GALICE — GALAND
Grenoble à Genève avec 4 enf., assistée par la Bourse française de Genève, 1703.
— Aaron Galichon et sa femme, assistés (4 sb.) à Londres, 1706. — Urbain Galician, du lien de Melgueil, reçu habitant de Genève, 7 dôc. 1556. — Galicien, min. à Castagnols, 1594-1693. — Jean Galiè, marchand à Châteauthierry, réfugié avec sa femme à Berlin, 1598. — François Qvl- Utr, étnd. en théol. à Sanmur, 1648. —
— Pierre Galier ou Gallier, 30 ans, emprisonné à Dieppe, 1688. Autre Pierre, mis au Nouv.-Cath. de Gaen, 1781. — François Gallière, s' d'Auvila et Marie de Fontanon, sa femme, font baptiser leur fils, Jean, au temple de Gharenton, nov. 1632.
— Pierre OaUieuse ou Galhouste, de Montauban, d'abord licencié en droit, puis ministre de la par. de Dieu; il prêche à Albias en 1556, il est ministre à Montauban en 1565, à Cajare en 1576, au Mas Grenier 1597, à Figeac 1598, à Verlhac en 1602. Il épouse, janv. 1565, Françoise de Lassus sœur du ministre Jean de Lassus. Le 14 mars 1594, testament conjoint des deux époux par lequel on voit qu'ils laissèrent trois filles. — Elisabeth Galimond, assistée (9 sh.)à Londres, 1702.— Pierre de Gallinè, de Clairac, étudiant à Montauban, 1647.
— Guillaume Galinier, < bonnetier, natifz de Roquecorbe en Languedoc, > reçu habitant de Genève, 24 avril 1559. — Anne Galinier de Roquecourbe, veuve de César Julie, emprisonnée à Castres et frappée de 3000 livres d'amende par l'Intendant de Montpellier, J. Lenain, pour avoir exercé, quoique protestante, sa profession d'accoucheuse, octob. 1748. — Mlle des Gallinxères, enfermée au couvent des Nouv.-Cath. d'Alençon, 1686. — Vincent Galis, de Romans, barbier, reçu hab. de Genève, 1572.
GALISSARD (Guill. de), seigr de La Liquière, député à l'assemb. politique de Lonel, 1613. — Jean Galissard, sa femme et 2 enf., assistés à Londres, 1702. — Pierre Galissard, fils de Pierre, s* de Marignac, [Haag, V 200], natif d'Alais en 1712 et régent au collège de Genève, fut admis à la bourgeoisie genevoise le 10 juin 1733 avec ses fils, Pierre, François et Louis. Il est mort en 1780, laissant un grand nombre de vers médiocres et quelques opuscules : I. Discourt sur la dispute. II. Lettre critique sur la religion essentielle. III. Epitre sur la poésie. IV. Le spectateur suisse.
Y. Epitre critique à M. <TAIembert sur t article Genève de l'Encyclopédie. — M*l« Galissard de Marignac, Tune de ses descendantes s'est fait connaître par un petit livre intitulé : Le fond d'un portefeuille pub. à Lausanne (1824 in-12) et, de nos jours, son petit-fils, M. Charles G. de M., né en 1817, a occupé avec éclat la chaire de professeur de chimie à Genève.
1. GALAND (Charles), « de Toraine, valet de chambre de la royne de Navarre, » reçu habitant de Genève le 16 oct. 1572. On ne sait rien de plus sur cet échappé du massacre de la S1- Barthélémy [Haag, V 201], si ce n'est que rentré en France, il épousa à Loudun, en 1576, Françoise Herbelin (Tt 232). Il avait certainement dans sa parenté, bien qu'on ignore à quel degré, Auguste Galland, procureur général du domaine de Navarre et conseiller d'Etat, né à Tours, vers 1572, et enterré le 17 juin 1641 dans le cimetière de Charenton (Reg. de Charent.).
Fils d'un officier de la maison de Navarre, que le Béarnais estimait à cause de sa probité et de ses lumières, Auguste Galland fut destiné au barreau et fit ses études à Paris. Reçu avocat au parlement, il y exerça sa profession avec succès, au moins jusqu'à la mort de son père, à qui il succéda dans ses emplois. On ne sait rien de sa vie jusqu'en 1623 *. A cette époque, il était procureur général du domaine de Navarre et membre des conseils d'Etat et privé. Nous le voyons, pendant quelques années, se mêler d'une manière très active aux affaires de ses coreligionnaires, mais toujours comme l'agent du gouvernement, comme l'homme du roi. Cest ainsi qu'en 1623, il assista, en qualité de commissaire royal, au synode national de Charenton, conformément aux lettres-patentes du 17 avril 1623 qui avaient ordonné qu'à l'avenir les synodes se tiendraient en présence d'un officier de la religion réformée chargé de veiller à ce qu'il ne s'y fit rien de contraire aux édits. Les églises étaient mécontentes d'une mesure qui semblait les mettre en suspicion , et le synode résolut d'adres-
1 Si ce n'est que a* femme se nommait Marie de Lornu et qu'ils firent baptiser nne fille an temple de Charenton, le 23 fév. 1614. — Marguerite Bahuche, femme dn sr Galland, receveur général des tailles a Tours, fut enterrée, 14 juillet 1642, au cimetière de Gharenton.
GALAND
ser des plaintes au roi au sujet de cette déclaration. Mais ses remontrances forent aussi inutiles que l'avaient été celles des députés généraux Montmartin et Maniald; la déclaration subsista.
Galland fut encore choisi comme commissaire au synode national suivant, qui s'assembla à Castres, en 1626. Dans le discours qu'il adressa aux représentants des églises, il se borna, en quelque sorte, à leur notifier les ordres de Louis XIII. S. M. promettait de maintenir le libre exercice de la religion réformée ; au milieu de la guerre même, loin de songer à abolir les édits, elle n'avait cessé de témoigner aux protestants la même bienveillance et de les employer « dans les affaires les plus importantes de l'Etat ; » elle leur avait enfin accordé une amnistie générale. En retour, le roi demandait que les réformés vécussent en bonne harmonie avec les catholiques ; il exigeait qu'ils n'entretinssent ancun rapport avec l'étranger, et il espérait que le synode national, pour lui donner une preuve de son obéissance, sanctionnerait le canon du synode de Réalmont, portant qu'il serait informé contre tous les ministres qui avaient suivi la faction espagnole, non pas dans l'intention de les exclure de l'amnistie, mais seulement pour faire briller d'un plus vif éclat la réputation de ceux qui avaient persisté dans leur devoir. Enfin S. M. renouvelait la défense déjà faite aux ministres d'assister aux assemblées politiques ou de se mettre au service de princes étrangers. La conduite de Galland vis-à-vis du synode fut d'ailleurs pleine de courtoisie et de déférence ; aussi les meilleurs rapports semblent-ils avoir existé entre eux. C'est ainsi qu'à la prière des députés des églises, le commissaire du roi écrivit au président du parlement de Toulouse en faveur de plusieurs protestants, entre autres l'avocat Bèrard, qui avait été incarcéré à Sommières parce qu'il avait embrassé la religion réformée. Galland envoya sa lettre par son propre fils et par Petit, et le président du parlement y fit la réponse la plus polie.
Rien jusqu'ici, dans la vie publique de Galland, ne justifie les accusations portées contre lui par quelques écrivains protestants, par Rohan surtout, qui nous le peint comme un homme habile, mais mercenaire, sans honte et sans conscience. Nous avons
déjà eu l'occasion de le remarquer, les jugements de Rohan ne doivent pas être admis sans contrôle, lorsqu'il s'agit des adversaires de sa politique ; or personne peutêtre ne se montra plus opposé à ses desseins que Galland, qui, disait-il, lui avait fait plus de tort que les troupes royales. D'un caractère doux et modéré, imbu des doctrines de l'obéissance passive, persuadé que la parole royale est sacrée et que le roi tiendrait toutes ses promesses, Galland devait voir avec chagrin les entréprises de Rohan ; aussi ne cessait-il d'insister auprès de ses coreligionnaires pour qu'ils se soumissent absolument aux ordres de Louis XIII. Dans de telles dispositions, on comprend qu'il dut accepter avec empressement, en 1627, la mission d'aller dans le Languedoc combattre les projets du duc. Il déploya dans cette circonstance une activité et une habileté remarquables. Il se mit en route vers la fin de septembre, (son passeport que nous avons eu entre les mains, est daté du 16), porteur de lettres du roi adressées à Malauze, Saint-Germier sénéchal de Castres, Picheron d'Entraguet et à d'autres protestants influents (S. Gêrm. franc. 914. 15). Arrivé à Cahors, le 10 octobre, il y trouva une lettre du président du parlement de Toulouse qui lui peignait comme très alarmant l'état des esprits à Montauban. Il pouvait y avoir du danger pour le commissaire royal à entrer dans une ville aussi agitée ; cependant il n'hésita pas à s'y transporter sur-le-champ, et manda les consuls à qui il fit connaître l'objet de sa mission. Une assemblée générale fut convoquée ; Galland s'y rendit et par ses promesses adroitement mêlées de menaces indirectes, il produisit une telle impression sur les esprits que, séance tenante, une adresse fut votée au roi pour lui jurer fidélité. Parmi les signatures, nous citerons comme les plus importantes, celles des consuls LaBouissonade, Arbussy, Bardeau, Lacaze et Solerme. Le 15, Galland partit pour Briatexte, où il obtint le même succès l ; de là il alla à Castres où le parti de la paix, à la tête duquel étaient les quatre consuls, Pierre de I juger, Pierre Jean,
1 La déclaration est signée par David Aimet consul, Oillu, Fossat, Paul de Garrigues siear du Puy, P. La Garde, P. Pelisson, Jean Bimfi?*, Pierre Corbière, avocats, Loto Pinel, Gédéon Monlagut, etc. (Brienne, t. 213).
GALAND
Jean Rauly et Jean Galibert ; Samuel de Landes, Jean de Landes sieur de La Gascarie, Samuel de Bouffard sieur de La Garrigue, Jean de Bouffard sieur de Madiane, Jean de Thomas sieur de L'Isle, David de L'Espinasse, Jacques de L'Espinasse sieur de Lissac, Pierre Dumas, Jacob Raimond, Jean Le Roy sieur de Crennac, et le ministre Josion, s'était rendu maître par l'expulsion de Saint-Germier, chef de la faction contraire. Comme à Montauban, une adresse rat votée en assemblée générale, le 22 oct. *. Les jours suivants, les villes de Pamiers, de Mazères, de Saverdun, du Mas d' Azil, de Contest et de Sorrèze envoyèrent à Castres leurs consuls de La Fite et Bayle, Delmas et Hubert, de Maistonnade et de La Porte, de Langlois et de Gouttes, Brugnière, Blaquiêre et Raynaud, pour promettre en leurs noms au commissaire du roi de ne point se joindre à Rohan. Dès le 21, les consuls Jacq. de Bardin, David Pons et Jean PradeUes, avaient invité Galland à venir recevoir le serment de fidélité de Puy-Laurens. Il s'y transporta le 24, et obtint, sans opposition, une déclaration semblable qui fut signée par Jérémie Dupuy, conseiller du roi, Jacques Berthonxieu, Noé de CoUerieu, Guillard oVImbert, Michel de Bedos, Jean de La Roque, Philippe de Ginette, Jean de Lacger, Jean de
1 On remarque parmi le* signataires : Jacques Sésérac, avocat Jean Malecare, Antoine de Ro- UAp sieur de La Devise, Abel de Rotolp sieur de Crespinet, Jean Du Pontet trésorier dn domaine, Jacques de Bûsol avocat, Josias de Frègevittc, Jean Payltau sieur de Roqneoaude, Jean OU* sieur de La Fontaisié, Daniel de Ligonnur, Paul de La Bauve, 8iméon de La Fontaine, Pierre Visu et Jean Cathala, avocats, Abel et Jacques de Fos, médecins, Jean de Bissai sieur de Malecan, Du PradcU, Jacques DutUh, Pierre Donnadiru, J. Armengaud, J. Moltnier, Jacq. de La Rivoire, Michel PAùticr, /. Cayrol et Isaac Batailler, procureurs, P. Gâches, Paul CarUt, Daniel et David Viola, notaires, Jean Bayer greffier, David Bayer apothicaire, Jean et André Atari, bourgeois, etc., etc. Tels étaient alors les chefs do parti conservateur à Castres. Au mois de nov. de l'année précédente, les Castrais avaient déjà juré au roi fidélité et obéiasanoe, en protestant qu'ils détestaient les alliances faites avec l'Espagne, et Galland avait été chargé de remettre cette adresse signée par Jean Dumas notaire, Pierre Bonnet et David Ricard, consuls, Jacques de La Roque docteur et avocat, Jean de Ratmond procureur du roi (Briermt, i. 212).
Barreau, Paul d'Arnaud, Jacques Barbaroux, et par beaucoup d'autres notables habitants. De Puy-Laurens, Galland prit la route de Réalmont, où il avait été engagé à se rendre par le consul Raynaud. Son intention était de visiter aussi Revel, «dont les consuls Durand et Dumas, lui avaient assuré par écrit la fidélité des habitants ; mais son voyage fut interrompu par une douloureuse catastrophe ; son fils qui l'accompagnait se noya au passage du bac de Villemur. Il retourna donc à Castres où les adresses continuèrent à lui arriver, de Roquecourbe et de La Bastide-Saint- Amant, le 4 nov. ; de Mazamet, le 5 ; de La Bastide, le 20 ; de La Gabarède, le 24 1. Toutes ces villes se prononcèrent de la manière la plus formelle contre l'entreprise de Rohan, • tellement, lit-on dans ses Mémoires, qu'il fut contraint de venir avec sa cavallerie à Roquecourbe, qui est une petite ville située à une lieue de Castres et à deux de Réalmont, d'où il tenta divers desseins sur toutes ces villes mal affectionnées. A Castres il n'y put rien faire ; à Réalmont ses persuasions y furent mieux reçues, et les portes ayant été fermées au duc de Montmorency, il y mit pour gouverneur Maugis qui étoit celui qui principalement l'y avoit servi et qui lui avoit été fidèle en toutes les autres guerres. >
Il est donc évident que la révolte de Rohan n'était point approuvée par la majorité des protestants du haut Languedoc. Ce n'est pas qu'ils n'eussent des plaintes à élever, nous en trouvons la preuve dans l'adresse même de la ville de Castres ; mais leurs griefs n'étaient pas assez graves pour qu'ils crussent nécessaires d'en poursuivre le redressement par les armes.
L'impopularité de l'entreprise de Rohan suffit pour expliquer le facile succès de la mission de Galland.
En 1631, Galland qui, à plusieurs reprises depuis 1623, avait été employé comme commissaire du roi auprès de divers synodes provinciaux, notamment auprès de ceux qui se tinrent, le 17 avril 1625 à Charenton, le 30 avril 1626 à Houdan, le 11 mars 1627 à Clermont en Beauvoisis (Fonds St-Magloire, no 39 et 42) , assista de nouveau, en la même qualité,
* Ces adresses sont imp. dans le Mercure de
GALAND
au synode national de Charenton. Après avoir renouvelé les promesses de sa protection aux églises, si les réformés cessaient de se montrer hostiles à son gouvernement, Louis XIII, par l'organe de son commissaire, réitéra la défense de donner à des étrangers les places de ministres, et aux pasteurs celle de sortir dn royaume sans permission ou de se mêler d'affaires politiques ; et en réponse aux remontrances qui lui avaient été adressées touchant la présence d'un commissaire royal aux synodes, il défendit absolument de les renouveler. Au lendemain de la guerre qui avait coûté à La Rochelle ses chers privilèges, le moment eût été mal choisi pour protester. Le synode se soumit donc avec humilité, et il se soumit encore lorsque le roi lui ordonna de nommer de concert avec son commissaire, deux députés généraux.
Son choix s'arrêta sur Clermont-OaHerande et sur le fils d'Auguste Galland. Ce fils, alors âgé de 27 ans, était avocat au parlement et lieutenant au bailliage de Glermont. Il se nommait aussi Auguste, comme nous l'apprend un brevet de retenue de conseiller au parlement qui lui fut accordé, en 1631, en récompense des services rendus par son père pendant quarante-trois ans (St-Magloire, no 45). En 1637, le synode national d'Alençon le remplaça dans sa charge de député général. Voilà tout ce que l'on sait de sa vie. Il mourut sans laisser de postérité. Un de ses frères, Thomas, également avocal au parlement, remplit, en 1634, les fonctions de commissaire du roi auprès du synode de l'Orléanais assemblé à Mer. Ne serait-il pas identique avec le fils d'Auguste Galland que les mémoires du temps désignent sous le nom de M. de Gondran? Quoi qu'il en soit, Conrart, qui nous apprend, dans ses Mémoires, qu'Auguste Galland et son fils avaient laissé la meilleure réputation au Palais, nous peint ce M. de Gondran comme un garçon brutal, ivrogne et débauché, qui ne voulut jamais travailler au Palais. Il moumt catholique en 1653, sans laisser d'enfants, de Charlotte Bigot, sa femme, qui s'était rendue de bonne heure célèbre par la légèreté de sa conduite. Le cinquième fils d'Auguste Galland, nommé Augustin, se convertit également et devint prêtre de l'Oratoire. Il vivait encore en 1688.
Nous l'avons déjà dit, la plupart des écrivains protestants, adoptant sans examen les rancunes de Rohan, ont jugé trop sévèrement, à notre avis, la conduite d'Auguste Galland. Nous ne croyons pas, avec Le Vassor, qu'on doive le placer parmi ces protestants que l'avarice on l'ambition rendirent les esclaves de la Cour. Son dévouement absolu à la cause royale découlait de ses principes, et son royalisme admis, on doit reconnaître qu'il se montra aussi honnête qu'habile à défendre l'autorité du roi. Au reste, quelque opinion qu'on se forme sur son caractère, on ne pourra lui contester une grande érudition. Les ouvrages qu'il a publiés sont :
I. Diseoun sur Vètat de la ville de La Rochelle et touchant ses anciens privilèges, Paris, 1626, in-4<>; réimp, sous ce titre : Discours au roy sur la naissance, ancien état, progrès et accroissement de la ville de La Rochelle, Paris, 1629, in 8o; ins. dans T. XIII du Mercure français. — Galland veut prouver que les privilèges dont La Rochelle se montrait jalouse, étaient « des concessions gratuites et bienfaits, » et que le roi pouvait, en conséquence, les révoquer selon son bon plaisir.
II. Traité du franc-alleu sans titre prétendu par quelques provinces du droit écrit au préjudice du roy; avec le texte des lois données au pays des Albigeois et autres, par Simon, comte de Mont fort, Paris, 1629, in-4° ; nouv. édit. plus ample sous ce titre : Du Franc-alleu et de l'origine des droits seigneuriaux, Paris, 1637, in-4<> ; trad. en latin et publ. dans le recueil de Schilter.
III. Des anciennes enseignes et étendarts de France, de la chappe de S. Martin, de l'office de grand sénéchal, etc., Paris, 1637, 4° ; ins. dans le T. II des Antiquités de Paris par Sauvai; réimp., Paris, 1782, in-12.
IV. Mémoires justificatifs pour l'histoire de Navarre et de Flandre, contenant le droit du roi io au royaume de Navarre, etc. ; 2° comme seigneur de Dunkerque, de Bourbourg et Gravelines en Flandres, etc., Paris, 1648, in fol. — Ouvrage posthume publié par son fils l'oratorien.
V. Plaidoyers prononcez au parlement de Paris, Paris, 1656, in-4°.
Les ouvrages imprimés de Galland ne forment que la moindre partie de son bagage littéraire. 11 a laissé un très grand nombre de volumes mss. qui, des abbayes
GALAND
de Saint-Germain et de Saint-Magloire, des Missions étrangères et de la Biblioth. de Goëslin, ont presque tons passé soit à la Bibliothèque nationale, soit à celle de l'Arsenal. En voici le catalogue :
I. Généalogies des illustres maisons de f Europe (Arsenal, Hist. 688, et Bibl. nat. SM*erraain-fr. aujourd'hui mss. fr. 15409, 3 vol. in-fol.).
II. Généalogies des principales familles de la ville de Parie (Arsenal, Hist. 758, et SMJerm.-fr. 674, aujourd'hui mss. franc.
18669, 678, 679 ; en tout cinq vol. in-fol.).
III. Traité du domaine de la couronne de France (mss. franc. 18559, in-fol.).
IV. Traité pour prouver que V union du domaine privé des rois au domaine public n'est pas de droit (mss. franc. 16673, infol. ).
Y. Etat de divers procès concernant Fancien domaine du roi (mss. franc.
18557, in-fol.).