‹ La France protestante (volume 2)Chapitre 213 sur 252 · XXI. Trad. du 2"» livre de l'Iliade · texte numérisé non relu

XXI. Trad. du 2"» livre de l'Iliade

Trad. du 3m« livre des Odes d'Horace. — N'ont pas été imprimées.

On trouve aussi dans le T. XIV de la Gollect. Conrart quelques pièces sorties de plume de notre pasteur : un Traité pour ^instruction de deux personnes de qualité faisant profession de la religion réformée ; la trad. d'un fragment du Hierozoicon de Bochart relatif à la mâchoire d'âne de Samson ; un Sermon sur la 21 ne section du catéchisme, et une Lettre au ministre de Bordeaux Sarrau, datée dé Charenton 18 mar£1663.

Raymond Gâches avait épousé Elisabeth de Vignaux, dont il eut plusieurs enfants, notamment un fils, comme lui nommé Raymond et ministre, né en 1620 et mort à Paris le 10 nov. 1665. — La Bourse françoise de Genève inscrit au nombre de ses assistés, en 1701 : « François Gâche, de Puylaurens, neveu de feu Gâche, ministre de Charenton et venant des lies du Canada où il était officier ; » il reçoit un viatique de deux écus pour passer en Hollande. — Pierre Gâches, de Montauban, pendu pour cause de religion, 1686 (Elie Benoist). — (Jean- Jacques et Henry) clercs, naturalisés en Angleterre, 1688 (Agnew).

— (Marguerite) de Mens, en Dauphiné, assistée à Lausanne, allant en Allemagne, 1700. — (Joseph), de la Guienne (Nérac?) établi à Staargardt, 1703. — (Samuel), de Bédarieux, assisté à Genève d'un viatique pour le Brandebourg, 1708.

GACHET(Bknjamin), assisté à Lausanne, 1684. — (André), cordonnier, originaire de Metz, établi à Magdebourg, 1695. —

— (David), de Fontainebleau, et sa femme, prosélytes, assistés à Londres, 1702. — (Jeanne), 60 ans, femme de Jacques Gachet, de Civray en Poitou, assistée (1 liv. 8) à Londres, 1705. — Gachet, deMarsilargues, admis comme proposant en 1760, consacré à Lausanne, en 1764, exerçant les fonctions pastorales à Sommières, en 1766, à Nîmes et aux environs, 1770-1806.

1 . GACHON (Jean), massacré à Orléans, 1568 (Crespin); — (Jean), pasteur du désert, exerçait à Nîmes dès le milieu du XVIIIme siècle et y mourut en 1806. Son fils, Jkan- André, né à Mars il largues, en 1766, mort à Mazères, 29 déc. 1838, fit de brillantes études à Genève et à Lausanne et remplit successivement les fonctions pastorales dans les églises de Vallon, Nages, Codognan, S*-Hyppolyte-du-Fort et Mazères. C'était un savant homme qui avait composé pour son usage particulier, un recueil extrait de ses lectures et intitulé : Succus theologicus ex variis auctoribus depromptus ; mais il n'a rien publié.

2. GACHON (Arnaud de), ou Gaschon, sieur de La Mothe [Haag, V 193] avocat au parlement de Bordeaux, fut député, en 1601, par la basse Guienne, à l'assemblée politique de Sainte-Foy. Il y remplit les fonctions de secrétaire, et fut chargé d'une mission à Lyon, ou Henri IV se trouvait

GACHON — GAGNIER

alors, pour lui faire entendre les plaiules des églises au sujet des obstacles que le parlement de Bordeaux apportait à l'installation de la Chambre mi-partie (Brienne, vol. 209). L'année suivante, par résignation d'Etienne Trelier, il fut pourvu de la charge de conseiller au parlement de Guienne, charge dans laquelle il eut pour successeur son fils Pirrrb, en 1618). Du mariage de ce dernier avec Sibile de Bacalan, naquirent deux fils que l'Armoriai de Picardie appelle François et Jean. Le premier, sieur de La Salle et de Contre, du chef de sa femme Marie de Soyecourt, fille de Louis de Soyecourt, sieur de Contre, et d'Anne de Martigny, qu'il avait épousée en juillet 1656 (reg. de Charenton), abandonna le barreau de Bordeaux pour s'établir en Picardie. Ayant fait prêcher, en 1675, dans son château, il fut, à l'instigation de l'évoque d'Amiens, emprisonné par le lieutenant-général de Clermont avec son ministre Salomon Delbecq ou de Le Becque ; mais cet excès précoce de zèle fut réprimé, sur le rapport de Châteauneuf, et l'affaire évoquée au Conseil (Tt 284). A la Révocation cependant, le seigneur de Contre non seulement se convertit avec ses deux filles, Marie et Madklainb ; mais il entra dans les ordres et devint, en 1698, curé de Gueschart. Son frère, au contraire, se retira en Angleterre, lit-on dans l'Armoriai. Erman et Réclam parlent en effet, d'un Gachon qui remplissait à Londres, en 1680, les fonctions d'agent de la cour de Berlin, mais il n'est pas sûr qu'il s'agisse de François. Quoi qu'il en soit, le fils de ce dernier, prénommé Henri, qui était capitaine de cuirassiers lors de la révocation, ne suivit pas son père sur la terre étrangère.

On doit sans aucun doute rattacher à cette famille le capitaine La M othe- Gachon qui, vaillamment seconde par Bussac, La Serre, Grateloup et Papus, défendit, en 1622, Montravel contre le duc d'Elbeuf, et qui se Gt tuer sur la brèche, plutôt que de se rendre à discrétion.

GADEAU (Jean), proposant, exerça le ministère en Poitou, vers 1714-1719. — Jehan Gadoin, « de Cône en Bourbonnois, ministre de la parole de Dieu, » admis à l'habitation à Genève, 18 déc. 1572, sur le témoignage de Jehan Hodoin et de Jehan de Launay, ministre de Vézelay. — Jean

Gadon, collaborateur peu connu de Lefèvre iïEtaples, mentionné en 1524 (voy. Herminjard Corresp. I, 222). — Deux frères Gafarel, de Vais près Embrun, assistés à Genève d'un viatique pour le Wurtemberg, 1706. — Marie Gaffé, veuve de Jean Gaffé, de Meaux, 72 ans, assistée (1 1. 16) à Londres, 1702. — Pierre Gaffet, de Dieppe, ouvrier en soie, 64 ans et Catherine, sa femme, 60 ans, assistés (1 1.) à Londres, 1702. — De Gafinières, ministre en Anjou, 1581. — Judith Gage, de Rouen, 70 ans, assistée (2 1. 9) à Londres, 1705. — Seigr de GagemorU, voy. Prévost. — Daniel Gogel, jardinier du pays messin, réfugié avec sa femme et 4 enfants, à Halle, 1698. — Jehan Gagnard, • de Buzançois en Berry, sargier et drappier, > reçu habitant de Genève sous la caution de Pierre Nostre, ministre en Poitou, 17 oct. 1572. — Daniel Gagne, officier de la marine à Rochefort, forcé à l'abjuration, 1680. — Jehan Gagnebin, natif d'Orléac, evesché de Caors, en Quercy, > reçu habitant de Genève, 8 juin 1559. — Jacques Gagnet, de Vitry en Champagne, facturier de bas, réfugié à Berlin, 1698 ; (Tobie), arrêté voulant fuir du royaume ; gracié, 1702.

GAGNIER (Jean), savant orientaliste [Haag, V 193], né; à Paris, en 1665, d'une famille catholique, semblait destine à ne pas sortir du cloître où il entra de bonne heure. Son père, employé à la suite de l'ambassade de France en Danemark, étant mort prématurément, sa mère, veuve désolée, se fit religieuse à 24 ans au monastère royal des Filles de Sl0-Elisabeth, et voua ses trois fils à l'ordre des Génovëfains où ils entrèrent tous trois. L'aîné mourut peu do temps après. Le second, Jean Gagnicr, lit ses humanités au collège de Navarre et s'appliqua avec ardeur à l'étude des langues sémitiques. 11 devint bientôt chanoine régulier de Sainte-Geneviève ; mais, peu de temps après, il quitta son couvent, poussç par le dégoût de la vie religieuse, et de plus, amené par la lecture des Livres saints à la connaissance des abus de l'Eglise romaine. A la révocation de TEdit de Nantes, il se retira en Angleterre et l'on peut lire avec beaucoup de fruit quelques pages éloquentes de son livre l'Eglise romaine convaincue de dépravation (p. 8 à 11) sur ce grave événement. « L'engagement où nous nous sommes trouvés nous-mêmes,

GAGNIER — GAGNIÈRES

dit-il, de travailler à ces belles conversions, on à instruire ceux, qne d'autres missionnaires plus habiles que nous, je veux dire les Dragons, avaient converti bon gré malgré, m'a donné l'occasion de lire les livres de controverse avec plus d'attention en les conférant avec les Saintes Ecritures, les Conciles et les Pères de l'Eglise. > Il est marqué, à Londres, comme assisté (10 1.), dés 1702, en qualité de prosélyte réfugié et il reçoit encore 10 liv., en 1710, au môme titre. Mais il avait apporté avec lui une notoriété de savant qui le mit bientôt audessus du besoin. L'évoque de Worcester le prit pour chapelain et le mena à Oxford où il enseigna pendant quelques années, l'hébreu, tout en se livrant à d'importants travaux littéraires. En 1715, il fut nommé professeur de langues orientales. Il mourut, le 2 mars 1740. On a de lui :

I. Historùe judaicw lib. V; trad. latine de Joseph Ben Gorion, enrichie d'une préface et de notes, Oxf. 1706, in-4°.

II. L'Eglise romaine convaincue de dépravation, d" idolâtrie et d' antichristianisme, en forme de Lettre par Jean Gagnier, cidevant prêtre, chanoine régulier de l'abbaïe royale de SMieneviève au Mont de Paris, à présent de l'Eglise anglicane et maître es arts de l'Université de Cambridge, au sieur Germain Gagnier son frère, aussi chanoine régulier, de S*-Yvet de Braine-lès-Soissons, de l'ordre dit de Prémontré, et en sa personne à tous les chanoines de Tune et de l'autre congrégation; La Haye, Jean Kitto, 1706, pet. in-8o de XX et 296 p., dédié aux Etats généraux des Provinces-Unies des Pais- Bas.

III. Tabula nova et accurata exhibent paradigmata omnium conjugationum hebratcarum, Oxf., 1710.

IV. Vindicim Kircherianœ, seu defensio Concordantiarum grmearum Conradi Kirckeri adv. Abr. Trommii animadversiones, Oxf., 1718, in-fol. et in-8<> — Critique acerbe d'un ouvrage d'ailleurs estimable.

Y. De vità et rébus gestiê Mahomedis, moslemicm religionis auctoris et imperii saracenici fundatoris, ex cod. msc. Pocockiano Bibliotheem Bodleianœ textum arabicum primus edidit, latine vertit, prœfa^ tione et notis illustravit J. Gagnier, Oxf., 1723, in-fol.

VI. La vie de Mahomet, trad. et compilée de l'Alcoran, des traditions authentiques.

de la Sonna et des meilleurs auteurs arabes, Amst., 1732, 2 vol. in-8<> ; 1748, 3 vol. uH2.

On lui doit encore des Lettres sur les médailles samaritaines, publiées dans les Nouvelles de la rép. des lettres (1705), et des Remarques sur l'édition de Joseph Ben Gorion donnée par Breithaupt, lesquelles ont été ins. dans la Bibl. choisie de Le Clerc (T. XXV). On lui attribue aussi les Instructions pour les Nicodémites (Amst., 1700, in-12) que MM.[Haag croyent plutôt l'œuvre de F. Graverol. La mort ne lui a pas laissé le temps d'achever une trad. latine de la Géographie d'Abulféda (dont la moitié environ était déjà imprimée), et du Sepher jEmunot du R. Seedadiah.

Nous ignorons si le Traite de la petite vérole qu'il avait trad. de l'arabe de Rhazis, à la demande du docteur Mead, a vu le jour, en sorte qu'il ne nous reste à ajouter à la liste de ses ouvrages que les Fragmenta ex Catend in Pentateuchum arabica, syriacis descripta litteris et latine versa, que Fabricius a publiés dans le T. II de son édition de S'-Hyppolyte. — Il a laissé un fils qui fut élevé à Oxford, prit le degré de maître es arts en 1743 et suivit la carrière pastorale.

Voy. l'art, de la Biogr. Univ. de Michaud, rédigé avec beaucoup de soin par M. Jourdain,

GAIGNAIRË (DHe Doues), native de Champsaur, 38 ans, femme de Daniel Gourbon, bourgeois de Costeville, meurt à l'hôpital des réfugiés, à Lausanne, 1707.

— Barnabe Gaignard, vannier à Fontenayle-Comte, condamné à être pendu pour avoir prêché la Réforme dans une forêt voisine. — Plusieurs Gaigneur ou Le Gaigneur, inscrits sur les registres de l'église de La Rochelle dès l'an 1561. — « Ordonné de rescripre à noz souverains seigneurs pour obtenir leur ayde et faveur pour avoir monsr Gaigneur pour ministre en l'église de Lausanne ou lieu de M™ Jacques Langloys, » 22 avril 1572 (manuaux de Laus.).

— Marguerite Gaigneur, enfermée au couvent des Nouvelles-Catholiques de Châlons, 1686. — Isaac Gagnol, du Crest, étudiant en théologie à Genève (Isaacus Gagnollus, cristonsis delphinas), avril 1661. — Marie Gagnon, de la Bourgogne, assistée à Genève d'un viatique pour l'Allemagne, 1693.

— Gagnier es f Gagnoux, Gagnyaud, famil-

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