‹ La France protestante (volume 2)Chapitre 224 sur 252 · GAMBIER — GAMBS · texte numérisé non relu

GAMBIER — GAMBS

loi qne le choix du ministère s'arrêta, en 1807, pour diriger l'expédition qui se préparait contre le Danemark. On sait qne cette puissance, sons la pression du gouvernement français, allait se déclarer pour Napoléon et se soumettre au blocus continental. Résolu de s'y opposer à tout prix, le ministère anglais fit partir pour la Baltique l'amiral Gambier à la tête d'une flotte de 22 vaisseaux de ligne et d'un nombre proportionné de frégates et de bâtiments légers. Gambier franchit le Sund, 1! août 1807, jeta l'ancre à Elseneur, et débarqua, le 16, un corps de troupes considérable à Wisbeck, à dix milles au nord de Copenhague. Dès le lendemain, la capitale du Danemark fut investie par terre et par mer, et une proclamation des généraux anglais fit connaître au gouvernement danois le but de l'expédition et les conditions auxquelles la paix serait maintenue. La principale était la remise en dépôt des vaisseaux de ligne danois, dont on craignait que les Français ne s'emparassent. Cette proclamation étant restée sans réponse, l'attaque commença le 19. Après une énergique défense, la citadelle, l'arsenal et la flotte furent livrés aux Anglais, 7 septembre. De retour à Londres, 2 nov., Gambier fut créé baronnet, sous le nom de lord Gambier d'Yver, avec jouissance d'une pension de 2000 livres. Il accepta le titre, mais refusa l'argent ; puis il reprit sa place à l'amirauté qu'il quitta de nouveau, en 1808, pour se mettre à la tête de la flotte de la Manche. L'escadre de Brest ayant trompé sa surveillance et opéré sa jonction avec celles de Toulon et de Rochefort, il rallia le contreamiral Stropford et jeta l'ancre, 17 mars 1809, dans la rade des Basques. Le 11 au soir, le feu commença, et la flotte française fut presque entièrement détruite. Cochrane, dont les brûlots avaient principalement contribué à la victoire, voulait qu'on anéantit les débris de la flotte française, mais Gambier refusa de suivre son avis et, le 29, il remit à la voile pour l'Angleterre ; aussi fut-il presque accusé de trahison par son lieutenant. Toutefois les chambres lui votèrent des remercîments. En 1811, il rentra dans ses foyers. En 1813, il fut un des commissaires chargés de poser les bases du traité de paix entre l'Angleterre et les Etats-Unis. Ce fut le dernier service qu'il rendit à sa patrie. Il mourut le 19

avril 1833, ne laissant pas d'enfants de sa femme Louisa Matthew.

Son frère aine Samuel, commissaire de la flotte royale, avait eu, au contraire, une nombreuse postérité : Jane Matthew l'avait rendu père de quatorze enfants, mais aucun d'eux n'a joué un rôle quelque peu considérable. Le plus connu de ses fils est Robbrt, qui fût capitaine de vaisseau et qui épousa, en 1815, Caroline-Gore Browne, fille du gouverneur de Portsmouth. L'aînée des filles, Mary, devint, en 1813, la femme de Thomas Parry. La troisième, Emily-Jànk, se maria, en 1816, avec Edward Morant Gale, et la cinquième, Carolinr-Péselopr, en 1819, avec James Gordon Murdock.

Outre ses deux fils Samuel et James, et sans parler des deux antres morts sans enfants, John Gambier avait laissé quatre filles qui contractèrent de grandes alliances. Mary épousa l'amiral Samuel Cornish; Susannb devint la femme de Richard Sommer; Harribt se maria avec Lascelles Iremonger, prébendaire de Winchester, et Maroarbt, épouse de William Morton Pitt, membre du parlement, lui donna une fille, nommée Mary, qui s'allia, en 1806, au comte de Romney.

Henri Gambier, né en 1694, ne nous est connu que par un de ses descendants, savoir James-Edward Gambier, recteur de Langley dans le Kent, et auteur d'une Introduction to the study of moral évidences, or of that species of reatoning wich relates to matters of fact and practice, with an Appendix on debating for victory and not for truth, Lond. 1806, 1808, 1810, in-12.

GAMBS, en latin Gamsius ou Gambsius [Haag, Y 208]. Six ou sept auteurs de ce nom se sont fait connaître dans les lettres à divers titres, tous de Strasbourg et probablement parents, mais nous ne saurions dire à quels degrés. Le premier en date est Paul, jurisconsulte, qui a laissé un traité De usufructu, Strasb., 1614, in-4<>. Vient ensuite un autre Paul, docteur en droit, qui vivait en 1641 et qui a publié Summaria delineatio qussstionis : Qum uxor mercatrix sit et proprii dicatur ? et Not* ad G. Redingii Pandectas camerales. Un troisième, appelé aussi Paul, soutint, en 1650, une Dissert, inaugurait* de Pactis adjectif. Peut-être est-il le même que Paul Gamba dont Watt mentionne un Comment, in re*

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