lausanne en 1565. — Jean Fromageau, de Saintonge, assisté (5 liv.) à Londres, avec femme et enfant, 1705. — Renée-Esther^Voww^et enfermée au couvent des Nouvelles cathol. à Paris,
FROMENT (Antoink), né en 1509 à Mens, dans le val de Trièves en Dauphiné [Haag, V 176], disciple et serviteur, comme il disait, de son compatriote Guillaume Farel, fut un des premiers et des plus ardents à répandre les doctrines de la réformation religieuse. Tout jeune encore il assistait Farel dans les courses de missionnaire qu'il fît en 1530 à travers le Jura
FKOMENT
Bernois et sur les bords du lac de Neucbâtel. M. Herminjard donne même quelques raisons de croire qu'il avait commencé cet apostolat des 4528 ou 1529 dans le district d'Aigle (cant. de Berne), alors qu'il n'avait encore que 19 ou 20 ans (Corrup. des Réf., t. II p. 132 et 264). Mais en 1530, il paya bravement de sa personne. C'est lui-même qui le raconte :
Et de là s'en allèrent [Farel et lui] à la comté de Neuf -Chas tel ; et icelui Farel preschoit, à grande difficulté et grand daugier de sa personne au milieu des places et des rues : car les prebstres ne la Seigneurie ne vouloient permettre dans les temples, ne moins dans la ville. Touttefoys luv fut baillé place à prescher, par le commun peuple, en l'hôpital : car aussi Jésus-Christ est né en pauvre lieu ! Et en allant, prescher çà et là par les villaiges circonvoysins recevoient sou ventes fois leurs censés, assavoir cops et oltraiges. Et principalement une fois à Valangin, où les femmes et les prebstres les battirent tellement que le sang y est demeuré, iès pierres d'un petit temple 2, plus de quatre ans. Et vouloient les prebstres et les femmes que Farel adourât une ymage de boys en disant « Crie merci à Notre Dame. » Et iceluy disoit « Je crie merci à Dieu et non à aultre ; c'est celui que je ay offensé ; à aultre ne devons demander grâce ne merci. » Et alors il le battoient et prenoient sa teste contre les murailles, si que ne se fallut gueres qu'ils ne les tuèrent tous deux. .. (Actes et gestes dé Genève, pub. par G. Revilliod, pag. 11)1.
U raconte aussi (p. 5 et suiv.) que Farel, assisté cette fois d'Antoine Saunier et Robert Olivétan, ne fut pas moins rudement accueilli à Genève la première fois qu'il y vint prêcher l'Évangile, en 1532. Farel en effet n'échappa qu'à grand' peine aux mains des prêtres genevois et ne s'arrêta qu'au bord du lac d'Yverdun, à Granson. Là il retrouva Froment à qui les Bernois avaient confié l'église d'un village voisin, Yvonaud. Au récit de la découvenue de son maître, Froment loin de rien craindre, se laissa persuader d'aller à Genève, essayer à son tour. Il y arriva le 3
i Une chapelle dédiée A la Vierge. * 1 Un récit plus détaillé de la même journée, tirée de la Vie de Farel (mas. de la Biblioth. de Génère n* 147), a été donné par Herminjard, II
nov. et n'y trouva d'abord que des adhérons t tant froitz, tant craintifs et si effarouchés de ce qu'on avait faict à Farel • qu'ils n'osoient pas même l'admettre en leurs maisons. Cependant au bout de quelques jours, il fit afficher l'avis suivant dans tous les carrefours de la ville :
- 11 est venu ung homme en ceste ville qui veult enseigner à lisre et escripre en francoys dans ung mois à tous ceulx et celles qui vouldront venir, petis et grandz, hommes et femmes, mesme à ceulx qui jamais ne furent en escolle. Et si dans le dit mois ne scavent lisre et escripre ne demande rien de sa peine. Le quel trouveront en la grande salle de Boitet, près du Mollard à renseigne de la Croix d'Or. Et si, guérit beaucop de raalladies pour néant.
L'école était en effet un moyen commode pour les novateurs d'insinuer doucement leurs idées dans les esprits. Le succès répondit si bien à la tentative de Froment qu'il osa, le 1" janv. 1533, monter sur un banc dans la principale place publique de Genève, la place du Molard, et prononcer un discours sur ce texte de Sl- Matthieu : « Donnés vous garde des faux
• prophètes qui viennent à vous en vête-
• ments de brebis et par dedans sont des « loups ravissans \ » paroles qu'il développait en disant : • Nous ne donnons pas à entendre au pauvre peuple qu'il nous apporte de son bien et que le sortirons du purgatoire ; mais les vostres font tout au contraire, en sorte qu'ils ont tiré par telle couleur sous leur patte presque tous les biens de la terre ; et si n'en fault dire mot, car celluy qui parlera sera soudain mis à mort, ou excommunié, ou appelé hé* rétique ou luthérien. » L'orateur a pris soin de nous conserver sa harangue tout entière (chap. 4 de sa chronique, Les actes et gestes, etc.) mais les prêtres et les gens de justice ne la lui laissèrent pas achever; ils dissipèrent la foule et Froment, ne se sentant plus en sûreté dans ce lieu, s'en retourna peu de jours après, sans bruit, à son village d'Yvonand.
Il renarut à Genève à la fin de la même
année, 1333, et prit de nouveau la parole pour réfuter à haute voix dans la cathédrale un dominicain renommé, le docteur Furbity, qui prêchait l'Avent et chargeait
» Conf. t. V col. 218.