GAMBIER
faisant profession de la religiou prêt. réf. la somme de 150 liv. qui leur seront distribuées par les gens du consistoire de Meirneis. Legs à dame Judith de Valat sa femme, a Madelaine de Galtier sa petite nièce, fille de Pierre sr de Pontperdu, à Marguerite et Elisabeth, filles de son frère François de Galtier sr de Sirgas. Institution d'héritier universel en faveur de nob. Jean de Galtier son petit neveu, fils du dit sr de Pontperdu.
On trouve encore an Galtier assistant en qualité d'ancien de l'église de La Gaune an synode de la Hante-Guyenne tenu à St-Antonin en 1682; puis désormais les actes concernant la famille rentrent dans les attributions des autorités catholiques.
GALTIER, ministre à Marguerites, près Nîmes, 1562. — Galtrin. ministre à Metz, 1599-1602.
GAMAIN (Pierre) dit Moynier, dit Lebrun, pasteur du désert en Poitou, exerça ses périlleuses fonctions de 1742 à 1782 époque de sa mort. En 1753, une assemblée qu'il présidait rat poursuivie dans les bois par les dragons et lui-même fut blessé. On a une lettre touchante sur sa vie et ses mérites écrite par son collègue le pr Gobinaud en 1783 {Bull, X 82). — Claire Gaman, de Die, assistée à Genève, se rendant en Allemagne, 1709. — Pierre Gamaurès, de Dieu-le-fit, id. 1708.
GAMBIER [Haag V 206]. Longtemps avant la révocation de l'édit de Nantes, une branche de cette famille avait cherché un asile dans la Grande-Bretagne, et s'était établie à Cantorbéry. Dès 1608, Jean Gambier épousa Judith Crignon dans l'église française de cette ville. Son fils Gédéon eut de Jeanne Broche, sa femme, Jacques Gambier qui se maria, en 1693, avec Jeanne Mar selle, fille de François Mar selle et de Madelaine Le Roy. Quelques années plus tard, en 1700, André Gambier fit célébrer dans la même église son mariage avec Madelaine, fille d'Abraham De Visme et de Susanne Le Clerc, d'une famille originaire de la Picardie, et c'est probablement de cette alliance que naquit Marie Gambier, qui épousa, en 1736, Jean-Baptiste De Visme. (Voy. Burn.)
D'autres, du même nom, prirent le même chemin, notamment un Gambier, banquier à à Caen, qui rat poursuivi en 1686 pour avoir
tenté départir. En 1088, trois dH«» Gambier
étaient enfermées aux Nouvelles-Cathol. de Caen et Henri G., leur frère sans doute, était aux Nouveaux-Convertis et n'en était pas encore sorti en 1693 (Tt 317). Jessé Gambier, aussi de Caen, figure parmi les réfugiés assistés (2 liv.) à Londres, en 1706. Un autre Gambier, Nicolas, s'était établi en Angleterre en 1690 et y donna naissance à une importante lignée. Il ent deux fils, James, né en 1692, et Henri. Le premier suivit la carrière de la jurisprudence et commença la fortune de sa maison. Avocat plaidant, il s'ouvrit par son mérite les portes du conseil de la cité de Londres, et les réfugiés lui témoignèrent leur estime en l'élisant, 1729, directeur de leur hôpital. Sa femme Mary Mead lui donna un grand nombre d'enfants, mais la plupart moururent sans postérité, en sorte que nous ne mentionnerons spécialement que Susannk, femme de sir Samuel Gornish, Marguerite, épouse de lord Barham, James, père de sir James Gambier, consul général dans les Pays-Bas, et surtout John, père d'un illustre amiral.
Second fils de John Gambier et de Débora Stiles des Bermudes, James naquit, le 13 oct. 1756, aux îles Bahama dont son père était gouverneur. Il débuta fort jeune dans la marine, rat élevé, en 1778, au grade de post-captain, et prit part à la guerre d'Amérique dans laquelle il se signala. Lorsque, en 1793, éclata entre la France et l'Angleterre la lutte terrible qui ne cessa qu'à la chute de Napoléon, Gambier fut placé sous les ordres de lord Howe, et se distingua d'une manière toute particulière à la bataille du l#r juin 1794. Capitaine de La Défense il fut le premier qui coupa la ligne ennemie, exploit qui lui valut le grade de colonel de marine et le commandement du Prince George de 94 canons. Créé contre-amiral au mois de juin 1795, et vice-amiral au mois de fév. 1799, il quitta, en 1801, Famirauté où ses talents et son expérience l'avaient fait appeler dès le mois de mars 1795, pour hisser son pavillon sur le Neptune et prendre le commandement en troisième de la flotte de la Manche. L'année suivante, il fut nommé gouverneur de Terre-Neuve et commandant de la flotte qui protégeait les côtes de cette importante colonie. En 1804, il rentra à l'amirauté, et fut créé amiral, au mois de nov. 1805. C'est sur